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ISBN : 1549704400
Éditeur : Auto édition (09/11/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

« Alors, voilà : Coline est sol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  23 novembre 2017

Et si Obélix n'était pas tombé dans la potion magique quand il était petit ?
Et si Meursault avait éprouvé de la tristesse lors de l'enterrement de sa mère ?
Et si Mary Crane n'avait pas fait halte au motel de Norman Bates ce soir-là ?
Et si Hercule Poirot avait voyagé jusqu'à Istanbul plutôt que de prendre l'Orient-express pour rentrer à Londres ?
Ces versions alternatives d'Asterix, des romans d'Albert Camus, de Robert Bloch ou d'Agatha Cristie n'existent bien sûr pas. Les exemples pourraient être multipliés à l'infini : Quand un auteur propose une histoire, elle est figée et il faut accepter que les évènements se déroulent d'un bout à l'autre comme ils nous sont racontés. Vous n'aurez pas d'autre début, pas d'autre fin. Il n'y a pas de marche arrière possible.
Un peu comme dans la vraie vie.
Et si Patricia avait pris la peine de renouer le lacet de sa fille Jessica le soir du 14 juillet 2004 pendant le feu d'artifice du Quesnoy ?
C'est là que réside une grande partie de l'originalité des romans d'Amélie Antoine et de Solène Bakowski. Si leurs deux histoires commencent à l'identique, c'est ce petit détail qui va tout changer.
"Difficile de croire que le destin ne tient qu'à un lacet défait."
Jessica, six ans, disparaîtra ce soir-là dans la version Sans elle de la Lilloise. le drame plongera sa famille dans la douleur, la suspicion, le chaos. C'est le point de rupture après lequel plus rien ne sera pareil. La soeur jumelle, Coline, devra apprendre à grandir sans son double, accablée d'une infinie solitude tandis que ses parents, après avoir fait front commun, se déchirent.
Dans Avec elle, le lacet entraînera la chute de Jessica et l'empêchera de s'éloigner de sa mère.
Au lieu d'avoir une version tragique, nous voilà donc promis à une issue obligatoirement heureuse puisque le cauchemar familial sera cette fois épargné à la famille Simoëns.
Sauf que penser que Solène Bakowski va opter pour une version optimiste serait mal la connaître.
A croire que cette famille est maudite, quelles que soient les circonstances.
Parce que ce soir-là, les jumelles ont pour la première fois une raison d'être fâchées : Jessica n'a pas assumé sa part de responsabilités et seule sa soeur a été punie pour une bêtise commise à deux.
Parce que ce soir-là, la maman Patricia va faire une rencontre avec un homme qui va l'attirer irrémédiablement et ce sera le premier pas vers la défragmentation de la famille.
Et parce que quelques semaines plus tard, les jumelles iront comme prévu chez leurs grands-parents paternels en Normandie, et que Coline y sera responsable d'un tragique et malencontreux accident. Et si Jessica promets de garder le secret sur ce crime, la relation entre les deux jumelles deviendra irrémédiablement différente. Coline va basculer sous la coupe d'une soeur qui n'aura de cesse de la manipuler. D'autant plus que Jessica est convaincue que leur mère s'apprête à abandonner l'une d'entre elles, ce qui provoque chez elle le besoin de briller et de devenir indispensable.
Et peu importe le sort de Coline.
"S'il n'en restait qu'une, leur maman serait plus disponible, plus heureuse aussi, et ils s'énerveraient moins."
Ainsi, les similitudes des deux romans ne s'arrêtent pas seulement aux personnages, dont le cercle commun permet de donner une cohérence supplémentaire aux deux histoires tout en impliquant parfois les protagonistes de façon très différente.
Pour des raisons sensiblement différentes, comme pour illustrer la notion de destin, les trames d'Amélie Antoine et de Solène Bakowski vont se rejoindre à plus d'un titre.
Les parents amoureux vont pourtant voir dans les deux cas leur couple se dissoudre peu à peu, pour des raisons totalement différentes.
Et au lieu d'être dans l'ombre de sa soeur disparue, Coline sera cette fois effacée par une Jessica plus belle, plus assurée, et toujours au centre des attentions.
"Dans l'ombre. Dans l'ombre. Toujours et à jamais."
Tandis qu'elle sera condamnée à la solitude, invisible et honteuse.
"Comment être seule quand on n'a jamais appris ? Sans sa jumelle, elle n'est rien. Sans les autres, décidément, elle n'est qu'une coquille vide."
Et c'est cette relation ambiguë qui va cette fois servir de fil conducteur au roman, cette alternance d'amour, de haine ou d'indifférence qui va tour à tour unir ou séparer deux jumelles si peu ressemblantes.
Et le plus souvent, un subtil mélange de ces sentiments contradictoires.
"Quand sa soeur n'est pas là, le manque est faramineux. Quand elle est là à ses côtés, elle la hait autant qu'elle l'aime. Et elle se déteste. Alors comment vivre quand on est écartelé ?"
C'est d'ailleurs étonnant que la gémellité soit ici abordée sous l'angle de la différence plutôt que sous celui des similitudes. Malgré le partage des chromosomes, la personnalité et le physique de Jessica écrasent totalement ceux de Coline.
Qui malgré quelques velléités de rébellion se rappellera toujours que sa soeur a protégé son secret et espérera en vain que leur relation retrouvera sa complicité d'antan.
Mais que Jessica disparaisse âgée de six ans ou grandisse avec sa soeur, Coline ne parviendra jamais à s'imposer et arrivera toujours en seconde position.
Solène Bakowki n'a pas hérité du sujet le plus facile. Là où le point de rupture était net dans le roman d'Amélie Antoine, Sans elle, permettant au roman de prendre en partie une trajectoire policière, Avec elle évolue plus subtilement, plus sournoisement encore.
Le malaise grandit au fur et à mesure, mais il est moins convaincant, les réactions des protagonistes paraissent parfois moins logiques ou en tout cas sujettes à interprétation là où Amélie Antoine déroulait son implacable schéma.
Ici, on ressent davantage quelques longueurs, l'histoire ayant une tendance à se répéter au fur et à mesure que s'écoulent les années, illustrant le même propos de différentes façons.
J'ai surtout ressenti un problème de construction durant ma lecture. Très vite, on comprend que Coline est coupable d'un crime alors qu'âgée de six ans, elle passait ses vacances chez ses grands-parents. Les références à ce meurtre reviennent sans cesse, véritable leitmotiv dont il est question encore et encore dans un grand nombre de chapitres. Mais de quel acte impardonnable parle-t-on réellement ? On n'en sait rien pendant trop longtemps, au point d'être convaincu d'avoir raté un passage. Mais non, les évènements restent volontairement flous jusqu'à nous être révélés à mi-livre, peut-être pour ménager un certain suspense. Je n'ai pas compris ce choix de l'auteure, qui perturbe la lecture dans la mesure où la confrontation des jumelles est profondément liée à ce drame dont nous ne prendrons connaissance que tardivement, restant dans un flou artistique assez dérangeant dans l'intervalle, ignorant des enjeux.
Pour ces raisons, même si les deux romans sont indissociables et que le schéma d'ensemble ne se dégage qu'à la seconde lecture, j'ai quand même eu une préférence pour celui d'Amélie Antoine qui a réussi à m'emporter d'un bout à l'autre.
Pour autant, j'ai apprécié ma lecture.
Retrouver les mêmes personnages dans chacun des livres, qu'ils soient principaux ou secondaires, est à chaque fois comme un clin d'oeil.
Parfois leur rôle est similaire, parfois ils évoluent différemment ou interviennent là où on ne les attendait pas.
L'impact de Jessica, absente ou présente, a des répercussions insoupçonnées dont on s'amuse parfois et qui plus souvent nous serrent le coeur. C'est une réelle expérience que cette double lecture, qui permet de ne pas avoir à dire au-revoir immédiatement aux personnages que l'on a appréciés, qui nous font découvrir d'autres facettes de leurs personnalités. On s'interroge sur ceux dont le destin sera quoiqu'il arrive immuable tandis qu'un grain de sable pourra au contraire totalement modifier le futur d'autres protagonistes.
Et ils ne nous laissent que rarement indifférents, parce qu'ils nous ressemblent. Même Jessica, qui incarne la petite peste hautaine par excellence, trouve parfois grâce à nos yeux lors de ses quelques actions qui n'ont rien d'intéressé. Quant à Coline, de par son mal-être et sa souffrance, souvent victime d'injustices, toujours bienveillante et prête à pardonner, elle suscite énormément d'empathie.
"Elle était l'éternelle seconde, le brouillon, la ratée, quand Jessica était l'intouchable icône."
Et c'est pareil pour chacun des personnages, qu'on accompagne en approuvant ou non leurs attitudes et qui ont tous leur rôle à jouer, qu'il s'agisse du grand-père atteint d'Alzheimer, des cousins, de l'instituteur de CM2 et de bien d'autres encore.
L'écriture de Solène Bakowski est en outre vraiment belle, et confirme le talent littéraire que j'avais découvert dans Un sac. Parfois, ses phrases
frôlent la poésie, et magnifient encore un texte déjà particulièrement bien écrit.
"La haine et l'incommensurable amour comme deux rives opposées du fleuve de son ambivalence."
"Que la lumière ait aussi sa part d'ombre, après tout, lui semble un juste retour des choses."
Si j'ai donc préféré le roman d'Amélie Antoine, pour son côté thriller davantage prononcé, pour son déroulé plus implacable ou simplement parce qu'il s'agissait du premier et a permis d'éviter toute impression de redondance, les deux demeurent intrinsèquement liés et proposent une expérience littéraire inédite à côté de laquelle il serait dommage de passer.
Quel que soit celui par lequel vous choisissez de commencer, même si votre lecture sera indépendante, il serait dommage de ne pas laisser de chance au second, à ses similitudes comme à ses différences. Peut-être toutefois en laissant passer quelques semaines entre les deux.
En tout cas, sincèrement, bravo mesdames pour l'initiative et l'originalité de ce projet très abouti.
De la première à la dernière ligne.
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Ziliz
  10 mars 2018
Avec ou sans. En avoir ou pas. Des frères/soeurs, et tout ce qui va avec : compagnie, complicité, mais aussi rivalité, jalousie, difficulté à trouver sa place dans la famille et en société...
Coline a de la chance : elle a une soeur jumelle, Jessica.
Coline n'a pas de chance : cette frangine est 'PLUS TOUT' qu'elle. Plus coquette, plus délicate, plus sage, plus posée, plus lumineuse. Depuis toujours.
Qui aimerait vivre ainsi dans l'ombre ? On part mal dans la vie, en ressemblant autant à une merveilleuse petite poupée angélique, tout en étant si différente... D'autant que Jessica est en réalité une petite peste manipulatrice, mais Coline - qui en fait souvent les frais - est la seule à s'en rendre compte.
Deux thrillers parus en même temps, mettant en scène la même famille, mais agitée par des drames différents.
Solène Bakowski est l'auteur de 'Avec elle', Amélie Antoine de 'Sans elle'.
J'ignore encore quelle fut l'idée de départ, quelles furent les consignes, je m'amuse à rédiger mes avis sur chacun de ces romans avant de découvrir les coulisses de ce travail intéressant, je garde le suspense jusqu'au bout.
Quoi qu'il en soit, on trouve des éléments communs tout au long des deux ouvrages, comme les miettes de pain semées par 'Hansel & Gretel', ce conte que Coline affectionne tant. On y trouve aussi des enfants 'abandonnés' par leurs parents, d'ailleurs.
J'avais choisi 'Avec elle' lors de l'opération Masse Critique Babelio du 17/01, tandis que Sandrine (SD49) postulait pour 'Sans elle'. On devait se les prêter après découverte. Mon ouvrage s'est perdu, le sien est arrivé à temps, notre projet de lecture commune a un peu capoté.
C'est l'exemplaire de Sandrine qui est arrivé en premier dans ma BAL (merci !), j'ai donc lu 'Sans elle' avant 'Avec elle'. J'ai beaucoup aimé la sensibilité d'Amélie Antoine et son intrigue douloureuse, mais j'en reparlerai dans un autre billet.
Et c'est peut-être ce qui a terni ma lecture de ce 'Avec elle' ? Comparé à l'autre, ce roman m'a semblé répétitif et long, moins poignant et moins subtil. Les personnages sont plus caricaturaux - où est ce papa si fort, si doux, si rassurant qu'Amélie Antoine décrit à la perfection ? de quoi se plaint cette mère qui a la chance...
Bref, il est bien difficile de donner un avis sur cette lecture, parasitée par l'autre volet du diptyque qui m'a beaucoup plus touchée, et je m'en veux de comparer ainsi deux auteurs.
J'avais pourtant admiré le talent de Solène Bakowski à deux reprises ('Un sac', 'Parfois on tombe')...
• Merci à Babelio et à Amazon.
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frconstant
  21 mars 2018
« Avec elle » et « Sans elle », deux faces d'une même histoire de famille … à ceci près que ‘Si le lacet n'avait pas été renoué…' que se serait-il passé ?
Pari un peu fou ? Défi lancé entre copines ? Jeux d'atelier d'écriture ? Idée de marketing d'un éditeur ? Allez savoir le moteur réel de ce coup double tenté - et réussi - par Solène BAKOWSKI qui signe « Avec elle » et Amélie ANTOINE à qui on doit « Sans elle ».
La règle du jeu est simple : une même famille ordinaire qui évolue au quotidien comme tant d'autres. Les jours s'enchaînent, la banalité des actions qu'impose l'existence ne soulève aucune question relative à ce qui aurait pu se passer si, en lieu et place de la décision intuitive prise, son contraire avait été retenu.
Ayant, il y a peu, apprécié le livre « Une bonne intention » de Solène BAKOWSKI, j'ai retenu, au recto, « Avec elle » et j'ai envoyé au verso le « Sans elle » de sa complice en écriture Amélie ANTOINE. Que se serait-il passé dans ma tête si, auparavant, j'avais plutôt fini de lire un livre de cette dernière ? Aurais-je mieux, moins bien apprécié ces romans ? Allez savoir !
Le recto n'étant jamais que le verso de ce dernier, il me fallait commencer par un des deux. J'ai choisi ‘avec' … tout en me disant que c'est comme avec les jours, il y en a avec et d'autres sans. Et les jours sans, il faut faire avec !
Me voici donc à l'entame d'une histoire banale. Patricia et Thierry, mariés, ont deux enfants, Jessica et Coline. Particularité, elles sont jumelles. L'une est donc l'autre mais doit s'en défendre si elle veut exister. Et si, l'autre s'éloigne, se dérobe, esquive et vit sa vie, l'une n'existe plus.
Solène BAKOWSKI va nous balader, depuis la petite enfance des jumelles jusqu'à leur majorité, oscillant entre la délicieuse odeur de la tarte aux pommes de Mammy et la répugnance d'une pomme pourrie, ramassée puis jetée avec dégoût. La vie se forgera sur le mensonge, l'amour, la haine, la complicité et la manipulation, le secret à garder et la trahison, l'engagement ferme à modifier la trace, la non-tenue de ce dernier. Bref, cette histoire de vie, de mort est celle décrite à travers le prisme d'une gémellité qui insiste davantage sur les tensions, les affrontements, les inter-dits entre les deux soeurs que sur leur ressemblance, les affinités ou la pensée unique souvent décrites comme les caractéristiques définissant des jumeaux. le thème est intéressant et l'auteure le décline aux différents âges des deux soeurs ce qui offre une fresque, un peu caricaturale à mes yeux, de la vie des jeunes à notre époque.
L'écriture de Solène BAKOWSKI est simple, détaillée. Ce qui, de prime abord, facilite le travail de compréhension du lecteur. Mais, à force de tant détailler chaque étape de vie, chaque point de vue de l'une puis de l'autre (à moins que ce ne soit l'inverse), il y a une certaine lourdeur qui s'installe dans le récit qui, sans être un thriller, pouvait au moins revendiquer d'être haletant. Mais on finit par se dire qu'on sait ce qu'on va lire, qu'on a compris, que ces tensions ont déjà été maintes fois proposées au lecteur… bref, que l'histoire n'avance pas, pas beaucoup, pas assez ! Si la psychologie des personnages paraît juste, les mises en tension bien observées, bien décrites, le rythme du récit ne tient pas - ou pas assez – en haleine. Dommage.
Reste une histoire à découvrir, ne fusse que pour s'interroger sur la gémellité, cet état de jumeaux que, par ailleurs, nous portons tous pour une part en nous, partageant notre vie avec celui qui agit et celui qui pense. L'acteur et le penseur, au plus profond de nous-mêmes s'attirent, se distancient, fondent leur vérité sur l'autre, tendent d'y échapper et donneraient leur vie pour que l'autre subsiste. Et puis, de surcroît, ce livre interroge la vie, le lecteur sur bien des aspects de notre époque : la fidélité, l'éducation, les drogues, la liberté, le poids du mensonge … A lire, donc, à réfléchir !
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Gwen21
  25 février 2018
Roman miroir de "Sans elle" d'Amélie Antoine que j'avais vraiment beaucoup apprécié, "Avec elle" de Solène Bakowski m'a moins emballée. Peut-être ai-je eu tort d'enchaîner ces deux livres qui se veulent deux interprétations à partir d'un même point de départ ? Toujours est-il que si "Sans elle" m'a fait frisonner, "Avec elle" m'a plutôt ennuyée.
Déjà, côté écriture, je trouve qu'on est un petit cran en dessous d'Amélie Antoine ; côté narration, on n'est plus sur une ambiance de thriller avec le stress généré par la disparition inexpliquée d'une fillette, mais davantage sur l'étude psychologique d'une relation gémellaire, avec tout ce que cela comporte de fusion et de compétition (très présente ici).
Complicité, amitié, amour, jalousie, haine... autant de sentiments qui m'ont pour la plupart semblé un peu trop exacerbés dans ce récit pourtant rondement mené. Avec ce concept original de romans "jumeaux", on ne peut faire autrement que se poser la question suivante : "Aurais-je plus apprécié celui-ci si je l'avais lu en premier ?"
A découvrir quand même.

Challenge PAVES 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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isabelleisapure
  31 mars 2018
Ce livre a l'originalité d'être le miroir du superbe et douloureux « Sans elle » d'Amélie Antoine.
Après une première partie identique, Solène Bakowski imagine une toute autre histoire pour la famille.
Dans le roman d'Emilie Antoine, Patricia renouait le lacet de sa fille avant de la laisser courir vers l'objet qu'elle convoitait et l'enfant disparaissait à jamais sans laisser la moindre trace.
Cette fois-ci, la maman, agacée par la fillette la laisse s'éloigner avec le lacet défait, ce qui provoque rapidement sa chute. Jessica rentrera à la maison avec sa maman retrouver Coline qui est punie et son papa.
En partant d'un détail infime, les deux histoires sont très différentes, « Avec elle » s'attarde sur le délitement d'une famille et sur la rivalité entre jumelles.
J'ai été particulièrement intéressée par les caractères de Jessica et de Coline que nous suivons pendant une dizaine d'années.
Jessica prend rapidement l'ascendant sur sa soeur, profitant d'une faute que cette dernière a commise lors des vacances chez les grands-parents pour lui imposer ses désirs, l'enfonçant peu à peu dans une écrasante culpabilité.
Deux soeurs tellement semblables et tellement différentes. Je me suis attachée à Coline, la plus faible, la plus vulnérable.
Jessica m'est apparue comme une petite pimbêche prête à tout pour devenir et rester la préférée de tout le monde.
Peu à peu le malaise s'installe, la tension monte, on se doute qu'un drame va arriver.
Solène Bakowski excelle dans l'art de décortiquer les sentiments humains, elle n'hésite pas à nous présenter ses personnages sous leurs jours les plus noirs que ce soient les parents ou les enfants.
Ce roman a été une agréable lecture même si je lui ai nettement préféré le roman d'Emilie Antoine " Sans elle ".
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
ChrichrilectureChrichrilecture   10 mars 2018
Elle a trouvé un type de Terminale, comme elle, Loïc, pour lequel elle ne nourrit aucun sentiment mais avec qui elle a perdu sa virginité un dimanche matin, sans envie, sans entrain, sans douleur, parce qu’il fallait bien s’y coller et se mettre au diapason de Jessica. Leur histoire s’est arrêtée là : il l’a appelée trois fois, elle n’a pas décroché, il s’est lassé, l’épilogue s’est écrit en mode mute, sans fracas, sans passion. Et la vie a repris son cours, la déception d’une étreinte charnelle médiocre en plus.
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Gwen21Gwen21   22 février 2018
Ce garçon, elle en rêve. Jamais auparavant elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi fort. Elle ne pensait pas que c'était possible, tant de sentiments pour une seule personne. A présent, elle comprend les textes de la littérature que le professeur de lettres cite à tout bout de champ, d'ailleurs elle les dévore, s'extasiant de ce que tous les être humains puissent éprouver, depuis la nuit des temps, cette fulgurance de désir et d'amour. Doutant, dans le même temps, qu'un seul être sur la Terre ait jamais pu endurer un trouble si immense ; c'est si fort, si fort, que la planète ne suffirait pas à contenir tant de passion.
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ChrichrilectureChrichrilecture   26 février 2018
Les points brillants ont maintenant disparu. Pour elle, plus rien ne scintille. Devant ses yeux danse une fillette. Elle a six ans et elle va à un feu d’artifice. Elle a revêtu sa plus belle robe et elle empeste le parfum. Pendant ce temps, une autre petite fille se morfond dans un bain froid. Elles sont identiques, jusqu’à ce que le visage de l’une d’elles se dissolve dans un nuage d’encre. Elle hurle dans le silence. Personne ne l’entend.
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ZilizZiliz   13 mars 2018
Ce dîner est une réussite. Parce que les émotions sont exacerbées, tout le monde passe du rire aux larmes. [Les ex] parviennent à mettre de côté leurs différends et leur rancune. [...] A peu de choses près, on peut retrouver dans le couple de ce soir celui de la photographie, quand les deux tourtereaux posaient, ivres de bonheur, au début de leur idylle. [Les filles], qui avaient oublié que leurs parents, un jour, s'étaient aimés, oublient à présent qu'ils ne s'aiment plus. A la table d'à côté, une jeune femme et un jeune homme les considèrent avec envie : plus tard, on sera comme eux, on aura des enfants beaux comme le jour et on sera heureux. S'ils savaient...
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ZilizZiliz   11 mars 2018
V. est de ces gens qui aiment prononcer des phrases à double sens. Qui aiment susciter le trouble chez leurs interlocuteurs. Il n'est pas méchant. Au contraire, il est même plutôt sympathique, malgré l'introversion qu'il cultive. Ce garçon-là est une énigme, y compris pour les autres membres du groupe. Le peu de mots qu'il prononce paraît être savamment pesé. Il semble ne rien laisser au hasard, jamais.
[...]
Le fait qu'il parle peu, et jamais pour ne rien dire à la différence des autres adolescents qui passent leur temps à plastronner et à jacasser, le rend plus intéressant à leurs yeux.
(p. 287-288)
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Videos de Solène Bakowski (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Solène Bakowski
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