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ISBN : 1549704400
Éditeur : Autoédition (09/11/2017)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.
 
Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

« Alors, voilà : Coline est sol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sonfiljuliesuit
  14 novembre 2017
Je remercie Solène Bakowski et Amélie Antoine pour leur confiance et la faveur qu'elles m'ont faite en me permettant de découvrir leurs livres avant leur sortie officielle. J'ai tout de suite été emballée par ce projet et son originalité. Un pari osé qui entraine le lecteur dans deux lectures parallèles, deux romans qui débutent de la même manière, mais qu'un événement vient chambouler. La vie d'une famille sera bouleversée, mais surtout la vie de des deux soeurs jumelles, qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau… Mais jusqu'où la ressemblance peut-elle aller
Dans la version d'Amélie Antoine, "Sans elle", par laquelle j'ai commencé, une des jumelles, disparaît le soir du 14 juillet, sa soeur va apprendre à vivre seule « sans elle »
Dans la version de Solène Bakowski, "Avec elle", le fameux soir du 14 juillet, un lacet fera basculer la vie de cette famille, toujours un drame mais les jumelles grandissent ensemble, s'aiment, se détestent tout à la fois…
Deux versions aussi passionnantes l'une que l'autre, qui peuvent parfaitement se lire indépendamment, mais cette lecture simultanée apporte une saveur toute particulière, car les deux récits, même s'ils sont différents sont complémentaires, au point que parfois les plumes de ces deux auteurs se confondent comme pour n'en faire qu'une.
La question qui se posera, obligera le lecteur à une introspection : « Et si j'avais fait ça au lieu de cela ? Si un seul détail de ma vie avait été différent… Est-ce que ma vie aurait été identique ?
La plume de Solène Bakowski me fascine toujours autant. A chaque fois que je plonge dans un de ses livres, je suis Bouleversée par sa vision de l'être humain, pas son analyse de la psychologique face aux drames qui jalonnent les vies de ses personnages. Des personnages qu'elle rend vivants tellement ils nous ressemblent et tellement le lecteur peut transposer leur vécu au notre.
« Avec elle » ne déroge pas à la règle des écrits de qualité et sa plume reste aussi incisive, directe et parfois poétique que dans ses autres écrits.
J'ai eu le plaisir de découvrir la plume d'Amélie Antoine que je trouve plus manipulatrice avec son lecteur avec une écriture plus directe. Elle prend moins de gants pour amener les choses et nous plonger dans l'horreur d'une enquête dans laquelle les parents et leur relation sera disséquée, au point que le doute s'immisce entre eux... le doute le pire ennemie face à une disparition d'enfant... Une mère à bout de force, la nervosité est palpable avec une atmosphère à découper au scalpel tellement elle est lourde et nous prend dans un étau pour nous étouffer..
Le lecteur va suivre cette famille sur une dizaine d'année... Une dizaine d'année qui seront horribles et qui seront l'antre de la chute du couple qui ne pourra résister ... Comment se construire lorsque sa soeur jumelle disparait ... Comment une petite fille se construit lorsqu'elle grandit dans l'ombre de "l'enfant aimé", Tout est disséqué avec brio, au point que l'on ne peut sortir indemne de ce genre de lecture qui touche à l'amour viscéral que l'on porte à son enfant... Comment continuer à vivre ? Survivre... Pour l'enfant qui reste... Qui devient une victime et otage des sentiments de culpabilité, otage du film que l'on se refait en boucle...
La vie ne tient pas à grand-chose… La vie peut basculer le jour où l'on prend le temps de faire un lacet… Un lacet, comme l'image du fil sur lequel s'étire la vie … le fil de la vie est tellement tenu… Tellement mince… Qu'il nous arrive de nous répéter inlassablement : « Et si je n'avais pas fait ça… Et si j'avais fait ça… »
Cette sensation que la vie a pris une tournure différente, que ce moment précis a fait basculer, reste vivace toute une vie au point d'affecter tous nos actes… Avec Solène Bakowski, je suis souvent ramené à mes propres choix… Sa plume me transporte et m'oblige à un retour en arrière. On pourrait penser que cela se fait dans la douleur, mais l'acceptation fait partie du processus de guérison et accepter que la vie puisse basculer en une fraction de seconde, permet de ne pas vivre dans les regrets…
Avec Amélie Antoine, j'ai vécu intimement l'enquête, la chute de cette famille qui ne peut se reconstruire. J'ai par moment eu l'impression de vivre au côté de cette famille et d'être spectatrice ... Un peu comme une petite souris qui voudrait se faire discrète mais qui continue à venir voir ce qui se passe pour ne pas en perdre une miette...
Ici la gémellité prend une place importante, mais surtout la question de la relation fusionnelle qui peut exister entre les deux. Les relations entre jumeaux sont-elles aussi parfaites que ce que le mythe laisse penser. N'y a-t-il pas un jumeau qui prend le dessus ? Un jumeau souffre-douleur de l'autre ? Un jumeau manipulateur ?
J'ai particulièrement apprécié la relation entre ces soeurs jumelles, on sent un réel travail de fait sur les relations gémellaires. le mythe tombe et enfin deux personnalités distinctes sont présentent et les jumelles sont tour à tour, amies, ennemies, dominante dominée. Avec la possibilité de se dissocier complètement et de construire sa propre personnalité... Une personnalité qui ne sera pas dans l'ombre de l'une... Mais cela peut-il se faire en présence des deux ?
Les oppositions entre les soeurs, avec leurs sentiments contradictoires, la violence qui caractérise les relations fraternelles, qui n'est pas réservée à la gémellité. Tout est abordé avec talent et retenue. La haine, l'amour, la violence.
Dans avec elle de Solène Bakowski, La place des parents est assez confuse… le père a une place assez effacée et la mère semble ne pas trouver sa place dans cette relation, au point de parfois les confondre… Oublier qu'elles sont deux… Et ne créer une relation qu'avec une…
Dans cette relation, chaque parent doit trouver sa place pour l'équilibre… du couple gémellaire mais aussi parental…
Alors que le couple parental est assez proche dans "sans elle", même si la relation s'étiole au fil des années, au fil des espoirs ...
Une expérience de lecture qui m'a chamboulé, tant par les intrigues que par la manière que ces auteurs ont abordé des sujets qui m'ont remué les tripes. La perte d'un enfant... La famille qui se disloque... C'est de l'art à l'état pur avec des plumes aussi addictives et talentueuses l'une que l'autre.
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celinedr
  10 novembre 2017
C'est tout naturellement que je commence ma chronique en remerciant Solène Bakowski pour l'honneur qu'elle m'a fait en me permettant de lire son nouveau roman en avant-première. Un projet littéraire dont l'originalité a tout d'abord attisé ma curiosité. Puis, à cette tentation a suivi une question incontournable, une interrogation qui a occupé, je pense, à un moment où à un autre, tous les esprits. Un questionnement d'ordre plus…philosophique. Si un détail de ma vie avait été modifié, quelle voie celle-ci aurait-elle pu prendre ?
Peu d'écritures me touchent aussi profondément que celle de Solène. Un sac m'avait littéralement bouleversée. Une bonne intention m'avait terriblement émue. Dans cet ultime opus, Avec elle, la règle ne faillit pas. Je ressors chamboulée de cette lecture. Chamboulée et indignée en voyant ce que la vie peut nous réserver. En constatant à quel point, elle peut parfois (souvent !) être injuste. Ce constat si rude soit-il, nous est livré avec beaucoup de délicatesse, au travers de phrases courtes et percutantes, dans un style tranchant et sans fioriture. Mais toujours avec une infinie délicatesse. Les qualités d'observation de l'auteure nous permettent de brosser un portrait psychologique des personnages relativement…lourd de souffrance ! A plusieurs reprises, je m'attendais à ce que la cocotte, sifflant depuis de nombreuses lignes, explose enfin. Mais Solène Bakowski joue habilement avec nos émotions et fait durer, un peu plus encore, le suspense, intensifiant au fil des mots, la souffrance des personnages.
Nul n'est épargné chez les Simoëns. Chaque membre de la famille en fait souffrir un autre dans cette fresque domestique où les femmes sont sur le devant de la scène et les hommes un peu plus en retrait. En effet, les personnages féminins sont dans la lumière. Il y a tout d'abord Patricia, la mère de famille qui a eu du mal à gagner ma sympathie tant elle est égoïste et hermétique à la souffrance des siens. En tant que lectrice, mais bien sûr aussi en tant que mère de famille (on se laisse toujours prendre !), j'ai été attristée par son comportement, la dureté et la cruauté dont elle fait preuve. Puis il y a Jessica, digne héritière de sa mère qui ne manque pas une occasion de prendre le dessus sur Coline afin de briller plus intensément encore. Pauvre petite Coline qui m'a tant émue et que j'aurais parfois voulu secouer afin de la faire réagir. Enfin, il y a Thierry, le père, en retrait.
Qu'ils soient « dominants » ou « dominés » tous souffrent. Chacun à sa façon. Des personnages très bien travaillés qui illustrent des thèmes, plus que jamais au coeur de l'actualité, qui tournent autour de la famille : les problèmes de couples, la passion qui s'affaiblit au fil du temps et qui laisse place au quotidien, la dominance dans les fratries et les conséquences que cela peut engendrer… Les difficultés du quotidien qui, peu à peu, peuvent s'avérer complètement toxiques et destructrices. Et puis, ce vide dans lequel on se retrouve.
Une belle fresque dans laquelle la vie est représentée avec une grande justesse. La vie qui ne tient qu'à un fil.
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Gaiange
  09 novembre 2017
Avec Elle, c'est une nouvelle fois que mes émotions en ont pris un coup. Lecture émotive du début à la fin. Les personnages je les ai vécu puissance mille, un ouragan est passé à travers moi. J'ai eu tellement d'empathie pour ses jumelles, tantôt l'une tantôt l'autre et parfois les deux en même temps. le choix d'un parent dépassé par la fatigue qui mène ses propres enfants à la destruction inconsciemment.
Pour avoir des frères jumeaux, je sais combien la complicité peut être énorme, combien un regard, une façon de penser et la ressemblance peut être unique, mais au final ce sont bien deux personnes distinctes.
Ici nous sommes loin du compte de fées, le lien entre ces jumelles se brise et tout bascule. Au fil des pages, on comprend comment cela a pu se produire et la colère nous gagne. Personnellement j'ai été en colère par des personnages et j'ai pleuré pour Coline et Jessica.
Solène Bakowski met aussi en avant les tabous et le dialogue au sein d'une famille. Elle fait une approche du non dialogue entre parents et enfants, ce qui se répercute sur le destin des jumelles. Les tabous en montrant que c'est difficile de dire "Je t'aime", "J'ai eu tort", "C'est ma faute", "Pardon" !
A travers ce roman, on prend conscience des actes que peuvent avoir les paroles des adultes envers les enfants et les paroles des enfants parfois cruelles entre eux. Il y a parfois des répercutions sans aucun retour possible, qui marqueront les enfants durant toutes leur enfance et durant leur vie d'adulte.
Elle aborde aussi, la souffrance des faux semblant. Ces personnes, qui sous le regard des amis, de la famille et du milieu social donnent une illusion de vie parfaite et d'amour propre. Mais au fond d'eux, existe une réelle souffrance qu'ils ne savent pas gérer et en découle une auto destruction qu'autrui va prendre pour de la défiance, du "je m'en foutisme".
Mais ce roman parle aussi de l'amour. Un amour entre deux soeurs, parfois plus ou moins dit, parfois montré d'une façon plus ou moins évidente. Entre amour et haine ! Je t'aime moi non plus !
Ce n'est jamais facile de parler d'un livre avec un résumé aussi mystérieux et quand ce résumé se transforme en deux romans c'est encore plus difficile. Je dois encore remercier les auteures pour cette tâche pas facile pour moi, mais je les remercie aussi de faire des romans aussi puissants,qui rappellent la nature humaine par le simple fait qu'une petite chose peu arriver et avec des "si", les choses changeraient t'elles en bien ou en mal ou en rien du tout ?!
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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purgi89
  21 novembre 2017
C'est avec hâte que j'ai lu la partie de Solène. Il me tardait de relire l'histoire mais avec un autre point de vue et de voir ce qu'aurait donné l'histoire si Jessica n'avait jamais disparu.
L'histoire commence en tout point identique. Jessica et sa maman Patricia se rendent le soir du 14 juillet 2004 au feu d'artifice. Quant à Coline elle reste à la maison, punie après avoir cassé la bouteille de parfum de sa maman.
Mais cette fois Jessica n'ira pas chercher un collier lumineux car elle va tomber à cause de son lacet qui est défait. Elle va se faire relever par Enis un jeune homme qui est aussi venu voir le feu d'artifice. Sa mère va être toute retournée de cette rencontre. L'histoire nous montre que tout ne tient qu'à un détail, comment un simple lacet défait peut changer toute une vie.
Cette fois l'histoire est vraiment basée sur les jumelles, leur caractère différent, leur ressemblance mais aussi leur similitude. Il va se passer quelque chose entre les deux fillettes pendant les vacances chez leurs grands-parents qui vont les chambouler, surtout Coline. Un mensonge de la part de Jessica va bouleverser leur relation et leur avenir.
Et Jessica qui a surpris une conversation téléphonique va se mettre dans la tête que sa mère veut abandonner une de ses filles. Sans le savoir, cette simple conversation va avoir des conséquences désastreuses dans la relation des jumelles. Elle va tout faire pour devenir la préférée de tout le monde au détriment de sa jumelle.
Et tout le monde sait que chez les jumeaux il y a un dominant et un dominé. Coline va vite se retrouver dominé par sa soeur. J'ai rapidement eu beaucoup d'empathie pour cette petite fille qui ne sait plus trop où se situer dans sa relation avec sa soeur et qui s'efface au fur et à mesure. Et j'ai eu de plus en plus d'antipathie vis à vis de Jessica qui m'a semblé méchante, manipulatrice et égoïste. Un peu comme sa mère que je trouve de plus en plus détestable au fil du roman. La personnalité de cette femme est admirablement développée avec Solène. Elle réussit à nous la rendre imbuvable.
Dans cette version, j'ai trouvé que Coline était plus mis en valeur, surtout ses sentiments contradictoires et ses ressentiments envers Jessica. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer et de lui ouvrir les yeux sur cette soeur qui la manipule au plus haut point.
L'auteure s'est plus focalisé sur le duo et sur la mère des jumelles. Les autres personnages étant tout aussi important mais relégués au second plan.
La tension va monter crescendo tout au long du roman et donc des années qui passent. Nous sentons le malaise s'insinuer progressivement entre les deux soeurs. Nous sentons que la fin va être fatale pour l'une des deux. Coline veut essayer de se construire un avenir serein loin des magouilles et manigances de cette soeur qui la pollue.
Tout comme sa binôme, Solène excelle dans la psychologie des personnages. J'ai trouvé que la psychologie des jumelles étaient très bien décortiquées. J'en ai eu froid dans le dos tellement j'ai eu l'impression d'être dans leur tête. On souhaiterait un happy end pour cette histoire mais il n'y en aura pas et finalement je ne le regrette pas sinon ce livre n'aurait pas eu le même impact. Je ressors aussi chamboulée que lors de ma lecture de Sans elle.
Une fois lu les deux ouvrages on se rend compte qu'avec ou sans Jessica la vie de Coline sera quand même centrée autour de sa soeur. Qu'elle est présente même en étant absente.
Finalement la morale de cette histoire est que le destin est le destin et ce qui doit arriver arrivera peu importe si on change un détail.
Un grand bravo à Solène et Amélie pour ce super projet. Rien que le concept devrait vous faire de l'oeil et vous donner envie de les acheter. En tout cas pour moi c'est un succès total et un immense coup de coeur que ces deux romans.
Lien : http://livresaddictblog.blog..
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Fabie13600
  09 novembre 2017
Bon comme vous le savez j'affectionne particulièrement les livres de Solène car ils me touchent, me retournent, me bouleversent à chaque fois pour différentes raisons et aussi en fonction de l'histoire ou mon histoire. Donc je dois dire que « Avec elle » n'a pas dérogé à la règle !
Il débute dans le flou. Une personne étendue, hébétée qui nous dévoile ses impressions. On ne sait pas qui parle, ce qui a pu lui arriver et pourquoi.
Là commence cette histoire détonante et époustouflante.
Nous faisons donc la connaissance de deux petites filles, deux soeurs, des jumelles : Jessica et Coline. Identiques par leur apparence mais différentes intérieurement par leurs caractères, leurs visions des autres et du monde. L'une est extravertie, l'autre est plutôt l'inverse. L'une a besoin d'attention alors que son double ne cherche qu'à disparaitre aux yeux des autres, à s'effacer.
Deux personnes qui sont des copies conformes, mais que la vie, ou plutôt des évènements dans leurs vies, ont changées et différenciées.
Il y a tellement à dire sur ce livre, sur cette histoire !!
J'ai vraiment aimé ces personnages, leurs failles, leurs faiblesses mais surtout voir les liens entre ces jumelles, l'amour qui les réunit et ce fil invisible, indéfinissable qui les lie. Je les ai tour à tour adorées, détestées mais aussi comprises, soutenues elles m'ont touchée tout simplement.
J'ai été littéralement conquise par ce roman et une fois de plus je me suis laissée guider par la merveilleuse plume de Solène, qui m'a encore transportée, émue et bouleversée.
Ces mots ont fait écho en moi, non pas que j'ai une jumelle, mais une soeur qui était tout comme. C'était mon double, mon modèle, celle par qui et grâce à qui j'évoluais et grandissais. Et tout comme ces personnages, il y avait un amour immense entre nous. Mais tout comme Coline j'ai ressenti pendant longtemps ce sentiment d'infériorité, de compétition et d'enfermement.
Solène arrive, avec ses écrits, à faire en sorte qu'on s'identifie à tel ou tel personnage, qu'on s'y reconnaisse et qu'on compatisse. Voilà pourquoi j'ai vraiment apprécié Coline car au fond de moi j'ai partagé ses sentiments.
Le personnage de Patricia, la maman, m'a aussi percutée car même si on adore notre rôle de mère, d'épouse on peut parfois perdre pied, penser qu'on a besoin de plus ou simplement d'autres choses pour se sentir tout simplement exister.
Bon j'arrête là sinon je risque de m'emporter !!!!
Ce livre peut toucher tout le monde car il nous montre comment un évènement anodin peur faire basculer un destin, des destins….. L'effet papillon.
Alors vous l'aurez bien compris, lisez de toute urgence ce petit bijou qui va, j'en suis persuadée, vous conquérir totalement comme moi.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Tous les matins, elle s’extirpe d’une nuit poisseuse en pensant que c’est dégueulasse, que le destin est une belle ordure, qu’elle aurait mieux fait de se casser une patte plutôt que de se rendre à ce maudit feu d’artifice du 14 juillet, que si Jessica s’était montrée moins têtue et avait accepté d’attendre deux secondes le temps qu’elle lui refasse ses lacets, elle ne se serait pas écroulée sur Enis et on n’en serait pas là. C’est bien simple, depuis que son amant n’est plus dans sa vie, elle croupit dans la mélancolie et l’aigreur. Sa dépression est une affliction sans entracte. Elle ne voit dans sa vie qu’une suite de mauvais choix.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
La plupart du temps, on oublie Coline. À tout juste six ans, celle-ci n’en prend pas ombrage. Elle ressent vaguement qu’elle n’occupe pas la même place que sa sœur, mais puisque cela remonte à aussi loin qu’elle s’en souvienne, c’est un état de fait qu’elle a intégré et contre lequel il ne lui serait pas venu à l’idée de lutter. Parce qu’elles sont toujours ensemble. Et que la question ne se pose pas. Ou plutôt, ne se posait pas, jusqu’à il y a deux jours. Car Coline conserve un souvenir cuisant de cette nuit sans sa jumelle, cette nuit qui a vu, l’espace de quelques heures, la possibilité de destruction d’un lien qu’elle pensait indéfectible.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Il faut dire que deux enfants d’un seul coup, ça donne du boulot. Patricia n’avait rien demandé, c’était tombé comme ça ; ces choses-là, on ne les choisissait pas, ça vous rendait heureux la plupart du temps mais c’était aussi sacrément épuisant, parce qu’il fallait tout gérer, en double, tout le temps. Enfin, elle ne se plaignait pas, non non, bien sûr, c’était un cadeau, deux petites filles identiques, mais voilà, elle se surprenait parfois à se demander ce qu’aurait été sa vie si elle n’en avait eu qu’une, si elle aurait le temps de se maquiller un peu plus, de faire les magasins plus souvent, de sortir davantage avec son pompier de mari.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
À force de se retourner, elle se retrouve face au lit de Jessica, vide. Vide comme jamais il ne l’a été. Et voilà la petite fille de six ans à l’épreuve de sa solitude, pour la première fois de son existence. Elle a beau fermer les yeux, compter jusqu’à trois, penser très fort « C’est pour de faux, c’est pour de faux », rien à faire, le lit est toujours impeccable et lui rappelle sans cesse la fête qui se vit sans elle, à quelques centaines de mètres de là.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Au fil des rencontres, elle a décidé de s’habiller de manière plus féminine. Elle a investi dans une nouvelle palette de fards à paupières et une paire d’escarpins noirs qu’elle dissimule tous les mardis matin dans son sac à main et qu’elle enfile à midi. Elle s’est donné pour objectif de se rendre infiniment désirable.
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Vidéo de Solène Bakowski
Solène Bakowski vous parle de son roman Un Sac, paru en janvier aux éditions Milady.
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