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ISBN : 2266244779
Éditeur : Pocket (05/03/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
24 000 km en courant de l'Alaska aux confins de l'Argentine en un an et demi, telle est l'incroyable aventure vécue par Jamel Balhi à travers le continent américain.
D'Anchorage à Ushuaia, la route panaméricaine lui a ouvert le Nouveau Monde, et ses habitants leur demeure : Indien kamloop d'une réserve canadienne, pompiers de l'Amérique profonde, paysannes quechua de l'Altiplano bolivien..., des hommes et des femmes fascinants, et une traversée hors du commun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Pippolin
  07 novembre 2018
Jamel Balhi a parcouru 24.000 kms en courant, de l'Alaska à la pointe sud de l'Argentine. L'exploit n'est pas mince et méritait bien un livre.
Jamel Balhi a donc couché ses impressions au fil de ses foulées. Altruiste, il a préféré évoquer ses rencontres, le sentiment que lui inspirait tel ou tel village, les conditions de vie des autochtones plutôt que ses sensations, sa fatigue physique ou la durée de ses étapes. L'auteur démontre de l'empathie pour les rêveurs, les déshérités et les laissés pour compte. L'espace d'une journée, il côtoie des ermites philosophes, des vagabonds débonnaires et des policiers (corrompus) qui vivent comme de grands enfants. Sa traversée de l'Amérique centrale, de la Colombie et du Pérou est épique, celle du Paraguay sympathique. Au Coeur des Amériques a des allures de bon récit de voyage. Emmené par une narration plaisante, servie par un style agréable, un vocabulaire riche et un solide sens de la formule (même si certaines comparaisons et expressions peu heureuses et répétitives (« Mon carrosse arrive… » lorsque l'auteur veut signifier qu'il atteint une destination) m'ont fait tiquer), j'ai dans un premier temps apprécié ce livre jusqu'à ce que je relève deux erreurs, deux détails, certes, mais qui, avec le temps, ont fini par gâcher mon plaisir (des fois, il en faut peu).
La première de ces erreurs est modeste. Page 281, Jamel Balhi indique une altitude de 7 070 mètres pour l'Aconcagua. Plus de 7.000 mètres ? Cela m'interpelle aussitôt : il n'existe pas de sommet dépassant les 7.000 mètres en dehors du continent asiatique. Vérification faite, le géant de la Cordillère des Andes culmine à 6 962… Il manque 108 mètres… Un détail, je disais, sans grande importance (même si à cette hauteur tout mètre compte et que 7.000 est un barre symbolique).
L'autre erreur est plus gênante.
Page 340, alors que Jamel Balhi voit en boucle les images de la destructions des tours jumelles du World Trade Center (nous sommes alors en septembre 2001), il écrit « … j'ai pensé pendant un temps qu'il s'agissait d'un canular comme celui qu'avait monté Orson Welles en 1938 en faisant croire à son public radiophonique à une invasion par les Martiens, histoire inspirée de son livre La Guerre des Mondes…. » Problème : Orson Wells n'a jamais écrit ce livre, il s'agit d'HG Wells, un homonyme certes, mais la chose est assez connue… C'est fâcheux. Incroyable tout de même que cette bévue ait passé au travers du tamis des lectures et re-lectures avant impression.
Et puis un reproche : l'absence de carte, qui aurait permis de suivre le périple au jour le jour.
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Cassy
  19 mai 2015

19
mai
2015
Au coeur des Amériques de Jamel Balhi
categories: Les avis de Cassandre, Témoignages
au coeur des amériquesRésumé
24 000 km en courant de l'Alaska aux confins de l'Argentine en un an et demi, telle est l'incroyable aventure vécue par Jamel Balhi à travers le continent américain.
D'Anchorage à Ushuaia, la route panaméricaine lui a ouvert le Nouveau Monde, et ses habitants leur demeure : Indien kamloop d'une réserve canadienne, pompiers de l'Amérique profonde, paysannes quechua de l'Altiplano bolivien…, des hommes et des femmes fascinants, et une traversée hors du commun de cette terre fabuleuse.
Malgré les clivages entre Amérique du Nord et Amérique du Sud, au-delà de la violence omniprésente, les rencontres laissent la place à l'amitié et aux témoignages de solidarité pour démontrer qu'il est possible de s'intégrer dans tous les pays et toutes les sociétés, qu'un monde fraternel et respectueux d'autrui est envisageable.
L'avis de Cassandre
Au coeur des Amériques est le récit de voyage autobiographique de Jamel Balhi, athlète et photographe français. Il pratique la course à pied à haut niveau et est capable de courir le marathon en 2h21. En dehors du sport, c'est un passionné de cultures qui n'aime pas rester en place. Il a une soif insatiable de découvrir le monde, de partir encore et toujours. Dans ce récit, Jamel part sur la route Panaméricaine qui part de l'Alaska jusqu'à Ushuaia et qui équivaut à pas moins de 24.000km. Son voyage va durer 1 an et demi, période pendant laquelle son moyen de locomotion sera ses jambes !
Physiquement parlant, ce voyage m'épate. Sur le plan physique, c'est une véritable prouesse et ce n'est pas la première. En effet, Jamel Balhi est le premier homme à avoir fait le tour du monde à pied ! Sa force est surhumaine. En-dehors des dizaines de kilomètres quotidiens, il faut aussi mentionner le fait qu'il court parfois sous des températures extrêmes et avec un lourd sac sur les épaules ! Sur le plan psychologique et humain, je trouve ce voyage fabuleux. Tout quitter et partir plus d'un an avec une carte, un appareil photo et un sac de couchage, peu de personnes en seraient capables. Jamel Balhi parle aux nombreux habitants qu'ils croisent, le temps d'un café, d'un repas, d'une nuit. Il ne juge pas ces personnes parfois très pauvres, parfois droguées, au contraire, il s'enrichit de leurs échanges.
Au coeur des Amériques est un récit captivant où l'on découvre avec lui ces multitudes de paysages, des coutumes, des populations parfois très pauvres et des inégalités criantes. Tout n'est pas tout rose, on croise des personnes vivant dans des cartons, des ivrognes, des drogués, des truands mais pas que. Dans des pays où règne la misère, il y a aussi la lumière, un sourire, une amitié qui se tisse entre le coureur et ces étrangers qui l'accueillent avec plaisir.
Une histoire à lire pour s'évader et aussi réfléchir au monde qui nous entoure !
Lien : http://romansurcanape.fr/au-..
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Irenadler
  19 août 2017
La route Panaméricaine c'est un peu plus de 24 000 kilomètres qui rejoint
l'Alaska jusqu'à Ushaïa, le faire en courant ? Impossible ? Pas pour Jamel
Balhi, tour à tour photographe, écrivain ou reporter, il reste avant tout un
grand marathonien, qui a déjà fait le tour du monde à pied (280 000
kilomètres, pour info...).
Il lui faudra un an et demi pour traverser ces diverses Amériques, parce que c'est bien de diversité qu'il s'agit dans ce roman. Loin d'être un texte
prétentieux, il nous livre plutôt un recueil de rencontres et de paysages,
une réflexion sur la civilisation américaine. C'est un regard rafraîchissant
et simple qu'il pose sur le monde. Une bouffé de d'humanité !
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Guijojo
  09 avril 2017
Une aventure assez surréaliste mais agréable à lire si une envie de voyage vous taraude. de l'Alaska en Patagonie en passant par les USA, l'auteur nous livre ses rencontres avec les différentes personnes qu'ils croisent.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
emma34emma34   01 août 2015
Ma mexicade me taraude les tympans, le jour comme la nuit. La route Panaméricaine déroule lascivement devant mes pieds son ruban d'asphalte. Le pays défile sous un ciel d'un bleu profond. Des cactus saguaros accrochés au sommet des pitons rocheux ouvrent leurs bras face au désert de Sonora. Je devine des serpents à sonnette immobiles comme les pierres qui les protègent de la violence du soleil. je m'aventure dans le désert pour rencontrer le silence. Y pénétrer, c'est braver les morsures et les poisons les plus mortels. Des insectes étranges ressemblent à des brindilles de bois pétrifiées ; étranges spectres immobiles qui attendent la nuit pour leur prochaine résurrection. D'autres cactus et l'agave ont donné le mezcal et la tequila, l'alcool national du Mexique.
La chaleur colle à la peau, les mouches aussi. Pour ne pas m'égarer dans cet insondable univers d'épineux et de cailloux, je reste à portée d'oreille de la circulation. Le ciel, toujours bleu, m'envoie sur la tête tout le poids de sa chaleur poisseuse.
La route m'enivre, je ressens ce vertige comme une chute orgasmique vers le fond de l'abîme, un univers indicible.
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emma34emma34   01 août 2015
Au travers des sociétés déshéritées où je passe d'un pas badaudant, les trottoirs semblent ne réunir que des gens sortis de prison, des hommes à Caddie et chaussures trouées. Je comprends mieux les peurs qui hantent les personnes, telle cette conductrice au volant de sa voiture arrêtée à un feu rouge de Turlock. Ce matin, je décide de passer quelques heures à la bibliothèque publique avant de reprendre la route en courant ; je m'approche de l'auto pour demander à sa propriétaire où se trouve cette bibliothèque. Dès que j'arrive à hauteur du véhicule, la femme - asiatique - est prise de panique et relève la vitre de sa portière. Elle a peur. Peur de cette bête noire que l'on nomme la peur et qui contamine les consciences.
J'oublie mes heures de lecture et m'enfuis une fois de plus vers le sud de la Californie.
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emma34emma34   01 août 2015
Je cours dans la grande spirale du monde, au hasard des rencontres, heureuses ou non. Mes lieux de sommeil , en dur comme en mou, sont improvisés et gratuits.
D'Anchorage jusqu'à cette mi-parcours du continent, j'ai occupé (dormis) entre autres dans 8 Armées du salut, 7 granges, 2 salles de classe, 1 aéroport, 1 bureau d'immigration, 14 plages, 11 stations-service, 13 relais pour camionneurs, 1 camionnette immobilisée, 2 toits, 1 wagon de marchandises, 4 églises, 1 communauté franciscaine, 1 réserve d'Indiens, 3 bancs publics, 7 sols en béton, 2 sols en terre battue, 4 pelouses, 1 passerelle de toboggan, 2 infirmeries, 1 hôpital, 3 commissariats de police, 3 foyers d'étudiant, 1 maison en chantier, 1 tipi, 2 caravanes. Si je compare la superficie de mon enveloppe humaine à celle de l'écorce terrestre, je suis certain de pouvoir m'allonger quelque part tous les soirs. J'ai fini les hôtels trente-six étoiles ; celles que l'on voit en passant à la caisse.
Dormir est chaque soir un jeu de piste à travers les ruelles des quartiers populaires. Ces quartiers respirent la vraie vie et mon instinct m'y guide tout naturellement.
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emma34emma34   01 août 2015
Le 12 octobre est une date anniversaire que commémorent les Américains en souvenir de l'année 1492. A cette époque, les navigateurs européens avaient pour coutume de jeter l'ancre dans des rades encore inconnues. Ne voyant aucun signe de vie sur les plages, ni homme, ni femme, ni chèvres, ni fumée, ils prétendaient alors avoir découvert un nouveau continent : le Nouveau Monde;"Détroit de Magellan", "détroit de Nelson", "Crique Brightman", "baie de San Sébastiàn"... lit-on sur la carte des Amériques. pour les Indiens Mapuches de la Cordillère, l'année 1492 marque la fin de leur liberté absolue.
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emma34emma34   01 août 2015
J'aime les Mexicains. Le pays me fascine... si proche et pourtant si éloigné des Nord-Américains.
L'un des pays les plus hospitaliers de toutes les Amériques. La nourriture est succulente, épicée comme dans le tiers-monde. Je n'oublierai jamais cette expérience culinaire vécue dans le petit village de La Palmita, adossé contre les vagues du Pacifique. Le mercure est monté à 49 degrés ce jour-là.
... Le guacamole était savoureux, gorgé de gingembre, de fromage et généreusement accompagné de bière et de tequila....
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