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Olivier Girard (Directeur de publication)Sonia Quémener (Traducteur)
ISBN : 2843440971
Éditeur : Le Bélial' (25/03/2010)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 52 notes)
Résumé :
La Culture…

Une vaste société galactique, anarchique, protéiforme, pacifique. Une société qui nous observe depuis les entrailles d’Arbitraire, vaisseau géant doué de raison en proie à un profond dilemme à mesure que nous autres, pauvres humains, nous déchirons sans relâche et détruisons notre planète sous ses yeux électroniques. Faut-il intervenir, quitte à provoquer un bouleversement qui pourrait s’avérer le plus terrible des remèdes ? En d’autres te... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
BouquetdeNerfs
  13 novembre 2010
L'auteur de la préface met en perspective l'écheveau que constituent les 8 romans du cycle de la Culture. N'ayant lu aucun de ces romans, cette introduction répond à l'épineux problème de commencer ce grand space opera. Et, en proposant un guide de lecture avec ces détails sommaires, cette préface rend compte des aspects de cette société galactique, et fournit les éléments pour apprécier la lecture de ce recueil.
La première nouvelle nous dépose le long d'une mystérieuse route bordée de crânes sur laquelle trois mystérieux protagonistes avancent sur une charrette halée par un mystérieux cheval, et en direction d'une mystérieuse Cité. La chute humoristique illustre le célèbre adage qu' « en littérature, chaque idée a son envers et son endroit » : une route qui n'en est pas une, un cheval qui n'en est pas un. Une courte entrée de 3 pages, le résultat est un peu décevant, mais dépaysant.
"Un cadeau de la Culture" est un pistolet destructeur et bavard dans les mains d'une renégate de la Culture qui est soumise au chantage exercé par deux criminels. L'illustration de couverture par Manchu est un spoiler, ceci-dit, ni le dénouement, ni le dilemme du personnage ne m'a intéressé: une impression de déjà lu, ou de déjà vu.
Sans transition, "Curieuse jointure" raconte d'atrôôôces sévices corporels. Une variante de l'effeuillage de pétales de marguerite. Amusante.
Mais, c'est "Descente" qui est la plus fascinante, elle ne relâche à aucun moment notre attention : un homme et son scaphandre se sont écrasés sur la surface d'une planète inhospitalière, et tentent de rejoindre la base la plus proche. Une longue conversation étrange, passionnante, aliénante entre l'homme et sa combinaison se construit au cours de cette longue marche. Une des meilleures nouvelles de SF que j'ai lu, relevant de la finesse psychologique. le genre d'histoire qu'écrit Christopher Priest.
"Nettoyage" se passe sur Terre quand un vaisseau-poubelle extraterrestre décharge accidentellement des produits de consommation provenant de leurs planètes. Pleine d'humour, cette nouvelle m'évoque l'extraordinaire pluie de téléphone qui commence le roman Singularity Sky de Charles Stross, et la suite des évènements quand une petite voix au bout du fil demandait : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire? ».
"Fragments" est plus sobre, une réflexion sur le terrorisme, les arguments de la science contre la foi, et de Dieu contre l'évolution. Une fin abrupte et ironique (… qui s'appuie d'ailleurs sur un vrai fait divers.)
Enfin, la novela « L'état des arts », qui tient sur la moitié du livre. Une équipe de la Culture visite incognito la Terre, rencontre ses peuples et ses cultures. La nouvelle est inégale, pourtant le récit est intelligent, ouvre sur des réflexions technologiques, et propose des issues à la condition humaine avec cette « tonalité souvent morbide et mélancolique, compensé par un humour permanent, marqué par l'absurde, l'exubérance et l'ironie. » (pas mieux dit que AK, l'auteur de la préface)
La nouvelle "Eclat", un exercice de style et une idée étrange, termine le recueil sans éclat.
L'Essence de l'art est un très bon recueil de nouvelles.
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MarianneL
  31 mai 2013
Ce petit recueil rassemble des textes écrits entre 1984 et 1987, et initialement publiés entre 1987 et 1989.
La nouvelle éponyme nous rapporte les mémoires de Diziet Sma, agent de la Culture (que l'on retrouve dans « L'usage des Armes »), envoyée en mission sur terre à bord de l'UCG Arbitraire, à la fin des années 1970, avec quelques autres agents de Contact. Faut-il intervenir pour protéger les humains de leurs propres travers et empêcher la terre de sombrer dans la 3ème guerre nucléaire, comme le voudrait Sma ? Malgré une intrigue un peu flemmarde quand on sait à quelles hauteurs Iain M. Banks est capable de nous propulser, « L'essence de l'art » est une nouvelle intéressante pour comprendre les racines idéologiques de la Culture, et dans laquelle on retrouve l'habileté de l'auteur pour le mélange des genres, son goût pour la farce et les questions philosophiques, son insatiable capacité de questionnement et de révolte politique.
Les autres textes confirment que le format court n'est pas le genre de prédilection de Iain M. Banks. Néanmoins j'ai aimé l'intrigue minimale et plutôt réussie de « Descente », où un homme et son scaphandre, ayant atterri par accident ou après une attaque sur une planète désertique, tous les deux blessés, tentent de s'en sortir, et également la farce de « Nettoyage », dans laquelle un vaisseau extra-terrestre défectueux envoie des « déchets » sur terre, en pleine guerre froide.
Finalement, le plus impressionnant dans cette lecture est le plaisir qu'il y a à se replonger dans l'univers et le vocabulaire connus de la Culture, à retrouver les Orbitales, les Mentaux et les membres de Contact, et cela même au travers de récits plutôt décevants.
PS. du coup, j'ai été moi-même plutôt paresseuse pour parler de ce livre… Veuillez m'en excuser.
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Lisbei13
  18 janvier 2011
L'essence de l'art ... tout un programme, non ?
Bon, déjà, le hic est que je n'avais absolument pas compris à la lecture du quatrième de couverture qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles ... ce les n'est pas si grave, dans la mesure où j'apprécie de lire des nouvelles ... mais déjà, petite déception en ouvrant le livre.
Ensuite, je lis consciencieusement la très complète préface ... et là, deuxième hic, je sens que la complexité de l'oeuvre de l'auteur va sans doute compliquer ma lecture de ces nouvelles ...
Pressentiment confirmé ! Ne vous y trompez pas : j'ai entre les mains un excellent recueil de nouvelles, très bien écrit et traduit, avec ce qu'il faut de dérision et d'ironie envers le genre, bref, de la bonne littérature, de SF (notez l'importance de la virgule). Mais ce n'est vraiment pas la bonne porte pour entrer dans l'univers de Banks, car la complexité des mondes et des personnages rend difficile la lecture de ces nouvelles ... on retient surtout les effets de chute (formidablement réussis dans la plupart des nouvelles que j'ai lues ... j'en suis à l'avant-dernière) !
Bref, à recommander chaudement aux amateurs de SF éclairés, mais pas forcément aux lecteurs qui avaient juste envie de se faire un bon bouquin de SF pur et dur (comme moi en ouvrant ce livre ...) !
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Alxthiry
  01 décembre 2010
Il s'agit d'un recueil de nouvelles de science-fiction.
La première partie se compose de plusieurs nouvelles.
Cela commence « la route des crânes » qui évoque plutôt un monde surréaliste. La route est en effet pavée des crânes des ennemis de l'empire.
La nouvelle suivante « un cadeau de la culture » évoque une personne qui a changé de monde et qui est rattrapée par son destin, en effet, elle doit attaquer le vaisseau qui vient de sa terre natale. 1ère surprise c'est que du monde d'où il vient on peut changer de sexe, simplement pour éprouver ce que l'autre ressent. Mais le principal intérêt de la nouvelle c'est qu'elle s'interroge sur le sens de la vie. le destin, le héros qui fait tout pour échapper à la vie de sa planète d'origine, y revient d'une façon brutale. La 3ème nouvelle « curieuse jointure » est ma préférée, elle relate l'histoire d'un bien étrange gardien de mouton qui aimerait tant être aimé par celle qu'il aime éperdument et qui par hasard trouve le moyen d'être rassuré. Je n'en dévoile pas le procédé pour garantir la surprise.
« Descente » est la nouvelle la plus sentimentale, où la communication entre humain et robot amène ce dernier à ressentir de la compassion.
« Nettoyage » relate l'évacuation des déchets sur la Terre et enfin « Fragments » est un texte incomplet d'un père à son fils sur la liberté d'expression.
Nous voilà arrivé à la deuxième partie du livre, l'Essence de l'art, originale mais par trop conventionnelle. Ici, un personnage issu d'une autre galaxie vient espionner la Terre, toutes nos années sont examinées ; nos films, nos livres, nos musées sont soigneusement explorés. Là aussi, un étonnant retournement de situation, cet être parfait qui ne connait ni le vieillissement, ni la mort, tombe à ce point amoureux de notre vieille planète qu'il renonce à la jeunesse éternelle et à l'immortalité. Malheureusement notre société est décrite de façon bien trop « polie » pour être cohérente.
Lien : http://piston.hautetfort.com..
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Gwordia
  10 novembre 2010
Voilà une présentation qui donne envie tant la fiction évoquée semble proche de la réalité. Sauf que. J'avais jusqu'à présent découvert, par la généreuse entremise de Babelio, de véritables petits bijoux littéraires tels que le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, La vie d'une autre ou encore Bamako climax. L'idée ici était de doter les lecteurs d'oeuvres de SF & Fantasy. Je dois bien avouer qu'en dehors de quelques ouvrages de J.R.R. Tolkien et de Marion Zimmer Bradley, je ne suis pas grande amatrice de ce style. Ou plutôt, la découverte de certaines bd de qualité (Metronom', Les derniers jours d'un immortel) m'a fait apprécier le genre sur ce support davantage qu'en version roman. Mais n'étant pas lectrice à oeillères, j'aspire à toujours élargir mes centres d'intérêts de lecture histoire de me convaincre une bonne fois pour toutes que non, définitivement, je n'arriverai jamais à tout lire ; ce qui me comble autant que ça me frustre.
Enfin bref, trève de digression. L'essence de l'art, donc. Je ne vous en direz pas grand chose dans la mesure où le livre m'est tombé des mains. Cela s'explique probablement par le fait que la lecture de cet ouvrage nécessite, si j'ai bien tout compris (ce qui est loin d'être le cas), la lecture préalable d'un cycle de six romans, le cycle de la Culture. Les huit nouvelles de l'ouvrage évoque ce cycle mais pas toutes. Sauf que pour moi, aucune n'avait ni queue ni tête et je trouvais l'écriture assez rebutante. Résolument trop SF pour une béotienne du genre telle que moi. Donc pour les fans de fiction connaisseurs de l'oeuvre de Banks, ce livre est vraisemblablement une perle, pour les autres (comme moi), circulez, y'a rien à voir.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BouquetdeNerfsBouquetdeNerfs   13 novembre 2010
La Terre a déjà de quoi nourrir chacun de ses habitants, et au-delà, chaque jour ! Un fait si bouleversant au premier abord qu'on se demande pourquoi les opprimés de la planète ne se sont pas déjà dressés dans l'embrasement d'une juste fureur... Mais ils ne le font pas, infectés qu'ils sont par ce mythe de l'intérêt individuel bien compris, ou ce poison de résignation dispensé par la religion : soit ils cherchent à grimper en haut de la pyramide pour pouvoir à leur tour chier sur les autres, soit ils se sentent en toute sincérité flattés de l'attention que leur accordent leurs prétendus supérieurs en leur chiant dessus !

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BeatsonBeatson   11 janvier 2015
Quand ils ne sont pas en train de se massacrer les uns les autres avec application, ils inventent de nouveaux moyens de le faire avec plus d’efficacité, à moins qu’ils ne se consacrent à provoquer des extinctions d’espèces, de l’Amazonie à Bornéo… ou bien ils déchargent toute leur merde dans l’océan, l’air, le sol. Ils auraient du mal à vandaliser plus complètement leur planète, même si nous leur donnions des leçons.
..........................
Comme de juste, les indigènes se livraient à leurs activités habituelles : assassiner, mourir de faim, mutiler, torturer, mentir, etc. Rien de bien extraordinaire, en somme, ce qui me tracassait plus qu’un peu, mais j’espérais toujours que nous nous déciderions à intervenir et à faire cesser le plus gros de ce bordel.
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saphoosaphoo   03 novembre 2010
J’ai envie qu’il proteste, qu’il me dise d’arrêter de geindre et me remettre à marcher… mais il ne joue pas le jeu. Je baisse les yeux sur mes jambes pendantes, je vois un revêtement noirci constellé de tout petits cratères, de balafres. Des filaments fins comme des cheveux ondoient, éraillés, brûlés. Mon scaphandre… je le possède depuis plus d’un siècle, et jusqu’à présent je m’en étais à peine servi. Son cerveau a passé le plus clair de son temps branché sur le système principal, chez moi, y a mené une vie de substitution à double titre. Même quand je partais en vacances, je restais pour l’essentiel à bord du vaisseau mère et évitais de m’aventurer au sein d’environnement hostiles.
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Lisbei13Lisbei13   18 janvier 2011
En fait, la caricature de cheval qui tirait la carriole n'était autre que la fameuse poétesse et scribe Abrusci, de la planète Entouscaslieutenantellen'estpassurMAcarte, qui aurait pu raconter au comparse en plein marasme toutes sortes de contes fascinants datant de l'époque où l'Empire n'avait pas procédé à la Pacification Libératrice de son monde.
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BeatsonBeatson   11 janvier 2015
Elle faisait partie du malheureux contingent qui s’évertuait à saisir les principes économiques terrestres, et méritait bien un peu de détente. Je me rappelle que, tout au long de cette année-là, leur air un peu hagard et leurs yeux vitreux suffisaient à identifier les économistes.
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