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EAN : 9782227476622
148 pages
Bayard (15/02/2007)
3.83/5   9 notes
Résumé :

Au lieu d'invoquer en passant la " biodiversité ", entrer dans la multiplicité hétérogène du vivant, descendre dans le jeu entrecroisé des conduites et des écarts par lesquels sans fin le monde animal se déploie. Et peut-être trouver là, l'entière et mirifique conjugaison du verbe être : peut-être en effet est-ce seulement là, auprès des animaux, que cet infinitif se dégage de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MargaretImLo
  28 mai 2014
Jean-Christophe Baiilly nous transporte dans le langage vers des territoires toujours inexplorés et surprenants. "Le Versant animal" ne fait pas exception à la règle. En interrogeant la figure de l'animal à travers les grands textes de la littérature, en dressant un bestiaire littéraire où la virevoltante chauve-souris répond à la vache placide, prenant appui sur Rilke, sur Kafka, pour un invetaire qui se déploie avec fantaisie, comme une fugue, l'auteur dresse, par la bande, un partait mouvant, "fractal" de l'espèce humaine.
Il en découle un texte qui s'avance comme une piste à travers le paysage hétérogène du vivant. le lecteur suit cette piste, il est tantôt animal traqué ou chasseur, explorant un infini de possibilités et de façons de vivre. Un très beau texte!
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hhenry
  15 novembre 2017
Dans cet ouvrage, le regard tient un place importante! Les animaux sont les seuls êtres qui peuvent eux aussi nous voir. L'animal nous est proche et en meme temps lointain. Impossible pour nous de nous en approché, de le comprendre… pourtant parfois l'animal semble nous adresser un message avec l'aide du regard.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
chris49chris49   04 février 2022
Avec la quête de la nourriture, les actes de la reproductions sexuée constituent l'autre grande contraction vitale du monde animal et, par conséquent, l'autre grand terrain sur lequel la vision qui tend à réduire ce monde à la seule mesure de l'instinct a pu prospérer. Pourtant, pas plus que chez les humains la sexualité ne s'épuise, chez les animaux, dans la ligne droite et "instinctive" du coït. Si toutefois quelque chose comme la sexualité animale existe : ici plus qu'ailleurs encore, en effet, il faut tenir compte de l'extravagante diversité des formes et des modes d'existence et compter avec des écarts phénoménaux d'une espèce à une autre, pour autant que leurs comportements nous soient connus, ce qui est loin d'être le cas pour bon nombre d'entre elles. Mais pour ce que nous pouvons en apercevoir, le comportement des animaux désirants, de bien d'entre eux en tout cas, et très divers, loin de se réduire à une pure fascination ou stupeur, en passe par des rituels complexes, par des procédures élaborées d'approche et de séduction, par des rivalités. De la parade à l'offrande et de la caresse au combat, la geste amoureuse des bêtes semble être tramée elle aussi par le jeu et par l'épopée.
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chris49chris49   03 février 2022
Or ce qui m'est arrivé cette nuit-là et qui sur l'instant m'a ému jusqu'aux larmes, c'était à la fois comme une pensée et comme une preuve, c'était la pensée qu'il n'y a pas de règne, ni de l'homme ni de la bête, mais seulement des passages, des souverainetés furtives, des occasions, des fuites, des rencontres. Le chevreuil était dans sa nuit et moi dans la mienne et nous y étions seuls l'un et l'autre. Mais dans l'intervalle de cette poursuite, ce que j'avais touché, justement, j'en suis sûr, c'était cette autre nuit, cette nuit sienne venue à moi non pas versée mais accordée un instant, cet instant donc qui donnait sur un autre monde. Une vision, rien qu'une vision - le "pur jailli" d'une bête hors des taillis - mais plus nette qu'aucune pensée.
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aimeryjoesselaimeryjoessel   17 août 2018
En effet, ils sont là, nombreux, variés, infiniment variés, sur la terre, dans les eaux, dans les airs, avec nous et hors de nous, partageant un monde où ils existent depuis plus longtemps et d'où, peut-être, ils vont disparaître, et bientôt pour certains d'entre eux (je reviendrai sur cette menace, elle obsède, elle est là dès qu'on pense à eux). Mais disons qu'ils sont là encore et qu'ils sont ou ont été nos compagnons, nos rivaux, nos proies, nos victimes, nos esclaves, nos cobayes, nos pères et aussi, parfois, nos enfants. De quelque manière qu'ait été institué le rapport, de la plus obscure magie à la plus froide rationalité économique, il a été constitutif de la fabrique humaine : l'homme se déduit de son inquiétude ou de son hypocrisie envers ces autres vivants qui sont là comme lui et autrement que lui sur terre — l'histoire de l'humanité pourrait se raconter selon la déclinaison de ce rapport, avec ses grandes ruptures : l'apparition (liée à celle de l'agriculture) de l'élevage, qui met fin à l'exclusivité de la chasse ; la transformation industrielle de l'élevage, qui instaure un rapport d'indifférenciation où la bête est niée comme jamais elle ne le fût ; les ruptures des écosystèmes, qui mettent en péril l'existence même des animaux sauvages.
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aimeryjoesselaimeryjoessel   17 août 2018
Mon souci n'est pas qu'on reconnaisse aux bêtes un accès à la pensée, il est qu'on sorte de l'exclusivité humaine, qu'on en finisse avec ce credo sempiternellement recommencé de l'homme, sommet de la création et unique avenir de l'homme. La pensivité des animaux, ou du moins ce que je cherche ainsi à désigner et à atteindre, n'est ni un divertissement ni une curiosité : ce qu'elle établit c'est que le monde où nous vivons est regardé par d'autres êtres, c'est qu'il y a un partage du visible entre les créatures et qu'une politique, à partir de là, pourrait être inventée, s'il n'est pas trop tard.
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Videos de Jean-Christophe Bailly (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Bailly
À l'occasion de l'exposition Giuseppe Penone, Sève et Pensée, la BnF propose une rencontre avec l'artiste italien et ses amis, suivie de lectures par Jacques Bonaffé et Jean-Christophe Bailly.
À l'image de l'exposition, cette rencontre permettra d'approfondir cette démarche inédite de Giuseppe Penone, celle qui l'a conduit à associer intimement la sculpture et l'écriture. Il s'agira d'explorer avec lui les ressorts intimes qui l'ont poussé à s'intéresser à l'imaginaire du livre, dans une approche intellectuelle et matérielle. le titre Sève et pensée résume bien cette double démarche, tout comme l'expression « l'esprit de la matière » : l'exploration du monde, le souci de la trace et de l'empreinte, la fragilité de celles-ci, l'entremêlement des gestes créateurs seront au centre de ce dialogue entre Penone et ses amis.
Cette rencontre sera suivie de dédicaces des ouvrages de l'artiste, parus aux éditions de la Bibliothèque nationale de France (de 17 h à 19 h).
Rencontre animée par Sabine Gignoux, avec Giuseppe Penone, Jean-Christophe Bailly, Laurent Busine, Alfred Pacquement, Didier Semin, et les deux commissaires de l'exposition, Marie Minssieux et Cécile Pocheau-Lesteven.
Exposition «Giuseppe Penone, Sève et Pensée», jusqu'au 23 janvier 2022, BnF François-Mitterrand, Paris 13e En savoir plus : https://www.bnf.fr/fr/agenda/giuseppe-penone-seve-et-pensee
Lectures par Jacques Bonnaffé et Jean-Christophe Bailly
+ Lire la suite
>Ethique>Autres normes éthiques>Attitude envers les animaux (10)
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