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Nathalie Serval (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253066834
Éditeur : Le Livre de Poche (08/10/2003)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Auteur du splendide Cycle de la culture, Iain Banks s'aventure apparemment avec Inversions dans le domaine de la fantasy. Tout y est : une planète de type médiéval, des royaumes en guerre, des complots, sans oublier deux histoires d'amour... Construit en chapitres méthodiquement alternés, qui permettent au lecteur de passer d'un royaume à l'autre et d'un personnage à l'autre, Inversions s'attache à la vie et au destin de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Charybde7
26 avril 2013
« Inversions » alterne deux récits, deux voix qui nous dévoilent progressivement les personnages de Vosill et DeWar, une femme et un homme, tous les deux étrangers à la société dans laquelle ils vivent, venus occuper des postes de premier plan auprès de deux monarques dans un monde féodal.
Le premier récit est celui de Oelph, assistant du Docteur Vosill, le médecin du roi Quience de Haspidus. Oelph est en réalité chargé d'espionner Vosill pour son maître, à qui le récit est adressé. Vosill est censément venue du pays lointain de Drezen, et elle maîtrise visiblement un savoir médical et technologique bien supérieur à celui des habitants de Haspidus. Malgré l'attachement du roi à son médecin, ou à cause de cela, car il prend l'habitude de l'appeler chaque jour et évoque avec elle de nombreux sujets, des proches du roi sont hostiles à Vosill et conspirent contre elle.
La deuxième voix nous parle de DeWar, garde du corps d'Urleyn, qui a établi un protectorat à Tassassen, de l'autre côté des montagnes entourant Haspidus, après une révolution ayant conduit à l'élimination du roi. DeWar lui aussi brille par son intelligence et son savoir.
Banks a dit « Inversions was an attempt to write a Culture novel that wasn't ». Effectivement, la jubilation de lecture ne vient pas ici du grand spectacle des Orbitales et des conversations entre les Mentaux, mais de l'intérêt de démêler les fils d'une action qui dans ces deux récits entremêle des histoires personnelles, d'amour, de trahison et de vengeance, et l'action politique, les jeux de pouvoir et les guerres ; jubilation aussi d'observer et formuler des hypothèses sur des scènes auquelles nous, lecteurs, assistons dans l'ombre, manipulés par Banks comme les habitants de ce monde féodal le sont dans le récit, et jubilation enfin de percevoir comment la Culture entre en contact sans se faire connaître avec un autre monde.
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Dark_Haven
09 mai 2017
Inversion est un roman à part dans le cycle de la Culture de Iain M Banks. On pourrait le classifier dans le genre de la fantasy (la fantasy « réaliste », sans dragons ni elfes ni magie), si ce n'était une poignée de détails et de brèves allusions à une mystérieuse société très avancée qui a tendance à s'immiscer dans les arcanes d'autres sociétés. Les afficionados de l'oeuvre de Banks reconnaîtront la patte de la section Contact de la Culture, et plus précisément la branche Circonstances Spéciales. Les autres lecteurs n'y verront que du feu, et ce n'est absolument pas gênant pour apprécier cet excellent roman.
Comme souvent dans les récits de Banks, on y retrouve des personnages forts, marqués par un événement passé aux conséquences tragiques. le garde du corps DeWar comme la doctoresse Vosill sont magnifiques, loin de la violence larvée et autodestructrice d'un Cheradenine Zakalwe dans l'usage des armes ou du désespoir nihiliste de Ziller dans le sens du vent. Vosill comme DeWar sont au contraire empreints de regret et de mélancolie. Leur histoire d'amour à distance et en filigrane est triste et belle, comme le sont les plus marquantes des histoires d'amour. Mention spéciale également à la courtisane Perrund, autre personnage profond et tourmenté, traité avec beaucoup de finesse et de sensibilité par l'auteur.
L'intrigue m'a dans l'ensemble laissé assez indifférent, mais l'intérêt du roman n'est pas là. Il réside dans le portrait de ces personnages et leur évolution, jusqu'aux conclusions inversées des deux arcs narratifs, sublimes de beauté et d'intelligence.
Comme toujours, Banks a su mettre son immense talent littéraire au service de son récit, en lissant l'aspect incisif de sa plume pour en renforcer le côté mélancolique. A ce sujet, je préfère avertir les lecteurs qui recherchent avant tout du rythme, de l'action, des IA surpuissantes et pleines d'humour et une foultitude d'idées géniales qui parsèment habituellement l'oeuvre du génial Ecossais. Inversions est à part, il ne possède clairement pas le dynamisme de la plupart des autres romans du cycle de la Culture. Il faut vraiment le prendre comme une étude de caractère, qui donnera à réfléchir tant sur la différence entre les sexes que sur l'interventionnisme de notre Culture bien aimée (non pas sur la légitimité de cet interventionnisme, mais sur la forme que celui-ci doit revêtir).
J'ai lu ce roman il y a quinze ans maintenant, et Vosill comme DeWar me hantent encore. Très rares sont les personnages de fiction qui ont réussi cet exploit. Chapeau bas monsieur Banks.
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Davjo
15 août 2014
Soit un monde qui ressemble à un moyen-âge fantasmé, un décor de fantasy que l'auteur prend plaisir à mettre en place. Soit une doctoresse belle et mystérieuse qui possède des connaissances tellement plus avancées que son époque. Elle vient d'une contrée lointaine, elle s'est exilée, on devine des aventures où son poignard usé a du servir....Soit également un garde du corps, DeWar, au service d'un roi dit le Régicide car il a éliminé son prédécesseur. Ces deux êtres qui ne se rencontrent pas dans le roman ont pour point communs d'être les personnes de confiance des deux monarques qu'ils servent, des fortes personnalités, et d'être des étrangers à la cour, théâtre d'intrigues, de trahisons, leur condition d'étranger faisant souvent d'eux des suspects idéaux.
Chaque chapitre nous présente une situation qui peut être un dialogue à propos des jeux politiques, des conflits, il y a toujours une menace qui rôde et on se demande "que va-t-il arriver" ? Dans cette société, pour connaître la vérité, on fait travailler le bourreau qui va passer à la "question" le suspect, les hommes vont au bordel ou ont un harem, et les animaux ressemblent aux nôtres mais ont un autre nom.
Ce qui me reste: deux beaux portraits de femmes observées par des hommes amoureux. C'est d'abord le regard de Oelph, la voix du récit, qui est l'aide du docteur, qui l'espionne pour le compte d'un maître resté dans l'ombre et qui passe par toute une gamme de sentiments, la curiosité devant le comportement libre et atypique de cette femme, l'admiration devant le savoir qu'elle lui apprend par la même occasion et enfin le sentiment amoureux. Et la relation chaste et ambiguë entre DeWar, le garde du corps sans cesse sur le qui vive et Perrund la concubine préférée, l'infirme au passé douloureux...
C'est le premier roman que je lis de Iain Banks et je crois que j'ai eu du mal à m'abandonner à sa façon de mener le lecteur en lui bandant les yeux et en le guidant par la main, éclairant ici une scène, donnant là une information de plus qui s'ajoute aux autres. Il faut être patient devant cette construction savante. Banks reste fidèle à son point de vue unique, la voix du récit, qui explique dans l'épilogue combien il est difficile d'être sûr de quelque chose, que cela concerne le passé, le présent ou le futur. Et j'ai aimé le coté science-fiction en creux: le fait que les étranges pouvoirs de Vosill ne soient pas expliqués ni même montrés d'ailleurs mais suggèrent qu'elle vienne d'ailleurs.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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Beatson
05 septembre 2015
Un livre de la Culture sans la Culture (ou presque).
Deux récits qui s'entremêlent : l'un écrit par le serviteur d'une femme médecin attachée au service du roi d'un petit royaume ; l'autre par l'auteur et qui relate la vie d'un garde du corps au service d'un despote d'un royaume voisin. Très peu de relations communes entre ces deux récits qui sont pourtant contemporains l'un de l'autre. On s'aperçoit vite que le passé de chacun de ces deux personnages est assez obscur, mal connu et entouré de mystère. Même si le narrateur (l'apprenti médecin) ne comprend pas bien qui il sert, le lecteur ayant lu d'autres livres du cycle, se fait sa propre idée.
Finalement dans ce roman ce qui est suggéré n'est pas écrit et cela en fait une curiosité littéraire assez captivante.
Ian Banks en profite pour distiller ses réflexions philosophiques qui font montre d'une sagesse certaine.
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jsgandalf
25 avril 2012
Le livre met en scène deux royaumes, l'un dirigé par le roi Quience et aidé par son médecin personnel qui est une femme, l'autre par le protecteur qui est lui-même protégé par un garde du corps zélé : Dewar. Bien que faisant partie du cycle de la culture, toute l'histoire se déroule dans un monde moyenâgeux ou les trahisons s'enchainent. Qui tient les rênes.
Pas besoin de connaitre l'univers de la Culture pour lire ce livre, seul quelques petites allusions passerons inaperçues.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend19 août 2012
La tempête se déchaînait sur la ville , tranformant le ciel en une masse sombre et bouillonante . Des éclairs déchiraient les ténèbres avec une intensité aveuglante . On eût dit que le ciel bleu habituel du ciel s'était concentré en eux pour illuminer à nouveau la terre ne fût-ce qu'un instant . Vers l'ouest , les vagues du lac du cratère montaient à l'assaut des murs de l'ancien port de la ville et se répandaient parmis les docks deserts .
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BeatsonBeatson05 septembre 2015
— Ah ! DeWar, les puissants ont toujours tous les droits sur les faibles, les riches sur les pauvres, ceux qui détiennent le pouvoir sur ceux qui ne l’ont pas. UrLeyn a eu beau coucher les lois sur le papier et en modifier quelques-unes, celles qui nous apparentent aux animaux sont toujours les plus profondément ancrées en nous. Les hommes rivalisent pour le pouvoir, ils se rengorgent, ils paradent, ils cherchent à impressionner leurs semblables par l’étalage de leurs possessions et s’adjugent toutes les femmes qu’ils peuvent. Pour cela, rien n’a changé. Ils disposent à présent d’autres armes que leurs mains et leurs dents, ils se servent des autres hommes et exercent leur domination à travers l’argent, au lieu d’autres symboles de puissance et de prestige, mais…
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BeatsonBeatson05 septembre 2015
Il semble donc que nous ne puissions jamais être sûrs de rien. Malgré cela, il nous faut vivre. Il faut nous consacrer au monde. Pour cela, nous devons nous rappeler le passé, tâcher de prévoir l’avenir et répondre aux exigences du présent. C’est une lutte de tous les instants, même si – peut-être pour éviter de sombrer tout à fait dans la folie – nous devons parfois nous convaincre que passé, présent et avenir sont plus faciles à déchiffrer qu’ils le seront jamais.
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BeatsonBeatson05 septembre 2015
— Ils ne croient pas au bien et au mal ? repris-je après un temps de réflexion. Ni que celui-là doit être encouragé quand il convient de réprimer celui-ci ?
— Un petit nombre d’entre eux nient la réalité de semblables entités, quand les autres soutiennent qu’elles n’existent que dans notre esprit. Sans nous, le monde ignorerait ces notions car elles ne sont pas des objets, mais des idées. Or, le monde était vide d’idées jusqu’à l’apparition de l’Homme.
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BeatsonBeatson05 septembre 2015
La vérité, comme j’ai pu l’apprendre, varie d’un individu à l’autre. De même que deux personnes ne voient jamais un arc-en-ciel au même endroit – du moins le voient-elles, ce qui n’est apparemment pas le cas d’un observateur placé juste au-dessous –, notre perception de la vérité dépend de notre position et de la direction de notre regard.
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Videos de Iain Banks (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Iain Banks
Interview dans l’émission The Book Show sur la chaîne Sky Arts (en anglais)
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