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Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
EAN : 9782264042903
268 pages
Éditeur : 10-18 (16/01/2008)
3.4/5   10 notes
Résumé :

Dans sa propriété du sud de l'Australie, un homme du nom de Holland vit avec sa fille Ellen. Il est veuf et intrigue la communauté du village voisin. Au fil des ans, à mesure qu'Ellen grandit et se transforme en une jeune femme d'une grande beauté, Holland plante des centaines d'eucalyptus sur son terrain, tous de variétés différentes.Le jour de ses dix-neuf ans, il annonce à sa fille sa décision : l'homme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  21 février 2017
Drôle de roman qui sort des sentiers battus.
Australie, Galles du Sud, milieu du XXème siècle (de ce que j'ai pu comprendre).
Holland est devenu propriétaire d'un bout de terre désertique. Sa lubie à lui, ce sont les eucalyptus, les centaines de variétés qui existent, la plupart poussant sur le sol australien. Son but : planter sur sa terre un spécimen de chaque espèce répertoriée. Après de longues années de labeur et de persévérance, son rêve se réalise. Il le remplace alors par une autre lubie, moralement discutable : marier sa fille unique, la belle Ellen, à l'homme, jeune ou vieux, australien ou étranger, qui réussira l'exploit de donner à chaque eucalyptus son nom vulgaire ou son nom scientifique. Alors que défilent les soupirants, Ellen, perchée dans une tour où elle nourrit les oiseaux, se refuse à toute émotion et à toute ambition personnelles, soumise en apparence, résignée à ne jamais se marier étant donnée la difficulté du défi...
Je n'ai jamais eu une grande appétence pour la gent arboricole et de ce fait, j'ai été assez rapidement lassée par les descriptions multiples desdits eucalyptus. De plus, il s'agit d'un de ces romans gigognes où les histoires dans l'histoire s'emboîtent les unes dans les autres, et se multiplient presque à l'infini, autre source d'ennui en ce qui me concerne.
Il y a pourtant une belle sensibilité et une grande poésie dans ce récit mais l'auteur n'a pas réussi à m'emporter dans son conte moderne. J'ai seulement goûté de loin l'exotisme de l'Australie, cette île grandiose tout à la fois hostile et fascinante.

Challenge MULTI-DÉFIS 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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Folfaerie
  25 mai 2010
Dans une petite ville perdue des Nouvelles Galles du Sud, un homme solitaire débarque un beau jour pour s'établir dans la grande propriété qu'il vient d'acheter. Comme tous les inconnus, il attise d'abord la curiosité de ses concitoyens, avant de faire naître la plus complète stupéfaction en réalisant un projet complètement fou.
Un dernier mot enfin pour expliquer ce choix. Cela fait quelques années que l'acteur Russell Crowe, que j'adore, cherche à adapter ce roman à l'écran. Une première tentative il y a 4 ou 5 ans s'est soldée par un échec, mais le projet n'est pas abandonné pour autant. Cela a donc attisé ma curiosité, j'ai acheté "Eucalyptus" et ma foi, je n'ai pas été déçue.
Bon voyage au pays du grand désert rouge...
Certes les Australiens ont souvent des comportements singuliers, mais Holland se démarque particulièrement. En effet, quelques années après son arrivée, il fait venir sa fille, Ellen, âgée d'une dizaine d'années. Et tandis qu'Ellen grandit et gagne en beauté, le père passe l'essentiel de son existence à collecter toutes les variétés d'eucalyptus existantes, parcourant parfois de longues distances pour ramener un palnt. Année après année, inlassablement, le père et la fille plantent les jeunes arbustes et la propriété devient un véritable musée botanique. L'harmonie semble régner sur leur vie et pourtant Holland commence à se préoccuper de l'armée de soupirants qui tentent régulièrement d'apercevoir sa fille, alors âgée de 19 ans. Dans son désir de la protéger d'une vie médiocre, Holland impose une cruelle épreuve à la jeune fille. Il accordera la main d'Ellen à celui qui saura identifier toutes les espèces d'eucalyptus de la propriété ! La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et Ellen assiste, mi-consternée, mi-indifférente, à l'échec répété des candidats au mariage. La mission semble impossible jusqu'au jour où M. Cave, un homme dont les connaissances botaniques sont immenses, se présente. Au même moment, la jeune fille rencontre un inconnu qui hante la propriété familiale. Commence alors une étrange relation entre les deux jeunes gens. L'homme lui raconte chaque jour une histoire inspirée par une essence d'eucalyptus tandis que que M. Cave identifie inexorablement les différents arbres du domaine...
Idée originale et poétique que cette épreuve reposant sur l'identification des arbres, mais le roman est d'abord une très belle histoire d'amour qui frôle la tragédie, et qui semble si bien s'accorder à l'identité australienne. le roman est construit d'étrange façon. Alternant savants paragraphes sur la botanique, des retours sur la vie de Holland et les fameuses petites histoires racontées par l'inconnu à Ellen, "Eucalyptus" parvient à nous donner un panorama étendu de la vie dans ce pays fascinant. Gens et paysages inextricablement mêlés, les uns se nourrissant des autres, personnages rudes et renfermés dont les sentiments s'expriment d'abord dans l'action, des vies solitaires se déroulant dans l'espace immense et déserté de l'Outback... Difficile de savoir ce qui pousse réellement Holland à imaginer pareil stratagème, qui évoque bien certainement les contes d'antan et les romans de chevalerie, et que l'on peine à concevoir à notre époque. Mais je vous l'ai dit, les Australiens sont des gens à part !

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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moustafette
  01 janvier 2011
Sur une immense propriété de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, un homme légèrement monomaniaque vivant seul comme un roi en son royaume, se met en tête d'y planter toutes les espèces d'eucalyptus répertoriées sur la planète.
Holland, nouveau venu dans cette contrée, ne tarde pas à susciter curiosité et commérages, jusqu'au jour où il vient accueillir à la gare une fillette qui n'est autre que sa fille.
Suite au décès de sa femme, morte en donnant le jour à des jumeaux, Holland élève seul Ellen, l'autre enfant ayant suivi sa mère dans la tombe.
Le temps passant et les eucalyptus poussant, Ellen se transforme en une superbe adolescente. A l'approche de ses vingt ans, son père décide de la marier à l'homme qui sera capable d'identifier les quelques quatre cents espèces d'eucalyptus qui peuplent sa propriété. La réputation de la beauté d'Ellen n'étant plus à faire, commence alors un défilé de prétendants plus ou moins érudits qui, sous le regard impassible de la princesse, tentent de passer l'épreuve, épreuve quasi insurmontable inutile de vous le préciser.
Ellen n'est pas loin de croire qu'elle finira vieille fille, peut-être même s'en réjouit-elle ?, lorsqu'arrive Roy Cove, spécialiste de chez spécialiste, la force tranquille, sûr de lui et bien décidé à remporter "le trophée". Ne prendrait-il pas même un malin plaisir à faire durer les choses, parfois sur le point de trébucher mais se rattrapant toujours in extremis (aux branches évidemment) ?
Tout absorbés qu'ils sont par leur botanique, Holland et Cove ne voient rien de ce qui se trame dans leurs dos. Car Ellen, qui en a ras-l'arrosoir des eucalyptus et ne s'imagine aucunement l'épouse de ce Cove se pourléchant déjà prématurément les babines, sûr qu'il est de croquer sa proie, Ellen la soumise va ENFIN se réveiller !
Pour les amateurs de contes modernes.
Pour les thésards ès calyptus.
Pour les asthmatiques et autres catarrheux chroniques.
Pour ceux qui envisagent d'en planter, à condition que le sol soit acide et humide.
Pour la belle couverture.
Pour un moment de lecture simple, pudique, mi-poétique mi-ironique, et parfumé.

Lien : http://moustafette.canalblog..
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Liver
  30 août 2013
Une de ces rencontres que l'on fait au hasard des rayons d'une librairie, une couverture, un titre, une 4ème de couverture et on se retrouve à acheter un roman dont on ignorait tout la minute d'avant. Et cela fut un joli moment de lecture: une histoire originale aux Antipodes, un récit fluide et sensible pour un conte de fées moderne délicieusement décalé. A la fin, je n'avais qu'une envie: planter des eucalyptus!
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CapMargaret
  17 mars 2021
Les eucalyptus sont des arbres fascinants, emblématiques de l'Australie. Il en existe plus de 600 espèces, pour tous les sols et tous les climats (ou presque...). La plus grande plante fleurie du monde est un eucalyptus (eucalyptus regnans). Ils ont des noms poétiques en anglais : blue gum, yellow gum, ironbark, karry, mountain ash... Mais cela n'intéresse généralement que les botanistes, les koalas et les forestiers.
Murray Bail en a fait un conte, un vrai, avec une princesse australienne, un père tyrannique, des chevaliers lancés à sa conquête, des épreuves pour les empêcher d'y arriver... et des eucalyptus.
Sur les traces des héros du conte on découvre quelques-uns de ces arbres étranges et fascinants (*), comme le maideni aux allures de jeune fille fantomatique ou le camaldulensis qui passa par un couvent italien.
Évidemment, il faut adhérer à l'histoire et accepter de se perdre sur des sentiers botaniques et un peu tortueux.
J'ai beaucoup aimé ce roman.
(*) rien à voir avec le roman mais par curiosité vous pouvez chercher "eucalyptus deglupta", espèce des Philippines, dans un moteur de recherche.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   19 février 2017
Qu'est-ce au juste qu'un père pour une fille ?
Le père est un homme et, pourtant, pas pour sa fille. Où qu'elle aille, il se tient derrière elle ou à côté d'elle, un peu en retrait, lui sert d'ombre souvent maladroite. Jamais elle ne se débarrassera de lui. Le père a l'avantage d'avoir les années pour lui. Il est solide ; très proche ; et, en même temps, distant : autorité floue qui toujours promet de s'adoucir.
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Gwen21Gwen21   21 février 2017
Les hommes portent des cicatrices, presque comme les femmes portent des bijoux. Trimballer une cicatrice, c'est trimballer une histoire.
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Gwen21Gwen21   17 février 2017
Un paragraphe est censé mettre une clôture entre des pensées vagabondes.
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missmolko1missmolko1   26 mai 2015
Il n'est peut-être pas exagéré de dire que le formidable instinct qui pousse les hommes à la mesure, et qu'on prend souvent, à tort, pour du pessimisme, est contrebalancé par l'optimisme épanoui des femmes, lequel n'est rien moins que la vie elle-même ; leur éternel atout.
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