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Antoine Prost (Préfacier, etc.)
EAN : 9782847344325
566 pages
Éditeur : Tallandier (22/03/2007)
4.16/5   128 notes
Résumé :
Quand il était au collège, Jacques Bainville n’aimait pas l’histoire. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, cette mêlée, ce chaos ? Lui voulait savoir « pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient ». Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plongea deux ans dans l’écriture d’une Histoire de France qui paraîtrait en 1924 et serait un immense s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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sur 128 notes
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Admostes
  17 février 2016
Jacques Bainville (1879-1936) est l'un de ces auteurs qui font partie de la tradition très française des journalistes politiques qui écrivent L Histoire à l'exemple plus tardif du Bloc-notes de François Mauriac. Histoire de France est l'oeuvre majeure de Bainville, parue en 1924 elle se vendit à plus de 160 000 exemplaires dans l'entre-deux guerres et fait encore aujourd'hui référence.
D'où peut venir un tel succès quand l'écrivain n'est pas officiellement historien? L'auteur l'explique très bien dans son avant-propos : « Quand il était au collège, il n'aimait pas beaucoup l'histoire. » Et quand bien même il y prit goût plus tard « il répugnait à la narration des faits alignés, les uns au bout des autres ». Il s'agit pour Bainville de faire de l'histoire une succession de faits liés arrivés pour une raison. Il ne pose donc plus seulement la question « Quand? » mais « Pourquoi? ». Une approche évidente à la lecture supportée par une écriture fluide et accessible à tous. On comprend ainsi que l'histoire ne fait appel qu'au passé. On s'étonne ainsi du fait que la Révolution française trouve des échos à une époque aussi lointaine que celle des Capétiens et de la guerre de cent ans ainsi que pendant les guerres civiles et religieuses du début De La Renaissance. le royaume de France, et plus largement, l'idée d'une nation française a été bien des fois mise en péril par des problèmes identitaires, économiques, etc.
Bainville s'est donc attardé sur l'histoire de France, de la Gaule jusqu'à son époque à l'entre-deux guerres. Projet gargantuesque qui tient pourtant dans un livre de poche. Une histoire de France claire, résumée et racontée qui vous permettra de posséder les connaissances les plus essentielles d'une fresque historique si riche de détails et si cohérente dans ensemble. A lire impérativement pour tous les amateurs.
Attention toutefois la lecture n'est pas facile pour quelqu'un qui commence à apprendre l'histoire de France. Dans ce cas il vaut mieux se tourner vers sa "Petite histoire de France".
Disponible chez Tallandier (12€) et Tempus (11€).
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Acidus
  20 février 2021
Je dois confesser avoir débuter la lecture de cette Histoire de France avec un énorme a priori concernant son auteur et donc le contenu de son livre. le nom de Jacques Bainville est associé à un fort engagement politique : nationaliste pro-monarchisme qui a milité au sein de l'Action française, anti-socialiste,… Ses opinions sont connues, radicales et ne se prête guère à la rédaction d'une Histoire de France qui serait entachée d'une forte partialité et d'une récupération idéologique inconvenante lorsque l'on parle d'Histoire.

Pourtant, à la lecture de cet ouvrage, je dois réviser ce préjugé. Certes, l'Histoire de France de Jacques Bainville n'est pas dénué d'une certaine subjectivité mais elle est beaucoup moins présente que je l'imaginais. Et elle n'est pas assez importante pour fausser les informations de son documentaire ayant pu entraîner dans l'erreur un jeune néophyte désireux de se pencher sur notre passé.

Résumer plus de 2000 ans d'Histoire d'une nation impose forcément quelques sacrifices, des raccourcis et des simplifications mais Bainville s'en tire plutôt bien. Synthétique, ce livre s'en tient à l'essentiel avec une forte dimension géopolitique, ce qui est loin d'être déplaisant.

Cette « Histoire de France » est une bonne entrée en matière pour un profane souhaitant connaître les grandes lignes de notre Histoire. Une bonne entrée en matière d'autant plus que le style de l'auteur en rend la lecture simple et agréable.
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gill
  06 juin 2012
Cette histoire de France parue en 1924 est pleine des défauts, des préjugés et parfois des mauvais sentiments de son époque et même de son auteur.
Elle révolte parfois le lecteur moderne.
Mais elle est intéressante car replacée dans son contexte historique elle nous parle entre les lignes de l'entre deux guerre et du climat qui y régnait.
Ce livre est un document très intéressant.
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Heisenberg40
  26 décembre 2020
C'est LE livre d'histoire de France.
Si vous souhaitez découvrir l'histoire de France vous devez à tout pris le lire !
Jacques Bainville a réalisé un travail absolument dantesque pour nous proposer ces 500 pages décrivant plus de 2000 ans de notre histoire.
On n'a pas ici un manuel scolaire où l'histoire est racontée de manière décousue. Non, Bainville adopte un style à l'instar des romans, ce qui apporte une logique entre des évènements se situant à quelques années d'intervalles.
Si on faisait lire ce livre à tous les enfants français, notre société serait beaucoup plus éclairée et moins manipulée par la République.
PS : Jacques Bainville était royaliste certes. Cependant, dans cet ouvrage, il met ses convictions politiques de côté afin de faire une analyse objective des différents régimes ayant gouverné la France.
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ParoleReine
  26 juillet 2020
Contrairement à la première critique, j'ai trouvé que cette histoire défaisait les préjugés, dévoilaient derrière les fumées idéologiques les réalités politiques qui parcourent la France depuis le début. On parle peu d'art, d'économie, d'idées: Bainville se concentre sur la géo-politique, dont il m'a convaincu qu'il s'agit de ce qu'il y a de plus important dans l'histoire, particuliètement pour la France construite et déconstruite par les guerres. On souhaiterait qu'un autre historien de cette géniale sagacité prenne le relai pour compléter l'histoire jusqu'à aujourd'hui.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   28 mai 2012
Tous les témoignages sont d’accord : la prospérité était grande sous le règne de Louis XVI. Jamais le commerce n’avait été plus florissant, la bourgeoisie plus riche. Il y avait beaucoup d’argent dans le pays. Tout considérable qu’il était, le déficit pouvait être comblé avec un meilleur rendement des impôts. Malheureusement, les ministres réformateurs se heurtaient aux vieilles résistances, qui n’étaient pas seulement celles des privilégiés, mais celles de tous les contribuables dont le protecteur attitré était le Parlement. La prodigieuse popularité de Necker tint à ce qu’il eut recours non à l’impôt, mais à l’emprunt. Habile à dorer la pilule, à présenter le budget, comme dans son fameux Compte rendu, sous le jour le plus favorable, mais aussi le plus faux, il n’eut pas de peine, en fardant la vérité, à attirer des capitaux considérables. De là deux conséquences : les porteurs de rente devinrent extrêmement nombreux et une banqueroute frapperait et mécontenterait désormais un très grand nombre de personnes ; d’autre part, Necker, ayant donné l’illusion qu’on pouvait se passer d’impôts nouveaux, eut la faveur de tous les contribuables, notamment du clergé, à la bourse duquel on avait coutume de s’adresser en cas de besoin, mais il rendit par là les Français de toutes les catégories encore plus rebelles à la taxation.

417 - [Le Livre de Poche n°513, p. 268]
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SvanhildrSvanhildr   19 octobre 2014
Si les lecteurs veulent bien le lui permettre, l'auteur de ce livre commencera par une confession. Quand il était au collège, il n'aimait pas beaucoup l'histoire. Elle lui inspirait de l'ennui. Et quand le goût lui en est venu plus tard, il s'est rendu compte d'une chose : c'est qu'il répugnait à la narration des faits alignés, les uns au bout des autres. On ne lui avait jamais dit, ou bien on ne lui avait dit que d'une manière convenue ci insuffisante, pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient. L'histoire était un tissu de drames sans suite, une mêlée, un chaos où l'intelligence ne discernait rien.
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SvanhildrSvanhildr   19 octobre 2014
Depuis la chute de l'Empire romain, à laquelle il faut toujours revenir, tant était puissante la nostalgie qu'avaient laissée Rome et la paix romaine, deux idées avaient fini par se confondre. C'était l'ordre romain, qui voulait dire civilisation et sécurité, et c'était la religion chrétienne, devenue romaine à son tour. Avec plus de ressources et dans de meilleures conditions, les Carolingiens recommençaient ce que Clovis avait tenté : reconstituer l'Empire d'Occident, inoubliable et brillant modèle, qui, malgré ses vices et ses convulsions, avait laissé un regret qui ne s'effaçait pas.
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JcequejelisJcequejelis   27 mai 2012
Turgot, convaincu, comme l'avait été Sully, que l'agriculture était à la base de la richesse nationale, cherchait à la favoriser de diverses manières et en même temps à remédier au fléau des disettes par la liberté du commerce des blés. Là, il ne se heurta pas seulement aux intérêts, mais aux préjugés. Il fut accusé, lui, l'honnête homme, de faire sortir le grain du royaume comme Louis XV l'avait été du « pacte de famine ». Dans son programme de liberté, Turgot touchait d'ailleurs à d'autres privilèges, ceux des corporations de métiers, ce qui provoquait les colères du petit commerce. Ses préférences pour l'agriculture lui valaient aussi le ressentiment de l'industrie et de la finance. " Turgot, dit Michelet, eut contre lui les seigneurs et les épiciers. " Il faut ajouter les banquiers dont le porte-parole était Necker, un Genevois, (...) qui avait comme lui une recette merveilleuse et funeste, l'appel illimité au crédit.

415 - [Le Livre de Poche n°513, p. 262]
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SvanhildrSvanhildr   19 octobre 2014
La tâche de l'historien consiste essentiellement à abréger. S'il n'abrégeait pas, - et la remarque n'est pas nouvelle, - il faudrait autant de temps pour raconter l'histoire qu'elle en a mis à se faire. Toutefois chaque génération a une tendance naturelle à donner plus d'importance à la période contemporaine qu'aux temps plus reculés. C'est la preuve que de grandes quantités de souvenirs tombent en route. Au bout de quatre ou cinq cents ans, on commence à ne plus guère apercevoir que les sommets et il semble que les années aient coulé jadis beaucoup plus vite que naguère. 
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Vidéo de Jacques Bainville
Histoire de France par Jacques Bainville : Chapitre 1 (Partie 1/2) - La France pittoresque
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