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ISBN : 2298112398
Éditeur : France loisirs (01/05/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Résumé: Une grande maison au coeur de la forêt où Épiphane prend plaisir à recevoir ses amis... et à séquestrer des inconnues. Dans le secret de sa cave, l'insoupçonnable tueur en série laisse libre cours à son fétichisme. Pour une chevelure ensorcelante, il est prêt à toutes les tortures. Avez-vous le coeur bien accroché ?
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Zirkawicca
  12 juillet 2016
Un premier roman que j'ai d'abord abordé d'un oeil un peu critique pour ensuite me laisser happer par une intrigue machiavélique... Alors certes, l'écriture peut paraître un peu "scolaire", et le début manque clairement d'action, au profit de descriptions trop longues et d'un rythme très lent. P67 par exemple: "Ils finirent, après bien des palabres, par choisir "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?", une comédie avec Christian Clavier, Chantal Lauby et Ary Abittan." On n'en demandait pas temps et ça fait un peu "remplissage". La description de la maison d'Epiphane semble quant-à elle tout droit sortie de l'émission "maisons à vendre"!Par contre une fois que l'action démarre... accrochez vous; pour le meilleur et surtout pour le pire! Car quand il s'agit de mettre à l'honneur les horreurs que peut engendrer un cerveau malade, Elodie Bailly n'est pas en reste! Karine Giebel n'a qu'à bien se tenir, Elodie Bailly a de l'avenir!
Je tiens par contre à éclaircir de suite une grosse incohérence, à l'intention des futurs lecteurs. On nous dit sur la 4ème de couverture qu'Epiphane a 27ans. Mais + j'avançais dans ma lecture + ça me paraissait impossible: ses goûts, sa manière de s'exprimer, tout évoquait un personnage + vieux! Et effectivement, on finit par apprendre qu'il a en fait 36ans. Partant de là, tout devient beaucoup + limpide... Ensuite par contre, abstraction faite de quelques choix +/- judicieux de l'auteure, l'histoire devient carrément bonne. L'originalité est là et Elodie Bailly parvient à nous immerger dans l'atmosphère de folie humaine qu'elle nous a concoctée.
Si les personnages secondaires restent relativement "plats", cela ne nuit pas vraiment à l'histoire car celle-ci se concentre avant tout sur la personnalité d'Epiphane et ses multiples facettes. Sans trop en dire, cet homme à-priori bien sous tous rapports est au final un véritable cas pathologique; un prédateur. Sans aller trop loin dans la psychologie (à l'inverse des concepts scientifiquement étayés d'un Thilliez par exemple), l'histoire tient la route. Elle est certes un peu prévisible mais pourtant on se surprend à ne plus pouvoir lâcher le livre: c'est plutôt bon signe!
Le contraste entre les pulsions animales d'Epiphane et sa vie sociale est saisissant, d'autant + que ce cas de figure est plutôt rare. En effet les psychopathes parvenant à avoir une vie sociale satisfaisante ne sont pas légion. Mais cela le rend, d'une certaine façon, encore pire... Son sadisme est sans limites.
Concernant la "forme", j'ai trouvé très ingénieux de la part de l'auteure d'utiliser les chapitres à l'envers, comme un compte à rebours menant vers un drame inéluctable. Je me demande d'ailleurs si le fait d'avoir découpé l'histoire en 13 chapitres est fortuit... ou non! Comme je l'ai dit précédemment, le livre est émaillé de pas mal de petites incohérences, mais on peut facilement passer outre en étant bon public. J'ai été légèrement déçue par l'étrange "coïncidence" permettant le dénouement de l'histoire, mais le final reste plutôt bien trouvé. Bref, de petites imperfections, mais très encourageant pour un premier livre. Une auteure à suivre!
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ktylauney
  28 octobre 2016
Epiphane, trente-six ans, traducteur, vit en compagnie de Gus, son rottweiler, à Lavilletertre, un village de Picardie.
C'est le bon copain qui accueille ses amis dans sa maison proche de la forêt, au bord d'un étang.
Epiphane reçoit Brahim surnommé Brahm's, son meilleur ami, et Stéphane. Soirée prévue entre hommes dans une ambiance de franche camaraderie autour de pizzas et de bières.
S'ensuivent d'autres repas conviviaux avec Johanna la conjointe de Brahm's et Josie, l'amie d'enfance de Jo au look gothique.
Epiphane est un fin cordon bleu et adore cuisiner pour ses amis et les accueillir pour la nuit après leurs soirées DVD.
Un jour ils invitent une jolie femme, Rose, à se joindre à leur petit groupe.
Epiphane tombe amoureux.
Epiphane, l'ami attentionné que chacun rêverait d'avoir.
Epiphane, monsieur tout-le-monde en apparence.
Mais qui est réellement Epiphane ?
Quand le roman débute on fait connaissance de cette joyeuse bande d'amis qui s'amuse et le personnage d'Epiphane est au premier abord gentil et attachant.
Mais rapidement on découvre l'être abject qui se cache derrière le masque avenant.
Sous le toit d'Epiphane ne résonnent pas que les rires. Les murs gardent les cris de terreur et de souffrance des femmes innocentes qu'il torture dans son salon sur une chaise de barbier.
C'est le basculement dans l'horreur absolue.
Epiphane est un monstre, un psychopathe et un fétichiste.
Les scènes de tortures s'enchaînent et deviennent de pire en pire avec les détails abominables en prime, et le tueur se déchaîne, jouissant de ses massacres.
Personnellement je trouve qu'il y a un trop-plein de violence gratuite. L'ambiance devient malsaine à en vomir.
Une écriture de l'auteure pas encore tout à fait maîtrisée, des faiblesses et quelques invraisemblances (mais je ne peux pas tout développer sans spoiler).
Bien dommage ce renversement de situation à la fin un peu too much et franchement peu plausible qui gâche tout. J'imaginais un tout autre scénario.
Sinon dans l'ensemble une bonne intrigue originale et recherchée et un roman qu'on a du mal à lâcher.






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Delphine62119
  24 septembre 2016
Histoire surprenante qui nous montre qu'a partir de rien un homme comme les autres peut devenir un tueur en série sans que ses amis ne se doutent de quelque chose. La fin de l'histoire laisse sans voix car on ne s'imaginer qu'elle puisse se finir de cette façon
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
raynald66raynald66   07 août 2017
Quand elle avait compris qu'elle vivait son ultime instant, au dernier moment,
elle avait cherché dans ses yeux un secours et son regard paniqué avait
fouillé le sien. Pour n'y trouver que le reflet de la mort.
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ZirkawiccaZirkawicca   12 juillet 2016
Merde! Et elle ronflait fort, en +! Comme un vieux moteur encrassé qui crachait ses derniers boulons en refusant de mourir en silence.
Il lui balança des coups de pied, pour qu'elle la ferme, mais rien n'y fit. Elle ne cessait ses pétarades.
Il la tourna dans tous les sens, la frappa, lui enroula la tête dans un linge: en vain. Elle ronflait toujours, aussi discrète qu'une scie électrique au milieu d'une bande de bébés en pleine sieste.
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ZirkawiccaZirkawicca   12 juillet 2016
C'était l'un des grands changements depuis qu'Epi était venu pour la dernière fois, une bonne dizaine d'années en arrière. On ne fumait plus en boîte de nuit, ou alors dans les fumoirs, des espèces de pièces en verre transparent, équipées d'aspirateurs de fumée, dans lesquels il fallait se tasser pour savourer sa sucette à cancer.
Avant, en boîte, ça puait la clope, maintenant ça sentait le fennec, la transpiration.
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ZirkawiccaZirkawicca   12 juillet 2016
Elle se rengorgeait de l'attention qu'il lui portait, et exagérait ses gestes, dans des attitudes qui se voulaient sexy mais qui n'étaient que pathétiques.
Comment imaginait-elle qu'il puisse bander pour un tas de cosmétiques pareil? Autant se taper un pot de crème Nivea.
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ZirkawiccaZirkawicca   12 juillet 2016
Et de deux! Dire que jusqu'ici il avait évité le sang...
Mais il devait reconnaître que cette distraction avait un effet extraordinairement défoulant. Faire mal aux autres était un déstressant naturel qu'il regrettait de ne pas avoir testé bien avant, et le sang versé rajoutait une petite pointe dramatique extrêmement motivante par la terreur que sa vue provoquait chez sa captive.
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