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Gérard Macé (Préfacier, etc.)Pierre Barbéris (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070419118
Éditeur : Gallimard (15/01/2003)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 33 notes)
Résumé :
"Il n'y a rien de plus dangereux que de causer dans les voitures publiques. En diligence, d'ailleurs, les gens comme il faut gardent le silence."
Si Oscar Husson suivait à la lettre ce conseil de sa mère, son «début dans la vie» ne tournerait certes pas à la catastrophe, mais il n'y aurait pas de roman. Il parle donc à tort et à travers, dans le «coucou» qui le mène de Paris au château de Presles, en compagnie de jeunes gens qui mentent comme ils respirent. O... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Laureneb
  15 juillet 2019
Pas un chef-d'oeuvre De Balzac, mais un texte assez drôle, presque un roman d'apprentissage. Il faut cependant passer le début un peu lourd et un peu long sur la présentation des compagnies de diligence...
Oscar, jeune adolescent de 19ans - le mot est anachronique, mais il n'est pas encore considéré comme un homme n'ayant pas de métier encore, se voudrait plus âgé, plus riche, mieux considéré. Il méprise la sensiblerie de sa mère, a honte de sa tenue rapiécée. Alors, il parle dans la diligence, mais parle trop. Ce passage dans la diligence et ses suites forment le coeur du récit, les moments les plus drôles. Chacun dissimule son identité et les raisons de sa présence, mais les masques tombent - le comte de Sérisy, moqué pour ses souffrances physiques, pour les tromperies de sa femme et les manipulations de son intendant, reste digne et noble.
Oui, il faut écouter sa mère, respecter les plus âgés et écouter les conseils, telle pourrait être la morale de ce récit !
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Ansea
  10 juillet 2017
Je continue ma découverte de la Comédie Humaine par Un début dans la vie et ce début partait plutôt mal... le jeune héros commet des maladresses lourdes de conséquences pour lui et son entourage. Grace à sa courageuse mère qui lui trouve des protecteur, il connaît un nouveau début mais... commet de nouvelles erreurs... heureusement il finit par en tirer leçon. Je n'en dirai pas plus, ce roman n'st pas mon préféré, on y trouve certaines longueurs durant le voyage initial en diligence surtout avec les plaisanteries désuètes pas toujours facile à comprendre avec notre langage moderne. J'ai trouvé aussi la scène finale avec un nouveau voyage en diligence, réunissant presque les mêmes protagonistes une vingtaine d'années plus tard, servant à raconter leur destinée, un peu artificielle.
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NathalieBC
  01 mai 2019
Lu par obligation afin de découvrir la bibliographie conseillée pour le nouveau programme de français en seconde professionnelle, j'avoue que je me suis bien amusée.
Oscar est un jeune blanc-bec sans le sou. Sa pauvre mère l'envoie, au moyen d'une "voiture publique", passer 15 jours chez son "protecteur", le régisseur Moreau. Tout débute par une vingtaine de pages très fastidieuses à lire (et paraît-il écrites par la soeur De Balzac) au sujet d'une escroquerie foncière fomentée par le régisseur Moreau à l'encontre de son maître, le comte de Sérisy. Bref, le trajet jusqu'au château est long et chaque passager essaye de tuer le temps en racontant des anecdotes, faits d'armes et surtout vantardises. Oscar, humilié et fou de rage de passer pour ce qu'il est - un gros benêt sans intérêt - se lance à son tour dans un récit qui lui sera fatal. C'est assez drôle, très cruel. Balzacien quoi.
Malheureusement, je ne vois absolument pas ce que je pourrais en faire avec des secondes pro... Mais c'est une autre histoire.
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jsgandalf
  28 avril 2012
« Un début dans la vie » aurait pu avoir pour sous-titre, ou comment faire carrière. Balzac bien que dépeignant souvent des situations réprouvées par la morale écrit souvent dans un but d'édification… Ici il prête au jeune Oscar des défauts reflétant le jeune homme plutôt que l'homme : Il fanfaronne, joue et fait fi des conseils de sa vieille mère. Oscar n'arrive pas à franchir le seuil du monde adulte alors qu'il souhaiterai tant ce détaché de celui de l'enfance incarné par sa mère. C'est donc un court roman initiatique dont la trame de début est empruntée à un texte d'une vingtaine de pages écrit par la soeur De Balzac, auquel il ajoutera un milieu et une fin. le texte est généralement plus vif que le Balzac habituel, il y a beaucoup moins de longs passages descriptifs souvent trouvé à notre époque ennuyant bien qu'ayant un certain charme désuet.
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njussien
  09 juin 2014
Lors d'un voyage en voiture publique, un jeune homme, Oscar Husson, pour ne pas ??tre en reste de ses compagnons de voyage, pr??tend qu'il se destine ?? la diplomatie, renie sa m??re, Mme Clapart, et se r??pand sur un de ses compagnons de voyage dont il ignore l'identit??. Il est bien s??r confondu et le brillant avenir que lui pr??parait sa m??re est fortement compromis. le r??cit de l'histoire de Mme Clapart et de son fils continue car malgr?? cette le??on, Oscar retombe dans les m??mes travers mais r??ussit ?? assimiler la le??on ?? la fin de sa vie. In??gal car le roman a ??t?? publi?? sous forme de feuilleton. Balzac ??tant pay?? ?? la copie, on trouve plusieurs temps morts dans le roman qui d??parent les parties les plus brillantes : le voyage en coucou, l'??pilogue, ...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LaurenebLaureneb   11 juillet 2019
Amoureux de sa femme avant de l’épouser, cette passion avait résisté chez le comte à tous les malheurs intimes de son mariage avec une veuve, toujours maîtresse d’elle-même avant comme après sa seconde union, et qui jouissait d’autant plus de sa liberté, que monsieur de Sérisy avait pour elle l’indulgence d’une mère pour un enfant gâté. Ses constants travaux lui servaient de
bouclier contre des chagrins de coeur ensevelis avec ce soin que savent prendre les hommes politiques pour de tels secrets. Il comprenait d’ailleurs combien eût été ridicule sa jalousie aux yeux du monde qui n’eût guère admis une passion conjugale chez un vieil administrateur.
Comment, dès les premiers jours de son mariage, fut-il fasciné par sa femme ? Comment souffrit-il d’abord sans se venger ? Comment n’osa-t-il plus se venger ? Comment laissa-t-il le temps s’écouler, abusé par l’espérance ? Par quels moyens une femme jeune, jolie et spirituelle
l’avait-elle mis en servage ? La réponse à toutes ces questions exigerait une longue histoire qui nuirait au sujet de cette scène, et que, sinon les hommes, du moins les femmes pourront entrevoir.
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LaurenebLaureneb   11 juillet 2019
Oscar aurait voulu voir sa mère bien loin, quand elle lui fourra le pain et le chocolat dans sa poche. Cette scène eut deux témoins, deux jeunes gens de quelques années plus âgés que l’échappé du collège, mieux mis que lui, venus sans leur mère, et dont la démarche, la toilette, les façons trahissaient cette complète indépendance, objet de tous les désirs d’un enfant encore sous le joug immédiat de sa mère.
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PilingPiling   16 décembre 2008
Tous ceux qui ont voyagé savent que les personnes réunies par le hasard dans une voiture ne se mettent pas immédiatement en rapport, et, à moins de circonstances rares, elles ne causent qu'après avoir fait un peu de chemin. Ce temps de silence est pris aussi par un examen mutuel que par la prise de possession de la place où l'on se trouve. Les âmes ont tout autant besoin que le corps de se mettre en équilibre. Quand chacun croit avoir pénétré l'âge vrai, la profession, le caractère de ses compagnons, le plus causeur commence alors, et la conversation s'engage avec d'autant plus de chaleur, que tout le monde a senti le besoin d'embellir le voyage et d'en charmer les ennuis. Les choses se passent ainsi dans les voitures françaises. Chez les autres nations, les moeurs sont bien différentes. Les Anglais mettent leur orgueil à ne pas desserrer les dents ; l'Allemand est triste en voiture, et les Italiens sont trop prudents pour causer ; les Espagnols n'ont plus guère de diligence, et les Russes n'ont point de routes.
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AnseaAnsea   10 juillet 2017
L’Ordre Moral a ses lois, elles sont implacables, et l’on est toujours puni de les avoir méconnues. Il en est une surtout à laquelle l’animal lui-même obéit sans discussion, et toujours. C’est celle qui nous ordonne de fuir quiconque nous a nui une première fois, avec ou sans intention, volontairement ou involontairement. La créature de qui nous avons reçu dommage ou déplaisir nous sera toujours funeste. Quel que soit son rang, à quelque degré d’affection qu’elle nous appartienne, il faut rompre avec elle, elle nous est envoyée par notre mauvais génie.
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PilingPiling   12 décembre 2008
Il n'existe pas, ou plutôt il existe rarement de criminel qui soit complètement criminel. A plus forte raison rencontrera-t-on difficilement de malhonnêteté compacte. On peut faire des comptes à son avantage avec son patron, ou tirer à soi le plus de paille possible au râtelier ; mais tout en se constituant un capital par des voies plus ou moins licites, il est peu d'hommes qui ne se permettent quelques bonnes actions. Ne fût-ce que par curiosité, par amour-propre, comme contraste, par hasard, tout homme a eu son moment de bienfaisance ; il le nomme son erreur, il ne recommence pas ; mais il sacrifie au Bien, comme le plus bourru sacrifie aux Grâces, une ou deux fois dans sa vie.
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Vidéo de Honoré de Balzac
Le CNRS au Collège de France. Journée du 6 avril 2019. Exposé de Jean-Baptiste Amadieu, chercheur au CNRS au sein de l?unité "République des savoirs" (CNRS/Collège de France/ENS). Il est notamment l?auteur de la Littérature du XIXe siècle mise à l?Index (2017). Pourquoi Balzac, Sand, Dumas, Flaubert, Stendhal, Hugo, Lamartine, Sue ou Zola firent l?objet de procès pour un ou plusieurs de leurs romans ? Pour un littéraire de formation, de telles investigations dans les archives de la censure nécessitent des connaissances en droit, en jurisprudence et, quand ces procédures appartiennent à un état caduc de la règlementation, en histoire du droit. Lorsque le tribunal en question est la Congrégation romaine de l?Index, le savoir exigé est celui du droit canonique et de son régime de juridicité singulier ; quant aux débats de fond, ils ne se comprennent qu?à la lumière de la théologie, de l?ecclésiologie et de la théologie morale. Cette interdisciplinarité rendue indispensable par l?objet étudié s?épanouit dans des établissements propices aux recherches non conditionnées par la délivrance d?un diplôme disciplinaire, c?est-à-dire des institutions comme le CNRS et le Collège de France. Pour plus d'informations : https://www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels/Le-CNRS-au-College-de-France.htm
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