AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacques Thuillier (Préfacier, etc.)André Lorant (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 207034486X
Éditeur : Gallimard (06/09/2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.91/5 (sur 230 notes)
Résumé :
Ouvrage pessimiste, roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin Pons nous présente un monde criminel, en haut comme en bas, du salon à la loge de concierge.
Au beau milieu de ce siècle sordide, Sylvain Pons prend rang parmi les martyrs ignorés dont La Comédie Humaine met en scène les souffrances inconnues, les tortures infligées " aux âmes douces par les âmes dures, supplices auxquels s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
olivberne
  24 septembre 2014
Je n'avais pas lu De Balzac depuis bien longtemps et le début fut difficile, voire laborieux. le cent premières pages ont plus été une torture qu'un plaisir, en me demandant si je comprenais quelque chose, à travers les petites histoires de chacun, le portrait de ces deux hommes que sont Pons et Schmucke puis une ambiance assez triste, autour de l'art et des artistes.
Puis peu à peu, j'ai compris: Balzac installe le décor, pose les fondations pour faire exploser la maison! Au milieu, l'histoire s'emballe et on assiste à un véritable roman policier, où le récit vous porte et où vous ne pouvez plus décrocher.
Le problème, c'est qu'on s'est pris de sympathie pour certains personnages et la fin en n'est que plus douloureuse. Et là, on comprend : Balzac nous a mené par le bout du nez pour nous dépeindre l'horreur d'un meurtre prémédité, avec tout ce que l'âme humaine peut avoir de noirceur et de calcul. Les portraits des affreux est magnifique de précision et de profondeur. L'émotion est au rendez-vous, on souffre à la place de ce pauvre Schmucke.
Un roman difficile, exigeant mais une révélation de subtilité!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          352
Allantvers
  28 août 2018
Ah les salauds...!
Tous, ils s'y mettent tous sur le dos de ce pauvre cousin Pons, pauvre de fortune dont le peu qu'il a eu aura été consacré à sa passion des objets d'art patiemment accumulés, et pauvre aussi de complexion et de rouerie face à l'ensemble de son entourage qui chacun à sa manière ourdira contre lui pour le spolier de son trésor : la famille qui l'avait rejeté, son horrible concierge, notaires et avocats véreux, tous plus avides et laids les uns que les autres.
Seule déchirante lumière dans ce cloaque, le brave Schmucke, son indéfectible ami, qui sera le seul à pleurer sur la dépouille du cousin Pons et que les vautours dépouilleront à son tour.
Une magnifique tranche de comédie humaine que nous offre là le grand Balzac, et pas des plus reluisantes!
Commenter  J’apprécie          280
StephanieIsReading
  15 juillet 2019
Le cousin Pons est "le parent pauvre" de la cousine Bette. Là où le premier est profondément bon, la deuxième incarne la méchanceté et le vice. Il faut avoir lu ces deux romans pour bien saisir l'intérêt de cette section de la Comédie Humaine.
Pons fait partie d'une famille qui le méprise et qui ne voit en lui qu'un pique-assiette aussi indésirable que peut l'être un rat dans un garde-manger.
Moqué et humilié, il n'en devient pas moins intéressant lorsqu'on s'aperçoit que son héritage pourrait représenter une véritable fortune.
Seul Schmucke est un ami qui n'en veut pas à son argent et qui dépérit à mesure que Pons souffre.
C'est un roman coup de poing que nous offre ici Balzac en présentant des personnages hantés par l'avidité et le vice.
Pons est un Père Goriot sans enfant qui croit en l'amour des siens et en la bonté de ceux qui l'entourent. Encore une illusion perdue dans l'oeuvre De Balzac.
Commenter  J’apprécie          226
aouatef79
  23 mai 2015
La lecture du cousin Pons ,est une lecture qui remonte à très loin dans le temps ,
Je dois dire aussi que sa lecture m ' a un peu ennuyé vu l 'insistance de
l 'auteur sur pas mal de détails ,En fait il est trop chargé de détails,
Ce que j ' ai retenu de ce récit est que le sieur Pons a une riche collection ,Mais
le sait-il ? Pons est un fin gourmet ,IL ;à se faire inviter ,de temps à autre ,C 'est
un pique-assiette ,Les gens qui sont autour de lui ne s ' embarrassent pas de
de l ' humilier de temps à autre et surtout sa famille fraichement anoblie et devenue riche .Cette famille qui voit un de ses proches de très haut comme
s 'il s 'agissait d ' une "vermine". Mais le jour où il tombe malade et se trouve
à l 'article de la mort ,ce monde accourt et entoure le bon et pauvre Pons .
Ces gens ce qui les intéresse n ' est Pons lui-meme mais sa riche collection .
Chacun veut s ' emparer du fameux butin !
Ce livre de De Balzac nous décrit une société cupide,sans scrupules ,avide de tout et qui perdu son ame ,a perdu le sens de l ' humain !
Triste fin de Pons mais on est touché et ému par l ' amitié qui liait Schumck à Pons .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Albina
  14 septembre 2019
On aurait pu dire : c’est l’histoire d’un parasite, d’un pique-assiette, mais ce titre voulu en premier lieu par Balzac aurait inscrit le livre dans le jugement et aurait fait injure au génie de l’auteur qui s’évertue à nous dévoiler le côté humain d’un pauvre bougre malmené par la vie qui, même s’il a fait de mauvais choix, se révèle somme toute très touchant.
C’est donc l’histoire d’un vieux musicien, disgracié par la nature, qu’un prix de Rome a arrêté dans sa course ; grisé par les honneurs et les mondanités (comme aujourd’hui les prix Goncourt font beaucoup d’élus dont peu produiront une œuvre pérenne) il a peu à peu perdu sa créativité et s’est réfugié dans des plaisirs de compensation.
Son côté artiste dort sous le boisseau et son goût pour la gastronomie devient un rempart à la frustration, puis une passion et une addiction, tandis que l’amour du chineur (sorte de bricabracomanie) l’amène à se constituer des collections de tableaux et d’objets rares qui témoignent de sa sensibilité d’esthète.
Devenu vieux et pauvre et laid, ce qui, dans le Paris d’hier et d’aujourd’hui, constitue une tare, son cercle de relation, las d’inviter à sa table une pale effigie d’un succès qui n’a plus de résonnance dans un monde où l’argent fait la loi, lui fait subir toute sorte de vexations. Aiguillonné par sa passion gastronomique, il se fera un challenge de les ignorer jusqu’au moment où l’humiliation prendra de telles proportions qu’il ne le pourra plus.
Ce seront les Melville et leur fille Cécile (de lointains cousins) avec la complicité de leurs domestiques qui se raillent de lui ouvertement en l’invitant à un diner qu’ils décommandent à son arrivée sous un vulgaire prétexte qu’ils ne prennent pas la peine de rendre plausible (les rires sous cape et les moqueries ressemblent à une scène de vaudeville), le jour même où il vient offrir à Mme Melville une de ses fabuleuses trouvailles : un éventail décoré par Watteau qu’elle finit par accepter avec dédain.
Pons, mortifié, plonge dans une profonde dépression dont il aurait pu mourir sans l’aide de son ami allemand, Schmucke, un autre musicien. Une belle amitié faite de complicité et d’abnégation. On les surnomme les casse-noisettes.
Schmucke, pour consoler son ami de sa disgrâce, lui fournira des diners luxueux pendant trois mois. Ils ne satisferont qu’à moitié le palais du fin gourmet qui sombrera à nouveau dans la nostalgie et la tristesse. Puis le dévouement de Scmucke le conduira à présenter son ami à de riches banquiers, amateurs de curiosités, les Brunner.
Lors d’une de ces visites chez Pons, Fritz Brunner lui révèle que son bric-à-brac représente une fortune. Les murs ont des oreilles et la rumeur se répand. Les Melville appâtés par le gain et qui visent à marier leur fille Cécile à ce riche mentor, présentent de plates et hypocrites excuses à leur cousin. Celui-ci leur pardonne de bon cœur et se mettra même en frais pour arranger le mariage. Il ne se fera pas et la vengeance des parents ne connaitra pas de bornes. Le cousin Pons sera à nouveau vilipendé, honni et chassé des tables convoitées. Il en tombe gravement malade.
Puis s’annonce le drame, car la nouvelle de sa riche collection attire les rapaces de toutes sortes dont la concierge Mme Cibot, qui n’a de cesse de faire en sorte d’être couchée sur son testament, est le premier rouage. La suite est digne d’un roman noir. Le crime parfait s’organise grâce aux manigances de la Cibot avec la complicité d’un homme de loi Mr Fraisier, d’un médecin Mr Poulain, d’un notaire, d’un avocat, de la famille de la victime et de gens très haut placés…
Si vous voulez avoir une idée des monstruosités provoquées par l’appât du gain et des honneurs. (Les deux sont intimement mêlés, mais l’argent y est déjà roi) lisez le cousin Pons. Mais qu’on ne se méprenne pas, Balzac est un visionnaire et rien n’a vraiment changé sous le soleil : les inégalités rendent les gens méchants, envieux et cupides, l’arrivisme est toujours d’actualité, les puissants s’arrogent des droits sur les plus faibles, et la justice est toujours au service des plus riches…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
jujusorel75jujusorel75   11 février 2020
La probité, c'est le trésor des pauvres gens, il faut bien posséder quelque chose !
Commenter  J’apprécie          00
SeirenSeiren   23 mars 2012
Pons n'avait jamais vu de femmes lui sourire. Beaucoup d'hommes ont cette fatale destinée. Pons était monstre-né ; son père et sa mère l'avaient obtenu dans leur vieillesse, et il portait les stigmates de cette naissance hors de saison sur son teint cadavéreux qui semblait avoir été contracté dans le bocal d'esprit-de-vin où la sagesse conserve certains fœtus extraordinaires. Cet artiste, doué d'une âme tendre, rêveuse, délicate, forcé d'accepter le caractère que lui imposait sa figure, désespéra d'être jamais aimé. Le célibat fut donc chez lui moins un goût qu'une nécessité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
jmlire92jmlire92   28 janvier 2019
Vers trois heures de l'après-midi, dans le mois d'octobre de l'année 1844, un homme âgé d'une soixantaine d'années, mais à qui tout le monde eût donné plus que cet âge, allait le long du boulevard des Italiens, le nez à la piste, les lèvres papelardes, comme un négociant qui vient de conclure une excellente affaire, ou comme un garçon content de lui-même au sortir d'un boudoir. C'est à Paris la plus grande expression connue de la satisfaction personnelle chez l'homme. En apercevant de loin ce vieillard, les personnes qui sont là tous les jours assises sur des chaises, livrées au plaisir d'analyser les passants, laissaient toute poindre dans leur physionomies ce sourire particulier aux gens de Paris, et qui dit tant de choses ironiques, moqueuses ou compatissantes, mais qui, pour animer le visage du Parisien, blasé sur tous les spectacles possibles, exigent de hautes curiosités vivantes. Un mot fera comprendre et la valeur archéologique de ce bonhomme et la raison du sourire qui se répétait comme un écho dans tous les yeux. On demandait à Hyacinthe, un acteur célèbre pour ses saillies, où il faisait faire les chapeaux à la vue desquels la salle pouffe de rire : " Je ne les fais point faire, je les garde ! " répondit-il. Eh ! bien, il se rencontre dans le million d'acteurs qui compose la grande troupe de Paris, des Hyacinthe sans le savoir qui gardent sur eux tous les ridicules d'un temps, et qui vous apparaissent comme la personnification de toute une époque pour vous arracher une bouffée de gaieté quand vous vous promenez en dévorant quelque chagrin amer causé par la trahison d'un ex-ami...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
SeirenSeiren   04 avril 2012
Ici commence le drame, ou, si vous voulez, la comédie terrible de la mort d'un célibataire livré par la force des choses à la rapacité des natures cupides qui se groupent à son lit, et qui, dans ce cas, eurent pour auxiliaires la passion la plus vive, celle d'un tableaumane, l' avidité du sieur Fraisier, qui, vu dans sa caverne, va vous faire frémir et la soif d'un Auvergnat capable de tout, même d'un crime, pour se faire un capital.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
olivberneolivberne   25 septembre 2014
" - Où sont les parents, les amis ? demanda le maître des cérémonies.
- Les foilà dous, s'écria Schmucke, en montrant les tableaux et les curiosités.
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Honoré de Balzac (117) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
Le directeur de la maison De Balzac, Yves Gagneux, présente l'exposition 'La Comédie humaine, Balzac par Eduardo Arroyo' à découvrir du 6 février au 10 mai 2020 à la maison De Balzac.
Avec cette exposition, la maison De Balzac présente un artiste qui est le seul à s'être intéressé à la fois à la figure De Balzac, aux personnages tirés de ses romans mais aussi aux endroits où l'écrivain a vécu. À travers une trentaine de peintures, collages et dessins, réalisés depuis 2014,' La Comédie humaine, Balzac par Eduardo Arroyo' montre comment cet artiste utilise sa connaissance très fine De Balzac pour se pencher sur ses propres impressions.
En savoir plus : http://bit.ly/PM_expo_Arroyo
+ Lire la suite
autres livres classés : 19ème siècleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Connaissez-vous La Peau de Chagrin de Balzac ?

Comment se comme le personnage principal du roman ?

Valentin de Lavallière
Raphaël de Valentin
Raphaël de Vautrin
Ferdinand de Lesseps

10 questions
632 lecteurs ont répondu
Thème : La Peau de chagrin de Honoré de BalzacCréer un quiz sur ce livre
.. ..