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EAN : 9781161438574
28 pages
Éditeur : Kessinger Publishing (23/05/2010)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 21 notes)
Résumé :
1832. La Comédie humaine - Études de moeurs. Premier livre, Scènes de la vie privée - Tome II. Deuxième volume de l'édition Furne 1842. La Grenadière est une ravissante et vieille maison en bord de Loire, à proximité de Tours. Madame Willemsens vient de la louer. Elle y vit retirée avec ses deux fils et sa dame de compagnie. On ne sait rien d'elle. Seuls les précepteurs de ses fils peuvent fréquenter la maison, ils parlent de cette famille avec admiration, évoquant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  07 avril 2014
Une bien triste histoire! Sortie d'une beauté naturaliste où les détails portés sur la demeure de la Grenadière nous charme plus au lieu de nous ennuyer, la tristesse l'histoire nous entraîne beaucoup plus à la curiosité...
Madame Willemsens habite la Grenadière avec ses deux enfants. On ne connait pas sa vie antérieure. Elle est en deuil et maladive. Elle sent sa mort proche et se meurt déjà pour l'avenir de ses enfants. A quelque moment l'auteur nous fait vivre quelques brebis ou flash de l'histoire de la dame... est-il qu'on en sait toujours pas grand chose...
Madame Willemsens meut avec son mystérieux secret ...mais...
Quand la mère avait informé à son aîné qu'ils n'ont que, avec sa soeur, douze mille francs comme héritage qu'elle leur laissait, le fils avait répondu;
" Mère, j'y ai pensé. Je conduirai Marie au collège de Tours. Je donnerai dix mille francs à la vieille Annette en lui disant de les mettre en sûreté et de veiller sur mon frère. Puis, avec les cent louis qui resteront, j'irai à Brest, je m'embarquerai comme novice. Pendant que Marie étudiera, je deviendrai lieutenant de vaisseau. Enfin, meurs tranquille, ma mère, va : je reviendrai riche, je ferai entrer notre petit à l'École polytechnique, où je le dirigerai suivant ses goûts."
Puis la narration continue:
"Un éclair de joie brilla dans les yeux à demi éteints de la mère, deux larmes en sortirent, roulèrent sur ses joues enflammées ; puis, un grand soupir s'échappa de ses lèvres, et elle faillit mourir victime d'un accès de joie, en trouvant l'âme du père dans celle de son fils devenu homme tout à coup."
Curiosité: Qui est le père? et que deviendront ces deux enfants?
Une courte histoire, captivante mais ça laisse trop de soif sur la langue!
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Cer45Rt
  11 janvier 2019
La Grenadière est une petite nouvelle plutôt sympathique De Balzac, qui ne manque pas de nombreuses qualités : des qualités de description, pour commencer, mais aussi des qualités de ton, de style. Mais c'est comme je l'ai dit : c'est une nouvelle plutôt sympathique. Pas un des ( très nombreux ) très grands textes que Balzac nous a légués ; à côté de la plupart des autres textes de "La Comédie Humaine", celui-ci paraît bien petit. Mais un sympathique texte, quand même.
Pas indispensable à votre bibliothèque, mais pas illisible non plus.
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AMR_La_Pirate
  20 janvier 2017
Voilà encore une courte nouvelle De Balzac sur le thème de la femme abandonnée qu'il aurait écrite en une nuit ; cette fois, le récit est centré sur le lieu, une propriété tourangelle nommée La Grenadière, où vient s'installer Augusta Willemsens, accompagnée de ses deux jeunes fils. D'emblée, le contraste est visible entre la beauté simple et chaleureuse du domaine et le drame qui va s'y dérouler ; l'abondance de détails sur la demeure et ses environs semble vouloir compenser les zones obscures du récit.
Comme dans La Femme abandonnée qui précède cette nouvelle dans Les Scènes de la vie privée, cette famille retirée du monde intrigue et les commentaires vont bon train : Mme Willemsens est belle, ses enfants sont mignons et bien élevés, mais la famille ne fréquente personne : seule une vieille bonne et un couple de paysans locaux travaillent à son service ainsi qu'un précepteur pour les garçons.
Outre le noeud thématique du lieu, le récit suit le rythme et le cycle des saisons ; en effet, on comprend vite que l'héroïne est gravement malade et qu'elle s'achemine vers la mort. Son mal mystérieux, certes physique, s'accompagne d'un mal moral et expiatoire, dû à une faute commise par le passé, source de son isolement actuel et du dénuement dans lequel elle va laisser ses enfants orphelins.
Au XIXème siècle, l'adultère féminin est un crime réprouvée par la morale : le lecteur comprend que les deux garçons sont nés d'une relation illégitime mais que leur mère a pris des dispositions pour qu'ils sachent l'identité de leur père à leur majorité… Il y a aussi un mari, un lord anglais, à qui elle pardonne tout dans une lettre écrite avant de mourir.
Balzac entretient le mystère et le flou tout au long de sa narration… D'après la littérature critique, il est aussi fait mention de cet épisode dans d'autres romans de la Comédie humaine (Mémoires de deux jeunes mariées, le Lys dans la vallée, le Père Goriot…) mais certains passages ont pu être remaniés au fur et à mesure des corrections De Balzac.
Cette absence de détails, tout en laissant une impression d'inachevé, met en relief la situation stylisée de la femme adultère, toujours coupable malgré ses mérites et quelles que soient les circonstances ; elle doit expier sa faute, jusque dans ses enfants s'il le faut. Ainsi l'héroïne, qui s'est peut-être présentée sous un nom d'emprunt, aura une tombe anonyme où ne figurera que son prénom suivi de l'épitaphe « une femme malheureuse ».
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ivredelivres
  13 février 2018
Il y a les études de moeurs, les romans à intrigues, les nouvelles au parfum de politique ou de fantastique et puis et puis il y a cette nouvelle que j'ai beaucoup aimé et qui a un petit parfum romantique.
Le titre tout d'abord, il s'agit du nom d'une maison que Balzac occupa avec Laure de Berny, elle existe vraiment cette maison à Saint Cyr sur Loire.
Balzac y a placé une nouvelle mélodramatique.
Voyez plutôt : Augusta Willemsens, comtesse de Brandon loue la Grenardière. Elle y vit seule avec ses deux enfants Louis-Gaston l'aîné et son frère Marie-Gaston.
C'est une très belle femme, elle s'est retirée à la campagne peut-être pour échapper à quelqu'un, peut-être pour faire face à un destin tragique.
On sent dès le début du récit que cette femme va vers une échéance inéluctable et qu'elle subit le sort des femmes abandonnées.
« Il n'existe nulle part au monde ce parfum, cette paix, cette douceur, ces superbes points de vue plongeant au plus loin du regard tant la lumière y est transparente. »
Pourtant tout pourrait être idyllique, la maison d'abord, havre de paix avec un jardin qui en fait un petit éden.
« Elle est, au coeur de la Touraine, une petite Touraine où toutes les fleurs, tous les fruits, toutes les beautés de ce pays sont complètement représentées. »
Mme Willemsens vit sans attirer l'attention
« La maison fut meublée très simplement, mais avec goût ; il n'y eut rien d'inutile, ni rien qui sentit le luxe »
Sa seule exigence est pour ses enfants et leur éducation. Elle impose une vraie discipline d'apprentissage que les enfants acceptent facilement. Elle veut les protéger et les préparer à une vie qui ne sera pas facile.
« Ils baignaient dans une vie d'ordre régulière et simple qui convient à l'éducation des enfants. »
Comme d'habitude je m'arrête pour ne pas vous priver du plaisir de voir vivre cette famille.
Balzac a très bien rendu tout ce qui tourne autour de l'éducation des enfants, et lui qui n'a jamais connu l'amour d'une mère, sait nous faire vibrer avec cette femme qui ne peut compter que sur elle même pour mener ses enfants jusqu'à la vie d'adulte. Rousseau n'est jamais loin.
Balzac est tout à fait lyrique lorsqu'il nous peint la Touraine qu'il aime tant.
Il y a de la fraîcheur et de l'émotion dans cette nouvelle,Balzac regarde la femme avec compassion et la mère avec indulgence.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Laureneb
  07 avril 2019
Dans l'oeuvre De Balzac, du moins dans ses nouvelles ou courts récits, l'amour est rarement heureux, pour les femmes il finit souvent mal. Les femmes adultères doivent être punies, et leurs fautes retombent sur leurs enfants, conséquences de ses amours coupables.
Cette femme amoureuse n'est plus au début du récit, elle s'efface, au sens propre propre même en se dissimulant sous ses vêtements stricts et noirs. Ses désirs ont disparu, elle n'a plus de corps ni de sensualité, au contraire, elle souffre dans sa chair. Et elle n'a plus d'envie, elle ne vit plus que pour ses enfants, ses deux fils sur lesquels elle a reporté toute son affection. La peinture des relations maternelles est à la fois douce, sensuelle et triste, la maladie teintant ces liens d'urgence. Pour ces enfants, il faut grandir en quelques mois, quitter l'insouciance et les jeux enfantins pour s'instruire et s'engager. le fils aîné murit de voir sa mère mourir
Le tragique de la situation est renforcé par la beauté du paysage et de la propriété, où les couchers de soleil sur la Loire s'admirent de la terrasse fleurie d'une magnifique propriété. Ces très belles descriptions ont donc elles aussi un rôle dans l'histoire.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AMR_La_PirateAMR_La_Pirate   20 janvier 2017
Que vaut donc la Grenadière avec sa rampe, son chemin creux, sa triple terrasse, ses deux arpents de vigne, ses balustrades de rosiers fleuris, son vieux perron, sa pompe, ses clématites échevelées et ses arbres cosmopolites ? N'offrez pas de prix ! La Grenadière ne sera jamais à vendre. Achetée une fois en 1690, et laissée à regret pour quarante mille francs, comme un cheval favori abandonné par l'Arabe du désert, elle est restée dans la même famille, elle en est l'orgueil, le joyau patrimonial, le Régent. Voir, n'est-ce pas avoir ? A dit un poète. De là vous voyez trois vallées de la Touraine et sa cathédrale suspendue dans les airs comme un ouvrage en filigrane. Peut-on payer de tels trésors ? Pourrez-vous jamais payer la santé que vous recouvrez là sous les tilleuls ?

Cependant, malgré l'espèce d'espionnage innocent que créent en province le désœuvrement et l'inquiète curiosité des principales sociétés, personne ne put obtenir de renseignements certains sur le rang que l'inconnue occupait dans le monde, ni sur sa fortune, ni même sur son état véritable.
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PiertyMPiertyM   07 novembre 2013
Nous devons ensevelir nos peines aux yeux des étrangers, leur montrer un visage riant, ne jamais leur parler de nous, nous occuper d’eux : ces maximes pratiquées en famille y sont une des causes du bonheur. Tu auras à souffrir beaucoup un jour !
Eh ! bien, souviens-toi de ta pauvre mère qui se mourait devant toi en te souriant toujours, et te cachait ses douleurs ; tu te trouveras alors du courage pour supporter les maux de la vie.
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lehibooklehibook   26 janvier 2020
— Louis, dit-elle, conduis moi sur la terrasse, que je voie encore mon pays.

À cette parole proférée simplement, l’enfant donna le bras à sa mère et l’amena au milieu de la terrasse. Là ses yeux se portèrent, involontairement peut-être, plus sur le ciel que sur la terre ; mais il eût été difficile de décider en ce moment où étaient les plus beaux paysages, car les nuages représentaient vaguement les plus majestueux glaciers des Alpes. Son front se plissa violemment, ses yeux prirent une expression de douleur et de remords, elle saisit les deux mains de ses enfants et les appuya sur son cœur violemment agité : — Père et mère inconnus ! s’écria-t-elle en leur jetant un regard profond. Pauvres anges ! que deviendrez-vous ? Puis, à vingt ans, quel compte sévère ne me demanderez-vous pas de ma vie et de la vôtre ?

Elle repoussa ses enfants, se mit les deux coudes sur la balustrade, se cacha le visage dans les mains, et resta là pendant un moment seule avec elle-même, craignant de se laisser voir. Quand elle se réveilla de sa douleur, elle trouva Louis et Marie agenouillés à ses côtés comme deux anges ; ils épiaient ses regards, et tous deux lui sourirent doucement.
— Que ne puis-je emporter ce sourire ! dit-elle en essuyant ses larmes.
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PiertyMPiertyM   17 avril 2014
Nous devons ensevelir nos peines aux yeux des étrangers, leur montrer un visage riant, ne jamais leur parler de nous, nous occuper d’eux : ces maximes pratiquées en famille y sont une des causes du bonheur.
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ivredelivresivredelivres   13 février 2018
Il n’existe nulle part au monde ce parfum, cette paix, cette douceur, ces superbes points de vue plongeant au plus loin du regard tant la lumière y est transparente
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