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EAN : 9782803672721
88 pages
Éditeur : Le Lombard (26/04/2019)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Homo Sapiens, c'est nous, et depuis longtemps car 200 000 ans, ce n'est pas rien. De nouvelles techniques permettent de voir à l'intérieur des fossiles, entre protéines, gènes et anatomie. Mais finalement, savons-nous vraiment qui nous sommes ? Antoine Balzeau, paléoanthropologue à la pointe de ces recherches, nous dresse un bilan de ce que la science actuelle peut véritablement déduire et conclure sur notre (pré)histoire et sur ce que cela peut nous apporter pour b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  17 mai 2019
Quand Babelio a proposé, dans le cadre de sa dernière masse critique, une bande dessinée
sur Homo sapiens toute droite sortie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, en "bonne" bipède que je suis j'ai sauté à deux pieds sur l'occasion.
Passionnée depuis la tendre enfance par la paléontologie et la paléoanthropologie je ne pouvais être que ravie de cette proposition de lecture.
Merci donc pour cet envoi qui m'a ravie même si son contenu ne correspond pas vraiment à ce que j'attendais.
Bien plus scientifique et fouillée que je ne le pensais, cette petite bande dessinée m'a appris un nombre de choses étonnantes et passionnantes, avec cette dose d'humour qui donne à toute chose un goût de « j'ai bien fait de passer par là ».
Publié dans la collection la petite bédéthèque des savoirs, cet ouvrage rédigé par un chercheur du CNRS paléoanthropologue étudiant la morphologie interne du crâne et du cerveau chez les hommes préhistoriques va plus loin qu'un simple état des lieux.
D'abord, il nous apprend l'humilité, à savoir rester raisonnable dans les interprétations que les scientifiques proposent. " Ne croyez pas tout ce que disent les chercheurs, certains ont plus d'imagination que d'autres ! " (et notamment certains pays). Certes, notre compréhension s'affine mais les questions restent nombreuses. Il nous faut donc conclure avec la science et non pas avec nos préjugés.
Où l'on découvre que Homo Sapiens n'est pas plus intelligent que les autres espèces, mais plus collaboratif, qu'on n'est absolument pas certain que Madame restait au fond de la grotte à se geler les miches, pendant que Monsieur courrait après le mammouth, etc…
Quel bonheur de le faire tomber de son piédestal « Homo Sapiens pas « Monsieur » bien sûr), lui un animal comme les autres du point de vue biologique.
Nous est ensuite longuement expliqué pourquoi la diversité humaine quel que soit le critère considéré est continue et doit résister à toute tentative de classification arbitraire,
Que nous avons plus de points communs que nous ne pouvons l'imaginer avec des personnes vivant à des milliers de kilomètres, puis que " Même le plus obtus des racistes, persuadé que tous ses aïeuls viennent de son quartier, a des ancêtres appartenant aux populations qu'il hait, sans même savoir pourquoi ! " Gloups !
Nous avons des nationalités, des langues, des religions et des cultures différentes, mais notre hérédité commune fait que nous sommes biologiquement tous les mêmes.
Pas de propagande. Mais des faits scientifiques avérés. le tout mis en images avec humour et intelligence par Pierre Bailly auteur incontournable du journal Spirou et auteur à succès de séries pour la jeunesse.
Évidemment, c'est aussi l'histoire d'Homo sapiens qui nous est racontée : "comment les premières analyses se heurtèrent au dogme chrétien" (en introduction) est un peu ardu et (selon moi) à réserver aux adultes, mais cependant très intéressant.
Qui sommes-nous vraiment, nous Homo Sapiens, sur terre depuis 200000 ans ?
Entre "concepts scientifiques "parfaitement expliqués (évolution, adaptation, espèce... ) et quelques excursions préhistoriques qui remettent pas mal de pendules à l'heure et montrent que tout ne s'est pas passé en un lieu et en quelques instants, ce tout petit livre narre merveilleusement bien la grande histoire de notre humanité et c'est un régal.
Je me dis d'ailleurs quand on est invité quelque part on ferait mieux d'offrir ce genre de petit bijou aux enfants du foyer (ahh !!! le feu maîtrisé par Homo Erectus il y a 500 000 ans ) au lieu d'acheter une fleur périssable venant de Hollande à la maman.
Méditation très personnelle, je vous l'accorde.
Je pense que je vais poursuivre cette collection tout simplement épatante afin de la partager autour de moi avec tous les petits curieux de 8 à 99 ans.
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Presence
  15 septembre 2019
Il s'agit d'une bande dessinée de 68 pages, en couleurs. Elle a été publiée pour la première fois en 2019, écrite par Antoine Balzeau (chercheur au CNRS, paléoanthropologue, président de la Société d'Anthropologie de Paris), mise en images par Pierre Bailly. Elle fait partie de la collection intitulée La petite bédéthèque des savoirs, éditée par Le Lombard. Cette collection s'est fixé comme but d'explorer le champ des sciences humaines et de la non-fiction. Elle regroupe donc des bandes dessinées didactiques, associant un spécialiste à un dessinateur professionnel, en proscrivant la forme du récit de fiction. Il s'agit donc d'une entreprise de vulgarisation sous une forme qui se veut ludique.
Cette bande dessinée se présente sous une forme assez petite, 13,9cm*19,6cm. Elle s'ouvre avec un copieux avant-propos de David Vandermeulen de 9 pages, plus 1 page de notes. Il commence par évoquer les glossopètres, des fossiles décrits par Pline l'Ancien dans Histoire Naturelle. Puis il passe aux hypothèses de Michele Mercati (1541-1593) qui reconsidère les céraunies comme autre chose que des pierres de foudre et le consigne dans sa Métallothèque. Il passe en revue les différents scientifiques ayant identifié des traces de l'existence de l'homme ancienne, tellement ancienne qu'ils remettaient ainsi en cause la chronologie de la Bible, Antoine de Jussieu (1686-1758), Joseph-François Lafitau (1681-1746), Nicolas Mahudel (1673-1747). C'est ainsi qu'il arrive à William Buckland (1784-1856) et à sa reconstitution d'un squelette de Mégalosaure en 1824. Une nouvelle branche des sciences était en train de naître, et la préhistoire avec elle.
Au Musée de l'Homme sur l'Esplanade du Trocadéro à Paris, Antoine Balzeau observe les passants en bas, en considérant qu'ils sont tous des Homo sapiens. Il indique qu'il est difficile de dire ce qui caractérise précisément l'Homo sapiens, et qu'il va falloir s'intéresser à différents aspects afin de bien conter la grande histoire de notre humanité. Il annonce qu'il va aborder cette question sous 3 angles : où et comment s'élaborent les théories sur la nature de l'Homo Sapiens, puis faire un tour par l'époque préhistorique, et enfin essayer d'entrevoir ce que peut être l'avenir de l'Homo sapiens. Pour commencer, il repart de L'origine des espèces : Au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (1859) de Charles Darwin. Il nuance les idées reçues en la matière en indiquant que l'évolution n'est pas la survie du plus fort, le culte de l'adaptation à tout-va. L'évolution n'implique pas une amélioration. Elle n'a pas non plus de direction. L'homme d'aujourd'hui n'est pas un aboutissement, une finalité. Il est plutôt le fruit du hasard. Il prend des exemples concrets comme le fait que le lièvre et la tortue sont des animaux aussi adaptés l'un que l'autre. Puis il évoque une particularité que l'Homo sapiens ne partage qu'avec un seul autre mammifère : le menton.
David Vandermeulen compose une introduction focalisée sur l'histoire des sciences et de la paléontologie. Au cours de ces 9 pages, le lecteur découvre comment l'être humain a été amené à s'interroger sur des fossiles, à s'interroger sur la nature de ce que sont ces traces du passé, et à lutter contre une vision de l'histoire de l'humanité ayant force de loi, situant le début de l'humanité à -4000 ans. Cette approche historique de cette science permet au lecteur de disposer du contexte de son développement sur lequel Antoine Balzeau appuie une partie de son développement. le lecteur est conscient que cette collection fait oeuvre de vulgarisation, et que ce tome ne se veut pas être un ouvrage universitaire pointu. Les références professionnelles d'Antoine Balzeau sont aisément vérifiables et il a déjà écrit des ouvrages de fond sur le sujet, ainsi qu'un ouvrage récent intitulé 33 idées reçues sur la préhistoire (2018). Effectivement son exposé ici comprend à la fois des informations scientifiques sur l'histoire de l'Homo sapiens et sa relation avec d'autres branches Homo, et à la fois des informations venant expliquer en quoi certaines idées reçues sont erronées ou à nuancer. Ça commence directement avec une mise en perspective de la survie du plus fort (l'un des principes darwinien), et ça continue avec l'erreur que constitue l'image montrant une succession de singes se redressant petit à petit passant par des Hommes d'abord velus et simiesques pour aboutir à nous. Ces précautions font sens en repensant à l'introduction de David Vandermeulen. Antoine Balzeau explique que les bases de la paléologie ont été posées dans les années 1970, et que depuis de nombreuses découvertes ont été faites qui ont permis d'affiner ou de revoir certaines positions. Dans le même temps, il explique qu'il s'agit de rectifier certains raccourcis, mais qu'il est peu probable qu'il puisse y avoir des découvertes qui remettent en cause toute la structure de l'histoire de l'humanité. Il met en garde contre les déclarations tonitruantes plus destinées à attirer l'attention que factuelles
Comme de nombreux autres auteurs des ouvrages de cette série, Antoine Balzeau a pris le parti de mettre en scène un avatar de lui-même pour dérouler son exposé. Il a donc confié son texte à Pierre Bailly, auteur de bande dessinée, ayant par exemple réalisé le Muret (2014) avec Céline Fraipont. Par rapport à d'autres ouvrages de la collection, le scientifique ne s'est pas contenté de livrer un texte clé en main avec charge pour le dessinateur de trouver comment y accoler des images : il y a une véritable interaction entre les images et l'exposé. L'avatar de Balzeau ne se tient pas juste debout pour commenter un image : il se déplace, interagit avec les éléments du décor, se retrouve à mourir de soif dans un désert, regarde la télévision, examine un crâne, se retrouve à l'époque préhistorique, fait des crêpes, déplie un plan, écrit au tableau, travaille dans son laboratoire en examinant des résultats produits par la plateforme AST-RX permettant la numérisation par microtomographie et nanotomographie de spécimens des sciences naturelles. Pierre Bailly réalise des dessins descriptifs de type simplifiés, accessibles à tout public, avec une grande diversité dans les éléments représentés (d'un dé à jouer à un groupe de rock, en passant par de nombreuses espèces animales et différents stades Homo). du fait d'une réelle coordination avec l'auteur, il intègre également des références à la culture populaire comme Homer Simpson, les schtroumpfs ou encore les Buzzcocks. Il peut même réaliser des dessins comiques en connivence avec Balzeau, par exemple avec un groupe de touristes prenant un selfie, alors que l'avatar du paléonthopologue énonce que l'évolution n'implique pas une amélioration.
Le lecteur se laisse facilement emmener par la narration visuelle, diversifiée et en interaction de bon niveau avec l'exposé. Au vu du titre, son attente porte sur une histoire de l'humanité avec le sous-entendu implicite que l'Homo sapiens désigne l'être humain dans son dernier stade d'évolution à ce jour. Il se rend compte que les remarques sur les idées reçues (ou plutôt acceptées comme des évidences et des certitudes absolues) sont les bienvenues pour revenir sur un terrain scientifique, et qu'elles permettent de mieux comprendre les informations sur l'état des connaissances. Dans la première partie, Antoine Balzeau illustre le principe de l'évolution à la fois avec un contre-exemple d'une vision purement utilitariste (le menton), à la fois avec une mise en scène de la séparation d'un groupe d'êtres humains à partir d'un groupe principal. Avec des exemples très concrets et des illustrations adaptées, il sait faire voir des concepts complexes. le lecteur apprécie encore plus le travail de collaboration entre scénariste et dessinateur qui aboutit ici à une vulgarisation de haut niveau. Impossible d'oublier l'image du lièvre et de la tortue comme 2 exemples d'animaux adaptés à leur environnement, avec une caractéristique physique totalement opposée. de la même manière, au fil de l'exposé, Antoine Balzeau montre comment tous les êtres humains sont issus d'une même souche, ce qui annihile toute velléité de parler de race, ou même de couleur de peau.
Le paléoanthropologue répond donc à l'attente du lecteur qui est de savoir d'où vient Homo sapiens, comment il se situe par rapport à Homo erectus, à Homo Heidelbergensis, à Homo Rodhesiensis, et à l'homme de Cro-Magnon, ainsi que l'origine de la diversité chez les êtres humains, tout en reprenant les bases et en expliquant comment la science a pu en établir autant, et pourquoi il reste tant à découvrir. Alors que le lecteur pouvait penser que la dernière partie sur le devenir de l'humanité n'a pas grand rapport avec le sujet de l'ouvrage, l'auteur effectue un développement organique, établissant des applications pratiques des découvertes de la paléoanthropologie.
Ce tome sur l'Homo sapiens constitue un bon ouvrage de la collection de la petite bédéthèque des savoirs car auteur et dessinateur ont collaboré de manière à produire une vraie bande dessinée (plutôt qu'un texte illustré), les dessins de Pierre Bailly rendent le discours très vivant, David Vandermeulen contextualise la paléologie, et Antoine Balzeau fait oeuvre de vulgarisation de manière ambitieuse, en sachant nuancer les idées reçues et expliquer clairement les concepts compliqués.
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Taraxacum
  21 mai 2019
Merci à Masse Critique, à Babelio et à La petite Bédéthèque des Savoirs, des éditions Lombard, qui m'ont donné l'occasion de découvrir ce délicieux petit album.
Une aparté sur l'objet en lui-même déjà: j'ai eu un gros coup de coeur pour le format, les choix de texture et de couleurs de la couverture, le style simple et clair du dessin. C'est le genre qu'on glisse dans un sac de week-end, qu'on ouvre de nouveau quand on désire quelque chose de plaisant à relire, d'intéressant et clair. Je ne connaissais pas la collection, mais ça mérite clairement une investigation en règles!
Venons en à ce titre en particulier: il y a longtemps que je n'avais rien lu sur le sujet, ma fascination pour les premiers hommes s'est affaiblie avec les années et d'autres sujets de prédilection, mais je prédis déjà un retour en force.
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'effort pour démonter les connaissances erronées les plus répandues. Oui, de nos jours de plus en plus de choses sont connues sur les premiers hommes, mais chaque jour de nouvelles découvertes sont faites, qui invalident des théories, en font naître d'autres, et l'échantillon est encore si faible, et jamais les auteurs ne cachent la part de spéculation, et le fait qu'il y a des tas de choses qu'on ne saura jamais sur nos ancêtres.
Qui est Homo sapiens? Où est-il né, comment a-t-il évolué? Et d'abord, est-ce qu'une espèce naît réellement? Et quel fût notre rapport aux autres espèces humaines, aujourd'hui disparues? (Au passage, imaginez s'ils étaient encore là? ça aurait été tellement fantastique! Mais je digresse)
Voilà les questions, parmi d'autres, abordées par Homo sapiens, Histoire(s) de notre humanité. Intéressant, clair, c'est un de ces livres qui donnent envie de s'en procurer d'autres sur le sujet!
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paolinna
  27 août 2019
C'est le troisième numéro de la collection La Petite Bédéthèque des Savoirs que je découvre, et je suis toujours aussi fan de ce format qui mêle sciences et bande dessinée.
Homo Sapiens revient sur l'histoire de notre humanité. La narrateur, Antoine Balzeau, est un paléoanthropologue, c'est-à-dire qu'il étudie l'évolution humaine. C'est lui qui nous accompagne tout au long de notre lecture pour mieux comprendre qui nous sommes, d'où nous venons et où nous allons.
Tout d'abord, il revient sur le concept de l'évolution, qui contrairement à ce que l'on pourrait croire, tient beaucoup à la chance et au hasard. En effet, l'évolution n'entend pas amélioration ou direction, et elle ne se résume pas non plus à un changement causé par l'apparition d'un seul nouvel élément. L'évolution est diversité, variété, réactivité et hasard.
Pour illustrer ces données scientifiques, Antoine Balzeau n'hésite pas à nous faire part de petites anecdotes étonnantes sur notre évolution, comme le fait que la seule chose qui nous différencie biologiquement de nos ancêtres, est la présence de notre menton. Menton qui n'a vraisemblablement aucune utilité. Preuve qu'évolution n'est pas synonyme d'amélioration, et que parfois (souvent) on se transmet des choses inutiles.
Mais cela met également autre chose en avant : il n'existe pas de race, pas de catégorie, de case où nous ranger, car nous sommes tous pareils biologiquement, seulement différents culturellement. Et c'est ce qui fait la richesse de notre humanité !
Il nous apprend aussi à nous méfier de toutes les théories farfelues que l'on peut entendre, dont une très répandue : celle de la place des femmes. Breaking News : il n'y a rien qui prouve dans la préhistoire que la femme restait sagement chez elle avec sa progéniture. Même si c'est la femme qui enfante, rien n'atteste scientifiquement qu'elle n'ait pas pris part à la chasse à l'époque. Il n'y a aucune preuve. Il faut donc bien faire le tri entre les vraies données scientifiques et les interprétations.
Finalement, on réalise qu'homo sapiens est biologiquement un animal comme les autres, et que de ce fait, nous ne sommes pas plus intelligent qu'une autre espèce. Cependant, nous avons une caractéristique indéniable, qui fait de nous des êtres uniques : nous avons la capacité d'enregistrer des savoirs et de les transmettre. Et c'est grâce à cette capacité que nous pouvons tenter d'améliorer notre futur. C'est ensemble, en profitant des enseignements du passé, que nous pouvons agir pour tenter de réparer nos erreurs et nous assurer un avenir où l'orang-outan, les abeilles ou l'ours blanc ne disparaîtront pas comme les dodo autrefois.
En ce qui concerne les dessins de Pierre Bailly, ils sont vraiment sympas et très amusants. Je trouve qu'ils illustrent très bien les propos pour nous aider à mieux comprendre le contenu scientifique.
Je voudrais aussi noter que comme toujours dans la Petite Bédéthèque des Savoirs, l'Avant-Propos de David Vandermeulen, directeur de cette collection, est hyper intéressant. Ici il revient sur l'histoire de la Paléontologie, sur comment nous avons découvert les premières pierres préhistoriques (les fameuses pierres de foudre) et surtout compris d'où elles venaient. C'est une super amorce pour ce qui suit !
J'ai donc vraiment appris beaucoup de choses grâce à cette lecture et c'est pourquoi je vous la conseille vivement. Merci aux éditions du Lombard pour cette belle découverte !
Lien : https://mangeonsleslivres.bl..
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cvd64
  15 mai 2020
BD didactique, pédagogique, ludique , les textes sont accessibles au plus grand nombre, les dessins explicites.
Comment s'intéresser à la science et ici à l'évolution en passant un très bon moment.
possibilité de lire un extrait sur la petite bédéthèque si besoin était avant de se procurer ce petit bijou
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
anlixelleanlixelle   17 mai 2019
Même le plus obtus des racistes, persuadé que tous ses aïeuls viennent de son quartier, a des ancêtres appartenant aux populations qu'il hait, sans même savoir pourquoi !
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PresencePresence   16 septembre 2019
Souvent, les définitions des espèces d'Hommes préhistoriques comportent la notion d'absence de menton. Cela n'a en fait pas grand sens puisqu'aucune n'en a. Seule notre espèce Homo Sapiens se pare de cet accessoire, de cette excroissance proéminente, qui fait donc partie de la liste des caractères vraiment utiles pour la définir. Forcément de nombreux anthropologues se sont demandé pourquoi ce menton était là. Un trait unique devant bien avoir une raison d'être dans une vision toute fonctionnelle ou utilitaire de l'anatomie. Après de nombreuses études pour déterminer si cette caractéristique est en lien avec une rétraction de la partie osseuse de la mandibule qui supporte les dents, une projection vers l'avant de l'extrémité inférieure et antérieur pour maintenir la puissance de nos mâchoires devenues plus petites que celles de nos prédécesseurs, un renflement osseux pour renforcer la solidité de notre mandibule, ou même un caractère dédié à assurer l'attractivité du mâle à travers le regard des jeunes femmes. La conclusion est sans appel : nous n'en savons rien.
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PresencePresence   16 septembre 2019
Contrairement à l'image très simplifiée souvent diffusée, l'évolution n'est pas la survie du plus fort, le culte de l'adaptation à tout-va. L'évolution n'implique pas une amélioration. Elle n'a pas non plus de direction. L'homme d'aujourd'hui n'est pas un aboutissement, une finalité. Il est plutôt le fruit du hasard.
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cvd64cvd64   15 mai 2020
Homo sapiens
deux mots qui désignent des êtres vivants dont nous pensons tout savoir.
Que nous imaginons aussi parfaitement connaître… ou presque.
Alors, qu'est-ce qu'un Homo sapiens?
Faute de pouvoir prévoir notre avenir, savons-nous d'où nous venons et quel âge a notre espèce?
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anlixelleanlixelle   17 mai 2019
Ne croyez pas tout ce que disent les chercheurs, certains ont plus d'imagination que d'autres !
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