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Pierre Furlan (Traducteur)
EAN : 9782868696724
380 pages
Éditeur : Actes Sud (10/08/1993)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Prodigieux écrivain, " story teller " né, Russell Banks nous donne avec ce Livre de la Jamaïque, un superbe polar ethnographique qui réinvente toute la sensualité et tous les vertiges de l'île du reggae. Le narrateur, un universitaire américain, est venu enquêter sur le monde des Marrons, ces descendants des guerriers achantis qui vivent en autarcie dans la brousse jamaïcaine. L'image de poster va se transformer en cauchemar lorsqu'un Marron innocent est accusé d'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  09 janvier 2021
Voyage dans le sud, au coeur de la Jamaïque (au moment où les voyages à l'extérieur du pays sont fortement déconseillés…)

Un livre que j'avais commencé mais abandonné il y a quelques années. J'avais alors cru prendre un polar léger pour la route et je m'étais égarée plutôt dans les descriptions de la société jamaïcaine. C'est pourtant ces mêmes descriptions qui m'ont plu cette fois, comme quoi notre appréciation dépend des attentes et de l'état d'esprit de la lectrice ou du lecteur.

Un voyage en Jamaïque des années 70, un périple qui va au-delà des plages ensoleillées. Avec l'auteur, on pénètre dans le pays cockpit et ses particularités géologiques, on visite les villages isolés de la terre des Marrons. On comprend un peu de l'histoire du pays, ses particularités religieuses et sa corruption politique endémique. On constate aussi le clivage social entre la misère des uns et les riches villas entourées de murs des autres.
À travers tout ça, le héros réfléchit sur sa propre condition, quand il se retrouve par exemple le seul Blanc d'une grande fête. La vie de cet universitaire venu écrire tranquillement se trouvera chamboulée.

Un roman pour les curieux d'autres sociétés, sans grande histoire d'amour, sans héros extraordinaire ni suspens d'un véritable thriller.
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tristantristan
  01 septembre 2019
Ce roman est angoissant et distille de l'inquiétude et de la peur à chaque page sans pour autant qu'il ne soit question d'horreurs. Un peu trop long à mon goût mais l'auteur nous offre un beau voyage en Jamaïque.
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merlonrouge
  06 décembre 2012
ce livre est, pour moi, carrément emmerdant !
Je me suis forcé à lire 240 pages mais là , j'ai abandonné !!!
Pas vraiment une histoire mais plutôt plusieurs, d'un inintérêt profond. Des réflexions hermétiques émaillent le récit tant sur les habitants "étudiés" que sur le personnages central. Quel est réellement l'objet du livre ? après 240 pages, je ne le sais pas avec certitude ? le style est plutôt lourd. Des descriptions longues et répétitives envahissent le récit sans faire progresser quoi que ce soit? Je me suis ennuyé.
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lacazavent
  31 août 2016
Mince, je n'avais jamais été déçu par un livre de cet auteur du moins jusqu' à présent ! C'est un livre dans lequel beaucoup de sujets sont abordés et à trop vouloir en dire, l'auteur se perd. L' histoire de cet écrivain, professeur d' université qui va et vient en Jamaïque nous permet de surnager mais le propos reste désespérément vide peuplé de tout les clichés possible et imaginable sur ce pays. J'ai trouvé cela vraiment dommage, on sent l' amour qu' il porte à la Jamaïque et à ses habitants mais à aucun moment il ne parvient à nous y faire voyager...
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Goldtone
  31 janvier 2021
Beaucoup d'ennui par ici.. Je dois même avouer que je n'ai pas tout compris (le lien entre la toute première partie et la suite ? )
Déçue de cette lecture, moi qui avait apprécié de beaux lendemains.
J'ai malgré tout apprécié le voyage, qui m'a permis de découvrir la Jamaïque.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SarahcarabinSarahcarabin   26 décembre 2012
Tu reviens à tout cela, à cette île sanglante, sombre et splendide de la Jamaïque qui est l'envers presque parfait de ton monde. Tu retournes à ce sol contre lequel se détache ta propre altérité, et tu te vois encore comme si c'était la première fois. Devant ces voix d'acajou qui t'emplissent les oreilles, tu continues à éprouver la sonorité plate et métallique de la tienne et les minces filaments en spirale de tes phrases et de tes pensées. Auprès de ces corps élancés, noirs, à la démarche sensuelle, le tien t'apparaît couleur de parchemin, raide et épais ; c'est un corps dont l'évolution s'est faite au long de millénaires dans les forêts rocheuses du Nord, sous des cieux noirs. Et sur ce fond de versions du passé qui se révèlent à toi par des contes, des gestes, des liens familiaux, des rêves et des documents, tu te mets à remarquer la complexité de ton propre passé ; car si tu peux commencer à saisir le passé d'un inconnu au moyen de ses contes, de ses gestes, de sa parentèle, de ses rêves et de documents, le tien aussi doit pouvoir être dévoilé de la même manière. Tu deviens ton propre étranger et c'est ainsi que lorsque tu retournes sur l'île de la Jamaïque, comme le vieil homme l'avait prédit, tu reviens à toi-même. (p. 266)
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tristantristantristantristan   01 septembre 2019
Ce qui me plaisait par dessus tout, cependant, c'était l'idée de vivre dans une maison couleur pastel aux murs de stuc, au sommet d'une colline et loin des touristes, ces Américains et ces Canadiens gras et bruyants, avec leurs marmots pleurnichards, leurs quête fébrile de souvenirs et leur calcul incessant du taux de change.
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bilodohbilodoh   09 janvier 2021
Il y a des hommes qui trichent et volent, qui couchent avec la femme des autres, maltraitent des enfants et parfois tuent un autre homme, et pourtant on peut toujours les comprendre d’une certaine façon. Il existe toujours une explication. Cela n’en fait pas des êtres bons, évidemment, mais cela montre pourquoi ils sont mauvais. Chez Flynn, cependant, il en allait autrement. Il n’y avait jamais eu d’explication à ses actes. Il n’était même pas fou.

(10/18, p.32)
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SarahcarabinSarahcarabin   26 décembre 2012
Accordons-lui une plus grande capacité à comprendre et à parler le patois jamaïquain, une tolérance accrue pour la flamme vive du rhum blanc, et davantage de respect pour les difficultés qu'on rencontre lorsqu'on veut comprendre quelqu'un d'une autre culture, d'une autre race, d'une autre géographie, d'une autre économie et d'une autre langue - et cela même alors que je me familiarisais tous les jours davantage avec les subtilités de cette culture, de cette race, de cette géographie, de cette économie et de cette langue. J'ai appris le nom des arbres, des fleurs et des aliments qui m'entouraient ; j'ai appris à jouer aux dominos avec autant de férocité qu'un Jamaïquain, et j'ai même appris à parler assez bien avec des Jamaïquaines pour qu'elles puissent oublier pendant de longs moments l'extraordinaire avantage financier que je représentais pour elles, et qu'il leur arrive brièvement d'arrêter de me raconter uniquement ce qu'elles croyaient que je voulais entendre. Ce qui ne veut pas dire que je comprenais alors ce qu'elles me disaient. (p.47)
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SarahcarabinSarahcarabin   26 décembre 2012
La différence, évidemment, était qu'ils avaient appris plusieurs siècles auparavant quelque chose que moi, descendant d'un peuple incomparablement plus favorisé, je n'avais jamais été obligé d'acquérir. Ils avaient appris à survivre. La survie était pour moi un fait qui m'était accordé d'avance, et il était donc plus que vraisemblable que dans des circonstances analogues je serais incapable de survivre. Je deviendrais le vieux bougon, l'homme amer qui marche les yeux rivés au sol, le pessimiste qui prophétise partout le désastre et l'échec qu'il appelle de ses voeux ; je serais le suicidaire qui veut entraîner les autres dans sa chute. Il n'y avait pas de place, dans ma culture, pour le genre d'optimisme qui les protégeait dans leur monde, et il ne semblait pas y avoir de place, dans leur culture, pour le genre de rigueur, de complétude et de recherche de symétrie dont je pensais qu'elles me préservaient au sein du mien. (p.223)
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Videos de Russell Banks (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Russell Banks
Russel Banks lors de la présentation de "Un membre permanent de la famille".
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