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EAN : 9782867468766
208 pages
Éditeur : Liana Lévi (03/01/2017)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 46 notes)
Résumé :
«10 % de talent, 90 % d'efforts.» C'est la devise de Thomas pour défendre son usine et ses salariés. Depuis qu'il a racheté Packinter, une PME de la filière plastique, il lutte pour conjurer le déclin de l'industrie dans sa région du Grand Ouest. Un hiver pourtant tout bascule, et il se retrouve dans la chambre blanche d'un service de réanimation, relié à un respirateur. À ses côtés, Olivia, sa femme, attend son réveil. Calme, raisonnable, discrète. Comme toujours. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  12 janvier 2017
Principe de Suspension, 33 chapitres aux titres de "suspension" et de "principe", déclinés dans leurs différents sens, qu'on s'amuse à en déchiffrer le sens par rapport au texte.
Normandie, la région du Hayeux, les usines désaffectées pourrissent lentement,dans le silence d'une campagne fantôme.
Un couple encore jeune, Thomas et Olivia, quinze ans de mariage, un couple en suspension*.
Thomas, "workaholic", patron d'une PME, fabrique des systèmes d'inhalation médicamenteux en matière plastique pour asthmatique, avec comme unique client un gros laboratoire du coin. Or ce dernier a des sérieux problèmes .....licenciement, délocalisation.....Bref rien de brillant en perspective. La crise des années 2008, la mondialisation......
Olivia, artiste-peintre mal reconnue, mal dans sa peau, mal dans sa famille, mal dans son couple, bref mal dans sa vie.
Vous avez compris, les choses ne vont pas fort.....et....Thomas tombe dans le coma à la suite d'une détresse respiratoire, ironie du sort, elle-même provoquée par une crise d'asthme non traitée, suspendu entre la vie et la mort....
L'originalité de ce premier roman vient de sa construction, une construction mécanique. Alternant le temps suspendu suite au silence de Thomas avec le passé proche où l'auteur nous remonte le temps.... où le temps reste toujours suspendu. Cette suspension est la force motrice, qui nous fait lire ce livre comme un thriller, jusqu'à ce que le passé rattrape le présent.
Est-ce-que Thomas va se réveiller ?
Est-ce-que le PME va pouvoir être sauver ?
Et quel sort pour le couple en suspension ?
Tout est en suspension.....mais on a beau s'agiter, tout finit par retomber à la fin......
Rien, non rien ne peut rester éternellement en suspension.
Un premier roman très réussi.
* "Le couple est une suspension. Un médicament. Un équilibre hétérogène. La dispersion d'un solide insoluble dans un milieu liquide ou gazeux. Au début, les particules restent en suspension. La stabilité est garantie. Mais avec le temps, il faut agiter le médicament pour le préserver. Sinon les particules précipitent au fond du flacon, et se séparent."

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Christophe_bj
  24 février 2020
Thomas est le patron d'une PME de trente-sept employés dans le domaine de la plasturgie, dans une zone de l'ouest de la France où l'industrie se manifeste surtout par des usines désaffectées. L'activité de son entreprise est elle aussi menacée par son unique client, qui a trouvé un fournisseur moins cher dans les pays de l'Est de l'Europe. Thomas a bon espoir que le brevet de son responsable R&D Loïc puisse fournir de nouveaux débouchés. Mais sa santé est gravement affectée par ces problèmes professionnels, et, de plus, son couple bat de l'aile. ● Ce roman permet de voir sous un jour renouvelé la fonction de chef d'entreprise. Thomas se bat pour sauvegarder l'activité et l'emploi dans son usine. Il n'est pas aidé par les représentants syndicaux qui ne veulent pas reconnaître la sincérité de son combat et préfèrent lire les événements à travers une grille de pensée préétablie. ● le titre du roman, Principe de suspension, est décliné au début de chacun des courts chapitres avec des définitions différentes, ce qui a dû représenter pour l'auteur un travail certain, mais le résultat n'est pas très convaincant, car cela ne colle pas vraiment et paraît artificiel. Et c'est assez révélateur de l'ensemble du roman qui a un côté appliqué, démonstratif et corseté nuisant au développement du narratif et au plaisir du lecteur. Les recherches qui ont été menées en amont sont trop visibles et le parallèle entre la santé du patron et celle de son entreprise trop flagrant. Il en ressort un assez bel objet trop dépourvu d'affects et donc assez souvent ennuyeux. ● Je trouve également dommage que le roman ne soit pas davantage centré sur le problème de l'entreprise et ses répercussions sur les employés. Il aurait pu être intéressant d'entrer également dans l'intimité de ces employés, pas seulement du patron, et de voir comment ils vivaient les difficultés évoquées. Sur ce thème, j'ai préféré Les Vivants et les Morts de Gérard Mordillat, roman qui se passe d'ailleurs lui aussi autour d'une usine de plastique.
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motspourmots
  07 janvier 2017
"Car on avait beau s'agiter, tout finissait par retomber à la fin, par précipiter. Rien, non rien ne pouvait rester éternellement en suspension".
Rassurez-vous, nul besoin de vous replonger dans vos cours de chimie pour apprécier ce premier roman à la construction subtile et au propos vraiment très actuel. Je l'ai littéralement dévoré, à la fois happée par l'intrigue et surtout impressionnée par la tenue de l'ensemble. Et c'est donc celui-ci que j'ai choisi pour le coup d'envoi de la saison côté premiers romans. En espérant qu'il ne restera pas en suspension sur les tables des librairies mais volera vers de nombreux lecteurs séduits comme moi par cette autopsie d'un couple soumis à des forces pas toujours contrôlées.
Lorsque nous faisons la connaissance de Thomas Masson, il est allongé dans une chambre d'hôpital, veillé par sa femme, Olivia. Une violente crise d'asthme non diagnostiquée l'a plongé dans le coma, en état d'insuffisance respiratoire. Ironie du sort, Thomas dirige une PMI qui fabrique des embouts plastiques pour un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les inhalateurs pour asthmatiques... Dans une région de l'ouest de la France transformée au fil des ans en désert industriel, Thomas a racheté cette entreprise quelques années auparavant, sauvé les 37 emplois menacés par la fermeture envisagée. Depuis, il joue son rôle de petit patron, oscillant entre paternalisme et soucis de rentabilité face aux contraintes économiques de plus en plus fortes.
Avec cet accident, le temps est soudain suspendu. Près de lui, Olivia, artiste peintre sans réelle surface s'interroge sur leur vie, leur relation, leur famille. Et tandis que le lecteur se voit proposer de remonter le temps, quelques jours en arrière pour tenter de comprendre ce qui a pu se passer, l'alternance entre présent et passé dessine peu à peu le portrait d'un petit patron amoureux des machines mais soumis à une pression permanente, et celui d'un couple construit sur des failles. Entièrement dévoué à son entreprise, Thomas délaisse sa femme et ses enfants sans vraiment s'en rendre compte. Dans sa bataille permanente pour maintenir à flots une entreprise dangereusement dépendante d'un seul gros client, son implication très personnelle l'expose à des chocs bien trop violents et à un manque de clairvoyance qui pourraient lui être fatals.
Ce roman est une belle déclaration d'amour aux petites industries, dernières étincelles de vie dans certaines régions et à leurs dirigeants, derniers héros des temps modernes. Il nous plonge dans les conséquences bien réelles de la violence de l'environnement économique et nous propose d'explorer les faces cachées de chacun de ceux dont on ne connaît qu'un seul rôle (patron, épouse, collaborateur, ami...) mais qui sont tous des individus constitués de plusieurs facettes. Il pose la question de ce que l'on doit aux autres, de la difficulté de trouver sa propre vérité et la juste distance face aux pressions et influences extérieures. Il explore également cette curiosité chimique qu'est le couple, constitué de deux éléments qui a priori ne se mélangent pas, faits de culpabilité, de drames et de deuils de l'enfance. Pour Olivia, ce couple est un refuge dont elle est devenue prisonnière et cette épreuve, une opportunité de s'assumer et de se réaliser peut-être enfin... "Plus tard, quand elle repenserait à ce moment, elle comprendrait. C'était l'instant où elle s'était choisie elle-même".
Et si la vie était une question d'alchimies ? Vanessa Bamberger nous offre ici une démonstration aussi originale que convaincante, ainsi que quelques clés de compréhension pour agir dans un environnement hostile. Que l'on soit un Thomas ou une Olivia, l'empathie est forte vis à vis de ces êtres qui tentent d'y voir clair et d'oeuvrer au mieux. Faites-donc un petit tour en leur compagnie, vous ne le regretterez pas
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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hcdahlem
  17 avril 2017
Au moment où s'ouvre ce premier roman d'une actualité brûlante en cette année électorale, Olivia est dans la chambre d'un service de réanimation, au chevet de son mari. « Thomas est tombé dans le coma à la suite d'une détresse respiratoire, elle-même provoquée par une crise d'asthme non traitée, récapitule-t-elle pour la centième fois. Elle ne comprend pas ce qui s'est passé. Thomas toussait, d'accord. Mais il n'a jamais eu d'asthme de sa vie. Elle le saurait. » Ce drame répond à un première définition de ce principe de suspension qui accompagnera le lecteur tout au long du livre. le temps semble en effet suspendu… L'occasion de revenir quelques jours en arrière, de faire à nouveau défiler les jours. de retrouver ce chef d'entreprise de quarante ans, sa femme et ses deux enfants quinze jours plus tôt, au moment où il s'apprête à prendre quelques jours de vacances. « Elle avait fini par le convaincre de l'accompagner quelques jours dans les montagnes jurassiennes de son enfance, au hameau de Boisvillard. Elle avait usé d'une profusion d'arguments. Pourquoi ne pas profiter des vacances des garçons, c'était justement leur anniversaire de mariage, quinze ans, cela faisait si longtemps qu'ils n'étaient pas partis tous les quatre, les enfants avaient besoin de voir leur père, le chalet était en ordre, tout était prêt, il avait neigé, il fallait que Thomas se repose, il était si nerveux, si agité… »
Un stress bien compréhensible, car l'entreprise qu'il a fondée et qui fabrique – ironie de l'histoire – des pièces pour inhalateurs destinés aux asthmatiques est en danger. Après des débuts prometteurs et un contrat auprès d'un grand laboratoire, Thomas sent bien que la dépendance à un unique client est une épée de Damoclès sur sa tête et celle de ses 37 employés. Et de fait, le message d'Alain Hervouet, le président à vie du laboratoire HFL, ne lui laisse guère d'espoir. Ce que Viviane Forrester a appelé il y a quelques années L'Horreur économique va le frapper violemment : « Nous devons oublier un temps les asthmatiques pour nous concentrer sur les cancéreux, c'est inévitable, le générique nous bouffe, sans parler du coût du travail, l'inhalateur à chambre des Brésiliens marche très fort et nous ne savons pas faire les systèmes d'inhalation de poudre sèche des Allemands. Bref, il laissait un an à Packinter. Vous allez devoir baisser vos prix, moi je dois réduire mon carnet de commandes. »
Seulement Thomas est un battant doublé d'un patron proche de ses employés. S'il n'a pas anticipé la chute de sa production face à la concurrence étrangère aux coûts de production beaucoup plus bas, il peut compter sur Loïc Rodier, son directeur Recherche & Développement. Ce dernier a déposé un nouveau brevet. « Ce serait un inhalateur révolutionnaire, ils seraient les seuls à la fabriquer, son usine ne dépendrait plus du laboratoire, de cette ordure d'Alain Hervouet. » Mais quand il prend la route du Jura, rien n'est encore réglé. Ni à l'usine, ni au sein de son couple. Car il a l'impression de porter sa famille à bout de bras, en veut à son épouse artiste-peintre de ne pas travailler davantage, de ne pas chercher de galerie susceptible d'exposer ses oeuvres, de traîner au lit. Leur entente s'est dégradée au fil du temps, proche d'un point de non-retour. Mais s'en rend-t-il vraiment compte ? Ne calque-t-il pas ses règles d'entrepreneur sur sa vie familiale quand il affirme que dans la vie, il fallait avancer «pas regarder en arrière et encore moins se regarder soi-même.»
Vanessa Bamberger réussit, par touches subtiles, à imbriquer les deux histoires.
En mêlant le récit de l'évolution du coma de Thomas et l'attente angoissée d'un réveil qui n'arrive pas à celui de cette bataille pour sauver son usine, elle ferre son lecteur, lui aussi suspendu aux épisodes successifs qui font tour à tour souffler le chaud et le froid, l'espoir d'une sortie de crise face à la peur d'une fin programmée.
Face aux coups du destin, on aimerait voir Thomas triompher, lui qui ne peut « se résoudre à la fragilisation de la filière, au délitement du Hayeux, au déclin de l'Ouest. » Après Brillante de Stéphanie Dupays qui dépeignait l'univers impitoyable des multinationales, voici à nouveau l'économie au coeur d'un roman tout aussi impitoyable. Une lecture que l'on conseillera à tous les candidats aux législatives qui arrivent. Ils pourront ainsi toucher du doigt la réalité économique de leur circonscription. Une lecture que l'on conseillera aussi aux électeurs, car il éclairera aussi leur choix.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Tlivrestarts
  04 avril 2017
Tout commence le 4 mars :

Dans la chambre de réanimation du Centre hospitalier de Cambregy, l'air est rare et poisseux. le soleil de printemps, anormalement fort, s'infiltre en fines rayures à travers les stores baissés. Il dépose ses particules de lumière cuivrée sur les murs, où les couches successives de peinture blanche rappellent à Olivia que cette même chambre, cet espace clos et carré a scellé la fin d'autres vies.

Je ne sais pas ce que ces premières lignes provoquent en vous, mais chez moi, elles résonnent, elles me happent, elles me prennent dans leur nasse, elles me subjuguent par la qualité de l'écriture, elles me laissent entrevoir le destin d'une femme, la menace de la mort... je sais que ce roman va me faire vibrer, je me lance dans sa lecture et ne peux plus lâcher, je vais le lire en apnée totale.

En réalité, sur ce lit d'hôpital, il y a un homme, Thomas, le mari d'Olivia. Il est dans le coma depuis 4 jours. Sa vie est aujourd'hui conditionnée par le bon fonctionnement d'une machine qui a pris le relais de ses poumons. Avant qu'une détresse respiratoire ne le réduise à cet état végétatif, Thomas était chef d'entreprise. Lui et ses 37 salariés travaillaient comme prestataire d'un grand groupe pharmaceutique, son seul commanditaire.

Le corps de Thomas avait récemment cessé de se battre, comme de nombreuses usines laissées à l'abandon de la zone industrielle environnante. Chaque jour, pour se rendre sur son lieu de travail, Thomas passait à côté d'entrepôts dont l'activité avait été délocalisée dans des pays où le coût du travail y était moins élevé. Vanessa BAMBERGER nous brosse le portrait désolant d'une économie exsangue.

Le parallèle est judicieusement construit par Vanessa BAMBERGER entre le destin de Thomas, un patron seul à se battre pour assurer la survie de son entreprise et l'avenir de ses salariés inquiets devant les effets de la mondialisation, et celui de son entreprise, la seule restant encore en activité dans un environnement dévasté.

Mais ce n'est pas tout, ce roman donne à voir ô combien la vie peut être fragile. Bien sûr, il y a le coma de Thomas, mais il y a aussi tous ces décès prématurés dans les familles respectives du couple. Olivia et son mari sont des êtres égratignés par des parcours de vie stoppés en plein vol. La mort les hante tous les deux depuis leur plus petite enfance. Ils ont tenté de construire quelques chose ensemble et après une quinzaine d'années de mariage, leur vie est comme "en suspension". J'ai été bouleversée par cette vulnérabilité.

Mais plus encore, ce qui m'a séduit dans ce roman, c'est l'itinéraire de cette femme, Olivia, qui toute sa vie s'est laissée porter par les autres, leur laissant la responsabilité des choix. Peu importait alors qu'elle doive en assumer les conséquences, ça, c'était une autre affaire. Artiste peintre, et en manque de notoriété, cette femme était dépendante économiquement de son mari. Elle vivait au quotidien ses humiliations, il jugeait avec condescendance son travail, mais qu'en savait-il, lui, des qualités artistiques de son épouse ? Avec les douloureux événements, cette femme va devoir se construire une nouvelle vie, elle va se focaliser sur sa propre personnalité, ses ressorts à elle, ses envies... En fait, il va y avoir un avant et un après comme cette citation le laisse pressentir :


Depuis sa crise de larmes, elle a l'impression qu'on l'a brisée puis recollée et qu'il manque des morceaux. P. 79

J'ai beaucoup aimé la qualité de l'écriture de Vanessa BAMBERGER qui, avec ce roman, m'a profondément émue. Ce roman c'est une nouvelle lecture coup de poing, je ressens encore le coup porté au niveau du plexus. J'en sors avec le souffle coupé, mes poumons, à moi aussi, sont touchés !

Le jeu avec les éléments de temporalité est très réussi, tantôt le.a lecteur.rice vit les quelques semaines qui ont précédé l'événement, tantôt il.elle est projeté.e dans un avenir incertain. le système est méticuleusement orchestré, bravo !

Enfin, démarrer chaque chapitre avec une définition tantôt du mot "principe" et tantôt de celui de "suspension" pour, au tout dernier, les associer, est juste une opération de haut vol.
Lien : http://tlivrestarts.over-blo..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
TaianTaian   04 mai 2017
Il avait raison, c’est ainsi qu’allait le monde, on enlevait à certains pour donner aux autres, mais ce qui était juste n’était pas toujours acceptable. Comment expliquer la perte du travail, de la dignité et de la fortune d’un homme dans son propre pays par la garantie d’une meilleure vie pour d’autres hommes dans d’autres pays ? A cet homme pouvait-on parler de transition, d’harmonisation, d’élévation du niveau de vie des travailleurs de l’Est ? Les gars, ils s’en fichent pas mal, ils s’en fichaient même complètement des discours de rééquilibrage Est-Ouest. Ca lui faisait une belle jambe, à Joël, le cariste, qui depuis trois mois n’arrivait plus à payer son loyer et distribuait des prospectus le dimanche pour réussir à s’acquitter de sa pension alimentaire, de savoir qu’à l’autre bout du monde les hommes vivaient mieux qu’avant.
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Christophe_bjChristophe_bj   24 février 2020
La France c’est mort, plus personne n’a envie de bosser, les gens disent « bon courage » au lieu de « bonne journée », les mentalités ne sont pas capables d’évoluer, c’est le seul pays au monde où l’on a coupé la tête à des types uniquement parce qu’ils avaient plus que les autres, c’est dans l’ADN du pays, ça ne changera jamais, il faut se tirer.
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motspourmotsmotspourmots   07 janvier 2017
Le couple est une suspension. Un médicament. Un équilibre hétérogène. La disparition d'un solide insoluble dans un milieu liquide ou gazeux. Au début les particules restent en suspension. La stabilité est garantie. Mais avec le temps, il faut agiter le médicament pour le préserver. Sinon, les particules précipitent au fond du flacon et se séparent.
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Christophe_bjChristophe_bj   24 février 2020
Il n’y avait plus la moindre fierté à travailler dans l’industrie en France, patron ou pas. Les Français n’aimaient pas leur industrie, sous-estimaient les métiers techniques, de l’ouvrier à l’ingénieur, contrairement aux Allemands et aux Italiens dont les médias et les écoles valorisaient ce type d’apprentissage.
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Christophe_bjChristophe_bj   24 février 2020
Dans ce pays, on parle toujours des patrons voyous, comme s’il n’y avait pas de salariés voyous, pas de patrons honnêtes.
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