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EAN : 9782708243033
180 pages
Éditeur : Editions de l'Atelier (01/01/2015)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Ce livre fait entendre des voix rarement écoutées. Dix ouvrières et ouvriers de Renault-Billancourt se souviennent de l’île Seguin, le berceau de Renault, « la forteresse ouvrière ». Venus d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, d’Italie, de banlieue et d’ailleurs, ils racontent l’arrivée à Paris, l’embauche, la recherche d’un logement, les cadences, la fierté, la révolte, l’épuisement, l’action syndicale, les brimades, la solidarité, le coeur de leur mét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
heartnsoul
  13 juin 2015
Avant toute chose, je remercie Babelio et les éditions de l'Atelier de m'avoir donné l'opportunité de lire et de critiquer l'ouvrage de Laurence Bagot, « ceux de Billancourt ».
La force de ce recueil est de donner la parole à des personnes de milieux sociaux différents et qui ont eu un parcours de vie digne des grandes épopées du siècle dernier.
Le point de ralliement de leur destinée est leur entreprise basé à Boulogne-Billancourt.
Renault, connue mondialement pour être un groupe de fabrication de véhicules, a largement contribué à la pluralité de la société française et reste un model dans la construction de l'identité des femmes et des hommes par le travail. Et ce recueil est là pour nous le prouver.
L'auteur nous permet donc de suivre le parcours de dix individus (8 hommes et 3 femmes) qui ont tous eu à un moment, un rapport intense avec leur entreprise. Plein d'espoir, ils venaient du Maghreb, de l'Europe, de la France pour tenter d'écrire une nouvelle page de leur vie en participant au développement et à l'essor du secteur industriel français.
Le choix de Laurence Bagot est de nous exposer des parcours qui ne sont pas rectilignes. Chacun de ces témoins ont dû passer par des moments difficiles alors que la situation économique de la France n'avait rien à voir avec celle que nous connaissons aujourd'hui. Si nous prenons pour exemple les grèves de 1968 qui ont bloqué le pays, elles ont été pour certains bienvenues tandis que pour d'autres ce fut très difficile à vivre car pour ceux là, culturellement il n'est pas concevable de refuser un boulot.
Ce livre parle donc de l'apprentissage quotidien, de la notion de culture d'entreprise et de l'identification dans la valeur Travail.
Ce recueil est vraiment prenant. Ce que je retiendrai en le refermant c'est que chacune et chacun a su faire preuve de courage tout au long de sa carrière et ce sont eux, ces petites mains qui ont fait de Renault l'une des success story les plus grandes de l'histoire française.
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Commenter  J’apprécie          210
democratz
  29 janvier 2017
La force de ce recueil est de donner la parole à des personnes de milieux sociaux différents et qui ont eu un parcours de vie digne des grandes épopées du siècle dernier.
Le point de ralliement de leur destinée est leur entreprise basé à Boulogne-Billancourt.
Renault, connue mondialement pour être un groupe de fabrication de véhicules, a largement contribué à la pluralité de la société française et reste un model dans la construction de l'identité des femmes et des hommes par le travail. Et ce recueil est là pour nous le prouver.
L'auteur nous permet donc de suivre le parcours de dix individus (8 hommes et 3 femmes) qui ont tous eu à un moment, un rapport intense avec leur entreprise. Plein d'espoir, ils venaient du Maghreb, de l'Europe, de la France pour tenter d'écrire une nouvelle page de leur vie en participant au développement et à l'essor du secteur industriel français.
Le choix de Laurence Bagot est de nous exposer des parcours qui ne sont pas rectilignes. Chacun de ces témoins ont dû passer par des moments difficiles alors que la situation économique de la France n'avait rien à voir avec celle que nous connaissons aujourd'hui. Si nous prenons pour exemple les grèves de 1968 qui ont bloqué le pays, elles ont été pour certains bienvenues tandis que pour d'autres ce fut très difficile à vivre car pour ceux là, culturellement il n'est pas concevable de refuser un boulot.
Ce livre parle donc de l'apprentissage quotidien, de la notion de culture d'entreprise et de l'identification dans la valeur Travail.
Ce recueil est vraiment prenant. Ce que je retiendrai en le refermant c'est que chacune et chacun a su faire preuve de courage tout au long de sa carrière et ce sont eux, ces petites mains qui ont fait de Renault l'une des success story les plus grandes de l'histoire française.
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lilasviolet
  27 juin 2015
Cet ouvrage présente les témoignages d'ouvriers qui ont travaillé à l'usine Renault-Billancourt avant sa fermeture en 1992. Suite à une campagne photographique réalisée par Laurence Bagot qui a donné lieu à une exposition, elle a souhaité publier leurs témoignages.
Ce que l'on retient surtout de ce livre, ce sont les conditions de travail extrêmement difficiles et la différence de traitement entre un ouvrier spécialisé (OS) et un ouvrier qualifié (P1, P2, P3, P4). Plusieurs ouvriers venant de l'étranger nous racontent leur parcours chaotique pour arriver en France. On comprend très vite qu'un OS étranger aura du mal à progresser dans sa carrière face à un ouvrier né en France. Seul, l'un d'entre eux a réussi à passer "de la chaîne au bureau", ce qui est en soi une prouesse.
L'alcool est un "fléau" dans le milieu, plusieurs ouvriers le mentionnent. L'usine est souvent comparée à une "ruche" ou à une "ville chinoise". Un bon nombre d'ouvriers se sont engagés dans le syndicalisme. Une des ouvrières qui a travaillé précise que son engagement dans un syndicat n'a pas été compris ni accepté par sa direction. Son expérience en tant que secrétaire au Pool, sorte de fourmilière composée uniquement de femmes qui tapent à longueur de journée sur une machine à écrire, est intéressante. Elle évoque aussi l'évolution de la machine à écrire vers l'ordinateur qui n'a pas été sans difficulté pour s'y adapter.
L'un des ouvriers a travaillé un moment dans la fonderie de Billancourt, surnommée "la fournaise". Les ouvriers étaient alors exposés à des particules de poussières métalliques qui se collaient aux parois de leurs poumons. le travail était très dangereux, synonyme d'accidents mortels minimisés par la hiérarchie. Il existait également une solidarité entre les ouvriers qui se soutenaient mutuellement en cas de maladie ou tout autre problème au sein de l'usine.
Dans cet ouvrage, il manque les photos des ouvriers, j'aurais souhaité mettre un visage sur les témoignages et voir quelques photos de l'usine. C'est à mon sens, le seul point négatif. Ce livre intéressera particulièrement les passionnés d'histoire sociale et d'histoire du mouvement ouvrier. C'est l'image d'une époque révolue en France mais qui fait partie de son Histoire.
Merci aux éditions de l'atelier et à Babelio
Lien : http://lilasviolet.blogspot...
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melina1965
  15 juillet 2015
Parcours emblématiques...

Venus d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Côte d'Ivoire, d'Italie, de banlieue et d'ailleurs, ils ont opté, dans les années 60, pour un avenir meilleur en entrant aux usines Renault, qui ont fermé leurs portes en 1992, sur l'Île Seguin.
Dix ouvriers et employés racontent leur itinéraire et se confient mêlant la petite et la grande histoire. Ils confrontent leurs espérances avec la réalité de leur vie et celle du monde du travail.
Chaque parcours est singulier et pourtant ils sont la voix des milliers d'autres ouvriers de l'automobile passés par Île Seguin, aujourd'hui en cours de réaménagement, et qui n'oublient pas.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
heartnsoulheartnsoul   13 juin 2015
Après cette fermeture, qu'en général on déplore et qui aurait pu être retardée afin d'éviter certains drames, nous nous retrouvons parfois devant un couscous.
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lilasvioletlilasviolet   20 juin 2015
La solidarité est manifeste envers celui qui a des soucis de santé et qui ne parvient plus à faire son travail. La douleur liée au labeur se lit sur les visages dont les traits sont burinés par le calvaire du quotidien. Celui qui est malade ne peut pas tricher, sa figure est un livre ouvert de douleur.
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heartnsoulheartnsoul   13 juin 2015
La mentalité méprisante des chefs me surprenait et m'agaçait. L'un d'entre eux me cherchait des poux dans la tête, il avait toujours quelque chose à me reprocher, jusqu"au jour où j'en ai eus marre : je l'attrapai par le col de la chemise en lui disant : "Je vais vous faire descendre les escaliers".
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lilasvioletlilasviolet   20 juin 2015
Les ouvriers qui ont travaillé des dizaines d'années à ce type de postes parviennent difficilement à l'age de la retraite car ils ont les poumons remplis de minuscules particules de poussière métallique qu'ils respirent à longueur de journée
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heartnsoulheartnsoul   13 juin 2015
A force de travailler à la chaine, on s'habitue. On est abruti.
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