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ISBN : 2714493556
Éditeur : Belfond (09/01/2020)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« – Je n’ai pas eu d’enfance au village, Baya.
– Tu verras que si ! »

Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire de la famille à Nour. Élevé dans ce gynécée étouffa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  04 février 2020
Trois femmes et un jeune homme vivent ensemble dans un minuscule appartement à Alger. Dans ce cocon tissé par Baya, son arrière-grand-mère, Fatima, sa grand-mère, et Meriem, sa mère, Nour, 23 ans, est choyé mais se sent étouffer, chaperonné qu'il est par ces trois femmes. D'autant plus que Nour vient de rencontrer Mouna, une jeune femme un peu étrange qui l'attire irrésistiblement, au grand dam des trois "mères" du garçon. Sont-elles méfiantes à l'égard de Mouna uniquement parce que celle-ci risque de leur enlever leur poussin, ou y aurait-il derrière leurs craintes un secret de famille inavouable et bien gardé ?
A travers cette saga familiale, l'auteure nous emmène dans le passé récent de l'Algérie, de la période coloniale en 1935 à la montée de l'islamisme, en passant par la guerre d'indépendance. La construction n'est pas linéaire et passe du présent au passé au gré des souvenirs des personnages, sur lesquels plane l'ombre des deux autres hommes de la famille, Haroun, le poète incompris, et Kamel, le menuisier taciturne. Nour a en commun avec eux un besoin de silence et de solitude, difficile à trouver dans un univers de bavardages…
Entre narration et questionnements existentiels, l'histoire familiale se reconstruit progressivement. Même si on comprend vite la teneur du "secret", l'issue reste incertaine et ouverte jusqu'au bout. Malgré quelques longueurs (les réflexions sur les mathématiques et la musique classique), j'ai bien aimé ce roman, sa construction, son humour et sa poésie, et ses personnages hésitant entre traditions et amour, entre engagement, lâcheté, loyauté ou liberté.
En partenariat avec les Editions Belfond via Netgalley.
#Ecorces #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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cecille
  01 février 2020
Ce roman est le roman d'une famille, histoire de femmes, de mères et de ce fils à toutes les trois, le jeune Nour. Lui, il est étudiant en mathématiques, 23 ans, il vit avec ces trois femmes, son arrière grand-mère Baya, sa grand mère Fatima et sa mère Meriem depuis l'arrestation de son père Kamel.
Différentes époques, le récit de l'enfance de Baya qu'elle aime confier à Nour, 1935, âgée de 14 ans, sa demande en mariage, sa situation de seconde épouse. Son fils Haroun dont elle a dû se séparer et qu'elle a fini par kidnapper pour s'enfuir avec. Départ de Constantine pour Sétif..... 1955, son fils de 18 ans arrêté, ses années de prisons et puis son mariage avec Meriem qui a donné naissance à Kamel.
Kamel l'homme rêveur comme son père, qui peut être est passé à côté de sa vie, du moins d'un amour Mayssa, la musicienne...
L'été 2016, la rencontre entre Nour et Mouna. Mouna devient très vite son amie, il tombe en amour malgré la distance de cette jeune femme, orpheline.. en quête semble-t-il. Mais qui est-elle véritablement?
Une saga familiale captivante. L'auteure nous emmène loin dans l'intimité de chacun de ses personnages. Elle nous les dévoile petit à petit, avec des retours en arrière dans les années.. de 1935 à 2016 ....
Des thèmes forts nous retrouvons sous la plume délicate de l'auteure, la tradition, l'engagement, la liberté....les regrets, la colère...les liens du sang...
Une lecture savourée qui m'a séduite du début à sa fin, peut être avec, quelques pages de trop sur les mathématiques...oui, discussions certes passionnantes entres les jeunes mais j'avoue que j'ai été larguée complètement..
#Ecorces #NetGalleyFrance
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Waterlyly
  19 janvier 2020
Algérie. Baya, Fatima et Meriem vivent ensemble sous un schéma matriarcal particulier. Ensemble, elles sont aux petits soins pour Nour. Ce dernier est l'arrière-petit-fils de Baya, le petit-fils de Fatima et le fils de Meriem. C'est une longue saga familiale aux multiples rebondissements qui ont permis ce cas de figure. C'est ce que l'on va découvrir tout au fil des pages.
J'avoue avoir fortement apprécié cette lecture mais être finalement ressortie un peu déçue, pressentant un coup de coeur arriver mais qui ne s'est jamais produit. Pourtant, dès les premières pages, l'auteure a su m'embarquer dans cette famille des plus intéressantes sous plusieurs points.
J'ai beaucoup apprécié d'y trouver un schéma matriarcal. Pour nous expliquer comment les protagonistes en sont arrivées là, l'auteure va égrener leurs passés respectifs et c'est vraiment intéressant. J'aime énormément ces romans qui nous ramènent en arrière dans le temps et qui mélangent habilement plusieurs époques.
Ce qui m'a particulièrement plu, c'est le contexte historique dans lequel l'auteure décide de poser son intrigue. En effet, l'indépendance de l'Algérie sera ici abordée. Elle a su mêler habilement la petite histoire à la grande et ce n'est jamais lourd, puisqu'elle a su doser le tout.
Les personnages sont remarquablement construits. Ces femmes fortes m'ont subjuguée et voir Nour au milieu m'a énormément touchée. L'auteure a su rendre les personnages attachants et elle les a brossés de manière parfaite.
Mais malheureusement, j'ai trouvé un énorme bémol à mes yeux dans ce roman. Il n'y a aucun fil rouge, en fait. Au début, j'ai pensé que ce serait sur l'histoire de Baya que l'auteure allait se focaliser. Il n'en est rien. Cela part un peu dans tous les sens et il n'y a pas de réelle unité. Beaucoup de changements d'époque et de personnages sur lesquels se concentrait le fond de l'intrigue ont créé une impression de dispersion constante.
La plume de l'auteure est douce et très fluide. Même si parfois, trop de réflexions philosophiques viennent parsemer ce texte, je n'ai pas trouvé de lourdeurs. Les changements d'époque sont bien indiqués au début de chaque chapitre, et c'est appréciable.
Un très beau roman, avec pour toile de fond un contexte historique très intéressant. Cependant, j'aurais aimé plus d'unité et surtout, un fil rouge. Il me semblait que cela partait un peu dans tous les sens, parfois. Malgré tout, il s'agit indubitablement d'un roman à découvrir.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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soleil
  14 février 2020
Voici une lecture où l'auteur m'a laissée complètement hermétique à son roman. Il y a plusieurs causes au fait que je n'ai pas apprécié ce texte.
La première des raisons est qu'au bout de 60 pages, Hajar Bali avait déjà amorcé plusieurs thèmes : le FLN, les mariages arrangés, la guerre d'Algérie en toile de fond, les arrestations arbitraires (contemporaines), l'évocation du terrorisme. Je me suis donc demandé laquelle de ces ficelles elle choisirait de développer.
Après avoir planté le décor en 2016, nous avons survolé 1935 puis 2006 pour revenir à 2016, ceci toujours en 60 pages seulement.
Un tourbillon d'idées et d'années qui déjà dispersent mon attention.
Puis arrive enfin le moment où un personnage masculin sort du lot et avec ce qui lui arrive, je me dis qu'il va être le fil rouge de l'histoire et que l'on va en savoir plus sur un rôle qu'il a pu jouer, sur sa personnalité, sur son passé. Belle idée.
Manque de chance, 70 pages plus loin, le sujet que je pensais comme étant la thématique du livre est balayé d'un revers de main et très rapidement. Décevant non seulement parce qu'il y aurait eu sûrement beaucoup à développer à partir de cela mais surtout parce qu'au terme de 140 pages je ne sais toujours pas quel est le sujet du livre....
Il y aura d'autres années évoquées : notamment 1984, 1985, 1962, d'autres thèmes (l'adultère, l'amour, la place des jeunes dans la société algérienne). L'auteur s'attardera finalement sur un thème qui sera développé mais trop tardivement et noyé parmi d'autres sujets.
Avec cette amoncellement de thématiques, de navigations incessantes entre ces différentes années, il était impossible que je puisse être captivée et tenue par le récit. Par ailleurs je n'ai trouvé aucun caractère romanesque à ce roman.
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PegLutine
  18 février 2020
Ecorces est un roman du secret: chaque femme qui entoure Nour a dans son coeur des drames et des bonheurs indicibles. Elles sont fortes, elles sont sûres d'elles, elles ont des jugements affirmés (hâtifs?), mais derrière la façade se cachent la détresse et la peine. Et elles sont liées par leur amour infini pour Nour, fruit de toutes leurs histoires, héritier mâle et centre d'intérêt absolu, prisonnier finalement de tant d'attentions. Je me suis baladée dans ce roman comme si je visitais différents étages d'un immeuble: même si on parle toujours de la même famille, le contexte historique et les cadres imposés par la société influent sur les histoires d'amour, sur les engagements et affectent les liens entre les personnages.
Peut-être quelques longueurs dans la deuxième partie du livre, une fois qu'on a compris l'enjeu de la rencontre entre Nour et Mouna, mais une belle lecture qui prend le temps de s'intéresser à chaque personnage.
Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette découverte.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PegLutinePegLutine   13 février 2020
Haroun raconte avec émotion sa vie à El Bayadh, loin du bruit inutile de la ville, comme il dit. Le vieux menuisier, Miloud, qui l'avait initié au métier, était lui-même peu bavard. Mais chacun de ses gestes, rares eux aussi, était un enseignement. Il ne m'a rien appris, mais il m'a tout enseigné.
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PegLutinePegLutine   13 février 2020
Sa dernière pensée a été pour Kamel, et pour la lumière... nour. Il a toujours regardé au-delà des choses. Toujours.
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cecillececille   01 février 2020
L’obsession de Baya pour le figuier de son enfance a décidément contaminé toute la famille.Il est comme un rappel silencieux de l’origine organique de la vie. Il exhale son odeur millénaire qui, comme un fouet, ramène aux origines. Je suis d’ici. De la terre. Je ne suis plus le même, et pourtant je suis le même. Mon enfance se superpose à moi tel que je suis aujourd’hui. Qu’est-ce qui me fait me retourner et observer cet ancêtre ? Le figuier est le nœud ombilical de tout exilé. Et Baya en est une, d’exilée. Elle ne veut pas descendre de son arbre, elle est et elle n’est plus la même. Comme si elle tenait à durer pour que je devienne ce que, perdue dans la ville, elle renonce à être.— Il faudra que tu ailles un jour cueillir des figues à même l’arbre. Tu comprendras alors ce que je dis là. Cette chose qui nous vient de loin, de nos ancêtres. C’est très important. Tu m’entends ?— Oui, Baya. Cueillir la figue à même l’arbre, comme tu le faisais toi.
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