AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Louis Chevalier (Préfacier, etc.)Samuel Silvestre de Sacy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070366758
Éditeur : Gallimard (25/07/1975)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 39 notes)
Résumé :
- Comment, depuis trente ans que le père Rigou vous suce la moelle de vos os, vous n'avez pas core vu que les bourgeois seront pires que les seigneurs ?... Les bourgeois et le gouvernement, c'est tout un ! Quéqu'ils deviendraient si nous étions tous riches ?... Laboureraient-ils leurs champs, feraient-ils la moisson ? Il leur faut des malheureux !... - Faut tout de même chasser avec eux, répondit Tonsard, puisqu'ils veulent allotir les grandes terres... Et après, no... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
CDemassieux
  06 décembre 2014
Les Paysans de Balzac c'est une confrontation entre deux mondes. Il y a ceux d'ici, c'est-à-dire cet ilot de collines vertes du Morvan, et ce général d'Empire, comte de Montcornet, fermement décidé à s'installer dans le domaine des Aigues, dont il a fait l'acquisition, sans accepter de se plier aux règles non écrites qui régissent ce coin de France. Règles avec lesquelles jouent les autochtones, quitte à piller les biens du nouveau propriétaire. L'étranger, s'il ne se soumet pas, prend le risque d'un affrontement plus insidieux que sur un champ de bataille.
Sans empathie pour ces autochtones, forçant la caricature, Balzac brosse un monde paysan et une bourgeoisie locale très éloignés de l'image idyllique qu'on serait spontanément amené à se construire, en réaction à ces « Villes tentaculaires » – Emile Verhaeren dixit. Ces gens-là – pour continuer dans le registre belge ! – sont calculateurs, manipulateurs, voire sans foi ni loi, sinon la leur.
Pour ne pas s'être conformé aux us et coutumes en vigueur, et pour avoir défié les mauvaises personnes, le comte de Montcornet deviendra le jouet d'une conspiration digne des plus grandes machinations politiques.
Ce roman, d'une particulière cruauté, enterre définitivement l'Histoire et sa gloire ensanglantée, incarnée par le général Montcornet, à laquelle se substitue le règne débridé de l'argent, avec un fond de lutte des classes. Balzac, l'homme attaché aux anciens ordres, fait donc un constat amer mais inévitable. Les Paysans est un roman sans grandeur et non moins désenchanté.
Inachevé, sa forme actuelle est due aux soins d'Evelyne Hanska, veuve de l'auteur, qui a ainsi rendu un incontestable hommage à l'immense talent d'écrivain de son mari.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
besath
  07 juillet 2018
J'ai souhaité en lisant ce livre m'immerger à nouveau dans cet univers balzacien tant apprécié durant mon adolescence au travers des célèbres "Le Père Goriot", "Le chef d'oeuvre inconnu", "Le cousin Pons", "La cousine Bette" ou encore le formidable "Le lys dans la vallée". J'ai donc choisi "Les Paysans", exemplaire oublié de ma bibliothèque personnelle, et je l'ai ouvert, avec gourmandise, à l'idée prometteuse de passer un moment de pur bonheur!
Cela dit, arrivée au terme de l'ouvrage, mon sentiment est mitigé... Je reste sur un question centrale: Qu'a voulu nous dire Balzac? Cette critique acerbe du monde paysan du début du XIXème me touche et à la fois m'intrigue...
Cet oeuvre, n'est pas, à mon sens, la meilleure de son auteur: le nombre trop important des personnages, les longues descriptions sans intérêt pour l'histoire, et cette verve permanente contre le monde paysan opposé à la noblesse (dont fait partie Balzac!) me laisse un peu sur ma faim!
Commenter  J’apprécie          100
njussien
  09 juin 2014
Le ch??teau des Aigues, qui a appartenu ?? une ex-cantatrice, Mlle Laguerre, a ??t?? achet?? par le g??n??ral comte de Montcornet; la belle comtesse y a invit?? son amant, l'??crivain Blondet, et y accueille souvent son cur??, l'abb?? Brossette. Aux portes du domaine, le Grand-I-Vert, cabaret tenu par les Tonsard, est le rendez-vous des paysans, qui d??vastent et pillent les bois et les champs de Montcornet. Mais les v??ritables ennemis des Aigues ne viennent pas dans ce repaire de malfaiteurs; car il y a une conspiration contre les Aigues, qui, par le jeu des alliances familiales et des int??r??ts financiers, ??tend son pouvoir sur toute la r??gion. le commerce, la justice, la police, l'administration y d??pendent de trois hommes : dans le bourg de Blangy, Rigou, l'usurier des campagnes ; ?? Soulanges, chef-lieu d'arrondissement, la mairesse, Mme Soudry, et accessoirement son mari; enfin, ?? la sous-pr??fecture de la Ville-Aux-Fayes, le maire Gaubertin, ancien r??gisseur v??reux des Aigues. Contre ces adversaires, d'autant plus puissants que les plus puissants sont cach??s sous le masque de la respectabilit??, Montcornet tentera de lutter, mal conseill?? par son fourbe intendant, Sibilet. Son fid??le garde Michaud est assassin?? par les paysans. Montcornet vend les Aigues, le triumvirat les ach??te, rase le ch??teau, et morcelle le domaine. Ce roman introduit le monde des paysans, us??s par les travaux et le vin, d??vor??s par leur app??tit de biens, exasp??r??s par leur mis??re, celui de la terre avec l'odeur des mottes, les craquements de la for??t, le soleil d'ao??t br??lant les moissons ... C'est aussi la description analytique d'une soci??t?? enti??re et la r??v??lation de la lutte des classes dans la France de la Restauration et de la monarchie de Juillet. La mort des Aigues c'est un cri d'alarme : la parcellisation ruinera l'agriculture. Mais c'est aussi un constat et une condamnation : le r??gne de l'argent est arriv??; la bourgeoisie prend le pouvoir, en attendant d'??tre d??vor??e par le peuple. de ce livre, nous ne connaissons qu'une partie, le quart environ : l'exposition, d??taill??e, puis un vague sch??ma tant bien que mal reconstitu?? par la veuve De Balzac afin de cr??er pour le lecteur l'illusion d'un roman complet. Mais ce porche monumental magistralement ex??cut?? provoque l'admiration et l'int??r??t.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Laureneb
  20 octobre 2019
Cette année de lecture m'a fait découvrir, apprécier et même aimer Balzac. Mais j'ai eu du mal avec ce roman des Paysans, peut-être parce qu'il n'est pas vraiment terminé comme l'aurait souhaité son auteur qui avait un projet bien plus ambitieux. Je me suis perdue dans l'énumération des personnages, de leurs liens de parentés et de leurs défauts ou leurs vices respectifs, leur ambitions aussi. le grand-père est présenté sur les 100 premières pages, avant de quasiment disparaître du récit.
J'ai peut-être aussi moins apprécié cette lecture parce que Balzac est moins à l'aise pour décrire la vie rurale que la bourgeoisie de province ou les salons parisiens qu'il connaît bien mieux. D'ailleurs, ce titre "les paysans", suggère une intrigue qui serait le récit d'une chouannerie, ce qui n'est pas vraiment le cas. Les personnages principaux, ce ne sont pas les paysans, qu'on voit très peu, mais plutôt les notables de l'arrondissement, ceux qui manoeuvrent dans l'ombre en manipulant les autres pour s'enrichir personnellement ou gagner en influence. Et là, Balzac est plus à l'aise, il retrouve ce qu'il connaît et maîtrise.
Ayant lu récemment la biographie De Balzac par S. Zweig, j'ai aussi forcément pensé à des aspects autobiographiques, avec le personnage de l'écrivain pauvre, Blondet, amant d'une femme riche et noble, qui finit finalement par l'épouser, par désir, certes, mais aussi pour récupérer l'héritage. Une sorte de mise en abîme par rapport à la propre relation entre Balzac et Mme Hanska ?
En tout cas, je vais poursuivre les Scènes de la vie parisienne avant de retourner à la campagne avec Balzac...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
nathalie_MarketMarcel
  14 avril 2018
Il s'agit d'une intrigue opposant les « Bourguignons » (des paysans, mais pas seulement, des gens du terroir dirait-on) et des bourgeois « parisiens » pour s'accaparer une terre et un petit château. Les portraits sont très réussis, notamment la transcription du parler paysan, et contiennent beaucoup d'humour. Toutefois, une fois encore, le roman est prisonnier d'une thèse (moi aussi je connais des paysans dont on dit qu'ils aimeraient labourer la route, mais la peinture De Balzac est vraiment trop déplaisante) et d'un complot écrit d'avance. Je préfère quand les personnages ont plus de liberté et qu'ils s'emparent du romancier.
C'est dommage car quelles formules réussies, quelles trouvailles, quand il veut !
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LaurenebLaureneb   13 octobre 2019
On ne sait pas encore combien le fripon dorlote sa dupe. Une mère n’est pas si caressante ni si prévoyante pour une fille adorée, que l’est tout commerçant en tartuferie pour sa vache à lait. Aussi quel succès n’ont pas les eprésentations de Tartufe jouées à huis-clos ? Ça vaut l’amitié. Molière est mort trop tôt, il nous aurait montré le désespoir d’Orgon ennuyé par sa famille, tracassé par ses enfants, regrettant les flatteries de Tartufe, et disant : – C’était le bon temps !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
wentworth23wentworth23   09 novembre 2012
Les paysans, qui se cèdent leur lopin de terre entre eux, ne s'en déssaisissent à aucun prix ni à aucune condition pour le bourgeois....l'expropriation seule faitrentrer le bien du paysan sous la loi commune des transactions.
Commenter  J’apprécie          40
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   14 avril 2018
Le praticien n’était pas rouge, mais écarlate. Sa face, comme certaines parties tropicales du globe, éclatait sur plusieurs points par de petits volcans desséchés qui dessinaient de ces mousses plates et vertes appelées assez poétiquement par Fourchon des fleurs de vin.
Commenter  J’apprécie          30
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   14 avril 2018
Ah dame ! nous sommes si bêtes, nous aut’pésans, que nous finissons par entendre les bêtes. V’là comme nous ferons. Quand la loute voudra s’en revenir chez elle, nous l’effrayerons ici, vous l’effrayerez là-bas ; effrayée par nous, effrayée par vous, elle se jettera sur le bord ; si elle prend la voie de tarre, elle est perdue. Ça ne peut pas marcher ; c’est fait pour la nage avec leurs pattes d’oie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LaurenebLaureneb   10 octobre 2019
Mon Dieu, comment ne comprend-on pas que les merveilles de l’art sont impossibles dans un pays sans grandes fortunes, sans grandes existences assurées ? Si la gauche veut absolument tuer les rois, qu’elle nous laisse quelques petits princes, grands comme rien du tout !
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Honoré de Balzac (108) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
"Parce qu'il était fauché, parce qu'il finissait toujours par s'acheter le beau manteau de ses rêves, parce qu'il refusait d'accepter que certains aient une vie facile et pas lui, [...], j'aime passionnément Balzac". Titiou Lecoq raconte pourquoi Balzac était un gros flambeur. Le #Honoreetmoi est à découvrir en librairie : https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/honore-et-moi/?doing_wp_cron=1574350086.0528359413146972656250
autres livres classés : romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Connaissez-vous La Peau de Chagrin de Balzac ?

Comment se comme le personnage principal du roman ?

Valentin de Lavallière
Raphaël de Valentin
Raphaël de Vautrin
Ferdinand de Lesseps

10 questions
614 lecteurs ont répondu
Thème : La Peau de chagrin de Honoré de BalzacCréer un quiz sur ce livre