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Pauline Baer de Pérignon (Autre)
EAN : 9782234089488
270 pages
Stock (09/09/2020)
3.47/5   31 notes
Résumé :
"Tout a commencé avec une liste de tableaux griffonnée par un cousin que je connaissais à peine. Sur ce bout de papier, des chefs-d'oeuvre impressionnistes, Renoir, Monet, Degas, exposés aujourd'hui dans les plus grands musées du monde, qui ont tous appartenu un jour à mon arrière-grand-père, Jules Strauss. Je ne connaissais rien de sa histoire, ni de sa collection disparue. Ces quelques mots notés à la hâte allaient changer ma vie, me conduire du Louvre au musée de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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meknes56
  09 janvier 2022
Si le sujet est intéressant, je n'ai guère apprécier l'écriture de cette auteure et les redites. Cela explique l'abandon de ce récit au bout d'une soixantaine de pages. A aucun moment, je me suis pris "d'affection " pour cette recherche de tableaux venant d'un de ses arrières- grands- parents.
Pour moi, j'ai trouvé le texte froid, sans émotion. Je suis, de ce fait déçu, car les critiques Babelio me donnaient envie de découvrir cette autrice et ce livre.
Commenter  J’apprécie          130
Aifelle
  30 novembre 2020
Décidément, ces temps-ci, mes lectures les plus passionnantes ne sont pas des romans, mais des récits. Celui-ci m'a captivée de bout en bout. "Tout à commencé avec une liste de tableaux griffonnée par un cousin que je connaissais à peine. Sur ce bout de papier, des chefs-d'oeuvre impressionnistes, Renoir, Monet, Degas, exposés aujourd'hui dans les plus grands musées du monde, qui ont tous appartenu un jour à mon arrière-grand-père, Jules Strauss.
Je ne connaissais rien de son histoire, ni de sa collection disparue. Ces quelques mots notés à la hâte allaient changer ma vie, me conduire du Louvre au musée de Dresde, des archives de la Gestapo au Ministère de la Culture."
Jusqu'à ce jour, l'auteure ne s'était pas vraiment questionnée sur cet arrière-grand-père dont on ne parle pas dans la famille. le cousin émet l'hypothèse que les tableaux mentionnés sur la liste ont pu être spoliés à Jules Strauss par les nazis. Elle ne sait pas encore qu'elle s'embarque pour trois ans de recherches difficiles, parce que les témoins de l'époque ne sont plus là pour la plupart. Elle s'appuie beaucoup sur sa grand-tante, Nadine, dont la mémoire n'est plus aussi fiable.
Jules Strauss habitait un hôtel particulier avenue Foch, qu'il a quitté en 1942, de son plein gré ou contraint ? Les tableaux ont-ils été volés ou vendus ? La quête de Pauline Baer sera semée d'embûches, ce n'est pas une professionnelle, elle a tout à apprendre. Elle découvre le milieu de l'art où évoluait Jules, collectionneur avisé, qui n'achetait que ce qu'il aimait et avait un sens pour lui.
Comme dans toute recherche, il y aura des pas en avant et des reculs, de l'enthousiasme et du découragement. Elle remonte peu à peu la piste des tableaux, cherchant à cerner la personnalité de Jules Strauss et à reconstituer l'histoire qui ne lui a pas été transmise. Je n'entrerai pas dans les détails, le livre est foisonnant avec des visites d'archives notamment dans les musées, en France, notamment à Orsay et au Louvre, en Allemagne aussi.
Elle est aidée surtout par des femmes qui connaissent les labyrinthes administratives de l'époque, en tout premier lieu les archives de Rose Valland, cette conservatrice qui notait scrupuleusement toutes les oeuvres envoyées en Allemagne par les nazis. On croise aussi la haute silhouette de Patrick Modiano, dont la connaissance de Paris sous l'occupation est précieuse.
Pour Pauline Baer c'est surtout une quête intime parfois éprouvante, elle remue des histoires qui peuvent déranger, sans compter l'évidente mauvaise volonté de certains musées, peu enclins à se pencher sur l'origine des oeuvres qu'ils possèdent.
C'est un récit mené de manière très vivante, qui nous plonge dans une époque et un milieu, celui des grands collectionneurs juifs du XXe siècle et qui met le doigt sur les blessures profondes de la guerre, encore actives aujourd'hui.
Une lecture qui ne se lâche pas une fois commencée. Je recommande fortement.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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nineentreleslignes
  30 novembre 2020
nine_entre_les_lignes
La collection disparue de Pauline Baer de Perignon
Une enquête intimiste au coeur de l'histoire de l'art dans les heures sombres de l'occupation.
Pauline Baer de Perignon apprend d'un cousin éloigné l'existence d'une collection d'art aujourd'hui disparue. Un aïeul commun, Jules Strauss, arrière-grand-père de l'auteure, collectionneur et mécène aurait rassemblé entre 1860 et 1940 des tableaux de Manet, Degas, Renoir, Sisley… Jules Strauss fait partie des Juifs spoliés par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
C'est une enquête fascinante que Pauline Baer de Perignon va mener pour retrouver la collection perdue. Une recherche qui s'avère compliquée. Il y a les survivants qui ont du mal à parler, à restituer les souvenirs, entre pudeur et oubli, et ceux qui ont tourné la page et qui en garde une blessure secrète.
Il y a aussi les salles du Louvres, celles que l'on n'ouvre pas au public, où les oeuvres sont en attente de restauration, de restitution… ou tout simplement endormies !
Pour celle qui n'est ni historienne, ni particulièrement organisée, il va falloir fouiller les archives, éplucher les catalogues de ventes, visiter les divers ministères des affaires étrangères, trouver des alliés. La quête familiale durera trois ans, se heurtera à l'histoire pour venir bouleverser l'ordre établi et contrarier les institutions.
Pauline pourra aussi compter sur la conjoncture des hasards et des coïncidences et des rencontres aussi : tel Modiano, figure incontournable du souvenir, l'âme du paris après-guerre, et une héroïne de l'ombre Rose Valland qui eut l'idée magique de répertorier les oeuvres volées dans le dos de l'ennemi…
Et enfin un tableau réapparait, puis un autre, puis le fauteuil de Jules, puis un bout de papier griffonné.

Aujourd'hui, il y a un peu de Jules Strauss resté au musée du Louvre.
Ce livre représente un travail de grande envergure et suscite toute mon admiration.
Un éclaircissement sur l'histoire, un devoir de mémoire. Un coup de coeur !
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Chantalama
  07 avril 2021
Un cousin rencontré par hasard un soir à un concert, une phrase faisant allusion à des tableaux de famille volés et Pauline de Baer de Perignon se lance dans une recherche éperdue de Jules Strauss, son arrière-grand-père, grand collectionneur. Elle découvre alors des faits que sa famille juive a tu ou ignoré pendant des années.
Ecrivain en mal de sujets, elle trouve là une raison d'écrire qui va la passionner. Elle n'aura de cesse d'enquêter sur Jules Strauss et ses tableaux disparus en 1942 et découvre la terrible réalité de la spoliation. Plus qu'une quête des oeuvres volées, c'est une quête d'elle-même et de ses origines. En quoi est-elle juive, elle aussi ?
Un récit intéressant que Pauline de Baer de Perignon raconte avec émotion et sincérité. Malgré quelques redites, on apprend beaucoup sur cette triste période de la guerre qui n'a pas épargné le monde de l'art.
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luocine
  22 février 2021
Un roman qui ne vous apprendra pas grand chose ni sur la spoliation des biens juifs, ni sur la romancière qui met en scène sa propre famille. Elle est la petite fille de Jules Strauss qui fut un des plus grand collectionneur d'oeuvres d'art parisien du début du XX° siècle.Par pudeur sans doute, elle ne s'étend que très peu sur les souffrances de cette famille. Je pense que, comme moi, elle a entendu parfois « Ah, encore une histoire de juifs pendant la guerre » et qu'elle n'a pas voulu insister. Je comprends et c'est compliqué aujourd'hui d'écrire sur ce sujet mais il m'a manqué quelque chose dans cette quête . Une âme je crois, celle qu'on sent dans le regard de cet homme : Jules Strauss.
En revanche vous apprendrez beaucoup de choses sur la difficulté d'obtenir la restitution de biens spoliés (essentiellement aux familles juives) par les nazis et autres comparses pendant la guerre . – À ce propos , j'ai regardé le film « Rue Lauriston » avec Michel Blanc, c'est un film remarquable tous les acteurs sont excellents et on comprend tellement bien la façon dont on traitait le juifs et leurs biens ! et ici il s'agit de Français !- . C'est incroyable ce que Pauline Baer de Pérignon est amenée à faire pour récupérer un seul des dessins ayant appartenu à son grand père . On pourrait penser que cette seule photo pourrait faire la preuve que Jules Strauss avait bien une collection digne des musées et que tout le monde allait aider sa petite fille à retrouver une partie des biens, loin s'en faut !Cet aspect du roman est passionnant , c'est d'ailleurs ce qui a plu à Aifelle . On peut en effet se douter que si la famille ne possède plus aucun tableau de cette superbe collection c'est que les grands parents de Pauline Baer de Pérignon ont été « contraints » de vendre. Et vous savez quoi ? Où dormait le dessin pour lequel, au bout de trois ans d'investigation, la preuve de la spoliation ne fera aucun doute ? Au Louvre dans les réserves. On peut se dire que la famille ne l'avait pas réclamé mais c'est faux sa grand-mère avait monté un dossier tout de suite après la guerre. En vain ! L'administration française n'a RIEN fait pour les aider, plus grave en réalité beaucoup de gens savaient que la provenance du dessin était douteuse mais rien n'était entrepris pour retrouver sa provenance alors que ce n'était pas très compliqué pour le Louvre de le faire ou au moins essayer !
On est loin de la belle figure de Rose Valland qui pendant la guerre a noté tous les biens volés aux juifs qui étaient entreposés au Musée du Jeu de Paume
Lien : https://luocine.fr/?p=12851
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critiques presse (1)
LeFigaro   19 octobre 2020
Lancée à la recherche des œuvres volées par les nazis à son arrière-grand-père, elle raconte cette quête intime dans un livre.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   09 janvier 2022
Je veux être le chevalier sans peur et sans reproche qui retrouve les trésors et lave l'honneur de sa famille.

Page 34
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meknes56meknes56   09 janvier 2022
Mais la curiosité est plus forte. Pourquoi le passé resurgit-il si brusquement et dans un lieu aussi inattendu ?

Page 20
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meknes56meknes56   09 janvier 2022
Je voudrais dormir, oui, et en même temps je ne peux m’empêcher de garder un œil ouvert, rivé sur l'écran.

Page 25
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luocineluocine   22 février 2021
Avant même d’envahir la France, les Allemands ont établi la liste des collections d’art importantes, il connaissait Jules par ses deux ventes de 1902 et 1932. Tout grand collectionneur juif pendant la guerre figurait sur les listes de le ERR, l’Einsatzab Reichsleiter Rosenberg, l’organisation dirigée par l’idéologue du parti nazi Alfred Rosenberg, qui a été jugé et exécuté à Nuremberg. C’est lui qui a organisé les confiscation des œuvre d’art appartenant aux grandes collections juives dans les territoires occupés à partir de juillet 1940 à Paris environ vingt-deux mille objets ont été saisies pendant la guerre
L’ERR est installée au Jeu de Paume, où transitent les œuvres pillées avant d’être envoyées en Allemagne. Je découvre l’existence de Rose Valland, qui devient mon héroïne. Attachée de conservation au Jeu de Paume, prétendant ne pas comprendre un mot d’allemand, elle note tout des vols d’œuvre d’art. Elle consigne les nombreuses visites de Goering venu faire son choix, et les envoie en Allemagne. Rose Valland parvient ainsi à établir l’inventaire détaillé des œuvres transférées et leur déplacement de 1940 à 1944. Son action de résistance permet la récupération après guerre d’un nombre important d’œuvres spoliés. Devenu alors membre de la commission de récupération artistique, capitaine de la 1re Armée française, elle travaille avec les monuments Men à la récupération des œuvre et à la reconstitution de leur trajet
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AifelleAifelle   30 novembre 2020
La collection de Jules est-elle ma ville de Troie, mon trésor de Priam ? C'est encore le début des fouilles, et je n'ai aucune idée de ce que je cherche, ni de ce que je vais exhumer. Mais j'aime cette chasse au trésor dans le passé de ma famille. Comment ne pas penser à la valeur actuelle des tableaux de la collection Strauss ? Des dizaines et des dizaines de millions sans doute. Je retrace inlassablement et de manière presque obsessionnelle le voyage de chacun des dix tableaux de la liste, du jour où Jules l'a aimé, choisi et acheté, jusqu'au jour où ma grand-mère Elisabeth Baer l'a déclaré volé par les nazis. C'est tout un itinéraire à reconstruire.
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