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Pierre-Georges Castex (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070108510
1574 pages
Éditeur : Gallimard (06/05/1976)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Lucien jeta sur Esther un regard mendiant, un de ces regards propres à ces hommes faibles et avides, pleins de tendresse dans le cœur et de lâcheté dans le caractère. Esther lui répondit par un signe de tête qui voulait dire : " Je vais écouter le bourreau pour savoir comment je dois poser ma tête sous la hache, et j'aurai le courage de bien mourir... " - Que faut-il faire ? demanda-telle. - M'obéir aveuglément, dit Carlos Herrera... Et, il faut rester belle. A ving... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Nastasia-B
  27 mai 2013
Voilà quelque temps que je médite d'écrire un petit commentaire non tant sur l'oeuvre elle-même dont vous savez depuis le temps tout le bien que je pense et pour laquelle j'ai déjà posté des commentaires ailleurs, mais plutôt sur cette édition.
Cette collection de Classiques Garnier parue en 2008-2009 (il ne s'agit que d'un rachat de nom car les " véritables " Classiques Garnier à reliure jaune avec appareil critique de haut vol n'existent plus depuis belle lurette) présente vraiment beaucoup d'avantages.
Le livre est parfaitement équilibré, pas trop lourd, agréable en main avec une couverture rigide de qualité. Les notes, ni trop nombreuses ni trop absentes sont situées en bas de page et n'obligent pas à d'incessants va-et-vient, ce qui est parfois lassant dans certaines éditions.
Je ne vous cache pas que même s'ils sont plus encombrants que les Pléiades (pas imprimé sur du papier bible donc un peu plus volumineux) je les préfère largement, notamment pour le confort de lecture qui est un vrai bonheur dans cette série.
Les regroupements, bien que bon an mal an suggérés par le classement De Balzac, n'est pas inintéressant. Ce volume 1, pas choisi au hasard bien que respectant dans l'ordre des quatre livres les prescriptions de l'auteur, est une sorte de best of à lui tout seul.
Choix admirable pour donner envie de se plonger dans la Comédie Humaine.
Bref, si vous hésitez sur le choix d'une collection sympa pour vous offrir cette fresque littéraire, je vous conseille sans hésitation celle-là qui vous donnera bien du plaisir. Mais ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
P. S. : Pour information, ce volume contient les quatre romans ou nouvelles suivants (dans cet ordre) : le Père Goriot, le Colonel Chabert, La Messe de L'Athée et L'Interdiction. J'ai apporté à chacun d'eux un avis plus détaillé quant à l'oeuvre directement sur chacun des titres.
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AMR_La_Pirate
  26 février 2020
J'ai mis un peu plus de trois ans pour lire Les Scènes de la vie privées d'Honoré de Balzac, de novembre 2016 à février 2020, lecture au long cours entrecoupée de longues pauses…
J'y ai fait de très belles découvertes de textes méconnus du grand public, de tous les formats, de la courte nouvelle au véritable pavé. Je ne connaissais aucun de ces textes, tout en ayant lu et étudié plusieurs romans De Balzac ; il faut croire que les choix d'études ne se font pas parmi les Scènes de la vie privée, ce qui est dommage car elles contiennent de véritables pépites, certaines très abordables et brèves, idéales pour commencer avec cet écrivain…
La vie privée, dans La Comédie humaine, se décline en récits de mariage, en triangles amoureux, en crises familiales, en trahisons et ruptures, en héritages...
Ce qui frappe au premier abord pour les mariages, c'est que l'amour n'en est pas souvent le moteur ou le motif ; qui plus est, si amour il y a, cela ne garantit pas le bonheur… Vivent les mariages d'intérêt !
Est-il question d'amour ou d'amitié, oui… et de raison surtout… La question d'argent est omniprésente dans ses scènes : dots, rentes, dettes, placements sur le Grand Livre, emprunts, majorats, tutelles, valeurs, donations…
Tous ces livres sont l'occasion de nous offrir de belles descriptions de la vie domestique, des intérieurs modestes, bourgeois, cossus… Balzac nous montre l'intimité de ses personnages, crée des ambiances, des atmosphères, reflets de « ce qui se passe partout » dans le respect des réalités socio-économiques de son époque.
Mais il y oppose aussi la vie mondaine et ses manigances, ses jeux de dupes et de séductions, ses rumeurs et ragots, ses complots…
Lire Balzac permet de tout savoir dans les moindres détails : comment on s'habille, ce que l'on mange, comment s'organise un ménage, comment on voyage, etc… au XIXème siècle.
Quel beau défilé de physionomies, de types, de milieux !
J'ai beaucoup apprécié les nombreux portraits de femmes, à tous les âges de la vie : jeunes filles inexpérimentées, passionnées, belles et bonnes âmes vertueuses, bigotes, épouses et maitresses, adulées ou humiliées, exaltées, malignes, surprotégées, abandonnées… Il est souvent question aussi de l'amour maternel, des sacrifices qu'il impose, des dérives qu'il provoque.
Balzac évoque les ravages de l'adultère féminin, un véritable crime au XIXème siècle quand la norme sociale pêchait par étroitesse de vue et d'esprit ; la femme est toujours coupable et punie, quels que soient ses mérites.
Balzac a un réel talent pour mettre en mot tout un monde féminin. Il maîtrise paradoxalement bien la psychologie féminine. Ses portraits sont saisissants de vérité sur tous les plans.
J'ai retrouvé la posture moralisatrice De Balzac, sa réprobation devant les excès de son temps, sa condamnation réciproque des moeurs libérées de l'empire comme de la répression de la Restauration. Religion, famille et monarchie étaient ses grands principes et ils se lisent souvent en filigrane.
Certains passages sont de vibrants hommages à la pauvreté méritante ou encore des mises en lumières de conséquences tragiques de tout manquement.
Enfin, comment ne pas être admirative devant cet immense écheveau de personnages et d'intrigues qui s'enchaînent, se coupent et se recoupent !
Mon bilan personnel, qui n'engage que moi… Sur vingt-cinq textes, treize sont de très belles découvertes et neuf sont d'excellents moments de lecture ; c'est dire mon engouement pour cet écrivain ! Mes déceptions concernent seulement deux textes un peu brouillons, sans doute pas vraiment aboutis et un pavé un peu ennuyeux…
CINQ ÉTOILES, mes préférés : Mémoires de deux jeunes mariées (1841), Gobseck (1830), Un début dans la vie (1844).
QUATRE ÉTOILES, les pépites : La Maison du Chat-qui-pelote (1830), le Bal de Sceaux (1830), Une double Famille (1830), La Paix du ménage (1830), La fausse Maîtresse (1842), Une Fille d'Ève (1842), La Messe de l'athée (1832), La grande Bretèche (1832), Modeste Mignon (1844), Honorine (1843).
TROIS – QUATRE ÉTOILES, pas vraiment un coup de coeur, mais du grand Balzac tout de même : La Femme de trente ans (1834).
TROIS ÉTOILES, les valeurs sures : La Bourse (1830), La Vendetta (1830), Madame Firmiani (1832), Étude de femme (1831), Albert Savarus (1842), La Femme abandonnée (1833), La Grenadière (1832), le Contrat de mariage (1835).
DEUX – TROIS ÉTOILES, quelques réserves : Béatrix (1839).
DEUX ÉTOILES, les déceptions : le Message (1833), Autre étude de femme (1839-1842).
En route pour les Scènes de la vie de province dont certains romans seront des relectures.
https://www.facebook.com/piratedespal/
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vero95270
  16 août 2019
Je cite Balzac « Si la peinture est ici trop franchement dessinée, si vous trouvez des longueurs, n'en accusez pas la description qui fait, pour ainsi dire, corps avec l'histoire »
Je n'ai trouvé aucune longueur à la lecture des nouvelles composant le recueil des études de moeurs, scènes de la vie privée. Balzac est l'inspirateur de tous les grands auteurs suivants : Flaubert, Zola, Maupassant). Il décrit l'avènement de la bourgeoisie mais aussi ses travers, ses petitesses.
Un régal que je poursuis
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njussien
  09 juin 2014
Drame historique, r??cit d'aventures, trag??die d'amour, les Chouans forment le prologue de la Com??die Humaine. A la veille du 18 Brumaire, c'est encore l'affrontement aux confins de la Bretagne et de la Normandie entre les chasseurs du Roi et les soldats de la R??publique. Sous la conduite du marquis de Montauran, les Chouans pillent, ran??onnent et terrorisent les patriotes. Cinq ans apr??s l'insurrection de la Vend??e, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d'??tat. Comment abattre Montaurant et disperser ses hordes de pillards insaisissables ?? le g??nie t??n??breux du meilleur espion de Fouch?? y suffirait-il s'il navait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ?? Premier roman sign?? Balzac, plus qu'un roman de guerre, Les Chouans est un roman sur l'??tat, sur le d??bat de la fin et des moyens. le sous-titre est explicite: la Bretagne en 1799. Des douves sanglantes de la Viveti??re ?? la redoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants - Marche-??-terre, Pille-miche, Galope-chopine - jusqu'?? l'ultime assaut o?? se jouera leur destin.
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Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
seshat123seshat123   03 mai 2013
Mademoiselle Augustine, à peine âgée de dix-huit ans, ne ressemblait ni à son père ni à sa mère. Elle était de ces filles qui, par l’absence de tout lien physique avec leurs parents, font croire à ce dicton de prude : Dieu donne les enfants. Augustine était petite, ou, pour la mieux peindre, mignonne. Gracieuse et pleine de candeur, un homme du monde n’aurait pu reprocher à cette charmante créature que des gestes mesquins ou certaines attitudes communes, et parfois de la gêne. Sa figure silencieuse et immobile respirait
cette mélancolie passagère qui s’empare de toutes les jeunes filles trop faibles pour oser résister aux volontés d’une mère.
La maison du chat-qui-pelote
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seshat123seshat123   03 mai 2013
Au milieu de cette large poutre mignardement sculptée se trouvait un antique tableau représentant un chat qui pelotait. Cette toile causait la gaieté du jeune homme. Mais il faut dire que le plus spirituel des peintres modernes n’inventerait pas de charge si comique. L’animal tenait dans une de ses pattes de devant une raquette aussi grande que lui, et se dressait sur ses pattes de derrière pour mirer une énorme balle que lui renvoyait un gentilhomme en habit brodé. Dessin, couleurs, accessoires, tout était traité de manière à faire croire que l’artiste avait voulu se moquer du marchand et des passants. En altérant cette peinture naïve, le temps l’avait rendue encore plus grotesque par quelques incertitudes qui devaient inquiéter de consciencieux flâneurs.
La maison du Chat-qui-pelote
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THEWINDFIRETHEWINDFIRE   24 octobre 2018
"Monsieur Guillaume s’élevait singulièrement contre cette déplorable passion. Ses axiomes favoris étaient que, pour trouver le bonheur, une femme devait épouser un homme de sa classe ; on était toujours tôt ou tard puni d’avoir voulu monter trop haut ; l’amour résistait si peu aux tracas du ménage, qu’il fallait trouver l’un chez l’autre des qualités bien solides pour être heureux ; il ne fallait pas que l’un des deux époux en sût plus que l’autre, parce qu’on devait avant tout se comprendre ; un mari qui parlait grec et la femme latin, risquaient de mourir de faim." (La maison du chat qui pelote).
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SZRAMOWOSZRAMOWO   05 mars 2019
Tournez à droite, allez interroger cet autre qui appartient au genre des Flâneurs, répétez-lui votre question :
— Madame Firmiani ? dit-il, oui, oui, je la connais bien, je vais à ses soirées. Elle reçoit le mercredi ; c’est une maison fort honorable. Déjà, madame Firmiani se métamorphose en maison. Cette maison n’est plus un amas de pierres superposées architectoniquement ; non, ce mot est, dans la langue des Flâneurs, un idiotisme intraduisible. Ici, le Flâneur homme sec, à sourire agréable, disant de jolis riens, ayant toujours plus d’esprit acquis que d’esprit naturel, se penche à votre oreille, et d’un air fin, vous dit : — Je n’ai jamais vu monsieur Firmiani. Sa position sociale consiste à gérer des biens en Italie ; mais madame Firmiani est Française, et dépense ses revenus en Parisienne. Elle a d’excellent thé ! C’est une des maisons aujourd’hui si rares où l’on s’amuse et où ce que l’on vous donne est exquis. Il est d’ailleurs fort difficile d’être admis chez elle. Aussi la meilleure société se trouve-t-elle dans ses salons ! Puis, le Flâneur commente ce dernier mot par une prise de tabac saisie gravement ; il se garnit le nez à petits coups, et semble vous dire : — Je vais dans cette maison, mais ne comptez pas sur moi pour vous y présenter.

Madame Firmiani tient pour les Flâneurs une espèce d’auberge sans enseigne.

— Que veux-tu donc aller faire chez madame Firmiani ? mais l’on s’y ennuie autant qu’à la cour. À quoi sert d’avoir de l’esprit, si ce n’est à éviter des salons où, par la poésie qui court, on lit la plus petite ballade fraîchement éclose ?
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THEWINDFIRETHEWINDFIRE   25 octobre 2018
"Notre amour, ce monde de merveilles, de beaux songes, de réalités délicieuses, de plaisirs et de douleurs se répondant, ces sourires qui éclairent la nature, ces paroles qui ravissent, ce bonheur toujours donné, toujours reçu, ces tristesses causées par l’éloignement et ces joies que prodigue la présence de l’être aimé !… de tout cela, rien. Où toutes ces splendides fleurs de l’âme naissent-elles ? Qui ment ? nous ou le monde. "
(…)
Je suis quelquefois partie en voiture allant me promener, mettant pied à terre dans les Champs-Élysées en imaginant qu’un homme, que celui qui réveillera mon âme engourdie, arrivera, me suivra, me regardera ; mais, ces jours là, j’ai vu des saltimbanques, des marchands de pain d’épice et des faiseurs de tours, des passants pressés d’aller à leurs affaires, ou des amoureux qui fuyaient tous les regards, et j’étais tentée de les arrêter et de leur dire : Vous qui êtes heureux, dites-moi ce que c’est que l’amour ?
(Mémoires de deux jeunes mariées)
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Videos de Honoré de Balzac (104) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
Ian Mc Ewan commence à publier des nouvelles à la fin des années 1970, avant de s'aventurer avec le Jardin de ciment (1978) dans le territoire du roman. Il s'attache depuis à arpenter le genre romanesque dans ses moindres recoins, change d'univers et de registre à chaque nouvelle publication, et passe avec virtuosité de la fresque historique (Expiation, 2001) au roman d'espionnage (Opération Sweet Tooth, 2012), du drame familial (L'Enfant volé, 1987) à la comédie satirique (Solaire, 2010). Au fil des métamorphoses de son oeuvre, l'inscription de la fiction dans le réel demeure un point d'ancrage : la guerre en Irak, le réchauffement climatique, le Brexit ou encore l'évolution des nouvelles technologies – thème de son dernier livre, Une machine comme moi – font irruption dans la trajectoire de ses personnages pour bousculer ou faire basculer leurs vies.
Héritier du grand roman du XIXe siècle, De Balzac à Jane Austen, McEwan a pour ambition de réconcilier cet héritage avec les leçons du modernisme et du post-modernisme. Pour cela, il s'appuie à la fois sur la force et le charisme de ses personnages, sur des structures narratives complexes et sur une écriture visuelle qui explique sans doute le grand nombre d'adaptations cinématographiques que ses romans ont connu.
Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle « En lisant, en écrivant » sont réalisés en public à la BnF, puis diffusés dans la grille d'été de France Culture et disponibles en podcast. Genèse des oeuvres, sources d'inspiration, aléas de la vie quotidienne d'un auteur ou d'une auteure, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d'aborder, au plus près de la création littéraire.
En savoir plus : https://www.bnf.fr/fr/masterclasses-litteraires
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