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ISBN : 2266153978
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 33 notes)
Résumé :
A l'automne 1428, Johannes Van Eyck se voit confier par son maître, Philippe de Bourgogne, une très étrange mission: aller au portugal peindre un portrait qui révèlera l'état le plus intime de l'infante Isabel. A trente ans, peut-elle être vierge et belle ?
Diaboliquement hobile dans son art, mais serviteur soumis, Johannes se plie au caprice du duc.
C'est compter sans l'intelligence d'Isabel. Maîtresse au jeu de dissimulations, elle refuse l'humiliant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Mimimelie
  27 octobre 2018
Jean-Daniel Baltassat nous propose ici un petit roman autour d'un épisode avéré de la vie de Jean van Eyck, à savoir la mission secrète qui lui fut confiée par son maître Philippe de Bourgogne, de se rendre au Portugal peinturlurer celle qu'il convoite pour sa troisième noce. Les motifs de cette alliance (sauf erreur de ma part) sont obscurs, mais on peut les imaginer tout diplomatique, en ces temps de guerre de cent ans.
D'emblée, on est surpris d'une telle mission confiée à un valet de chambre et de peinture, mais bon l'histoire nous en enseigne semble-t-il la véracité, du reste Henri Hymans dans sa biographie critique « Les van Eyck » » s'en étonne de même : « On éprouve quelque étonnement à voir, dès le XVe siècle, un prince du rang de Philippe le Bon, investir de sa confiance un peintre, au point de le charger de missions secrètes, exactement comme fera, deux siècles plus tard, le roi Philippe IV pour Rubens » ; mystère de l'histoire !
Qu'importe, c'est un roman, et pas déplaisant du tout. On ne peut pas dire que ce soit trépidant mais dépaysant, d'emblée on plonge dans une atmosphère aux accents médiévaux. Premier tableau, on campe le personnage du duc de Bourgogne, haut en couleurs de tous genres, celui de son valet de peinture etc… le rythme est assez lent, les descriptions s'enchaînent pépère. On attend. Enfin le duc confie sa mission et le voyage commence. Déception ça dure, le voyage n'en finit pas, à l'arrivée la princesse se défile, pire, se joue …
Mais heureusement, c'est là enfin qu'on commence à s'amuser….. Merci Ma Dame !
Au final peu d'éclat en terme d'action, mais quelle richesse cette écriture à teinte médiévale, crue certes mais tellement humaine ! enfin un peu de chair dans ce monde rassi !
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rulhe
  13 novembre 2018
une page de l,histoire de France,qui mélange suspense et sentiments avec une pointe d,érotisme.
plaisant dans l,ensemble.😏
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virginie-musarde
  18 septembre 2014
Quelle fresque ! Etourdissante, étonnante, truculente, foisonnante de couleurs, d'odeurs, de bruits ! Un voyage dans le temps où se mêlent les froids rigoureux des Flandres et la chaleur écrasante du Portugal, un voyage de chairs, de plaisirs (il y a des passages assez crus), une histoire d'alchimie entre un peintre et ses modèles par le biais d'une "camera lucida" (chambre claire) où les reflets se projettent sur la toile, où les ombres dessinent des intrigues et des mensonges.
J'ai été emportée par le flot des mots, ça se bouscule de pages en pages, c'est fort et vibrant, rempli de mille sensations. Ça faisait belle lurette que je n'avais pas lu un roman aussi dense et pourtant fluide, et je l'ai lu très vite avec beaucoup de plaisir !
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MonCharivariLitteraire
  16 novembre 2018
Bon roman de Jean Daniel Baltassat.
Le duc de Bourgogne doit demander dona Isabel en mariage mais deux questions l'intriguent. l'infante, qui a trente ans est elle belle et est elle bien toujours vierge.
Afin de soulager ses inquiétudes le duc envoie un de ses plus fidèles serviteurs Johannes van Eyck qui doit lui apporter les réponses à ces deux questions. Commence alors un duel entre deux être hors du commun. l'infant ne se révèlera pas aussi facilement.
On se laisse prendre au roman et nous sommes presque aussi curieux de que van Eyck de découvrir l'infante. On suit ses gestes avec attention et mon seul regret est de ne pas avoir les tableaux réalisés sous mes yeux.
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sofy4
  17 février 2014
Le style est rapide du fait des phrases courtes. Je n'aime pas trop le fait que le roman soit à la 3ème personne, cela provoque un certain détachement et du coup, on n'arrive pas à s'attacher aux personnages. En plus, il y a beaucoup de scènes crues. Est-ce lié à la vie même du peintre ou une intention de l'auteur ??? Je ne sais pas mais ce n'est pas très plaisant. Mis à part tout cela, le contexte historique, la vision des paysages et des hommes par un peintre est sympathique car très imagée.
Le résultat est mitigé.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
Vous rougissez, maître Johannes, comme les enfants avant les aveux. C'est plaisant et plus aimable à voir que les mines de messires les ambassadeurs de Bourgogne furetant à droite et à gauche, le nez pointu comme des belettes mais l'esprit plus pesant que des ânes crevés.
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MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
Le but d'une image peinte n'est pas la copie. Mon ouvrage n'est pas un savoir de tricherie. Le savoir d'un peintre doit permettre que naisse un instant de ce monde qui court selon les lois humaines de l'espace et du temps. Seule la précision aussi infinie que possible de cet instant nous mettra sur le chemin de l'invisible. Afin que le chaos connaisse ses bornes. Il n'est pas d'autre espoir.
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MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
La virginité de l'infante se verra-t-elle sur vos portraits ?
- J'en doute. Un visage révèle bien des choses mais pas celle-ci.
...
Je peins des yeux, une peau, une bouche. Plus quelques indications qui vous font reconnaître ces traits comme ceux que nous imaginons appartenir à Marie dans sa splendeur. Vous faites le reste.
On vous affirme par quelques signes qui nous sont communs à tous que c'est celui de notre très Sainte Vierge. ... Votre imagination s'en saisit comme le modèle même de l'innocence.
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MimimelieMimimelie   26 octobre 2018
L'infante est d'une grande beauté, n'en doutez pas. Mais il est bon que vous sachiez qu'elle est aussi un grand caractère. De nos jour, hélas, il est bien des femmes qui sont ainsi. L'apparence ne leur suffit pas.
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MimimelieMimimelie   25 octobre 2018
Alors pourquoi des questions ? Ne peux-tu te contenter de faire comme les autres : ouvrir les yeux et le cœur. C'est bien suffisant pour apprécier une image peinte.
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Videos de Jean-Daniel Baltassat (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Daniel Baltassat
Jean-Daniel Baltassat - La tristesse des femmes en mousseline
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