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EAN : 9782226438041
Éditeur : Albin Michel (02/01/2019)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Dans ce premier roman plein d'énergie aux allures de conte moderne, Leila Bahsain, lauréate du prix de la Nouvelle de Tanger 2011, évoque dans une langue sensuelle, insolente et métissée, le parcours d'une jeune marocaine, depuis son enfance dans son pays natal à son arrivée en France.
Décomplexée vis- à-vis des hommes et de l'Occident, elle va vivre mille aventures, telle une Zazie moderne, entre rires et larmes ! Et briser un tabou : le pays des Lumières n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  07 juin 2019
Quelle écriture originale et intelligente !
Une jeune marocaine raconte sa jeunesse à Marrakech.
Tout y est. Les odeurs, les couleurs, les moeurs….
Le style est percutant, insolent.
La deuxième parie, c'est sa vie à Paris. Après le décès de sa « mère officielle », elle part habiter chez sa soeur dans un F3 de la banlieue parisienne.
Là, c'est plus difficile, le racisme ambiant, la radicalisation de sa soeur et de son beau-frère, la déception …..
Ҫa sent le vécu. Les souvenirs de l'auteur sont au service de cette fiction très réaliste, très contemporaine.
C'est un livre sur les femmes, sur l'émancipation, sur le monde moderne.
Leïle Bahsaïn a un réel talent d'écrivain.
Commenter  J’apprécie          250
EvlyneLeraut
  01 mars 2019
Ce roman est une étoile filante. Un cerf-volant voguant dans un ciel livresque majeur. Epoustouflant, maîtrisé jusqu'à l'ultime rare, il est une perle précieuse. L'écriture est aérienne, solaire. Elle affine sa maturité dans un souffle qui semble naturel pour l'auteure Leïla Bahsaïn. Douée et brillante, cette dernière offre une grâce littéraire. Et que ça fait du bien ! Ce récit a donc une double lecture. le lecteur en reste bouche-bée. Fabuleux et plaisant et sans compromis, il respire la liberté. L'incipit « J'ai l'amour maudit » donne le ton d'une émancipation dont la jeunesse est l'emblème d'une porte que l'on pousse du pied. D'emblée, le lecteur apprécie la narratrice jeune femme marocaine, libre, immensément libre. Son histoire de vie est un voile qu'elle trépigne du pied. Un refus des diktats sociétaux et religieux à outrance. Elle nage à contre- courant et, malgré tout arrive sur la rive de ses désirs. Honnête, intègre, battante, lumineuse, profondément intelligente, on s'attache à cette jeune héroïne en devenir. On admire la courbe de ses paroles et se délecte de ses bravoures. Mon perchoir est ouvert sur un morceau de rue. Hauts murs, cimes de ficus brodée dans une étoffe nuit noire. Ether sibyllin, imperméable aux voeux et aux étoiles qui préludent aux espoirs. »Les protagonistes sont des lianes liées, courageuses, défiant le conformisme, les traditions avilissantes. Elles s'élèvent en volonté. « Mère Officielle »est une métaphore dont on aime les traits et les convictions. « Tout se paye. Tout se paye jusqu'au plaisir de regarder un film au cinéma. » « le ciel sous nos pas » est un microcosme coloré, vif, politique, aux saveurs émancipatrices. « C'est décidé j'irai chercher ce qui jamais ne me sera offert. Oser moi aussi. »Ce roman est un délice. Une invitation à fouler les ruelles marocaines riches de cette fraternité qui joue à la corde à sauter en cachette. Les couleurs, regards, palpitations sont des voyages intérieurs. le lecteur aime cette ubiquité. Il sait et a compris que ce roman est universel, profondément vivant, et n'attise pas le mal. Cette jeune héroïne, rebelle part pour la France. « Je suis un cobra zébré de noir et de blanc qui prépare sa mue… » « Il y a des voyages dont on ne revient pas. Sociétés mêlées. Consciences impures. » Là où cette jeune déracinée pose le pied mesure 26 niveaux. Tour de Babel renversée, elle cohabite avec Barberousse un adepte sournois des forces du Mal. Néanmoins, elle devient invisible et se forge en combattante du Savoir où elle côtoie les valeurs républicaines en franchissant la frontière d'une citadelle littéraire et plus. « Je reviendrai, je repartirai. Je continuerai à flotter entre deux rives. » Ce roman est une pépite, un incontournable pour grandir en humanité. Publié par Les Editions Albin Michel, « le ciel sous nos pas » est en lice pour le Prix France Télévisions 2019 catégorie romans.
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Lexx54000
  27 février 2019
Ce premier roman de Leila Bahsaïn aux couleurs des épices de la Medina de Marrakech fait voyager entre le Maroc et la France au travers les yeux d'une jeune marocaine très rêveuse. Cette jeune marocaine vit avec sa "mère officielle" et sa soeur Tifa, au dessus de la place de la Dame Libre au Maroc. Trois femmes vivant seules, trois femmes au caractères forts et pleines de vie.
La narratrice est une jeune "rebelle", elle rêve d'un souffle de liberté, d'être libéré des carcans des traditions marocaines qui lui pèse sur les épaules. C'est une jeune fille qui se réfugie dans son monde, sur son perchoir qui lui sert de balcon, et rêve de liberté, de vivre comme elle l'entend.
Jusqu'au jour où Tifa, sa soeur, se marie et part s'installé en France. Puis la mort de "mère officielle". La narratrice doit rejoindre sa soeur : la France, le paradis ? Un pays libéré des traditions ? Un désenchantement ?
Leila Bahsaïn raconte la transition entre l'adolescence et l'âge adulte, d'une jeune marocaine qui ne trouve pas sa place dans son pays. Hélas, elle ne trouvera pas non plus sa place en banlieue parisienne chez sa soeur. Elle découvre une ville miséreuse, froide, où elle observe les rejetés, les oubliés de cette France oubliée. Elle découvre les intégristes, les xénophobes... Des sujets qui peuvent paraitre dit comme ça lourd mais décrit et analysé avec légèreté et dynamisme grâce à la plume de Leila Bahsaïn.
Un premier roman dynamique, différent, frais, tant par l'histoire et ses personnages attachants que par l'écriture. Un vrai conte contemporain qui nous confronte à une réalité souvent cachée.
Leila Bahsaïn raconte une jeune femme forte, une femme libre, une femme qui montre sa force, sa détermination, une femme qui cherche simplement son indépendance. Une femme qui va réussir à vivre ses rêves et a créer sa propre vie !
Roman sélectionné et lu en tant que membre du jury du prix roman France Télévisions 2019.
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voyagelivresque
  07 mai 2019
Quelle belle perle du sud que ce livre. Très gros coup de coeur pour l'excellent 1er roman pétillant de Leila Bahsain, parfumé aux épices de Marrakech, le ciel sous nos pas, un livre mi récit, mi conte qui nous invite à un voyage entre le Maroc et la France.
Une écriture lumineuse, brillante, aérienne, un humour féroce, acerbe et caustique. Une quête de soi, recherche initiatique, le passage à l'âge adulte d'une jeune femme qui ne se trouve pas à sa place dans le monde qu'on lui propose et qui cherche sa voie. Une jeune femme en butte face à l'hypocrisie des traditions rencontrées dans les villages marocains. Une narratrice rêveuse, rebelle, éprise de liberté. Une femme déterminée, sincère, intègre et profondément intelligente, attachante et passionnelle. Elle aime la vie, pas celle qu'on veut lui dicter mais celle qu'elle veut vivre, choisir de vivre. du haut de "son perchoir", elle n'a qu'un mot à la bouche liberté d'être ce qu'elle est et ce qu'elle veut être.
Elle vit avec « sa mère officielle » et sa soeur Tifa, au-dessus de la place de la Dame Libre au Maroc. 3 femmes à la personnalité forte et irradiante de vie, des femmes qui revendiquent leur liberté contre le carcan masculin. Elle cherche à s'émanciper en multipliant les bêtises en secret. Accompagnée de son amie Kenza et de sa moto, elle rêve de garçons, de fêtes, d'indépendance.
Puis, sa soeur se marie et part vivre en France, à la mort de « sa mère officielle », la narratrice part rejoindre Tifa. La France, un paradis pense t'elle, une terre de modernité et de liberté.
Mais arrivée à Paris, la vie de sa soeur est loin d'être un conte de fée: elle a divorcé, elle s'est remariée avec un certain Jabar, converti à l‘islam et fondamentaliste. Ils vivent repliés sur eux-mêmes au 7ème étage d'une cité HLM
Elle va découvrir une vie miséreuse, froide, observer ces intégristes, elle va avoir à faire à la xénophobie, au racisme. Elle se réfugie dans les études, une soif de connaissance. Pour oublier que cette France n'est pas la terre d'idéale qu'elle croyait.
Leila signe un roman superbe, venez à la rencontre de cette femme que les épreuves de la vie vont faire grandir, jusqu'à devenir enfin CETTE FEMME LIBRE.
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Aurelivres57
  26 janvier 2019
La narratrice vit avec sa « mère-officielle » et sa soeur Tifa au Maroc. Son « perchoir », ce balcon qui lui sert de chambre, surplombe la Place de la Dame Libre, un nom évocateur pour cette famille de femmes qui revendiquent leur liberté contre le carcan masculin.
Rêveuse, rebelle, elle cherchera à tout prix à s'émanciper du joug familial en multipliant les bêtises en secret. Elle pique en douce du parfum et des friandises dans le stock professionnel de mère-officielle, revendeuse de produits de contrebande. Accompagnée de sa meilleure amie Kenza et de sa mobylette MBK swing, elles rêvent de garçons, de fêtes et d'indépendance. Mais les traditions et la religion l'empêcheront de vivre librement sa vie d'adolescente et elle sera contrainte d'expérimenter seule.
Le soir, dans son perchoir, elle imagine une vie loin de ces traditions oppressantes et hypocrites. Loin de la Place de la Dame Libre.
Lorsque Tifa se marie avec le fils Zimigri, elle part vivre de l'autre côté de la petite mer, en France, synonyme de modernité et de liberté.
Notre jeune marocaine va alors connaître plusieurs drames, dont celui de la mort de mère-officielle, et devra rejoindre Tifa en France.
Arrivée à Paris, la vie de sa soeur est loin d'être un conte de fée : divorcée, elle s'est remariée avec un certain Jabar, converti à l‘islam et fondamentaliste. Ils vivent reclus au 7ème étage d'une cité HLM et passent leurs journées à distribuer des « kits de conversion express ». Avec son regard naïf d'adolescente, elle observe ce beau-frère étrange scander à tout va qu'« Il y a un guerrier en chacun de nous »…
De son nouveau perchoir, notre héroïne découvre le vrai visage de ce pays qu'elle idéalisait : racisme, violence, radicalisme. Les femmes sont obligées de sortir complètement voilées pour ne pas être agressées dans la cité. La France ne sera finalement pas ce pays de libertés qu'elle espérait tant.
Elle passe son temps entre la fac d'économie et la médiathèque pour fuir le petit F3, devenu lieu de réunion de son beau-frère intégriste. Elle se réfugie dans les études, la connaissance étant devenu le seul moyen pour elle de ne pas tomber dans le radicalisme religieux qui lui tend les bras.
Dans ce premier roman, Leïla Bahsaïn nous livre un magnifique conte moderne sur une jeune fille rêveuse, pétillante et fougueuse en quête d'identité et d'indépendance. Confrontée à la réalité, elle n'aura d'autre choix que de sortir de cette bulle de rêves dans laquelle elle imaginait une vie idyllique. Elle va grandir par la force des épreuves et devenir une femme libre de ses pensées et de ses actes. Une femme forte. Une femme libre, enfin !
Lien : https://aurelivres57.wordpre..
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critiques presse (1)
LeMonde   08 janvier 2019
eïla Bahsaïn impose sa lucidité et sa verve caustique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
voiliervoilier   13 août 2019
J’ai l’amour maudit. Toute ma vie j’en ai eu la preuve. Je le sais comme on sait le prix à payer pour acheter des concombres ou des cigarettes. Je suis de la génération pour qui tout se paye et s’achète au supermarché. Je le sais comme on sait que la grande distribution vend les briques de lait qui sortent de l’usine ; et que le café est instantané et le thé en sachets. Je le sais comme le joueur sait qu’il paye le ticket de Loto de sa ruine. Il paye comme on paye une fille de la rue Serre-moi, des minutes fugaces de jouissance et de rêve
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cornelia-onlinecornelia-online   02 mars 2019
La baguette sous cellophane, c’était le produit phare ce jour-là. Tout le monde sortait baguette sous le bras, c’était pratique avec le plastique. Pas de problème pour les aisselles qui sentent en raison de la longue attente. Moi, je ne voulais pas manger de ce pain-là. Sans doute à cause de la résistance aux changements alimentaires et le pain avait l’odeur des médicaments. Aseptisé, blanc et fade.
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Commenter  J’apprécie          40
cornelia-onlinecornelia-online   02 mars 2019
Lorsque mes pieds foulent le territoire interdit aux Terriens de seconde zone, je suis prise d’un fou rire. Bienvenue au paradis ! Dans mon imagination, elle était plus belle l’Europe. Aussi cristalline qu’une pierre de pureté. Avec des gens gentils qui circulent à bicyclette, qui disent bonjour, merci et au revoir.
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaouirkhettaoui   28 janvier 2020
Tout se paye, et le client est roi. Devant mère officielle, il ne bronche pas le banquier.
Sourire Colgate sur les lèvres, empestant l’after-shave, il noue et dénoue sa cravate imprimée de cochons roses à queue en spirale. J’en ai déjà vu des cravates comme celle-ci dans le stock professionnel de mère officielle, avec, quand on les retourne, d’une femme à poil, les jambes écartées et les seins trop parfaits pour être et beaux. Effondrée qu’elle était mère officielle en découvrant tant d’impudeur. Heureusement que Saïd l’épicier s’est chargé d’écouler le lot licencieux.


Summum du chic bancaire, le banquier sort du tiroir des friandises Mackintosh’s Quality
Street. Je jette mon dévolu sur le bonbon bleu à la noix de coco. Mère officielle
saisit la boîte, vérifie la langue, la provenance, le code-barres, les couleurs, les
immeubles et les illustrations.


– Ce n’est pas de la contrebande, mère officielle ne prend pas de bonbon : C’est du
faux Mackintosh Qualité Stricte. Honte à la banque !


Un homme en habit officiel et une dame parapluie à la main sont dessinés sur le couvercle.

Il nous en fait un speech le banquier, nous proposant des emballages à fric de toute
sorte. Coffres-forts, cartes Gold, carte Visa, Master Card, chèques barrés, crédits
logement, crédits à la
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cornelia-onlinecornelia-online   02 mars 2019
J’ai souvent rêvé d’être un homme. Pas nécessairement pour toujours. Juste le temps de me promener torse nu les soirs de canicule. Le temps de fumer une cigarette assise sur le trottoir. Le temps de courir dans les rues ou de danser sans que les têtes se retournent.
Commenter  J’apprécie          40

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Vidéo de Leila Bahsain-Monnier
Leila Bahsaïn - Le ciel sous nos pas
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