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EAN : 9782130442981
128 pages
Presses Universitaires de France (01/04/1992)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
Le concept de champ, l'un des plus importants de la physique, est généralement mal connu - peut-être parce que sa visualisation n'a rien d'immédiat. Ce livre a pour objet de retracer l'histoire de ce concept, depuis l'époque de son élaboration qui ne peut se faire sans l'aide de cette béquille théorique que constitue la notion d'éther jusqu'au moment où, en 1905, Einstein l'a libéré et rendu tel qu'en lui-même... tout en posant, avec l'hypothèse des "quanta de lumiè... >Voir plus
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lanardlanard   21 décembre 2014
Maxwell n'hésite pas (...) à voir en Faraday le fondateur d'une nouvelle géométrie: "Les lignes de forces de Faraday sont à la science électromagnétique ce que les faisceaux de lignes droites sont à la géométrie de position". (J.C. Maxwell, Faraday, article publié dans Nature, repris dans les Scientific Papers, op. cit., p. 786)
C'est à juste titre que Maxwell qualifie la géométrie qui sous-tend la mécanique newtonienne, et toute la physique classique, de "géométrie de position". La relation d'un corps à l'espace se réduit au fait d'y avoir, d'y occuper, une certaine position - c'est-à-dire un point géométrique lorsque le corps en question est une "masse ponctuelle", cette idéalisation sur laquelle repose toute la dynamique newtonienne. Comme les divers points de l'espace sont repérés à l'aide de ce qu'il est convenu d'appeler leurs coordonnées, la relation des corps à l'espace est entièrement définie par les coordonnées des points qu'ils occupent. C'est point étant isolés les uns des autres, sans relation entre eux, il en va de même des corps de la physique; rien, aucun fil ne les relie entre eux, sinon éventuellement la droite parfaitement imaginaire que va d'une position à l'autre. Que la relation de l'espace aux corps soit réduite à la détermination de leur postions implique que l'espace ne "sente" pas les corps qui y sont placés, qu'il leur soit parfaitement indifférent; C'est d'ailleurs cette indifférence qui rend possible la description des interactions par une formule aussi simple que celle de l'attraction universelle, ne faisant intervenir que le distance géométrique, en ligne droite, entre les corps et aucune autre connection entre eux.
Rien de tel évidemment dans représentation à la Faraday où les corps sont reliés entre eux par un réseau de lignes courbes, analogues (comme l'indique Faraday lui-même) aux lignes de courant par lesquelles les géographes représentent l'écoulement et la circulation des masses d'eau au travers des océans. Faraday rétablit, grâce à se lignes physiques qui relient les corps les uns aux autres (et qui sont matérialisables à l'aide d'une aiguille aimantée ou de la limaille de fer), une continuité qui faisait défaut à la physique newtonienne. Chez Faraday, la 'condition de l'espace" en point donné est liée à celle en un point immédiatement voisin par la ligne de force qui les lie. La nouvelle physique, la physique du champs, est en quelque sorte une "physique des actions de contact"; elle donne de l'espace physique une description différentielle, là où la physique newtonienne (physique des actions à distance), sautant "à pieds joints" par dessus l'espace, ne donnait qu'une description intégrale. Ce faisant la physique de Faraday satisfait aux exigences imposées par Leibniz, lequel objectait déjà à la physique de Newton qu'elle ne satisfaisait pas au "principe de continuité", selon lequel les valeurs des grandeurs physiques en point donné ne peuvent dépendre que de leurs valeurs en un point immédiatement voisin (ce que l'idée même d'action à distance contredit manifestement).
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