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ISBN : 2081363682
Éditeur : Flammarion (2015)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 412 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans les premiers jours de l'an VIII, au Commencement de Vendémiaire, ou, pour se conformer au calendrier actuel, vers la fin du mois de septembre 1799, une centaine de paysans et un assez grand nombre de bourgeois, partis le matin de Fougères pour se rendre à Mayenne, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 27 mai 2013

    Nastasia-B
    Voilà quelque temps que je médite d'écrire un petit commentaire non tant sur l'oeuvre elle-même dont vous savez depuis le temps tout le bien que je pense et pour laquelle j'ai déjà posté des commentaires ailleurs, mais plutôt sur cette édition.
    Cette collection de Classiques Garnier parue en 2008-2009 (il ne s'agit que d'un rachat de nom car les " véritables " Classiques Garnier à reliure jaune avec appareil critique de haut vol n'existent plus depuis belle lurette) présente vraiment beaucoup d'avantages.
    Le livre est parfaitement équilibré, pas trop lourd, agréable en main avec une couverture rigide de qualité. Les notes, ni trop nombreuses ni trop absentes sont situées en bas de page et n'obligent pas à d'incessants va-et-vient, ce qui est parfois lassant dans certaines éditions.
    Je ne vous cache pas que même s'ils sont plus encombrants que les Pléiades (pas imprimé sur du papier bible donc un peu plus volumineux) je les préfère largement, notamment pour le confort de lecture qui est un vrai bonheur dans cette série.
    Les regroupements, bien que bon an mal an suggérés par le classement De Balzac, n'est pas inintéressant. Ce volume 1, pas choisi au hasard bien que respectant dans l'ordre des quatre livres les prescriptions de l'auteur, est une sorte de best of à lui tout seul.
    Choix admirable pour donner envie de se plonger dans la Comédie Humaine.
    Bref, si vous hésitez sur le choix d'une collection sympa pour vous offrir cette fresque littéraire, je vous conseille sans hésitation celle-là qui vous donnera bien du plaisir. Mais ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
    P. S. : Pour information, ce volume contient les quatre romans ou nouvelles suivants (dans cet ordre) : le Père Goriot, le Colonel Chabert, La Messe de L'Athée et L'Interdiction. J'ai apporté à chacun d'eux un avis plus détaillé quant à l'oeuvre directement sur chacun des titres.
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    • Livres 5.00/5
    Par francisoctave, le 14 mai 2014

    francisoctave
    Protocole d'édition ! la comédie humaine de balzac !
    une chronologie pour lire l'oeuvre de balzac et bien se situer dans le temps et dans l'espace pour comprendre la critique de balzac en ce qui concerne la comédie humaine dans son intégralité!
    par Nicole Mozet et Isabelle Tournier
    Protocole Architecture de l'édition Furne Oeuvres rattachées à la CH Catalogue de 1845
    Comment nous citer
    L'Edition Furne
    Protocole d'édition
    Lire un roman
    Classement alphabétique
    Classement du Furne
    Listes des illustrations
    Faire une RECHERCHE
    Mode d'emploi
    Aide
    Notices des romans
    Mode de lecture
    Lire une notice
    Portraits de Balzac
    L'hommoeuvre
    Le collectionneur
    L'entrepreneur
    L'imprimeur
    L'homme du monde
    Dossiers
    Historique de la publication
    Vade-mecum et abréviations
    Guide orthographique
    Chronologie des fictions
    Fiches de lecture
    Une fameuse soupeaurama
    Mystères de province ?
    Balzac est-il réaliste ?
    Balzac, romancier malgré lui ?
    Balzac est-il le roman ?
    Balzac est-il balzacien ?
    le retour des personnages
    Balzac vers 1830
    L'opération Comédie humaine
    Bibliographie
    Moteur de recherche
    Crédits

    Protocole d'édition
    Notre texte de base est celui de la Comédie humaine. Oeuvres complètes de M. de Balzac, chez Furne, Dubochet et Cie, Hetzel et Paulin, dans l'édition communément appelée « Furne » , la seule entièrement contrôlée par l'auteur et la seule lue par ses contemporains. Elle comprend 16 volumes au format in-8, parus entre le 25 juin 1842 (date de mise en vente du 1er volume) et août 1846 (les 12e, 14e, 15e et 16e). Un volume complémentaire, le 17e s'y ajouta en novembre 1848.
    Il s'agissait pour Balzac de réunir sous un titre commun, évoquant La Divine Comédie de Dante et qui causa quelque scandale pour son immodestie, l'essentiel de ses textes antérieurs, après correction, et d'accueillir, au fur et à mesure, les nouvelles parutions. Seule édition d'ensemble de la Comédie humaine publiée du vivant De Balzac, l'édition Furne suit un classement hiérarchique complexe en études et scènes.
    La vente se fit à la fois par souscription et au détail, et pour l'un et l'autre de ces deux modes de commercialisation, soit en « livraisons » (c'est-à-dire en fascicules séparés) publiées selon un rythme au départ hebdomadaire, soit en volumes brochés regroupant 10 livraisons. La souscription fut lancée par un prospectus inspiré par Balzac, publié le 10 avril 1842. Il annonçait une édition en 12 volumes à 5 fr. pièce. Les livraisons coûtaient 0,50 fr. Au total, il y eut 16 volumes et 160 livraisons. Chaque volume sauf le 13e (Scènes de la vie militaire. Scènes de la vie de campagne) est illustré de gravures.
    Cette « édition de luxe à bon marché », telle qu'elle se qualifiait elle-même, tirée à 3000 exemplaires fut déficitaire, malgré son format compact et ses illustrations. Il est vrai que son rythme de publication fut fort irrégulier car tributaire des à-coups de la production balzacienne et du nombre, parfois maigre, d'inédits par volume. Des invendus furent remis en vente par le libraire Alexandre Houssiaux, sous le nom de Furne et Cie, en octobre 1846 (prix identique) et en février 1849 (340 livraisons, dont celles du tome XVII, à 0,25 f.).
    Nous donnons ci-dessous les découpages en études puis en scènes ainsi que la répartition des textes par volume avec, entre parenthèses, la date de sa parution. On voit que l'ordre de publication ne coïncida pas avec l'architecture déclarée.


    Architecture de l'édition Furne
    I - ÉTUDES DE MŒURS
    Premier livre : Scènes de la vie privée
    Premier volume. Scènes de la vie privée tome I (25-6-42)
    Avant-propos
    La Maison du chat-qui-pelote
    Le Bal de Sceaux
    La Bourse
    La Vendetta
    Madame Firmiani
    Une double famille
    La Paix du ménage
    La Fausse Maîtresse
    Étude de femme
    Albert Savarus
    Deuxième volume. Scènes de la vie privée tome II (3-9-42)
    Mémoires de deux jeunes mariées
    Une fille d'ève
    La Femme abandonnée
    La Grenadière
    Le Message
    Gobseck
    Autre étude de femme
    Troisième volume. Scènes de la vie privée tome III (19-11-42)
    La Femme de trente ans
    Le Contrat de mariage
    Béatrix (première et deuxième parties)
    Quatrième volume. Scènes de la vie privée tome IV (date incertaine, avant début décembre 1845)
    Béatrix (dernière partie)
    La Grande Bretèche
    Modeste Mignon
    Honorine
    Un début dans la vie

    Deuxième livre : Scènes de la vie de province

    Cinquième volume. Scènes de la vie de province tome I (15-4-43)
    Ursule Mirouët
    Eugénie Grandet
    Les Célibataires :
    Pierrette

    Sixième volume. Scènes de la vie de province tome II (25-6-42)
    Les Célibataires :
    le Curé de Tours
    Un ménage de garçon
    Les Parisiens en province :
    L'Illustre Gaudissart
    La Muse du département

    Septième volume. Scènes de la vie de province tome III (8-9-44)
    Les Rivalités
    (première histoire) : La Vieille Fille
    (deuxième histoire) : le Cabinet des Antiques
    Le Lys dans la vallée

    Huitième volume. Scènes de la vie de province tome IV (29-07-43)
    Illusions perdues
    (1re partie) : Les Deux Poètes
    (2e partie) : Un grand homme de province à Paris
    (3e partie) : Ève et David

    Troisième livre : Scènes de la vie parisienne
    Neuvième volume. Scènes de la vie parisienne tome I (7-11-43)
    Histoire des Treize
    (1er épisode) : Ferragus
    (2e épisode) : La Duchesse de Langeais
    (3e épisode) : La Fille aux yeux d'or
    Le Père Goriot
    Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II (29-9-44)
    Le Colonel Chabert
    Facino Cane
    La Messe de l'athée
    Sarrasine
    L'Interdiction
    Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau
    Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, erreur pour tome III) (25-6-42) et fin (date incertaine).
    Ce volume ne compte que 8 livraisons
    La Maison Nucingen
    Pierre Grassou
    Les Secrets de la princesse de Cadignan
    Les Employés ou la Femme supérieure
    Splendeurs et misères des courtisanes :
    (1re partie) : Esther heureuse
    (2e partie) : A combien l'amour revient aux vieillards

    Troisième et Quatrième livres : Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique
    Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)(19-8-46)
    Splendeurs et misères des courtisanes (troisième partie)
    Un prince de la bohème
    Esquisse d'homme d'affaires d'après nature
    Gaudissart II
    Les Comédiens sans le savoir
    Un épisode sous la Terreur
    Une ténébreuse affaire
    Z. Marcas
    L'Envers de l'histoire contemporaine

    Cinquième et sixième livres : Scènes de la vie militaire et Scènes de la vie de campagne
    Treizième volume. Scènes de la vie militaire et Scènes de la vie de campagne (date incertaine, avant début décembre 1845).
    Les Chouans
    Une passion dans le désert
    Le Médecin de campagne
    Le Curé de village

    II - ÉTUDES PHILOSOPHIQUES
    Quatorzième volume. Tome I (19-8-46)
    La Peau de chagrin
    Jésus-Christ en Flandre
    Melmoth réconcilié
    Le Chef-d'oeuvre inconnu
    La Recherche de l'Absolu
    Quinzième volume. Tome II (19-8-46)
    Massimilla Doni
    Gambara
    L'Enfant maudit
    Les Marana
    Adieu
    Le Réquisitionnaire
    El Verdugo
    Un drame au bord de la mer
    L'Auberge rouge
    L'Élixir de longue vie
    Maître Cornélius
    Sur Catherine de Médicis :
    (1re partie) : le Martyr calviniste

    II - ÉTUDES PHILOSOPHIQUES - III ÉTUDES ANALYTIQUES
    Seizième volume. Études philosophiques et Études analytiques. (19-8-46)
    Sur Catherine de Médicis :
    (2e partie) : La Confidence des Ruggieri
    (3e partie) : Les Deux Rêves
    Les Proscrits
    Louis Lambert
    Séraphîta
    Physiologie du mariage

    Volume 17 publié par Houssiaux
    Dix-septième volume
    Les Parents pauvres :
    (1re partie) : La Cousine Bette
    (2e partie) : le Cousin Pons

    Pour la plupart des textes, cette édition constitue donc la dernière qui ait été contrôlée par l'auteur, et qui n'est pourtant que très rarement reproduite dans les éditions modernes, fondées sur une version couramment intitulée « Furne corrigé ». Il s'agit en fait du texte de l'édition Furne, augmenté des corrections portées par Balzac sur son exemplaire personnel, qui est conservé dans la Collection Lovenjoul, à l'Institut de France. Il existe une édition fac-similé de cet exemplaire unique, parue entre 1965 et 1967 dans les Oeuvres complètes illustrées aux « Bibliophiles de l'Originale », sous la direction de Jean A. Ducourneau. Nous avons choisi le « Furne », version imprimée authentique, parce qu'il n'est plus accessible en dehors des bibliothèques spécialisées, mais aussi parce que le travail de correction entrepris par l'auteur ayant été partiel, le « Furne corrigé » ne peut en aucun cas être considéré comme une version définitive.
    Notre édition rompt résolument avec les éditions canoniques, c'est-à-dire avec une conception de l'édition classique qui a trouvé son point de perfection et sa limite dans l'édition Pléiade (décrite dans le Vade-mecum et la Bibliographie). C'est une édition contextuelle où chaque texte trouve les liens nécessaires à sa lecture et à sa compréhension sur la base d'une documentation et d'une lecture interactive. Elle donne les moyens d'un renouvellement des approches de l'oeuvre balzacienne en créant un outil pédagogique, un instrument de recherches et une banque de données. 1) grâce aux interrogations textuelles permises par le logiciel d'interrogation et aux données lexicales obtenues dont les applications en philologie, poétique, stylistique, thématique, histoire littéraire, sociocritique portent des résultats nombreux et inédits. 2) grâce au potentiel de connexions nouvelles gérées par l'hypertexte entre tel texte et son environnement : texte singulier-ensemble Comédie humaine, texte-images, texte-chronologies, texte-biographie, texte-résumé, texte-personnages, texte-histoire du texte, texte-réception, texte-lecture scolaire, texte-bibliographie.
    Remarque : le système des titres dans les textes balzaciens, même lorsqu'on se limite à La Comédie humaine, est mouvant et très complexe. le lecteur apprendra vite à repérer ceux qui désignent un ensemble de romans, comme Les Parents pauvres ou Les Parisiens en province, ou une sous-partie, comme Ève et David. D'autres enfin ont fait l'objet d'une proposition de modification entre le Furne et le Furne corrigé, comme Un ménage de garçon, devenu La Rabouilleuse, ou La Grande Bretèche, qui perd son titre lors de son intégration à Autre étude de femme. Nous reproduisons ci-dessous le document généralement appelé Catalogue de 1845, dans lequel Balzac a proposé un nouveau plan de la Comédie humaine, comprenant les oeuvres déjà publiées et d'autres, qui ne seront jamais écrites ou resteront inachevées.

    Oeuvres rattachées à La Comédie humaine
    Il s'agit de textes qui ne purent figurer dans l'édition Furne, car ils restaient inachevés à sa date ou furent rédigés postérieurement, mais qui appartiennent de droit à La Comédie humaine. Soit ils complètent des oeuvres existantes : La Dernière Incarnation de Vautrin, 4e partie de Splendeurs et Misères des courtisanes ; L'Initié, 2e épisode de L'Envers de l'histoire contemporaine. Soit ils figurent au moins dans le Catalogue de ses oeuvres que Balzac établit en 1845 (décrit et reproduit ci-dessous) : Les Paysans, le Député d'Arcis, Les Petits Bourgeois. Soit une autre source, en l'occurrence un contrat signé avec l'éditeur Chlendowski en 1845, atteste, pour les Petites Misères de la vie conjugale, la nécessité de cette intégration.
    Ces textes rejoignirent en effet La Comédie humaine dans les éditions posthumes : ainsi, entre 1853 et 1855, quand Houssiaux fit réimprimer les 17 volumes du Furne, en y adjoignant une notice de George Sand, il ajouta, dans un volume complémentaire enrichi de 16 gravures nouvelles, La Dernière Incarnation de Vautrin (Scène de la vie parisienne), L'Initié (Scène de le vie politique), Les Paysans (Scène de la vie de campagne), Petites Misères de la vie conjugale (Étude analytique). Pour Les Petits Bourgeois (Scène de le vie parisienne) et le Député d'Arcis (Scène de la vie politique), l'intégration ne fut accomplie que dans l'édition définitiv

    Lien : http://www.v1.paris.fr/commun/v2asp/musees/balzac/furne/protocole.htm
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    • Livres 5.00/5
    Par Tempuslegendae, le 02 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Il m'a toujours plu de dire que BALZAC a été un enfant des Lumières, avant de lui concéder comme il se doit sa véritable place dans Les Lettres du XIXème siècle. Ma petite remarque n'est pas tout à fait fausse: l'écrivain est bien né en 1799, et il a bien publié dans sa trentième année son oeuvre gigantesque «Dernier chouan ou la Bretagne en 1800»: tout ceci n'est pas anodin, l'histoire qu'il raconte fait bien partie du siècle éclairé de l'Ancien Régime…
    De plus, lorsqu'on parle des guerres de Vendée et de la Chouannerie, on ressent très fort l'investissement que notre Grande Histoire occupe encore aujourd'hui. C'est l'émulsion en France, les émeutes vendéennes prennent un virage aigu, et s'étendent à la Bretagne après la «virée de Galerne».
    Tous les ingrédients seront avalés par la plume d'Honoré (plume au chapeau s'il vous plait).
    S'appuyant sur une documentation précise et approfondie, l'auteur multiplie les notations qui visent à donner au temps et au lieu de l'action une réalité historique. «Ici, le pays est le pays, les hommes sont les hommes». Prodigieux, mêlant l'évocation ponctuelle à l'explication d'ensemble, BALZAC se forge à la technique du roman historique, dont Walter SCOTT est alors pour lui le représentant reconnu et admiré.
    Paysans misérables, ignorants, superstitieux, les Chouans sont «baptisés», ils appartiennent à une contrée dont l'Honoré du texte souligne l'«incurie industrielle», à un monde où les passions exacerbées s'expriment avec une violence immédiate: «C'était des sauvages qui servaient Dieu et le Roi à la manière dont les Mohicans font la guerre».
    Ne soyons pas contraires, BALZAC a tenté dans "Les Chouans" de retracer «l'esprit d'une époque», d'élaborer par la même occasion un nouveau roman historique qui inclut dans une même trame les événements de l'histoire, la poésie, le drame et la tragédie. L'oeuvre dont le pôle est l'année de sa naissance, aide à la compréhension de la période d'ensemencement littéraire; elle favorise à installer le monde contemporain de la comédie humaine dans une charnière purement historique, où les luttes d'intrigues l'emportent sur les victoires guerrières, les traîtres sur les héros et le roman sur l'épopée.
    A mon humble avis, BALZAC a tous les atouts pour se proclamer «père littéraire» du roman historique contemporain.
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    • Livres 5.00/5
    Par akhesa, le 07 avril 2013

    akhesa
    J'ai aime le cote instructif,j'ai ainsi appris ce qu'etaient les Incroyables et les Merveilleuses.J'ai aime les descriptions de la campagne bretonne et la facon dont les paysans organisaient leurs champs et construisaient des murs pour delimiter chacun d'eux.
    Pour l'histoire d'amour,il insiste beaucoup sur les expressions des visages,les gestes et attitudes des deux amants,leurs sentiments tres changeants et volatils.Malgre le cote desuet et trop romantique,j'ai apprecie le style riche et foisonnant,pour les personnages hauts en couleurs,pour le contexte historique fascinant,pour le combat des deux camps adverses;les uns voulant restaurer la monarchie alors que les autres se battent pour defendre la republique.
    Un roman d'amour sur fond de guerre sanglante qui comporte quelques passages absolument horribles et d'une sauvagerire difficile a concevoir
    Un roman digne d'un grand romancier
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    • Livres 3.00/5
    Par MissMarty, le 06 mai 2012

    MissMarty
    C'est le premier livre d'Honoré de Balzac que je lis.
    J'ai eu un certains mal à m'accrocher au début à cause d'une longue description pourtant utile afin que l'on s'imagine avec plus de précision les personnages, les lieux et le contexte.
    Au début, j'ai cru que j'allais avoir affaire à une histoire militaire, basée sur la guerre entre les royalistes et les républicains. Finalement, il y avait une passion entre Marie de Verneuil et le marquis de Montaurant et bien sûr, comme tous bon romans historiques qui se respectent : une histoire politique. La contexte historique est précis même si, je le redis, le début était assez difficile à lire mais il faut s'adapter car c'était le style de l'époque de l'auteur.
    Ce roman montre la dureté de l'époque, la terrible guerre civile qui avait éclaté au moment de la révolution, la fourberie de gens sans scrupule le fanatisme religieux, les complots etc.
    Un vrai roman historique avec un parfait registre réaliste que nous connaissons chez Honoré de Balzac !
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Citations et extraits

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  • Par Tristhenya, le 28 août 2012

    — Mademoiselle, dit-il avec une émotion mal déguisée, êtes-vous fille ou femme, ange ou démon ?
    — Je suis l’un et l’autre, reprit-elle en riant. N’y a-t-il pas toujours quelque chose de diabolique et d’angélique chez une jeune fille qui n’a point aimé, qui n’aime pas, et qui n’aimera peut-être jamais ?
    — Et vous trouvez-vous heureuse ainsi ? ... dit-il en prenant un ton et des manières libres, comme s’il eût déjà conçu moins d’estime pour sa libératrice.
    — Oh ! heureuse, reprit-elle, non. Si je viens à penser que je suis seule, dominée par des conventions sociales qui me rendent nécessairement artificieuse, j’envie les privilèges de l’homme. Mais, si je songe à tous les moyens que la nature nous a donnés pour vous envelopper, vous autres, pour vous enlacer dans les filets invisibles d’une puissance à laquelle aucun de vous ne peut résister, alors mon rôle ici-bas me sourit ; Puis, tout à coup, il me semble petit, et je sens que je mépriserais un homme, s’il était la dupe de séductions vulgaires. Enfin tantôt j’aperçois notre joug, et il me plaît, puis il me semble horrible et je m’y refuse ; tantôt je sens en moi ce désir de dévouement qui rend la femme si noblement belle, puis j’éprouve un désir de domination qui me dévore. Peut-être, est-ce le combat naturel du bon et du mauvais principe qui fait vivre toute créature ici-bas. Ange ou démon, vous l’avez dit. Ah ! Ce n’est pas d’aujourd’hui que je reconnais ma double nature. Mais, nous autres femmes, nous comprenons encore mieux que vous notre insuffisance. N’avons-nous pas un instinct qui nous fait pressentir en toute chose une perfection à laquelle il est sans doute impossible d’atteindre. Mais, ajouta-t-elle en regardant le ciel et jetant un soupir, ce qui nous grandit à vos yeux...
    — C’est ? ... dit-il.
    — Eh ! bien, répondit-elle, c’est que nous luttons toutes, plus ou moins, contre une destinée incomplète.
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  • Par Villoteau, le 20 janvier 2013

    Quand les passions arrivent à une catastrophe, elles nous soumettent à une puissance d'enivrement bien supérieure aux mesquines irritations du vin ou de l'opium. La lucidité que contractent alors les idées, la délicatesse des sens trop exaltés, produisent les effets les plus étranges et les plus inattendus.

    En se trouvant sous la tyrannie d'une même pensée, certaines personnes aperçoivent clairement les objets les moins perceptibles, tandis que les choses les plus palpables sont pour elles comme si elles n'existaient pas. Mademoiselle de Verneuil était en proie à cette espèce d'ivresse qui fait de la vie réelle une vie semblable à celle des somnambules, lorsque après avoir lu la lettre du marquis elle s'empressa de tout ordonner pour qu'il ne pût échapper à sa vengeance, comme naguère elle avait tout préparé pour la première fête de son amour.
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  • Par Villoteau, le 20 janvier 2013

    Le lendemain de leur départ, Hulot et ses deux amis se trouvaient de grand matin sur la route d'Alençon, à une lieue environ de cette dernière ville, vers Mortagne, dans la partie du chemin qui côtoie les pâturages arrosés par la Sarthe. Les vues pittoresques de ces prairies se déploient successivement sur la gauche, tandis que la droite, flanquée des bois épais qui se rattachent à la grande forêt de Menibroud, forme, s'il est permis d'emprunter ce terme à la peinture, un repoussoir aux délicieux aspects de la rivière.

    Les bermes du chemin sont encaissées par des fossés dont les terres sans cesse rejetées sur les champs y produisent de hauts talus couronnés d'ajoncs, nom donné dans tout l'Ouest au genêt épineux. Cet arbuste, qui s'étale en buissons épais, fournit pendant l'hiver une excellente nourriture aux chevaux et aux bestiaux ; mais tant qu'il n'était pas récolté, les Chouans se cachaient derrière ses touffes d'un vert sombre. Ces talus et ces ajoncs, qui annoncent au voyageur l'approche de la Bretagne, rendaient donc alors cette partie de la route aussi dangereuse qu'elle est belle.
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  • Par LydiaB, le 03 mai 2010

    — Tonnerre de Dieu ! il n’y a rien si ce n’est qu’on nous embête.

    Lorsque le commandant laissait échapper cette expression militaire, déjà l’objet d’une réserve, elle annonçait toujours quelque tempête. Les diverses intonations de cette phrase formaient des espèces de degrés qui, pour la demi-brigade, étaient un sûr thermomètre de la patience du chef ; et la franchise de ce vieux soldat en avait rendu la connaissance si facile, que le plus méchant tambour savait bientôt son Hulot par cœur, en observant les variations de la petite grimace par laquelle le commandant retroussait sa joue et clignait des yeux. Cette fois, le ton de la sourde colère par lequel il accompagna ce mot rendit les deux amis silencieux et circonspects. Les marques mêmes de petite vérole qui sillonnaient ce visage guerrier parurent plus profondes et le teint plus brun que de coutume.
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  • Par seshat123, le 03 mai 2013

    Mademoiselle Augustine, à peine âgée de dix-huit ans, ne ressemblait ni à son père ni à sa mère. Elle était de ces filles qui, par l’absence de tout lien physique avec leurs parents, font croire à ce dicton de prude : Dieu donne les enfants. Augustine était petite, ou, pour la mieux peindre, mignonne. Gracieuse et pleine de candeur, un homme du monde n’aurait pu reprocher à cette charmante créature que des gestes mesquins ou certaines attitudes communes, et parfois de la gêne. Sa figure silencieuse et immobile respirait
    cette mélancolie passagère qui s’empare de toutes les jeunes filles trop faibles pour oser résister aux volontés d’une mère.
    La maison du chat-qui-pelote
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Vidéo de Honoré de Balzac

- Honoré de Balzac,"Eugénie Grandet", le livre de poche -
Tout est grand dans ce célèbre roman, sans que rien ne bouge. Eugénie est une sorte de sainte selon l'homme, toujours fidèle à une même pensée, mais toute naturelle. [...] Au rebours on trouvera dans Eugénie tous les stratagèmes du coeur, et un vrai courage à affronter le terrible homme aux gants de cuir. On a tout dit sur Grandet. On a moins remarqué ce mot de reine, lorsque Eugénie se trouve maîtresse d'une immense fortune et assiégée d'intrigues. Elle répond : Nous verrons cela » comme son père faisait. [...] Ainsi l'âme de Grandet finit par être sauvée. Alain, Propos sur Balzac.

- Victor Hugo, "L'Homme qui rit", Gallimard -
À travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, L'Homme qui rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l'aristocratie anglaise des années 1700. À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C'est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.








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