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Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Le conte fantastique Melmoth réconcilié est une œuvre charnière dans la création de Balzac, par ses liens avec La Peau de chagrin et Le Père Goriot. La Maison Nucingen est l'histoire d'une faillite truquée qui procure à son auteur une des premières fortunes de Paris. Qu'est-ce qui rapproche ces deux textes, a priori si dissemblables ? L'argent, ou plus exactement l'action en Bourse. On spécule, on se ruine, on s'enrichit, grâce à la Bourse. Le lecteur se croit trans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  01 février 2016
La Maison Nucingen est un court roman où Honoré de Balzac invite son lecteur à être une oreille indiscrète, qui écoute aux portes des confidences de quatre larrons — journalistes ou apparentés journalistes — bien connus de la comédie humaine : Bixiou, Blondet, Couture et Finot.
Lesquels amis commentent la réussite financière aussi subite qu'étonnante d'Eugène de Rastignac (héros du père Goriot) sous l'impulsion du Baron de Nucingen. Balzac y dresse un bref portrait du financier en général, dont Nucingen est selon lui l'archétype.
Ce faisant, l'auteur décrit aussi la mécanique d'auto dévaluation ou réévaluation de ses propres valeurs. le tout visant à faire exploser ou imploser temporairement la masse d'un portefeuille d'actions en vue soit de sa cession au-dessus de sa valeur réelle ou réciproquement de son rachat bien en-dessous.
Évidemment, beaucoup sont les dupes de ces transactions, et d'autant plus que l'on est un proche de Nucingen, que l'auteur compare à un loup-cervier. Si Nucingen est effectivement l'artisan de la fortune de Rastignac, il ne lui procure pas cet avantage par sympathie ou amitié, mais juste parce qu'il a besoin d'un porte-parole crédible pour ébruiter des " fuites " volontaires, le tout, bien sûr, dans le dessein d'affoler les places financières à son profit.
Cette mécanique boursière, évoquée un peu rapidement, presque en dilettante, est reprise, complétée et développée dans l'excellent roman de Zola, L'Argent. On peut en effet reprocher à Balzac, une fois n'est pas coutume, le côté succinct de la façon dont il traite un sujet aussi vaste, et aussi important de sa comédie humaine, car, peu ou prou, l'argent est cause de tous les maux de son oeuvre, ou du moins d'un très grand nombre.
Il demeure un bon petit roman, plaisant, vite lu, mais pas à la hauteur de ses meilleures productions. Tout ceci, bien sûr, est sujet à fluctuations sur les marchés de la critique car ce n'est que mon avis, qui, à tout moment peut se dévaluer et ne plus valoir grand-chose.
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PiertyM
  06 janvier 2017
Nouvelle ou petit roman, en tout cas, il ne se passe rien dans ce livre, juste quatre journalistes qui évoquent la montée en puissance comme une flèche de Rastignac parmi les fortunés, ils en disent donc long sur l'origine perfide de cette fortune. Tout converge vers la maison Nucingen où d'une part Delphine, la femme de Nucingen est prête à tout pour rendre heureux son amant qui est Rastignac, une relation qu'on voit déjà monter dans Le père Goriot, et, d'autre part, Nucingen, le mari, un banquier opportuniste trouve en Rastignac un beau joueur des chances avec qui il peut mettre en pratique ses projets faramineux de friponnerie bancaire. Ce texte en dit long sur les péripéties financières que va employer Nucingen pour assurer ses arrières...et là on se perd un peu...
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Athalenthe
  09 janvier 2019
Voici une nouvelle De Balzac qui a pour sujet principal le monde de la finance. On y découvre la manière dont a été forgée la fortune du baron de Nucingen et celle de l'amant de son épouse, Rastignac.
J'ai trouvé sympathique la manière dont Balzac nous plonge dans son récit, où l'on se retrouve à écouter aux portes les féroces commentaires d'un groupe de journalistes enivrés. le ton, comme souvent chez Balzac, est assez impitoyable.
De plus, j'ai apprécié de retrouver des personnages que j'avais déjà rencontrés lors de mes lectures : Rastignac, personnage principal de le Père Goriot, le cercle de journalistes présent dans Illusions Perdues, et le baron de Nucingen vu sous un tout autre angle que dans Splendeurs et Misères des Courtisanes.
J'ai néanmoins eu des difficultés à appréhender les mécanismes en jeu dans ces histoires financières et économiques, mais c'est dû à mon incompréhension globale de tout ce qui touche l'économie et la finance, plutôt que du fait De Balzac.
Je déconseille ce livre comme porte d'entrée dans la Comédie Humaine. Je pense qu'il est indispensable d'avoir auparavant lu le cycle Vautrin composé de le Père Goriot, Illusions Perdues et de Splendeurs et Misères des Courtisanes pour l'apprécier.
Mais si c'est déjà votre cas, alors je vous recommande La Maison Nucingen qui apporte un éclairage nouveau sur certains des plus importants acteurs de la Comédie Humaine !
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miriam
  03 juin 2019
Ce court roman emprunte le même procédé littéraire que pour l'Auberge Rouge. Au lieu d'un conte raconté au cours d'un repas, il s'agit de confidences entendues par hasard derrière la cloison fine d'un cabinet particulier dans un restaurant. Quatre convives,Bixiou, Finot, Blondet et Couture,  journalistes à la mode, échangent des potins et médisent des absents. Bixiou se vante de connaître l'origine de la fortune de Rastignac. 
La soirée se passera à conter comment se font (et se défont) les fortunes, les alliances, comment la banque de Nucingen, avec des faillites bien menées a fait la fortune de Nucingen et celle de Rastignac.

On verra comment Nucingen a fait fructifier ses affaires au fil de l'histoire

Cette longue conversation, un monologue, presque, va détailler les alliances, les faillites, les manoeuvres pour caser des filles à marier, pour épouser des espérances (d'argent). Puis, comment persuader les naïfs à gagner des intérêts dans une pyramide et enfin comment mener une faillite pour s'enrichir....Toute cette dissertation autour des affaires parfois douteuses, du capitalisme débridé, des spéculations....pourrait être lassante à la longue. Nos causeurs ont de l'esprit, jouent avec les mots et nous jubilons. D'autres professions que les banquiers tombent sous les critiques acerbes de nos quatre compagnons.
-A Paris, dit Blondet, l'avoué n'a que deux nuances : il y a l'avoué, honnête homme qui demeure dans les termes de la loi, pousse les procès, ne court pas les affaires, ne néglige rien, conseille ses clients avec loyauté, les fait transiger sur les points douteux, un Derville enfin. Puis il y a l'avoué famélique à qui tout est bon pourvu que les frais soient assurés ; qui ferait battre, non pas des montagnes, il les vend, mais les planètes....
Tous les travers de la société passent à la moulinette (mais avec de l'esprit)

A la suite de la visite de Paris Romantique au Petit Palais, je me régale de toutes ces saillies et cette lecture m'amuse. Il ne se passe rien dans ce récit, en dehors des ragots et confidences. Balzac n'a même pas pris la peine de planter le décor ou de donner le menu. Seuls quelques "bruits de pieds" marqueront l'entré ou la sortie des dîneurs. Mais nous avons assisté à un cours d'économie appliqué et une pittoresque leçon d'histoire contée avec gourmandise.

Lien : http://netsdevoyagescar.blog
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nathalie_MarketMarcel
  02 octobre 2014
La Maison Nucingen permet d'en apprendre plus sur l'origine de la fortune du banquier (si, toutefois, vous comprenez quelque chose aux affaires financières, ce qui n'est pas mon cas) et par contrecoup sur l'ascension de Rastignac qui reste, sinon, assez inexpliquée (que devient-il après le « À nous, Paris ! »). C'est sans doute ce qui est le plus intéressant. La narration est menée par le groupe d'hommes de lettres et de journalistes des Illusions perdues, qui se font le récit de ces bonnes fortunes. Cette scénographie m'a un peu lassée.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   16 mai 2014
Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites.

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tolstoievskitolstoievski   08 octobre 2017
Selon moi, rien n’est plus conforme aux principes sur la liberté du commerce que les Sociétés par actions ! Y toucher, c’est vouloir répondre du capital et des bénéfices ce qui est stupide. En toute affaire, les bénéfices sont en proportion avec les risques ! Qu’importe à l’État la manière dont s’obtient le mouvement rotatoire de l’argent, pourvu qu’il soit dans une activité perpétuelle ! Qu’importe qui est riche, qui est pauvre, s’il y a toujours la même quantité de riches imposables ? D’ailleurs, voilà vingt ans que les Sociétés par actions, les commandites, primes sous toutes les formes, sont en usage dans le pays le plus commercial du monde, en Angleterre, où tout se conteste, où les Chambres pondent mille ou douze cents lois par session, et où jamais un membre du Parlement ne s’est levé pour parler contre la méthode…
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tolstoievskitolstoievski   08 octobre 2017
Que les lois interdisent aux passions tel ou tel développement (le jeu, la loterie, les Ninons de la borne, tout ce que vous voudrez), elles n’extirperont jamais les passions. Tuer les passions, ce serait tuer la Société, qui, si elle ne les engendre pas, du moins les développe. Ainsi vous entravez par des restrictions l’envie de jouer qui gît au fond de tous les cœurs, chez la jeune fille, chez l’homme de province, comme chez le diplomate, car tout le monde souhaite une fortune gratis, le Jeu s’exerce aussitôt en d’autres sphères. Vous supprimez stupidement la Loterie, les cuisinières n’en volent pas moins leurs maîtres, elles portent leurs vols à une Caisse d’Épargne, et la mise est pour elles de deux cent cinquante francs au lieu d’être de quarante sous, car les actions industrielles, les commandites, deviennent la Loterie, le Jeu sans tapis, mais avec un râteau invisible et un refait calculé. Les Jeux sont fermés, la Loterie n’existe plus, voilà la France bien plus morale, crient les imbéciles, comme s’ils avaient supprimé les pontes ! on joue toujours ! seulement le bénéfice n’est plus à l’État, qui remplace un impôt payé avec plaisir par un impôt gênant, sans diminuer les suicides, car le joueur ne meurt pas, mais bien sa victime ! Je ne vous parle pas des capitaux à l’étranger, perdus pour la France, ni des loteries de Francfort, contre le colportage desquelles la Convention avait décerné la peine de mort, et auquel se livraient les procureurs-syndics ! Voilà le sens de la niaise philanthropie de notre législateur. L’encouragement donné aux Caisses d’Épargne est une grosse sottise politique. Supposez une inquiétude quelconque sur la marche des affaires, le gouvernement aura créé la queue de l’argent, comme on a créé dans la Révolution la queue du pain. Autant de caisses, autant d’émeutes. Si dans un coin trois gamins arborent un seul drapeau, voilà une révolution. Un grand politique doit être un scélérat abstrait, sans quoi les Sociétés sont mal menées. Un politique honnête homme est une machine à vapeur qui sentirait, ou un pilote qui ferait l’amour en tenant la barre : le bateau sombre. Un premier ministre qui prend cent millions et qui rend la France grande et heureuse, n’est-il pas préférable à un ministre enterré aux frais de l’État, mais qui a ruiné son pays ?
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Nastasia-BNastasia-B   14 août 2012
Il faudrait l'amener à conclure que l'argent des sots est de droit divin le patrimoine des gens d'esprit.
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tolstoievskitolstoievski   08 octobre 2017
Messieurs, avouons entre nous que les gens qui crient sont des hypocrites au désespoir de n’avoir ni l’idée d’une affaire, ni la puissance de la proclamer, ni l’adresse de l’exploiter. La preuve ne se fera pas attendre. Avant peu vous verrez l’Aristocratie, les gens de cour, les Ministériels descendant en colonnes serrées dans la Spéculation, et avançant des mains plus crochues et trouvant des idées plus tortueuses que les nôtres, sans avoir notre supériorité. Quelle tête il faut pour fonder une affaire à une époque où l’avidité de l’actionnaire est égale à celle de l’inventeur ? Quel grand magnétiseur doit être l’homme qui crée un Claparon, qui trouve des expédients nouveaux ! Savez-vous la morale de ceci ? Notre temps vaut mieux que nous ! nous vivons à une époque d’avidité où l’on ne s’inquiète pas de la valeur de la chose, si l’on peut y gagner en la repassant au voisin : on la repasse au voisin parce que l’avidité de l’Actionnaire qui croit à un gain, est égale à celle du Fondateur qui le lui propose !
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Vidéo de Honoré de Balzac
1/10 Émission “Fictions / Le Feuilleton”. Diffusion sur France Culture le 12 septembre 2014. En partenariat avec la Comédie-Française. Adaptation et réalisation Cédric Aussir. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. “Petites misères de la vie conjugale” n’est ni un roman ni même à proprement parler un essai. L’ouvrage se lit plutôt comme un guide pratique à l’usage des ménages (bourgeois), et son classement posthume dans les « Etudes Analytiques » de La Comédie humaine, aux côtés de la célèbre et théorique “Physiologie du mariage” avec laquelle il entretient une étroite complicité, lui confère une place particulière dans l’œuvre de Balzac. Composé d’une trentaine de chapitres écrits entre 1830 et 1846, et publiés pour certains en articles dans les journaux La Caricature et Le Diable à Paris, puis pour d’autres en feuilleton dans La Presse, cet ouvrage facétieux explique, commente et décortique à coups d’axiomes et d’humour, les déboires conjugaux d’Adolphe et Caroline, les deux figures « types » d’époux que l’auteur créé pour l’occasion et qu’il met littéralement en scène dans des saynètes souvent burlesques. Derrière le couple, c’est aussi la société française de la monarchie de Juillet, ses valeurs et ses principes qui sont observés avec une acuité toujours d’actualité. La plume alerte et railleuse, Balzac égrène ces Petites misères et jubile en mêlant sa voix à celle de ses personnages que l’on entend comme autant d’échos à l’ensemble de La Comédie humaine.
1er épisode
Avec les comédiens de la Comédie-Française
Le narrateur : Michel Vuillermoz Caroline : Jennifer Decker Adolphe : Noam Morgenstern
Et avec Christian Gonon, Silvia Bergé, Pauline Méreuze, Catherine Sauval, Elsa Lepoivre, Jérôme Pouly, Alexandre Pavloff, Loïc Corbery, Félicien Juttner, Julie Sicard, Serge Bagdassarian, Suliane Brahim, Hervé Pierre
Bruitages : Patrick Martinache assisté d’Elodie Fiat Prise de son, montage, mixage : Olivier Dupré, Emilie Couët Assistante à la réalisation : Cécile Laffon
Thèmes : Création Radiophonique| 19e siècle| Grands Classiques| mariage| France Culture| Honoré de Balzac
Source : France Culture
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