AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 1549704400
Éditeur : Auto édition (09/11/2017)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

« Alors, voilà : Coline est sol... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  23 novembre 2017

Et si Obélix n'était pas tombé dans la potion magique quand il était petit ?
Et si Meursault avait éprouvé de la tristesse lors de l'enterrement de sa mère ?
Et si Mary Crane n'avait pas fait halte au motel de Norman Bates ce soir-là ?
Et si Hercule Poirot avait voyagé jusqu'à Istanbul plutôt que de prendre l'Orient-express pour rentrer à Londres ?
Ces versions alternatives d'Asterix, des romans d'Albert Camus, de Robert Bloch ou d'Agatha Cristie n'existent bien sûr pas. Les exemples pourraient être multipliés à l'infini : Quand un auteur propose une histoire, elle est figée et il faut accepter que les évènements se déroulent d'un bout à l'autre comme ils nous sont racontés. Vous n'aurez pas d'autre début, pas d'autre fin. Il n'y a pas de marche arrière possible.
Un peu comme dans la vraie vie.
Et si Patricia avait pris la peine de renouer le lacet de sa fille Jessica le soir du 14 juillet 2004 pendant le feu d'artifice du Quesnoy ?
C'est là que réside une grande partie de l'originalité des romans d'Amélie Antoine et de Solène Bakowski. Si leurs deux histoires commencent à l'identique, c'est ce petit détail qui va tout changer.
"Difficile de croire que le destin ne tient qu'à un lacet défait."
Jessica, six ans, disparaîtra ce soir-là dans la version Sans elle de la Lilloise. le drame plongera sa famille dans la douleur, la suspicion, le chaos. C'est le point de rupture après lequel plus rien ne sera pareil. La soeur jumelle, Coline, devra apprendre à grandir sans son double, accablée d'une infinie solitude tandis que ses parents, après avoir fait front commun, se déchirent.
Dans Avec elle, le lacet entraînera la chute de Jessica et l'empêchera de s'éloigner de sa mère.
Au lieu d'avoir une version tragique, nous voilà donc promis à une issue obligatoirement heureuse puisque le cauchemar familial sera cette fois épargné à la famille Simoëns.
Sauf que penser que Solène Bakowski va opter pour une version optimiste serait mal la connaître.
A croire que cette famille est maudite, quelles que soient les circonstances.
Parce que ce soir-là, les jumelles ont pour la première fois une raison d'être fâchées : Jessica n'a pas assumé sa part de responsabilités et seule sa soeur a été punie pour une bêtise commise à deux.
Parce que ce soir-là, la maman Patricia va faire une rencontre avec un homme qui va l'attirer irrémédiablement et ce sera le premier pas vers la défragmentation de la famille.
Et parce que quelques semaines plus tard, les jumelles iront comme prévu chez leurs grands-parents paternels en Normandie, et que Coline y sera responsable d'un tragique et malencontreux accident. Et si Jessica promets de garder le secret sur ce crime, la relation entre les deux jumelles deviendra irrémédiablement différente. Coline va basculer sous la coupe d'une soeur qui n'aura de cesse de la manipuler. D'autant plus que Jessica est convaincue que leur mère s'apprête à abandonner l'une d'entre elles, ce qui provoque chez elle le besoin de briller et de devenir indispensable.
Et peu importe le sort de Coline.
"S'il n'en restait qu'une, leur maman serait plus disponible, plus heureuse aussi, et ils s'énerveraient moins."
Ainsi, les similitudes des deux romans ne s'arrêtent pas seulement aux personnages, dont le cercle commun permet de donner une cohérence supplémentaire aux deux histoires tout en impliquant parfois les protagonistes de façon très différente.
Pour des raisons sensiblement différentes, comme pour illustrer la notion de destin, les trames d'Amélie Antoine et de Solène Bakowski vont se rejoindre à plus d'un titre.
Les parents amoureux vont pourtant voir dans les deux cas leur couple se dissoudre peu à peu, pour des raisons totalement différentes.
Et au lieu d'être dans l'ombre de sa soeur disparue, Coline sera cette fois effacée par une Jessica plus belle, plus assurée, et toujours au centre des attentions.
"Dans l'ombre. Dans l'ombre. Toujours et à jamais."
Tandis qu'elle sera condamnée à la solitude, invisible et honteuse.
"Comment être seule quand on n'a jamais appris ? Sans sa jumelle, elle n'est rien. Sans les autres, décidément, elle n'est qu'une coquille vide."
Et c'est cette relation ambiguë qui va cette fois servir de fil conducteur au roman, cette alternance d'amour, de haine ou d'indifférence qui va tour à tour unir ou séparer deux jumelles si peu ressemblantes.
Et le plus souvent, un subtil mélange de ces sentiments contradictoires.
"Quand sa soeur n'est pas là, le manque est faramineux. Quand elle est là à ses côtés, elle la hait autant qu'elle l'aime. Et elle se déteste. Alors comment vivre quand on est écartelé ?"
C'est d'ailleurs étonnant que la gémellité soit ici abordée sous l'angle de la différence plutôt que sous celui des similitudes. Malgré le partage des chromosomes, la personnalité et le physique de Jessica écrasent totalement ceux de Coline.
Qui malgré quelques velléités de rébellion se rappellera toujours que sa soeur a protégé son secret et espérera en vain que leur relation retrouvera sa complicité d'antan.
Mais que Jessica disparaisse âgée de six ans ou grandisse avec sa soeur, Coline ne parviendra jamais à s'imposer et arrivera toujours en seconde position.
Solène Bakowki n'a pas hérité du sujet le plus facile. Là où le point de rupture était net dans le roman d'Amélie Antoine, Sans elle, permettant au roman de prendre en partie une trajectoire policière, Avec elle évolue plus subtilement, plus sournoisement encore.
Le malaise grandit au fur et à mesure, mais il est moins convaincant, les réactions des protagonistes paraissent parfois moins logiques ou en tout cas sujettes à interprétation là où Amélie Antoine déroulait son implacable schéma.
Ici, on ressent davantage quelques longueurs, l'histoire ayant une tendance à se répéter au fur et à mesure que s'écoulent les années, illustrant le même propos de différentes façons.
J'ai surtout ressenti un problème de construction durant ma lecture. Très vite, on comprend que Coline est coupable d'un crime alors qu'âgée de six ans, elle passait ses vacances chez ses grands-parents. Les références à ce meurtre reviennent sans cesse, véritable leitmotiv dont il est question encore et encore dans un grand nombre de chapitres. Mais de quel acte impardonnable parle-t-on réellement ? On n'en sait rien pendant trop longtemps, au point d'être convaincu d'avoir raté un passage. Mais non, les évènements restent volontairement flous jusqu'à nous être révélés à mi-livre, peut-être pour ménager un certain suspense. Je n'ai pas compris ce choix de l'auteure, qui perturbe la lecture dans la mesure où la confrontation des jumelles est profondément liée à ce drame dont nous ne prendrons connaissance que tardivement, restant dans un flou artistique assez dérangeant dans l'intervalle, ignorant des enjeux.
Pour ces raisons, même si les deux romans sont indissociables et que le schéma d'ensemble ne se dégage qu'à la seconde lecture, j'ai quand même eu une préférence pour celui d'Amélie Antoine qui a réussi à m'emporter d'un bout à l'autre.
Pour autant, j'ai apprécié ma lecture.
Retrouver les mêmes personnages dans chacun des livres, qu'ils soient principaux ou secondaires, est à chaque fois comme un clin d'oeil.
Parfois leur rôle est similaire, parfois ils évoluent différemment ou interviennent là où on ne les attendait pas.
L'impact de Jessica, absente ou présente, a des répercussions insoupçonnées dont on s'amuse parfois et qui plus souvent nous serrent le coeur. C'est une réelle expérience que cette double lecture, qui permet de ne pas avoir à dire au-revoir immédiatement aux personnages que l'on a appréciés, qui nous font découvrir d'autres facettes de leurs personnalités. On s'interroge sur ceux dont le destin sera quoiqu'il arrive immuable tandis qu'un grain de sable pourra au contraire totalement modifier le futur d'autres protagonistes.
Et ils ne nous laissent que rarement indifférents, parce qu'ils nous ressemblent. Même Jessica, qui incarne la petite peste hautaine par excellence, trouve parfois grâce à nos yeux lors de ses quelques actions qui n'ont rien d'intéressé. Quant à Coline, de par son mal-être et sa souffrance, souvent victime d'injustices, toujours bienveillante et prête à pardonner, elle suscite énormément d'empathie.
"Elle était l'éternelle seconde, le brouillon, la ratée, quand Jessica était l'intouchable icône."
Et c'est pareil pour chacun des personnages, qu'on accompagne en approuvant ou non leurs attitudes et qui ont tous leur rôle à jouer, qu'il s'agisse du grand-père atteint d'Alzheimer, des cousins, de l'instituteur de CM2 et de bien d'autres encore.
L'écriture de Solène Bakowski est en outre vraiment belle, et confirme le talent littéraire que j'avais découvert dans Un sac. Parfois, ses phrases
frôlent la poésie, et magnifient encore un texte déjà particulièrement bien écrit.
"La haine et l'incommensurable amour comme deux rives opposées du fleuve de son ambivalence."
"Que la lumière ait aussi sa part d'ombre, après tout, lui semble un juste retour des choses."
Si j'ai donc préféré le roman d'Amélie Antoine, pour son côté thriller davantage prononcé, pour son déroulé plus implacable ou simplement parce qu'il s'agissait du premier et a permis d'éviter toute impression de redondance, les deux demeurent intrinsèquement liés et proposent une expérience littéraire inédite à côté de laquelle il serait dommage de passer.
Quel que soit celui par lequel vous choisissez de commencer, même si votre lecture sera indépendante, il serait dommage de ne pas laisser de chance au second, à ses similitudes comme à ses différences. Peut-être toutefois en laissant passer quelques semaines entre les deux.
En tout cas, sincèrement, bravo mesdames pour l'initiative et l'originalité de ce projet très abouti.
De la première à la dernière ligne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          257
sonfiljuliesuit
  14 novembre 2017
Je remercie Solène Bakowski et Amélie Antoine pour leur confiance et la faveur qu'elles m'ont faite en me permettant de découvrir leurs livres avant leur sortie officielle. J'ai tout de suite été emballée par ce projet et son originalité. Un pari osé qui entraine le lecteur dans deux lectures parallèles, deux romans qui débutent de la même manière, mais qu'un événement vient chambouler. La vie d'une famille sera bouleversée, mais surtout la vie de des deux soeurs jumelles, qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau… Mais jusqu'où la ressemblance peut-elle aller
Dans la version d'Amélie Antoine, "Sans elle", par laquelle j'ai commencé, une des jumelles, disparaît le soir du 14 juillet, sa soeur va apprendre à vivre seule « sans elle »
Dans la version de Solène Bakowski, "Avec elle", le fameux soir du 14 juillet, un lacet fera basculer la vie de cette famille, toujours un drame mais les jumelles grandissent ensemble, s'aiment, se détestent tout à la fois…
Deux versions aussi passionnantes l'une que l'autre, qui peuvent parfaitement se lire indépendamment, mais cette lecture simultanée apporte une saveur toute particulière, car les deux récits, même s'ils sont différents sont complémentaires, au point que parfois les plumes de ces deux auteurs se confondent comme pour n'en faire qu'une.
La question qui se posera, obligera le lecteur à une introspection : « Et si j'avais fait ça au lieu de cela ? Si un seul détail de ma vie avait été différent… Est-ce que ma vie aurait été identique ?
La plume de Solène Bakowski me fascine toujours autant. A chaque fois que je plonge dans un de ses livres, je suis Bouleversée par sa vision de l'être humain, pas son analyse de la psychologique face aux drames qui jalonnent les vies de ses personnages. Des personnages qu'elle rend vivants tellement ils nous ressemblent et tellement le lecteur peut transposer leur vécu au notre.
« Avec elle » ne déroge pas à la règle des écrits de qualité et sa plume reste aussi incisive, directe et parfois poétique que dans ses autres écrits.
J'ai eu le plaisir de découvrir la plume d'Amélie Antoine que je trouve plus manipulatrice avec son lecteur avec une écriture plus directe. Elle prend moins de gants pour amener les choses et nous plonger dans l'horreur d'une enquête dans laquelle les parents et leur relation sera disséquée, au point que le doute s'immisce entre eux... le doute le pire ennemie face à une disparition d'enfant... Une mère à bout de force, la nervosité est palpable avec une atmosphère à découper au scalpel tellement elle est lourde et nous prend dans un étau pour nous étouffer..
Le lecteur va suivre cette famille sur une dizaine d'année... Une dizaine d'année qui seront horribles et qui seront l'antre de la chute du couple qui ne pourra résister ... Comment se construire lorsque sa soeur jumelle disparait ... Comment une petite fille se construit lorsqu'elle grandit dans l'ombre de "l'enfant aimé", Tout est disséqué avec brio, au point que l'on ne peut sortir indemne de ce genre de lecture qui touche à l'amour viscéral que l'on porte à son enfant... Comment continuer à vivre ? Survivre... Pour l'enfant qui reste... Qui devient une victime et otage des sentiments de culpabilité, otage du film que l'on se refait en boucle...
La vie ne tient pas à grand-chose… La vie peut basculer le jour où l'on prend le temps de faire un lacet… Un lacet, comme l'image du fil sur lequel s'étire la vie … le fil de la vie est tellement tenu… Tellement mince… Qu'il nous arrive de nous répéter inlassablement : « Et si je n'avais pas fait ça… Et si j'avais fait ça… »
Cette sensation que la vie a pris une tournure différente, que ce moment précis a fait basculer, reste vivace toute une vie au point d'affecter tous nos actes… Avec Solène Bakowski, je suis souvent ramené à mes propres choix… Sa plume me transporte et m'oblige à un retour en arrière. On pourrait penser que cela se fait dans la douleur, mais l'acceptation fait partie du processus de guérison et accepter que la vie puisse basculer en une fraction de seconde, permet de ne pas vivre dans les regrets…
Avec Amélie Antoine, j'ai vécu intimement l'enquête, la chute de cette famille qui ne peut se reconstruire. J'ai par moment eu l'impression de vivre au côté de cette famille et d'être spectatrice ... Un peu comme une petite souris qui voudrait se faire discrète mais qui continue à venir voir ce qui se passe pour ne pas en perdre une miette...
Ici la gémellité prend une place importante, mais surtout la question de la relation fusionnelle qui peut exister entre les deux. Les relations entre jumeaux sont-elles aussi parfaites que ce que le mythe laisse penser. N'y a-t-il pas un jumeau qui prend le dessus ? Un jumeau souffre-douleur de l'autre ? Un jumeau manipulateur ?
J'ai particulièrement apprécié la relation entre ces soeurs jumelles, on sent un réel travail de fait sur les relations gémellaires. le mythe tombe et enfin deux personnalités distinctes sont présentent et les jumelles sont tour à tour, amies, ennemies, dominante dominée. Avec la possibilité de se dissocier complètement et de construire sa propre personnalité... Une personnalité qui ne sera pas dans l'ombre de l'une... Mais cela peut-il se faire en présence des deux ?
Les oppositions entre les soeurs, avec leurs sentiments contradictoires, la violence qui caractérise les relations fraternelles, qui n'est pas réservée à la gémellité. Tout est abordé avec talent et retenue. La haine, l'amour, la violence.
Dans avec elle de Solène Bakowski, La place des parents est assez confuse… le père a une place assez effacée et la mère semble ne pas trouver sa place dans cette relation, au point de parfois les confondre… Oublier qu'elles sont deux… Et ne créer une relation qu'avec une…
Dans cette relation, chaque parent doit trouver sa place pour l'équilibre… du couple gémellaire mais aussi parental…
Alors que le couple parental est assez proche dans "sans elle", même si la relation s'étiole au fil des années, au fil des espoirs ...
Une expérience de lecture qui m'a chamboulé, tant par les intrigues que par la manière que ces auteurs ont abordé des sujets qui m'ont remué les tripes. La perte d'un enfant... La famille qui se disloque... C'est de l'art à l'état pur avec des plumes aussi addictives et talentueuses l'une que l'autre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
titiseb77
  17 février 2018
Deux femmes écrivaines décident de mettre leurs talents en commun pour écrire chacune un livre complémentaire de celui de l'autre. Nous avons d'un côté Amélie Antoine qui écrit Sans elle et Solène Bakowski qui écrit Avec elle, les couvertures sont les mêmes, deux petites filles faisant une ronde, l'une d'elle est floutée sur une couverture tandis qu'il s'agit de l'autre petite fille pour l'autre couverture. Les personnages sont les mêmes, l'histoire commence exactement pareil, un fameux 14 juillet, un feu d'artifice est tiré dans la ville de Quesnoy dans le Nord, et Patricia, la mère y assise accompagnée de sa fille Jessica, pendant que la jumelle de Jessica, Coline reste à la maison avec Thierry, le père, car elle a fait une bêtise et est donc punie de feu d'artifice. S'ensuivent deux histoires complètement différentes, autant j'ai dévoré Sans elle, qui m'a tenu en haleine du début à la fin, et m'a plus que surprise à la fin, autant, je n'ai que moyennement apprécié Avec elle, que j'ai trouvé beaucoup trop plat, sans grande surprise, et assez répétitif.
Je ne connaissais aucune de ces deux auteures, mais on a le sentiment que c'est la même main qui a écrit les deux livres, tellement le style est similaire, en revanche, j'ai eu le sentiment que tout venait de Amélie Antoine, que c'est elle qui a proposé les grandes lignes et qu'elle avait déjà son histoire inscrite dans la tête, mais peut-être que c'est l'inverse qu'il s'est produit, cela n'engage que moi et il ne s'agit juste que de mon ressenti.
Les personnages sont très plaisants, les scènes vécues sont toutes crédibles, on n'a pas le sentiment d'être devant du surfait, ce livre a juste manqué de suspense à mes yeux mais je tenterai d'autres livres de cette auteure car elle a une plume très agréable, son style m'a plu, j'ai juste manqué de curiosité concernant cette histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
stokely
  22 février 2018
Je découvre l'auteur avec cet écrit l'idée d'un roman miroir pour lequel un événement peut tout chambouler m'a séduite d'entrée.
J'ai aimé suivre les jumelles Coline et Jessica, leurs parents, leur grands-parents, leur enfance, leur adolescence, leur insouciance durant leurs premières années d'enfance et puis l'adolescence plus compliquée pour ces deux jeunes filles.
Car celle-ci sont jumelles mais elles sont très différentes au niveau du caractère et Jessica attirant beaucoup plus la lumière que sa soeur Colline.
Une simple punition un soir du 14 juillet va bouleversé le cour du destin pour la famille. Jessica va se rendre au feu d'artifice avec sa mère pendant que Colline est puni et restera à la maison avec son père. La petite Jessica s'éloigne quelques instant de sa mère pour voir le marchand qui vend des colliers fluorescent, elle va tomber en chemin à cause d'un lacet dénoué.
Ce détail si infime va avoir de grande répercussion sur la famille Simoëns, j'ai aimé suivre ce récit de vie dramatique, je n'ai à aucun moment du récit ressenti de lassitude et j'ai voulu voir jusqu'où la relation chaotique entre les jumelles pouvaient aller.
Une très belle découverte de l'auteur Solène Bakowski pour moi, j'ai hâte de lire ses précédents livre qui sont dans ma Pile à lire, j'ai également hâte de lire la version d'Amélie Antoine.
Très bon point donc une lecture addictive et la psychologie des jumelles est particulièrement soignée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
coquinnette1974
  10 janvier 2018
Quand j'ai vu que net galley mettait sur son site, en partenariat avec Bookelis (plateforme d'autoédition en ligne) le roman Avec elle de Solène Bakowski je n'ai pas hésité une seule minute à le demander, sautant de joie quand ma demande a été acceptée :)
J'ai profité de mes vacances pour le lire presque d'une traite, ne le lâchant que tard hier soir.
Avec elle a une particularité, il existe un autre roman qui donne une autre version de l'histoire. Son nom : Sans elle de Amélie Antoine. Que je possède également, et dont je vais vous parler très bientôt :)
Avec elle c'est l'histoire de Jessica et Colline, des jumelles de six ans. Nous sommes le 14 juillet 2004, Colline est punie et va rester avec son père à la maison pendant que sa maman et Jessica vont aller au feu d'artifice.
Jessica va rentrer à la maison avec sa maman, laquelle a vécue quelque chose ce soir là..
Que ce serait t'il passé si les choses avaient été différentes ?
Si un lacet n'était pas défait, une petite fille n'était pas tombé ?
Et si.. Et si...
Bien sur on ne le sera jamais et dans cette version ci, les deux fillettes restent ensemble, pour le meilleur ou pour le pire.
Jessica si jolie, Colline un peu moins..
Jessica si volubile, Colline un peu moins..
Jessica si solaire, Colline un peu moins..
Et les parents qui s'éloignent, et les fillettes toujours aussi proches, du moins en apparence...
Avec elle est un excellent roman, que j'ai dévoré, et qui m'a toutefois laissé un goût amer en bouche.
On croit toujours que des jumelles sont forcément amies, qu'elles s'adorent et ne se feraient pas de mal. Mais en fait, est ce vrai ?
Avec elle m'a remué, et m'a évidemment envie de découvrir la version où la jumelle ne revient pas du feu d'artifice et dont je vous parlerais très bientôt.
Je mets cinq étoiles pour ce roman qui m'a fait découvrir Solène Bakowski, dont j'ai beaucoup aimé la plume.
Je suis ravie de ma découverte, nous avons ici un très bon roman, qui fait froid dans le dos, car c'est la vie tout simplement, mais une vie que nous n'aurions pas forcément imaginé ainsi pour deux si jolies petites filles, si identiques...
A lire, sans hésiter :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   22 février 2018
Ce garçon, elle en rêve. Jamais auparavant elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi fort. Elle ne pensait pas que c'était possible, tant de sentiments pour une seule personne. A présent, elle comprend les textes de la littérature que le professeur de lettres cite à tout bout de champ, d'ailleurs elle les dévore, s'extasiant de ce que tous les être humains puissent éprouver, depuis la nuit des temps, cette fulgurance de désir et d'amour. Doutant, dans le même temps, qu'un seul être sur la Terre ait jamais pu endurer un trouble si immense ; c'est si fort, si fort, que la planète ne suffirait pas à contenir tant de passion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
AntyryiaAntyryia   22 novembre 2017
Pourquoi le malheur s’imprime-t-il davantage que les instants de félicité ? Pourquoi ne garde-t-on que ce qui fait mal ?
Commenter  J’apprécie          222
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Tous les matins, elle s’extirpe d’une nuit poisseuse en pensant que c’est dégueulasse, que le destin est une belle ordure, qu’elle aurait mieux fait de se casser une patte plutôt que de se rendre à ce maudit feu d’artifice du 14 juillet, que si Jessica s’était montrée moins têtue et avait accepté d’attendre deux secondes le temps qu’elle lui refasse ses lacets, elle ne se serait pas écroulée sur Enis et on n’en serait pas là. C’est bien simple, depuis que son amant n’est plus dans sa vie, elle croupit dans la mélancolie et l’aigreur. Sa dépression est une affliction sans entracte. Elle ne voit dans sa vie qu’une suite de mauvais choix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
La plupart du temps, on oublie Coline. À tout juste six ans, celle-ci n’en prend pas ombrage. Elle ressent vaguement qu’elle n’occupe pas la même place que sa sœur, mais puisque cela remonte à aussi loin qu’elle s’en souvienne, c’est un état de fait qu’elle a intégré et contre lequel il ne lui serait pas venu à l’idée de lutter. Parce qu’elles sont toujours ensemble. Et que la question ne se pose pas. Ou plutôt, ne se posait pas, jusqu’à il y a deux jours. Car Coline conserve un souvenir cuisant de cette nuit sans sa jumelle, cette nuit qui a vu, l’espace de quelques heures, la possibilité de destruction d’un lien qu’elle pensait indéfectible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Il faut dire que deux enfants d’un seul coup, ça donne du boulot. Patricia n’avait rien demandé, c’était tombé comme ça ; ces choses-là, on ne les choisissait pas, ça vous rendait heureux la plupart du temps mais c’était aussi sacrément épuisant, parce qu’il fallait tout gérer, en double, tout le temps. Enfin, elle ne se plaignait pas, non non, bien sûr, c’était un cadeau, deux petites filles identiques, mais voilà, elle se surprenait parfois à se demander ce qu’aurait été sa vie si elle n’en avait eu qu’une, si elle aurait le temps de se maquiller un peu plus, de faire les magasins plus souvent, de sortir davantage avec son pompier de mari.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Solène Bakowski (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Solène Bakowski
Solène Bakowski vous parle de son roman Un Sac, paru en janvier aux éditions Milady.
autres livres classés : gémellitéVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1259 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .