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ISBN : 9791034900749
Éditeur : Liana Lévi (10/01/2019)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Brune a grandi au dessus du Catulle, le café parisien où officiaient les soeurs Douce et Granita Rigal, ses grands-mères adoptives, originaires de l'Aveyron, qui l'ont élevée après la mort de sa mère. Juste avant de mourir, Douce confie à Brune son désir d'être inhumée dans son Aubrac natal. Accompagnée de Granita, elle découvre alors cette terre rude et les secrets de la famille Rigal.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Sociolitte
  16 mai 2019
D'un passé oublié, Vanessa Bamberger nous fait traverser les étendues désertiques et minérales du haut plateau de l'Aubrac. Cantal, Lozère et Aveyron, l'auteur comble avec nous les trous de mémoire d'une triple identité : trois entités rassemblées sous la bannière de l'Auvergne, trois communautés géologiques et humaines qui forme le coeur de la France, et celui d'une femme.
Brune est une jeune parisienne privilégiée. de nature calme et rangée, elle mène une vie paisible et épanouie en tant que directrice de crèche.
La disparition de sa grand-mère risque bien de profondément bouleverser sa vie simple et tranquille.
C'est Douce, la bien nommée, et sa soeur Annie, également appelée Granita, qui ont élevé Brune après le décès très tôt de sa mère.
Aveyronnaises d'origine, leur verbe haut et imagé rythmera les souvenirs de son enfance. Des femmes fortes au tempérament bien trempé, à l'image de leur région natale : l'Aveyron sur les hauts plateaux de l'Aubrac, région volcanique et minérale, balayée par le vent, mystérieuse et âpre à l'identité secrète mais tenace.
Ma chronique :
Lien : https://www.fnac.com/Alto-Br..
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Cancie
  08 mai 2019
Dans Alto Braco, Vanessa Bamberger brosse un magnifique tableau de l'Aubrac.
Brune, originaire d'un petit village de l'Aveyron mais ayant grandi à Paris, y retourne pour l'enterrement de sa grand-mère, Douce. Elle ne reconnaît rien mais, petit à petit, elle va se familiariser avec ce pays d'élevage et va fleurir en elle un sentiment d'appartenance.
Si, parfois, j'ai trouvé le ton un peu trop journalistique, cette fiction est un bel hommage que rend l'autrice à l'Aubrac.
En conclusion, je dirais qu'il paraît important que chacun d'entre nous connaisse sa propre histoire familiale, que ceci est indispensable à notre épanouissement.
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hcdahlem
  18 janvier 2019
Dans son second roman Vanessa Bamberger renoue les fils d'une histoire familiale en retournant sur le plateau de l'Aubrac enterrer la grand-mère qui l'a élevée.
La narratrice, répondant au doux prénom de Brune, vient de perdre Douce, la grand-mère qui l'a élevée avec sa soeur Annie, sa mère étant décédée à sa naissance. Installée dans la région parisienne, elle fait partie des descendants de bougnats, ces immigrants venus des hautes terres du Massif central et qui ont petit à petit mis la main sur le commerce du bois et du charbon livré à domicile), mais surtout des boissons. Ce qui les a conduit à gérer cafés, restaurants et hôtels. Leur succès a été tel que les Auvergnats de Paris formaient dans le premier tiers du XXe siècle la communauté immigrante la plus importante de la capitale française.
Brune a promis à Douce de l'enterrer dans son Aubrac natal et si Annie, proche de ses sous, a bien rechigné un peu face à la dépense, elle a fini par accepter de prendre la route derrière le corbillard.
À l'émotion du dernier adieu vient alors s'ajouter celle de ces paysages où les racines familiales sont bien plus profondément ancrées qu'elle ne s'imagine. Brune retrouve là son taiseux de père, Serge Alazard. Il avait choisi de lâcher son bistrot pour reprendre l'élevage de ses parents à Saint-Urcize, laissant Brune avec ses aïeules.
Dans un quadrilatère composé de Laguiole, Lacalm, Saint-Urcize et Nasbinals, elle va aussi retrouver des cousins, des traditions, des secrets de famille. Et cette certitude qu'elle est beaucoup plus proche de ce coin perdu qu'elle ne l'osait se l'avouer: « J'avais raison, je venais d'ici, j'étais d'ici. Il ne faut pas oublier d'où l'on vient. Ou plutôt, il faut savoir d'où l'on vient pour pouvoir l'oublier. Je n'appartenais pas à une terre, mais à une histoire, dont je devais connaître le début pour en écrire la fin. »
Brune, qui a la phobie des couteaux et ne mange quasiment pas de viande, et surtout pas de viande rouge, va se transformer au fil des pages et au fil des rencontres. À Laguiole, avec son cousin germain Gabriel, qui travaille chez «Boyer & fils, maîtres couteliers depuis 1904» elle va non seulement apprendre à aimer les couteaux, mais aussi lever un coin du voile sur son ascendance. Douce avait été le grand amour de Maurice Boyer, mais ce dernier avait épousé Eliane. le couple avait donné naissance à Chantal, tandis que Douce mettait au monde Rose, la mère de Brune et de Maurice. du coup, Brune comprend mieux pourquoi Chantal avait haï Douce toute sa vie. Mais elle n'est pas pour autant au bout de ses surprises…
À Nasbinals où habite le cousin Bernard, elle va aussi rassembler des indices. Mais aussi s'intéresser à l'élevage et aux pratiques agricoles censées faire la richesse de cette région, au point de vouloir initier un projet pour transformer l'exploitation paternelle.
Au fil des pages, on comprend que le centre de gravité de sa vie s'est déplacé. Elle prend souvent la route de l'Aubrac, elle délaisse Maxime, ce cadre supérieur à la Société Générale, avec lequel elle s'est liée. Un peu comme s'il y avait urgence, un peu comme si c'était sa dernière chance de rassembler les pièces de son puzzle.
Les dernières pages sont magnifiques, riche en rebondissements et en révélations et viennent confirmer le talent de conteuse de Vanessa Bamberger.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Litteraflure
  14 février 2019
Mère, père et… terre ! Comme le dit la grand-tante de la narratrice au début du roman : à la campagne, les psys ne sont d'aucune utilité. Brune, l'héroïne, interroge sa mémoire, celle de sa mère morte en couche, celle de son père qui a fuit le malheur et les responsabilités. Il lui reste ses aïeules… et la terre de l'Aubrac. La terre suffit, elle est le début et le commencement de tout. La terre et les sacrifices qu'elle demande à ceux qui la sollicitent, son ingratitude, sa dureté, sa bonté aussi, quand le fruit du labeur nourrit et donne un sens à la vie. Brune croyait refermer le livre de son histoire familiale en enterrant sa grand-mère mais elle en découvre de nouveaux chapitres en arpentant les terres austères de l'Aveyron. Plus elle en apprend sur cette terre, ses secrets inavouables, ses hommes, ses animaux (« ici les vaches sont plus importantes que les le gens »), plus elle prend conscience de son identité et de son lieu d'appartenance (on dirait where I belong, en anglais). Et si le fait d'appartenir à une terre et d'y grandir un peu nous marquait à jamais, en produisant une « épimutation » ? Dans une écriture raffinée et une tradition qu'on n'avait perdue depuis des auteurs comme Genevoix ou Vialatte, Vanessa Bamberger se risque à nous parler de racines et du retour aux sources. le pari était osé, il est réussi. On ne s'ennuie jamais, on s'éprend des personnages et on apprend beaucoup (l'Aubrac, les bougnats de Paris, l'élevage, la viande, le bio...) On sent que Vanessa Bamberger a potassé son sujet et qu'elle a l'ambition de nous transmettre l'intégralité de son savoir – c'est l'unique reproche que je lui ferais. On lui pardonne volontiers, à une époque où les écrivains se prélassent dans une autofiction qui ne sort pas du périph'. le voyage, qu'il soit aux antipodes ou dans l'Aveyron, est toujours salvateur.
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Bazart
  23 janvier 2019
Pour son deuxième roman, Vanessa Bamberger explore le monde des éleveurs de l'Aubrac. avec son héroïne, Brune, fonctionnaire de 35 ans élevée par sa grand-mère et sa grand-tante, deux soeurs auvergnates et bistrotières, au caractère fantasque.
A la mort de l'une d'entre elles, elle va partir à la quête de ses origines.et va creuser le sillon de cette Auvergne qu'elle connaissait si mal.
Sans trop y croire au départ, ce retour aux sources fait vaciller les certitudes de Brune. alors même qu'elle ne croyait pas particulièrement aux racines terriennes, persuadée que le sentiment d'appartenance n'existait pas vraiment .
Brune va alors découvrir un Aubrac bien vivant (Alto Braco, «haut lieu» en occitan, l'ancien nom du plateau de l'Aubrac.) et va rencontrer ses cousins qui lui révèlent des secrets de famille -
Cette découverte de son son histoire intime va finalement la soulager et lui faire comprendre ce qui l'a bloqué jusqu'alors.
En découvrant son passé auvergnat, l'avenir de cette Parisienne purs jus se libère totalement de ses chaines.
Sur une histoire largement autobiographique - la grand-mère maternelle de l'auteur y avait passé son enfance et elle y est retournée à sa mort, Vanessa Bamberger nous livre une ballade touchante sur le destin d'une jeune femme qui se révèle à elle même et à ses ancêtres.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (2)
LeFigaro   17 janvier 2019
Alto Braco, roman de cette Parisienne, en course pour le Prix RTL-Lire, raconte l'histoire des éleveurs de l'Aubrac. Tout un monde.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   10 janvier 2019
Brune, qui ne croyait pas aux racines terriennes, persuadée que le sentiment d'appartenance était une construction de l'esprit, va découvrir d'où elle vient.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
SociolitteSociolitte   17 mai 2019
Le dimanche suivant son admission, Granita et moi étions allées déjeuner au restaurant. Quand j'avais commandé de la viande de boeuf, elle m'avait adressé un sourire entendu. J'avais, enfin, compris qu'on pouvait à la fois aimer et manger une vache, se nourrir de sa force et de son intelligence. Tu prends ta place dans la chaîne du vivant, avait-elle murmuré respectueusement.

Page 204, Liana Levi, 2019.
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SociolitteSociolitte   15 mai 2019
Ton père est revenu parce que c'était plus qu'une ferme, a bruyamment tempêté le bistrotier. C'était le patrimoine,
Ici l'histoire de la famille. Le respect des Anciens, quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. Les paysans d'Aubrac clil avaient toujours été accrochés à leurs terres et à leurs bêtes. Endurant ce que les jeunes d'aujourd'hui ne voulaient plus vivre, s'usant la santé à travailler comme des brutes sans vraiment gagner leur vie, pour finir les mains abîmées, puant '10 l'étable. Autrefois, les vaches étaient dressées quasiment comme des animaux de compagnie. Elles reconnaissaient leurs éleveurs à la voix et en retour, faisaient partie de leur famille. Le grand âge venant, ils continuaient à s'en occuper. Alors qu'on n'avait jamais vu un ouvrier à la retraite retourner travailler à l'usine pour le plaisir ! A l'heure de leur mort, il n'était pas rare que les paysans demandent à voir leur troupeau une dernière fois. Mon grand-père était de ceux-là. Si Serge n'avait pas repris la ferme, il lui aurait manqué de respect.

Page 91, Liana Levi, 2019.
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FaenaFaena   18 mai 2019
Serge n'était pas plus croyant que les autres mais j'avais toujours entendu dire que là-haut le paysage vous prenait aux tripes, vous forçait à être un peu mystique. On ne peut pas vivre sur le plateau de l'Aubrac sans religion, déclarait Douce.
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SociolitteSociolitte   14 mai 2019
On observait parfois entre trois vaches un système en triumvirat. Renée le retrouvait chez ses enfants. Antoine fuyait Douce mais pas Annie. Annie rejetait Antoine mais pas Douce. Une combinaison qui occasionnait le désordre, soupirait-elle. Une fratrie, c'était comme un troupeau de bêtes, il y en avait de plus fragiles que d’autres, certaines supportaient mieux le mauvais temps.

Pages 59-60, Liana Levi, 2019.
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SociolitteSociolitte   13 mai 2019
On ne voulait pas vivre à Lacalm mais on voulait y mourir. Entre les paysans d'ici et les cafetiers de Paris, la liste d'attente était peut-être longue. J'imaginais qu'en Aubrac, même la terre du cimetière s'avérait chère et disputée. Parmi ceux dont on réduirait le corps et jetterait les ossements à la fosse commune, certains s'étaient probablement battus toute leur vie pour conserver leur parcelle, tout cela pour en être expropriés à leur mort. On pouvait donc vous exiler du cimetière. La propriété ne se concevait pas à perpétuité. La terre n’appartenait à personne, c’en était bien la preuve.

Pages 43-44, Liana Levi, 2019.
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Videos de Vanessa Bamberger (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vanessa Bamberger
Vanessa Bamberger vous présente son ouvrage "Alto Braco" aux éditions Liana Levi. Rentrée Littéraire janvier 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2279590/vanessa-bamberger-alto-braco Notes de musique : Free Music Archive
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