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Critiques sur Splendeurs et misères des courtisanes (29)
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Laureneb
  21 juillet 2018
Après avoir lu quelques romans De Balzac dans mon adolescence, j'ai décidé de me découvrir son oeuvre en profondeur. Mais ce n'est sûrement pas le bon roman pour commencer...
Ce roman justement ne répond pas entièrement aux promesses de son titre : l'héroïne n'est pas Esther la courtisane - mot élégant pour une prostituée du grand monde, mais Trompe-la-Mort le forçat et ses machinations et son duel dans le monde judiciaire. Esther est un croisement entre une Nana qui séduit et manipule les hommes, une Manon Lescault qui souhaite être vertueuse et qui n'aime que son amant de coeur, et une jeune vierge religieuse - qui ne l'est plus - telle une Virginie. Lucien, lui, n'a aucune personnalité, trop effacé, larmoyant et geignard pour être intéressant. Ne connaissant pas les autres romans où Lucien apparaît, je n'ai pas pu comprendre ce qui le rendait si fascinant pour les femmes et les hommes du grand monde pour avoir une meilleure image de lui.
La partie la plus intéressante est donc la dernière, celle du duel entre Trompe-la-Mort et l'institution judiciaire et ses compromissions aux ambitions et aux orgueils du grand monde, avec ce forçat aux tendresses de père pour un poète, ce colosse fascinateur, croisement d'Aramis avec sa toute puissance à la tête d'un ordre secret, et Jean Valjean forçat qui cherche une voie pour se racheter.
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ertiammot
  27 août 2016
Sans conteste, l'une de mes oeuvres favorites De Balzac !
On y retrouve un condensé de tout l'univers de l'écrivain...
Archétype du roman d'initiation, on suit avec frénésie l'ascension et la chute des espérances du jeune Lucien...
Si vous ne devez lire qu'un Balzac dans votre vie, Lisez celui-ci et Les illusions Perdues dans la foulée !
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5Arabella
  27 juillet 2016
Nous retrouvons dans ce roman Lucien de Rubempré, personnage principal de "Les illusions perdues". Sur le point de se suicider, Lucien a rencontré Jacques Collin alias Vautrin alias Carlos Herrera, personnage connu des lecteurs du "Père Goriot", et criminel diabolique, véritable génie du crime. Il prend Lucien sous sa terrible protection et se donne pour mission de le faire réussir. Tous les moyens lui sont bons dans son objectif de rendre Lucien riche et puissant grâce à un beau mariage, aidé par le charme que Lucien exerce plus que jamais sur les femmes, et par son désir de se venger de la société qui l'a rejetée.
 
Les suites sont souvent décevantes, et après la réussite éclatante de "Les illusions perdues" on pouvait se demander ce que Balzac pouvait encore tirer du personnage de Lucien. Et bien "Les splendeurs et misères des courtisanes" sont un véritable enchantement, et dépassent encore la grande réussite du premier tome. La richesse d'invention De Balzac est tout simplement incroyable. Lucien reste bien le même, beaucoup de personnages était déjà présents dans le premier volume, et il s'agit pourtant d'un livre très différent, sans qu'à aucun moment il n'y ait le moindre sentiment de répétition ou redite. En fait nous évoluons dans des mondes différents: le grand monde des puissants aristocrates que nous ne faisions qu'entrapercevoir dans les Illusions, le monde de la finance, celui de la justice et des criminels.

Le type de récit, ou de récits devrais-je dire, car Balzac, comme dans tous ses livres ne se limite pas à un même genre littéraire; là il s'agit dans une grande partie d'un roman à suspens et il est réellement haletant, avec des péripéties, des renversements de situations, mené d'une main de maître par l'écrivain qui ne nous laisse pas un instant de répit. Ou plutôt si : il s'arrête en chemin pour démonter pour nous tel ou tel rouage de la société : le fonctionnement malhonnête du monde de la haute finance, le fonctionnement du système judiciaire et ses dérives, tout cela avec la lucidité acérée et l'ironie mordante qui sont une de ses marques de fabrique. Et il prend le temps de brosser au passage les portraits éblouissants et saisissants d'un certains nombre de personnages et de nous faire intéresser à eux ne serait que grâce à quelque lignes.
 
Roman touffu, où de nombreux personnages ou intrigues de "La comédie humaine" se rejoignent, il en est en quelque sorte la somme et un des aboutissements. Baroque et foisonnant il est à l'opposé d'une oeuvre classique, où la forme serait bien définie et bien pensée. Mais personnellement le classicime m'ennuie, Racine ou Sophocle me laissent de marbre, je préfère infiniment la démesure et même si on veut le mauvais goût De Balzac, qui est le contraire d'un écrivain de la juste mesure, c'est celui du trop permanent, il déborde de tous les côtés, il a tellement de choses à dire et à faire ressentir, qu'il nous amène toujours sur d'inattendus sentiers, il surprend à chaque instant, il est présent aussi d'une façon quasi palpable dans tout ce qu'il écrit, la distance et l'objectivité de l'écrivain lui sont inconnues, être de passion il nous la communique et de quelle magistrale manière.
 
Un des livres les plus passionnants jamais écrits.
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jsgandalf
  17 avril 2012
Cette suite des "Illusions perdues" nous entraine dans le monde de la comédie humaine. Beaucoup de personnages sont récurrent à ses romans. En plus de suivre la chute du beau Lucien de Rubempré et de son âme damné de Vautrin, de nombreuses histoires vont se meler faisant apparaitre le Cénacle (ancien amis de Lucien), les lorettes (femmes de petites vertues), le célèbre Rastignac, le baron de Nucingen, et d'autres encore. du luxe, du sang et des rebondissements, voila à quoi vous serez exposé. Même les longueurs sont excusables.
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philcoba78
  15 décembre 2010
Du suspens, un vrai polar à la fin !
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Chasto
  07 septembre 2017
Retrouvons les traces de Maxime de Trailles et de Rastignac, les moeurs s'observent et s'analysent, se tolèrent et s'évaluent.

Petits regards d'une société en recherche d'elle même.

Excès et pardons se confondent et se succédent dans ces pages où l'auteur se fait critique d'une vie de révolutions et de excès.
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njussien
  08 juin 2014
Histoire d'une courtisane : Esther Gobseck. Trois romans dans ce roman : Esther et Lucien (de Rubempr??), Esther et Nucingen, Lucien et Vautrin (alias Carlos Herrera, Jacques Collin, Trompe-la-mort). le lien entre ces trois destins est Vautrin qui offre la r??demption ?? Esther pour la donner ?? Lucien, qui d??prave Esther pour d??pouiller Nucingen et qui fait tout pour sauver Lucien de la prison. Une peinture sans complaisance du 19e si??cle. La quatri??me partie (??crite bien apr??s les autres) peut sembler en trop : elle termine l'histoire de Vautrin, ancien for??at qui terminera chef de la police (?? la place de Bibi-Lupin, autre ancien for??at).
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PaulineDeysson
  18 novembre 2018
Venant conclure la trilogie élaborée autour du personnage de Vautrin, Splendeurs et misères des courtisanes est à lire après le Père Goriot et Illusions perdues. Trois romans qui n'en font qu'un, autour de cet ancien forçat, tour à tour ange et démon, meurtrier et prêtre, riche, déterminé, éternellement mystérieux. Vautrin, qui tente en vain de séduire Eugène de Rastignac dans le Père Goriot, et sauve du suicide Lucien de Rubempré dans Illusions perdues, pour enfin l'élever au sommet du beau Paris dans Splendeurs et misères des courtisanes.

Si l'élévation de Lucien est digne de Faust, sa chute rappelle celle de Lucifer, et n'en est que plus tragique. de Splendeurs et misères des courtisanes, je retiens surtout le personnage d'Esther. Belle, prostituée, sainte, martyre, amoureuse, elle représente la femme du XIXème siècle dans toute son ambivalence. Elle déchaîne les passions des hommes comme Lucien celles des femmes, et comme Balzac celles des lecteurs. Que de suspens dans cette ascension sociale teintée d'or et de sang ! Que de drame, et que d'amour ! C'est Paris qui broie les êtres, c'est Vautrin qui broie Paris : l'ambition contre l'innocence, et la machinerie implacable des hommes contre l'étrange logique de la justice divine.

J'ai dévoré ce roman en trois jours, et j'en garde un brûlant souvenir. On n'y retrouve pas les traditionnelles descriptions balzaciennes, ces presque-digressions qui poussèrent à l'abandon de nombreux lecteurs mal avisés. Splendeurs et misères des courtisanes vous plonge immédiatement dans l'action. Il vous prend au piège du coeur humain, de ses désirs et de ses contradictions, il vous plonge dans la lutte des âmes de la capitale, de la misère des bas-fonds jusqu'à l'aveuglant éclat de la haute société, en passant par le mystère des cercles secrets. C'est le roman de la puissance, la tragédie parfois comique d'un destin bien cruel, pour des hommes responsables malgré eux de leurs maux, à la façon d'Oedipe.

Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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DidierLarepe
  14 juillet 2016
Presque un policier, en tout cas un roman policier comme le seront les Leblanc, Leroux etc. L'histoire des amours malheureuses d'une courtisane et d'un jeune homme soutenu par un ex-bagnard
qui finira chef de la police… le fameux Vautrin.
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