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Robert Kopp (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070370245
352 pages
Gallimard (21/04/1978)
  Existe en édition audio
3.85/5   90 notes
Résumé :
Deux magistrales Scènes de la vie de province, échographies de la France profonde : remous du désir et de la passion politique dans un microcosme bousculé par les contradictions de la modernité.

Alençon sous la Restauration : après le bruit et la fureur de la Révolution et de l'Empire, le Temps pensait pouvoir se rendormir, le vieux silence des valeurs retomber sur ses certitudes granitiques.

Mais, compromis par l'irruption d'ambition... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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aouatef79
  28 novembre 2017
" La vieille fille " est un roman d' Honoré de Balzac , roman qui fait partie de la série de la Comédie humaine . Sa parution date de l' année 1837 . le récit se déroule dans la ville d ' Alençon . l'' auteur nous laisse voir les rivalités sociales , politiques et financières dans les différentes couches de la société . Balzac , dresse ici un tableau noir , satirique , caricatural et ironique de cette société provinciale de l' époque . Il n' est pas tendre envers elle et c' est le moins qu' on puisse dire
Nous sommes , en l' année 1816 , Rose Cormon femme de quarante-deux ans commence à désespérer car jusque là aucun homme ne s' est présenté à elle pour la demander en mariage . Cette femme issue de la bonne bourgeoisie , est disgracieuse pour ne pas dire qu ' elle est laide .Elle est ,aussi , l' une des plus riches personnes de la ville .
Une des tares de cette société est que les gens n'agissent que selon leurs intérêts , intérêts matériels et
financiers bien sûr.Alors cette vieille fille attend le prince
charmant qui voudrait bien d' elle .Deux hommes âgés ,
rusés, avides et cupides vont se lancer dans la compétition
pour soi-disant prétendre à la main de Rose .
le premier prétendant est le chevalier de Valois , royaliste dans le sang .
le deuxième prétendant est un homme rustre . Il est
républicain . Il s ' agit de monsieur du Bousquier .
Les deux prétendants sont l' antithèse entre passé et futur et se livrent une sourde lutte .
Mais il y a un troisième prétendant : il s' agit du jeune
homme , Athanase . Ce dernier est plus jeune que Rose .
Il n ' est guidé par aucun calcul ni intérêt . Il aime Rose
pour elle-même . C est un jeune homme probe et désire
se marier avec la vieille fille .
Rose , la vieille fille , a un grand désir , un rêve : c' est
se marier et surtout enfanter , avoir des enfants !
Son rêve se réalisera-t-il ?
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cmpf
  27 mai 2016

Ce livre forme avec le cabinet des antiques, un ensemble.
Le récit se situe à Alençon où l'on devine que se passe également le cabinet des Antiques. Certains personnages sont communs aux deux, bien que les noms soient différents.
Le titre est un peu trompeur, car l'on y fait plutôt le portrait de certaines figures locales comme le Chevalier de Valois royaliste, et du Bousquier, libéral. Tous les deux espèrent épouser Mademoiselle Cormon déjà quadragénaire, à laquelle le célibat pèse, mais qui ne se décide pas.
Monsieur de Valois, homme charmant mais très attaché à ses aises « Si quelqu'un venait prier monsieur de Valois de lui rendre un petit service qui l'eût dérangé, ce quelqu'un ne s'en allait pas de chez le bon chevalier sans être épris de lui, sans être surtout convaincu qu'il ne pouvait rien à l'affaire ou qu'il la gâterait en s'en mêlant. » veut épouser Rose Corman pour redorer son blason. Tandis que du Bousquet, déjà riche, beaucoup plus vulgaire d'apparence et de comportement, espère s'élever grâce à l'argent de la demoiselle.
Il existe un troisième prétendant, jeune homme pauvre mais éduqué, pourtant plus jeune que celle qu'il admire, réellement épris mais espérant tout de même pourvoir mettre ainsi sa vieille mère à l'abri du besoin.
Pas facile pour cette femme de vivre seule, de chercher un mari sans se couvrir de ridicule. Un épisode où elle s'empresse auprès d'un homme qu'elle croit célibataire l'oblige à quelques mensonges pour couvrir son comportement.
Le choix de Rose Corman, que je vous laisse découvrir sera malheureux.
On trouve dans ce roman le charme qu'y mettent un certain nombre de mots oubliés aujourd'hui tels eustache, godan,…
Ce titre ne fait pas partie des plus connus mais mérite qu'on s'y arrête.
Challenge 19ème siècle
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Cer45Rt
  03 juillet 2019
"La Vieille fille" est un roman, assez court d'ailleurs, d'Honoré de Balzac.
L'auteur du "Cabinet des antiques" y parle avec le brio qu'on lui connaît de la vie en province et des ambitions avortées.
L'histoire est simple, typique du XIXème siècle ; car c'est l'histoire d'un jeune homme, n'ayant pas conscience de la cruauté de la société, qui va se rendre compte de la cruauté des rapports sociaux…
Ici, tout est cruel, tout est arriviste, tout est froid, jusqu'à notre jeune homme ; avant Maupassant, Balzac avait déjà peint les vices et les cruautés de l'homme.
Comme souvent chez Balzac, la fin est sombre, dramatique, noire ; seuls les pires triomphent.
Comme souvent aussi chez Balzac, il y a dans ce texte un crescendo magistral, du début à la fin tragique.
Toutes les qualités de style, d'intelligence et de sensibilité de l'auteur du "Père Goriot" sont dans ce roman magnifique.
Il n'y a rien à redire, nous avons là un superbe roman !...
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Taraxacum
  26 octobre 2015
La vieille Fille n'est pas le plus connu des romans De Balzac mais il gagnerait à être plus recommandé.
La vieille Fille, c'est mademoiselle Rose Cormon, une bourgeoise d'Alençon ayant coiffé la Sainte Catherine depuis un certain temps et que cette situation désespère. Plus jeune, elle avait pour son futur mari de nombreux critères, évidemment jamais réunis dans un seul homme, mais elle est désormais aux abois, prête à épouser le premier qui lui demandera sa main ou presque...pourvu aussi qu'elle comprenne car la finesse n'est pas sa qualité première.Trois prétendants sont minutieusement décrits par Balzac, le chevalier de Valois et monsieur du Bousquier, représentant chacun un régime politique, et le malheureux Athanase, qui a d'abord convoité la fortue de Mlle Cormon mais a fini par en tomber réellement amoureux.
C'est un fantastique portrait de la province , particulièrement de sa bourgeoisie, servi par des personnages très réussis et une écriture qui se fait tour à tour très descriptive ou plus enlevée.
Vraiment excellent.
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akhesa
  21 décembre 2020
Une histoire pleine de suspense. Une histoire qui nous emmène dans le cercle bourgeois d une vieille fille qui aimerait se marier et connaître l amour.
Pleines d intrigues,on est surpris par le choix que fera la vieille fille.
Finalement son choix la mènera au faite de la puissance mais pas au faite de l amour.
Vieille fille elle est et le restera.Bien triste fin.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Nostradamus27Nostradamus27   26 mai 2020
Monsieur de Valois se rapprocha de mademoiselle Cormon pour pouvoir lui donner le bras en la conduisant à la salle à manger. La vieille fille avait pour le chevalier une considération respectueuse ; car certes son nom et la place qu’il occupait parmi les constellations aristocratiques du Département en faisaient le plus brillant ornement de son salon. Dans son for intérieur, depuis douze ans, mademoiselle Cormon désirait devenir madame de Valois. Ce nom était comme une branche à laquelle s’attachaient les idées qui essaimaient de sa cervelle touchant la noblesse, le rang et les qualités extérieures d’un parti ; mais si le chevalier de Valois était l’homme choisi par le cœur, par l’esprit, par l’ambition, cette vieille ruine, quoique peignée comme le saint Jean d’une procession, effrayait mademoiselle Cormon : si elle voyait un gentilhomme en lui, la fille ne voyait pas de mari. [… ] Sans qu’elle s’en doutât, les pensées de mademoiselle Cormon sur le trop sage chevalier pouvaient se traduire par ce mot : – Quel dommage qu’il ne soit pas un peu libertin !
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LivretoiLivretoi   15 janvier 2021
* Ces deux vieux garçons étaient rivaux. Tous deux blottis dans leur idée, caparaçonnés d’indifférence, attendaient le moment où quelque hasard leur livrerait cette vieille fille (…/…) Les époques déteignent sur 1es hommes qui les traversent. Ces deux personnages prouvaient la vérité de cet axiome par l’opposition des teintes historiques empreintes dans leurs physionomies, dans leurs discours, dans leurs idées et leurs costumes. L’un, abrupt, énergique, à manières larges et saccadées, à parole brève et rude, noir de ton, de chevelure, de regard, terrible en apparence, impuissant en réalité comme une insurrection, représentait bien la République. L’autre, doux et poli, élégant, soigné, atteignant à son but par les lents mais infaillibles moyens de la diplomatie, fidèle au goût, était une image de l’ancienne courtisanerie. Ces deux ennemis se rencontraient presque tous les soirs sur le même terrain. La guerre était courtoise et bénigne chez le chevalier, mais du Bousquier y mettait moins de formes, tout en gardant les convenances voulues par la société, car il ne voulait pas se faire chasser de la place. Eux seuls, ils se comprenaient bien.

* Chacun des deux vieux garçons avait compris la situation dans laquelle allait être la vieille fille. Aussi tous deux s’étaient-ils promis de venir dans la matinée savoir de ses nouvelles, et, en style de garçon, pousser sa pointe. Monsieur de Valois jugea que la circonstance exigeait une toilette minutieuse, il prit un bain, il se pansa extraordinairement. Pour la première et dernière fois, Césarine le vit mettant avec une incroyable adresse un soupçon de rouge. Du Bousquier, lui, ce grossier républicain, animé par volonté drue, ne fit pas la moindre attention à sa toilette, il accourut le premier. Ces petites choses décident de la fortune des hommes comme de celle des empires…/… Un soupçon de rouge à mettre tua les espérances du chevalier de Valois, ce gentilhomme ne pouvait périr que de cette manière : il avait vécu par les Grâces, il devait mourir de leur main. Pendant que le chevalier donnait un dernier coup d’œil à sa toilette, le gros du Bousquier entrait au salon de la fille désolée. Cette entrée se combina avec une pensée favorable au républicain, à travers une délibération où le chevalier avait néanmoins tous les avantages. «Dieu le veut » se dit la vieille fille en voyant du Bousquier.
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cmpfcmpf   29 mai 2016

En ce moment même, une jeune fille de seize ans, qui n'aurait pas encore ouvert un seul roman, aurait lu cent chapitres d'amour dans les regards d'Athanase ; tandis que mademoiselle Cormon n'y voyait rien, elle ne reconnaissait pas dans les tremblements de sa parole la force d'un sentiment qui n'osait se produire. Honteuse elle-même, elle ne devinait pas la honte d'autrui. Capable d'inventer les raffinements de grandeur sentimentale qui l'avaient primitivement perdue, elle ne les reconnaissait pas chez Athanase. Ce phénomène moral ne paraîtra pas extraordinaire aux gens qui savent que les qualités du cœur sont aussi indépendantes de celles de l'esprit que les facultés du génie le sont des noblesses de l'âme.

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LivretoiLivretoi   15 janvier 2021
* Elle était héroïque et immobile dans ses guimpes comme un soldat dans sa guérite.

* Mademoiselle Cormon marchait dans la voie du salut, en préférant les malheurs de sa virginité infiniment trop prolongée au malheur d’un mensonge, au péché d une ruse. Chez une fille armée de la discipline, la vertu ne pouvait transiger.

* Outre sa prédilection pour la noblesse, mademoiselle Cormon eut la manie très excusable de vouloir être aimée pour elle. Vous ne sauriez croire jusqu’où l’avait menée ce désir. Elle avait employé son esprit à tendre mille pièges à ses adorateurs afin d’éprouver leurs sentiments. Ses chausse-trappes furent si bien tendues que les infortunés s’y prirent et succombèrent dans les épreuves baroques qu’elle leur imposait à leur insu. Mademoiselle Cormon ne les étudiait pas, elle les espionnait.

* Elle avait eu recours à la religion, cette grande consolatrice des virginités bien gardées !

* Tous les soirs, en se retrouvant seule, elle songeait à sa jeunesse perdue, à sa fraîcheur fanée, aux vœux de la nature trompée ; et, tout en immolant au pied de la croix ses passions, poésies condamnées à rester en portefeuille, elle promettait bien, si par hasard un homme de bonne volonté se présentait, de ne le soumettre à aucune épreuve et de l’accepter tel qu’il serait. En sondant ses bonnes dispositions, par certaines soirées plus âpres que les autres, elle allait jusqu’à épouser en pensée un sous-lieutenant, un fumeur qu’elle se proposait de rendre, à force de soins, de complaisance et de douceur, le meilleur sujet de la terre ; elle allait jusqu’à le prendre criblé de dettes. Mais il fallait le silence de la nuit pour ces mariages fantastiques où elle se plaisait à jouer le sublime rôle des anges gardiens. Le lendemain, si Pérotte trouvait le lit de sa maîtresse c’en dessus dessous, mademoiselle avait repris sa dignité ; le lendemain, après déjeuner, elle voulait un homme de quarante ans, un bon propriétaire, bien conservé, un quasi jeune homme.

* Quoique son mariage fût essentiellement négatif, Mme du Bousquier y vit des avantages : ne valait-il pas mieux encore s’intéresser à l’homme le plus remarquable de la ville, que de vivre seule ? Du Bousquier était encore préférable aux chiens, aux chats, aux serins qu’adorent les célibataires.

* Les contrariétés de cette existence ainsi tiraillée finirent par hébéter madame du Bousquier, qui trouva plus simple et plus digne de concentrer son intelligence sans la produire au dehors, en se résignant à mener une vie purement animale.
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Nastasia-BNastasia-B   27 février 2014
Cette brebis craintive chemina dès lors dans la voie que lui traça le berger ; elle ne quitta plus le giron de l’Eglise, et se livra aux pratiques religieuses les plus sévères, sans penser ni à Satan, ni à ses pompes, ni à ses œuvres. Elle offrit ainsi la réunion des vertus chrétiennes les plus pures [...].
- Elle sera niaise jusqu’à son dernier soupir, dit le cruel Conservateur destitué qui dînait cependant chez elle deux fois par semaine.

LA VIEILLE FILLE.
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Vidéo de Honoré de Balzac
157 collégiens; 3 auteurs, 3 romans, 3 intervenants, 3 parcours. Une expérience littéraire de 6 mois faite de lectures, d'échanges et de débat, de rencontres, de questions, de critiques, de lectures à voix haute… Avec les élèves de 4èmeC du collège Pablo Picasso (Bron), les élèves de 3ème5 du collège Théodore Monod (Bron), les élèves de 5ème2 du collège Jean Monnet (Lyon 2), les élèves de 3ème3 du collège Olivier de Serres (Meyzieu), les élèves de 5ème6 du collège Honoré de Balzac (Vénissieux), les élèves 3ème3 du collège Jean Macé (Villeurbanne), et leurs équipes pédagogiques. Avec les auteurs Yann Fastier, Sylvain Pattieu, Marie Sellier, et les intervenants artistiques Raphaële Botte, Raphaël France-Kullmann, Camille Thomine. En partenariat avec la DRAC Auvergne Rhône-Alpes, la Métropole de Lyon, la Ville de Bron, la Délégation Académique aux Arts et à la Culture de l'Académie de Lyon, et l'Espace Albert Camus / Pôle en Scènes (Bron)
Une réalisation Fête du Livre de Bron/Collectif Risette
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