AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782266153973
275 pages
Éditeur : Pocket (30/11/-1)
3.37/5   42 notes
Résumé :
A l'automne 1428, Johannes Van Eyck se voit confier par son maître, Philippe de Bourgogne, une très étrange mission: aller au Portugal peindre un portrait qui révèlera l'état le plus intime de l'infante Isabel. A trente ans, peut-elle être vierge et belle ?

Diaboliquement habile dans son art, mais serviteur soumis, Johannes se plie au caprice du duc.
C'est compter sans l'intelligence d'Isabel. Maîtresse au jeu de dissimulations, elle refuse l'h... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
3,37

sur 42 notes
5
2 avis
4
3 avis
3
3 avis
2
1 avis
1
0 avis

Mimimelie
  27 octobre 2018
Jean-Daniel Baltassat nous propose ici un petit roman autour d'un épisode avéré de la vie de Jean van Eyck, à savoir la mission secrète qui lui fut confiée par son maître Philippe de Bourgogne, de se rendre au Portugal peinturlurer celle qu'il convoite pour sa troisième noce. Les motifs de cette alliance (sauf erreur de ma part) sont obscurs, mais on peut les imaginer tout diplomatique, en ces temps de guerre de cent ans.
D'emblée, on est surpris d'une telle mission confiée à un valet de chambre et de peinture, mais bon l'histoire nous en enseigne semble-t-il la véracité, du reste Henri Hymans dans sa biographie critique « Les van Eyck » » s'en étonne de même : « On éprouve quelque étonnement à voir, dès le XVe siècle, un prince du rang de Philippe le Bon, investir de sa confiance un peintre, au point de le charger de missions secrètes, exactement comme fera, deux siècles plus tard, le roi Philippe IV pour Rubens » ; mystère de l'histoire !
Qu'importe, c'est un roman, et pas déplaisant du tout. On ne peut pas dire que ce soit trépidant mais dépaysant, d'emblée on plonge dans une atmosphère aux accents médiévaux. Premier tableau, on campe le personnage du duc de Bourgogne, haut en couleurs de tous genres, celui de son valet de peinture etc… le rythme est assez lent, les descriptions s'enchaînent pépère. On attend. Enfin le duc confie sa mission et le voyage commence. Déception ça dure, le voyage n'en finit pas, à l'arrivée la princesse se défile, pire, se joue …
Mais heureusement, c'est là enfin qu'on commence à s'amuser….. Merci Ma Dame !
Au final peu d'éclat en terme d'action, mais quelle richesse cette écriture à teinte médiévale, crue certes mais tellement humaine ! enfin un peu de chair dans ce monde rassi !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
stephane69
  22 janvier 2020
Ce roman nous emmène en 1428, quand le peintre Jan van Eyck doit remplir une mission pour son maître, le duc Philippe de Bourgogne : se rendre au Portugal et peindre le portrait qui révélera la figure, le caractère et peut-être la virginité de l'infante Isabel, choisie pour devenir l'épouse du prince.
Les rapports de forces entre les principaux personnages sont subtiles et équivoques. Il y a peu d'actions, mais des tensions, des doutes, des incertitudes sur la réussite de la mission. le jeu du chat et de la souris qu'impose l'infante au valet de peinture, entretient un suspense psychologique et réserve un improbable rebondissement. Se dessine peu à peu un beau portrait de femme au caractère fort. le portrait de van Eyck demeure en filigrane, esquissé par des sourires ironiques et de brèves paroles ambiguës.
On sait peu de choses de van Eyck, si ce n'est l'extraordinaire maîtrise de la peinture et son aptitude à peindre la réalité, bien avant Léonard de Vinci et la Renaissance italienne.
Ce récit est donc imaginaire et sa crédibilité, d'autant plus remarquable. le roman est rempli de références à l'art, à l'histoire, aux sciences et à la religion. Les descriptions sont riches et inventives. La langue est bouillonnante, la sensualité suinte à toutes les pages, avec la faconde du monde médiéval (tel que nous l'imaginons). A l'inverse, les dialogues sont laconiques, pleins de sous-entendus et de non-dits.
J'ai apprécié les réflexions de l'artiste sur le pouvoir de la représentation picturale, sa quête du réalisme, l'importance de la lumière sur la représentation des matières et ses recherches pour améliorer sa technique. Néanmoins, quelques passages peuvent paraître obscurs et les changements de mode narratif (impersonnel puis 1ère personne) au milieu de chapitres, injustifiés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rulhe
  13 novembre 2018
une page de l,histoire de France,qui mélange suspense et sentiments avec une pointe d,érotisme.
plaisant dans l,ensemble.😏
Commenter  J’apprécie          110
virginie-musarde
  18 septembre 2014
Quelle fresque ! Etourdissante, étonnante, truculente, foisonnante de couleurs, d'odeurs, de bruits ! Un voyage dans le temps où se mêlent les froids rigoureux des Flandres et la chaleur écrasante du Portugal, un voyage de chairs, de plaisirs (il y a des passages assez crus), une histoire d'alchimie entre un peintre et ses modèles par le biais d'une "camera lucida" (chambre claire) où les reflets se projettent sur la toile, où les ombres dessinent des intrigues et des mensonges.
J'ai été emportée par le flot des mots, ça se bouscule de pages en pages, c'est fort et vibrant, rempli de mille sensations. Ça faisait belle lurette que je n'avais pas lu un roman aussi dense et pourtant fluide, et je l'ai lu très vite avec beaucoup de plaisir !
Commenter  J’apprécie          50
Ranine
  30 août 2019
On suit un instant de vie du peintre Johannes van Eyck envoyé par son maître, Philippe de Bourgogne, au Portugal, pour peindre l'infante Isabel et surtout savoir si elle est toujours vierge à 30 ans passé. le voyage vers le Portugal est un périple et la description de la mission sur place, captivante.
C'est bien écrit et détaillé. Je me suis vu, en 1428, suivre la vie, de ce peintre d'exception.
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
Vous rougissez, maître Johannes, comme les enfants avant les aveux. C'est plaisant et plus aimable à voir que les mines de messires les ambassadeurs de Bourgogne furetant à droite et à gauche, le nez pointu comme des belettes mais l'esprit plus pesant que des ânes crevés.
Commenter  J’apprécie          50
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
Le but d'une image peinte n'est pas la copie. Mon ouvrage n'est pas un savoir de tricherie. Le savoir d'un peintre doit permettre que naisse un instant de ce monde qui court selon les lois humaines de l'espace et du temps. Seule la précision aussi infinie que possible de cet instant nous mettra sur le chemin de l'invisible. Afin que le chaos connaisse ses bornes. Il n'est pas d'autre espoir.
Commenter  J’apprécie          30
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
La virginité de l'infante se verra-t-elle sur vos portraits ?
- J'en doute. Un visage révèle bien des choses mais pas celle-ci.
...
Je peins des yeux, une peau, une bouche. Plus quelques indications qui vous font reconnaître ces traits comme ceux que nous imaginons appartenir à Marie dans sa splendeur. Vous faites le reste.
On vous affirme par quelques signes qui nous sont communs à tous que c'est celui de notre très Sainte Vierge. ... Votre imagination s'en saisit comme le modèle même de l'innocence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
L'infante est d'une grande beauté, n'en doutez pas. Mais il est bon que vous sachiez qu'elle est aussi un grand caractère. De nos jour, hélas, il est bien des femmes qui sont ainsi. L'apparence ne leur suffit pas.
Commenter  J’apprécie          60
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
C'est à l'approche de Toulouse que messire André les informa de son martyre. Il avait le cul tout meurtri de furoncles.
Cela lui devint si insupportable qu'il préféra marcher. Puis marcher lui devint tout aussi impossible. Il entra dans la ville à plat ventre sur le chariot transportant le coffre de peinture de Johannes.
...
Ils eurent le même regard navré lorsque les fesses du seigneur de Roubaix entrèrent dans la lumière des chandelles. Ce n'était plus un arrière-train mais une bouillie de sang de pus et de chairs en charpie. Le Malin en son enfer n'aurait pas réussi plus belle oeuvre.
...
Crédieu, voici un siège qui n'est plus à mener, si j'ose dire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Jean-Daniel Baltassat (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Daniel Baltassat
Jean-Daniel Baltassat - La tristesse des femmes en mousseline
autres livres classés : van eyckVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2339 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre