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Laetitia Serres (Éditeur scientifique)
EAN : 9782210755277
76 pages
Éditeur : Magnard (22/06/2009)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 77 notes)
Résumé :

Un jeune peintre prometteur fait une chute dans son atelier et se réveille dans les bras d'une ravissante inconnue, sa voisine. Mais cette idylle naissante est rapidement contrariée par les soupçons qui pèsent sur cette jeune fille et sa mère.

Pourquoi un riche vieillard vient-il chaque soir chez elles perdre de l'argent au jeu ? Et que penser lorsque la bourse du jeune peintre disparaît après une partie de cartes disputées avec ses voisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  28 janvier 2017
Ce n'est un secret pour personne, je suis « Balzacolâtre » depuis le début de l'adolescence et j'ai décidé de lire « La comédie humaine » dans l'ordre en relisant, si j'ai envie, certains romans…
Il s'agit de la troisième nouvelle des « Scènes de la vie privée » et l'incipit est splendide, mettant l'eau à la bouche du lecteur :
« Il est pour les âmes faciles à s'épanouir une heure délicieuse qui survient au moment où la nuit n'est pas encore et où le jour n'est déjà plus. »
Balzac nous raconte la manière dont un jeune peintre talentueux, reconnu par ses pairs, décoré, Hippolyte Schinner rencontre, à la suite d'une chute dans son atelier, Adélaïde sa voisine et en tombe amoureux.
« Il reprit bientôt connaissance et put apercevoir, à la lueur d'une de ces vieilles lampes dites à double courant d'air, la plus délicieuse tête de jeune fille qu'il eût jamais vue, une de ces têtes qui souvent passent pour un caprice du pinceau ; mais qui tout à coup réalisa pour lui les théories de ce beau idéal que se crée l'artiste et d'où procède son talent… »
Il la regarde d'abord avec les yeux du peintre, détaillant son visage, la manière dont elle évolue avec sa mère dans leur appartement plutôt miteux, qu'il décrit avec moult détails, comme il le fait toujours.
Puis, il la contemple avec les yeux de l'amour, l'émotion apparaît ainsi que le cortège des doutes : comment expliquer les relations des deux femmes avec un homme d'un certain âge et son acolyte qui est sa pâle copie, qui viennent tous les soirs jouer et perdre aux cartes.
La jalousie, le doute font leur apparition, alimentés par les potins, surtout lorsque Hippolyte perd sa bourse chez les deux femmes : vol, malhonnêteté, vie dissolue ? Il se met alors à réinterpréter tous les faits, gestes et paroles sous l'emprise du doute.
Balzac nous livre une belle étude du sentiment amoureux, avec ses élans et ses doutes, sur fond de vie difficile, la beauté observée par un artiste, mais aussi l'importance de l'imagination, du rêve sur l'amour et sur l'existence et il pose une autre question : l'amour peut-il guérir un être s'il mène une vie un peu dissolue, le racheter en quelque sorte ?
J'éprouve toujours autant de plaisir à lire ses analyses, ses descriptions et la manière dont il manie la langue française.
challenge XIXe siècle 2017
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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PiertyM
  06 novembre 2013
Une histoire d'amour troublante et surprenante!
Un jeune peintre Hypolithe Schinner se réveille dans les bras d'une beauté nommée Adélaïde après un évanouissement survenu dans son atelier. Adélaïde et sa mère la baronne Rouville vivent au quatrième niveau au dessus de l'atelier du peintre. Aussi vite, amoureux de la jeune fille il se rendra chaque soir chez ses voisines vivant apparemment dans la pauvreté mais ont des allures plus ou moins bourgeoises. plusieurs questions préoccupent le peintre: Pourquoi le comte Kergarouët vient-il chaque soir y perdre de l'argent dans une partie de jeu? Pourquoi entretient-il un lien particulier avec ces deux dames? Pourquoi une forte calomnie poursuit ces deux femmes?...Mais quand il perdra sa bourse dans cette maison, soupçonnant les deux femmes de l'avoir volée, ses sentiments subiront une affliction indéniable. Il cherchera à prendre le dessus sur son amour afin de parvenir à oublier ces deux dames mais il n'y parvient pas, aussi pense-il convertir la belle voleuse par la force de l'amour. Quelques jours après, lorsqu'il revient voir ses deux voisines, il est surpris de voir Adélaïde toute changée désagréablement comme si elle avait été malade...mais ça ne sera pas la seule surprise de sa soirée...
Une histoire aussi détaillée sans que l'on ne s'ennuie, la transformation des passions du personnages se ressent aussi naturellement! Un très beau livre et bien écrit!
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candlemas
  10 mars 2018
La Bourse a le format d'une nouvelle, et le goût d'une fable moraliste. Dans le second volume de la Comédie Humaine que je viens d'achever, elle fait un peu figure d'entremets. Il n'y est nullement question de la Bourse (de Paris ou d'ailleurs), comme je le croyais, mais d'une certaine bourse, qui va faire basculer la vie sentimentale d'un peintre talentueux en devenir. Cette nouvelle, cette "scène de la vie privée", m'a semblé sans prétention et ne laisse pas de souvenir indélébile, très loin des grandes compositions De Balzac, mais on y imagine très bien la vie d'artistes du temps de Delacroix, et elle est distrayante et assez réussie.
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Cer45Rt
  08 juin 2019
On trouve dans "La Bourse" toute la puissance De Balzac ; la puissance de son style, pour dire la vie de ces personnages, pour dire le monde, pour dire sa pensée et bien plus. Lui seul a su dire avec une telle puissance les vicissitudes, les joies et les tourments !... Et dire que cette nouvelle n'est même pas sa meilleure !... Ah !... Quel grandeur que l'oeuvre balzacienne !... Quel plaisir toujours de lire un Balzac !... de lire sa prose, tellement riche, tellement belle, tellement émouvante !... Quel bonheur, quel plaisir, quelle joie, quelle allégresse, quelle euphorie !...
Quelle bonheur que de découvrir tant de beauté, tant d'émotions, tant de richesse, tant de force...
Balzac est probablement le seul écrivain au monde à avoir écrit des romans qui transcendent les genres, mêlant le roman philosophique, la poésie en prose, le roman psychologique, le roman d'aventures...
Et "La Bourse", quelle belle nouvelle est-ce !... Courte, mais si belle, un peu mélancolique, puissante, simple, et surtout, surtout ayant la plus grande des qualités, étant balzacienne !... On passe par toutes les émotions, en lisant ce Balzac.
Encore un excellent livre de mon Balzac chéri, de mon Balzac adoré !...
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alaiseblaise
  22 mai 2011
Ha ! Balzac ! Nous revoilà !
3ème «romans» des Scènes de la vie privée de la Comédie humaine.
Coup de foudre pour la voisine !
Hippolyte Schinner, jeune peintre talentueux, adulé dans les Salons de Paris, maintenant riche de son talent reconnu, fait une chute dans son atelier et perd connaissance.
Il est secouru par une jeune fille, Adélaïde de Rouville, sa voisine.
A son réveil, il tombe (2ème chute ?) «raide» amoureux de sa secouriste.

«Il reprit bientôt connaissance et put apercevoir, à la lueur d'une de ces vieilles lampes dites à double courant d'air, la plus délicieuse tête de jeune fille qu'il eût jamais vue, une de ces têtes qui souvent passent pour un caprice du pinceau ; mais qui tout à coup réalisa pour lui les théories de ce beau idéal que se crée chaque artiste et d'où procède son talent. le visage de l'inconnue appartenait, pour ainsi dire, au type fin et délicat de l'école de Prudhon, et possédait aussi cette poésie que Girodet donnait à ses figures fantastiques. La fraîcheur des tempes, la régularité des sourcils, la pureté des lignes, la virginité fortement empreinte dans tous les traits de cette physionomie faisaient de la jeune fille une création accomplie. La taille était souple et mince, les formes étaient frêles.»
«Obsédé» par cette beauté, il va consacrer son temps à la revoir.
Cette demoiselle vit avec sa vieille mère dans un appartement vieillot mais charmant.
Mais qui sont ces dames aux allures «d'anciens riches» ?
Pourquoi, tous les soirs, de mystérieux monsieurs inconnus leurs rendent-ils visite ?
Notre jeune peintre est-il si aveuglé par l'amour au point de se laisser voler sa bourse par ces deux voisines ?
Ce roman huis clos peint encore et encore les traits flous de l'amour, les couleurs parfois douteuses des sentiments, les désarrois d'une passion.
Ici, Balzac, avec une écriture économe réussit, encore et encore à nous garder jusqu'à la dernière page.

«Un joli tableau de chevalet » écrira Félix Davin à propos de ce court roman d'une trentaine de pages dans son Introduction aux Etudes de moeurs au XIXe siècle.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   28 janvier 2017
L’imagination aide au naturel de chaque détail et ne voit plus que les beautés à l’œuvre. A cette heure, l’illusion règne despotiquement : peut-être se lève-t-elle la nuit ? l’illusion n’est-elle pas pour la pensée une espèce de nuit que nous meublons de songes.
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AMRAMR   03 novembre 2016
Pour un observateur, il y avait je ne sais quoi de désolant dans le spectacle de cette misère fardée comme une vieille femme qui veut faire mentir son visage. À ce spectacle, tout homme de bon sens se serait proposé secrètement et tout d'abord cette espèce de dilemme : ou ces deux femmes sont la probité même, ou elles vivent d'intrigues et de jeu. Mais en voyant Adélaïde, un jeune homme aussi pur que l'était Schinner devait croire à l'innocence la plus parfaite, et prêter aux incohérences de ce mobilier les plus honorables causes.

Cependant cet appartement si misérable lui apparut dénué des poésies de l'amour qui embellit tout : il le vit sale et flétri, le considéra comme la représentation d'une vie intérieure sans noblesse, inoccupée, vicieuse. Nos sentiments ne sont-ils pas, pour ainsi dire, écrits sur les choses qui nous entourent ?

Perdre un bonheur rêvé, renoncer à tout un avenir, est une souffrance plus aiguë que celle causée par la ruine d'une félicité ressentie, quelque complète qu'elle ait été : l'espérance n'est-elle pas meilleure que le souvenir ? Les méditations dans lesquelles tombe tout à coup notre âme sont alors comme une mer sans rivage au sein de laquelle nous pouvons nager pendant un moment, mais où il faut que notre amour se noie et périsse. Et c'est une affreuse mort. Les sentiments ne sont-ils pas la partie la plus brillante de notre vie ? De cette mort partielle viennent, chez certaines organisations délicates ou fortes, les grands ravages produits par les désenchantements, par les espérances et les passions trompées.

L'amour fait son profit de tout. Rien ne séduit plus un jeune homme que de jouer le rôle d'un bon génie auprès d'une femme. Il y a je ne sais quoi de romanesque dans cette entreprise, qui sied aux âmes exaltées. N'est-ce pas le dévouement le plus étendu sous la forme la plus élevée, la plus gracieuse ? N'y a-t-il pas quelque grandeur à savoir que l'on aime assez pour aimer encore là où l'amour des autres s'éteint et meurt ?
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cmpfcmpf   19 août 2014
Aucun peintre de mœurs n’a osé nous initier, par pudeur peut-être, aux intérieurs vraiment curieux de certaines existen- ces parisiennes, au secret de ces habitations d’où sortent de si fraîches, de si élégantes toilettes, des femmes si brillantes qui, riches au dehors, laissent voir partout chez elles les signes d’une fortune équivoque. Si la peinture est ici trop franchement dessi- née, si vous y trouvez des longueurs, n’en accusez pas la descrip- tion qui fait, pour ainsi dire, corps avec l’histoire ; car l’aspect de l’appartement habité par ses deux voisines influa beaucoup sur les sentiments et sur les espérances d’Hippolyte Schinner.
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PiertyMPiertyM   06 novembre 2013
La lueur crépusculaire... favorise une rêverie qui se marie vaguement aux jeux de la lumière et de l’ombre. Le silence qui règne presque toujours en cet instant le rend plus particulièrement cher aux artistes qui se recueillent, se mettent à quelques pas de leurs oeuvres auxquelles ils ne peuvent plus travailler, et ils les jugent en s’enivrant du sujet dont le sens intime éclate alors aux yeux intérieurs du génie.
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lehibooklehibook   17 avril 2020
— Je vous ai laissé ma bourse, dit-il à la jeune fille.

— Non, répondit-elle en rougissant.

— Je la croyais là, reprit-il en montrant la table de jeu ; mais, tout honteux pour Adélaïde et pour la baronne de ne pas l’y voir, il les regarda d’un air hébété qui les fit rire, pâlit et reprit en tâtant son gilet : « Je me suis trompé, je l’ai sans doute. » Il salua, et sortit. Dans l’un des côtés de cette bourse, il y avait quinze louis, et, de l’autre, quelque menue monnaie. Le vol était si flagrant, si effrontément nié, qu’Hippolyte ne pouvait plus conserver de doute sur la moralité de ses voisines. Il s’arrêta dans l’escalier, le descendit avec peine : ses jambes tremblaient, il avait des vertiges, il suait, il grelottait, et se trouvait hors d’état de marcher aux prises avec l’atroce commotion causée par le renversement de toutes ses espérances.
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Vidéo de Honoré de Balzac
À partir du 16 juin prochain, le public pourra retrouver progressivement les collections et les expositions des musées de la Ville de Paris en toute sécurité.
Les expositions temporaires :
"La Force du dessin, chefs-d'oeuvre de la collection Prat", Petit Palais
"Coeurs, du romantisme dans l'art contemporain", Musée de la Vie romantique
"Les contes étranges de N.H Jacobsen", Musée Bourdelle
"La Comédie Humaine, Balzac par Eduardo Arroyo", Maison de Balzac
"1940 : Les parisiens dans l'Exode", Musée de la Libération de Paris, musée du général Leclerc, musée Jean Moulin
Et aussi : nouveau parcours permanent du musée Cernuschi
Plus d'informations : bit.ly/PM_reouvertures
! Attention ! Pour visiter les expositions temporaires, merci de réserver votre billet horodaté (même gratuit), sur www.billetterie-parismusees.paris.fr afin de garantir un contrôle optimal de nos jauges pour assurer votre venue en toute sécurité.
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