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Hélène Collon (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253071897
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Cheradenine Zakalwe - ou du moins l'homme qui se fait appeler ainsi - est l'un des agents les plus efficaces de la Culture. Et Diziet Sma, éminente figure de la Culture, l'utilise à des fins mystérieuses, quelquefois paradoxales. Dans le cadre de Circonstances spéciales, une branche de Contact.
Qu'est-ce que la Culture ? Une immense société galactique, pacifiste en son principe mais redoutable si on l'attaque, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cyn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  06 janvier 2016
L'usage des armes , tout un programme ….
Un texte que l'on pourrais qualifier de : « de l'usage des armes « ou encore : du Bien et du Mal ….
D'abord , c'est rare , mais soulignons que sur la forme il est tout à fait remarquable. En effet vous avez principalement dans ce texte deux fils narratifs qui alternent .
L'un se dirige vers le futur , l'autre remonte le temps depuis le passé vers le futur .
Les deux trames se font échos et s'éclairent en ricochet sur de nombreux aspects de fond du texte ou même simplement de la forme du texte ou encore informent sur le personnage principal en premier lieu .
J'ai peu de temps pour des relectures , alors c'est avec gourmandise que j'ai réalisé une petite envie qui me taraude depuis longtemps .
J'ai relu ce roman , mais cette fois-ci , j'ai commencé par la fin … oui ….
Sachez que c'est un texte tel que vous pouvez le lire dans les deux sens , c'est étonnant ! ( et cela a du sens quelque soit le point de départ de la lecture ) , et cela souligne le caractère très travaillé de ce roman .
La Culture , est une vaste société intergalactique , centrée sur l'hédonisme de ses ressortissants . Ses citoyens sont humains , extraterrestres ( quelques-uns ) et aussi il y a les artificiels , des intelligences artificielles logées dans des machines variées ( du vaisseau au couteau à couper le pain quasiment ) .
La culture affiche notamment deux tendances comportementales claires :
- Elle souhaite se conserver . Elle est donc très vigilante à se défendre et à connaitre ses voisins , le plus souvent moins développés qu'elle-même . Souvent aussi les exigences éthiques en vigueur dans son voisinage , sont moins élevées que les valeurs éthiques de cette société vigilante et réflexive .
- Elle estime avoir vocation à s'étendre par inclusion constante des sociétés sises dans son environnement immédiat , si ces dernières sont homologables : « Culture compatible « .
Ces deux tendances de cette civilisation , débouchent sur des interventions (« légitimes ») dans les sociétés voisines . Des interventions réputées morales et justifiées ainsi que très calculées , souvent chirurgicales , mais des fois de plus grandes envergures .
La culture veut donc le bien de ses voisins … Cela débouche en pratique sur ces intervention dont la connotation éthique va donc plutôt largement de blanche à grise , voir à noire …
La fin justifie les moyens ? Sur quoi se fonde une légitimité à intervenir dans le destin d'une civilisation voisine ? et comment le faire le plus éthiquement possible ?
Plus généralement au travers de ce cycle comme de ce roman , c'est la responsabilité comportementale des vastes corps politiques qui est étudiée .
On dit des états qu'ils sont : des monstres froids . La culture est une contreproposition éthique à cet énoncé , créée dans but d'examiner la question du comment est-ce possible que les états soit par nécessité des monstres froids et calculateurs ?
Une autre façon d'envisager le problème est de savoir si ce fait est contextuel et environnemental , ou bien s'il est d'origine psychosociale et propre à l'éthologie même de l'espèce humaine .
Dans ce texte l'agent de la culture intervient sur un monde qui se nuit à lui-même violement . Cet agent , véritable variable de correction d'éthique politique , agira pour le meilleur et pour le pire .
Est-ce que cultiver la justice nourrie nécessairement l'éthique ? A vous de voir …
Je ne sais si ce cycle apporte au lecteur beaucoup de réponses même s'il en propose certaines par l'exemple .
Mais je suis certains qu'il apporte en revanche , beaucoup de questions . Ce qui n'est pas si mal et même peut-être suffisant , car finalement c'est l'essentiel non ?
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Commenter  J’apprécie          412
lyoko
  28 novembre 2016
Un roman de SF un peu atypique. Tout d'abord parce qu'il y a deux narrations différentes. Que l'on remarque aisément par la numérotation des chapitres.. un qui est chronologique et l'autre qui va a rebours.
Cheradenine Zakalwe est un mercenaire qui intervient pour la Culture. Cette dernière est une communauté anarchique et pacifique mais pas a n'importe quel prix... quand on ne va pas dans son sens elle intervient.
L'auteur ne fait pas de cadeau au lecteur .. il faut être attentif et ne pas se perdre dans les méandres de sa narration.;. mais le final est explosif et tellement inattendu que ce livre en vaut le détour... et franchement j'ai adoré
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Luniver
  05 août 2014
La Culture, rappelons-le, est un vaste organisme politique galactique, tolérant, pacifiste, respectueux. Dans le premier volume, cette organisation m'avait semblé un peu trop propre sur elle, se répandant dans l'univers en convaincant pacifiquement le reste du monde de sa perfection. L'usage des armes vient lui redonner un peu de relief en se consacrant à ses tâches de l'ombre : manipulation, appui discret à certains camps, déstabilisation des équilibres insatisfaisants.
Nous suivons donc Zakalwe, un des mercenaires les plus utilisés de la Culture. Parfois général d'armées peu expérimentées, parfois guère mieux qu'un vulgaire assassin, Zakalwe reçoit cette fois-ci l'ordre de ramener un vieux politicien retraité à revenir sur le devant de la scène et à prendre position dans un conflit important.
Le roman est assez complexe, d'autant que l'auteur a choisi une trame particulière. À partir de l'évènement de départ, on suit deux histoires en parallèle : une dans l'ordre chronologique, l'autre dans le sens inverse avec des flashbacks de plus en plus éloignés dans le temps, qui donnent un autre regard sur les péripéties que traversent le héros.
C'est bien la première fois que le second volume me donne plus d'intérêt pour la série que le premier ! Révéler une facette particulière de son univers à la fois est assez inhabituel, mais ça donne finalement de bonnes surprises... et ça donne envie de savoir ce que cachent les deux autres romans !
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Pyjam
  22 janvier 2016
« Les gens n'ont pas tous envie de la même chose. Ce que telle personne considérera comme une vraie histoire ne plaira pas forcément à une autre. »
24 ans et trois tentatives furent nécessaires pour finir ce livre, et aussi une forte dose de curiosité et de pugnacité.
Je dois reconnaitre deux qualités à Iain Banks : il avait quelques bonnes idées et il était capable d'écrire des centaines de pages pour ne rien dire (si j'osais, je dirais qu'il avait le sens du vent; oups, j'ai osé); et deux défauts : il n'était pas très doué pour le développement narratif, et son sens de l'humour était médiocre, ou plus exactement il était simplement facétieux plutôt que vraiment drôle.
« Ce n'est pas du cynisme de ma part […]. Je pense simplement que si l'on accorde une importance démesurée à la discussion, c'est tout simplement qu'on aime s'entendre parler. »
Des cinq romans que j'ai pu lire, celui-ci est sans conteste le pire. Dommage, il y avait matière à faire une très bonne nouvelle car 150 pages suffisent à conter cette cruelle histoire, hélas le délayage atteint ici des proportions épiques.
Banks écrivait d'assez jolies descriptions, mais il ne savait pas s'arrêter. Descriptions interminables et facéties en cascade étaient les deux procédés par lesquels il s'ingéniait à masquer son manque de talent (ou d'intérêt) pour les intrigues. C'est du moins ce qu'il en ressort à la lecture de ses cinq premiers romans.
Et j'allais oublier : les scènes de combat ! Il aurait pu faire fortune en scriptant des scènes de combat pour Hollywood, comme le démontre la fin d'Une forme de guerre (et de nombreux autres passages de l'oeuvre). Là-dessus, j'avoue, il était doué. Enfin, si c'est pour écrire des scènes d'action, Banks s'est trompé de media. Il fallait écrire des films.
Il y avait aussi chez Banks ce désagréable besoin de démontrer son intelligence par des constructions narratives retorses. Comme si un roman devait forcément être une énigme destinée à tester les limites de la patience de ses lecteurs (ou était-elle destiné à tester leur intelligence ?, mais c'eut été très arrogant). Comme si le simple fait d'avoir créer la Culture et d'écrire des romans n'étaient pas déjà en soit une preuve suffisante de son intelligence. À la réflexion, cette tendance était sans doute un autre exemple de son humour si particulier.
Mais je me laisse entrainer… Bref, du début à la fin, ce roman m'a torturé par l'ennui qu'il diffuse chapitre après chapitre. D'autant que je ne suis pas fan d'histoires avec une révélation finale. Je trouve que c'est un procédé très artificiel beaucoup moins malin qu'on ne veut nous le faire croire, surtout après une longue succession de chapitres d'une telle platitude.
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mauriceandre
  11 juillet 2019
Salut les Babelionautes
Ce deuxième volume de la Saga de la Culture de Iain Banks part un peu dans toutes les directions.
D'abord les retours en arrière m'on décontenancé avant que je comprenne que le récit utilisé le flash-back pour nous raconter l'histoire de Cheradenine Zakalwe.
Je n'ai pas aimé cette longue plongée vers une fin qui n'en n'ai pas vraiment une, avec le résultat que je m'endormais, tant pour moi le texte est insipide.
Et la Culture dans tout ça? Et bien je ne l'ai pas trouvé, quand une civilisation a une telle prééminence on pourrait s'attendre a une intrigue sortant de l'ordinaire, surtout que l'étiquette space-opera figure sous le titre, mais a part quelques pirouettes qui vous entraînent de ci de la il n'y a pas beaucoup d'action ni de scènes de combat spatial.
Je continuerai de découvrir les autres tome de cette Saga traduite par Hélène Collon, que je remercie, mais pas dans l'immédiat.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   04 août 2014
Zakalwe, dans toutes les sociétés humaines que nous avons passées en revues, quels que soient l'époque et le contexte, on trouve le plus souvent (pour ne pas dire toujours) surabondance de jeunes mâles impatients prêts à tuer et à mourir afin de préserver la sécurité, le confort et les préjugés de leurs aînés ; ce que tu appelles "héroïsme" n'est qu'une illustration de cette constatation ; il n'y a jamais pénurie d'imbéciles.
+ Lire la suite
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LuniverLuniver   03 août 2014
Il adorait son fusil à plasma ; il s'en servait en véritable artiste. Avec cette arme-là, il savait peindre des tableaux figurant la destruction, composer des symphonies célébrant la démolition, écrire des élégies à la gloire de l'anéantissement.
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ZakalweZakalwe   25 août 2013
Sans doute, avec Excession, mais en plus immédiatement accessible le meilleur roman du cycle de la Culture.
L'on y suit les basses-oeuvres (mais pour la "bonne" cause, du moins telle que la section Circonstances Spéciales de la Culture la conçoit) d'un mercenaire qui accomplit les missions auxquelles les citoyens de la Culture rechigneraient à participer, avec cette question lancinante de savoir si un bien escompté justifie le mal commis pour l'atteindre.
Le roman est écrit suivant une trame complexe (deux fils d'histoire, l'un dans le sens chronologique, l'autre à rebours, qui se nouent à la fin du roman), quand bien même l'histoire racontée pourrait se résumer en quelques lignes : la richesse du roman est ailleurs, dans les aperçus variés des activités de Cheradenine Zakalwe et des lieux par lesquels il passe, dans la découverte progressive de son identité et de son passé, dans la question non résolue de la possibilité de la rédemption, du pardon, de l'oubli...

Un grand Banks, à tous points de vue, pour qui aime le style empli d'humour et de finesse de l'auteur...
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   25 juin 2014
C’est la même chose dans toutes les sociétés : partout cohabitent, d’une part, une jeunesse pleine d’ardeur, et d’autre part la vieillesse qui calme le jeu.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   24 juin 2014
Les souvenirs sont des interprétations, non des vérités
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Videos de Iain Banks (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Iain Banks
Interview dans l’émission The Book Show sur la chaîne Sky Arts (en anglais)
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