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Hélène Collon (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253071853
472 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 297 notes)
Résumé :
Dans l'empire d'Azad, le pouvoir se conquiert à travers un jeu multiforme. Jeu de stratégie, jeu de rôle, jeu de hasard, le prix en est le trône de l'Empereur. Gurgeh est le champion de la Culture, une vaste société galactique, pacifique, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique où le jeu est considéré comme un art majeur. S'il gagne, la paix sera sauvée entre la Culture et Azad. S'il perd... Voici le premier volume de la fameuse série de la Culture qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Wiitoo
  29 octobre 2014
De la SF de haut niveau ! En lisant ce livre j'ai eu un peu la même impression qu'en lisant Dune. La lecture n'est pas facile et les concepts sont très poussés mais le plaisir est immense.
Nous sommes dans un monde utopique dans lequel les jeux ont une importance considérable. C'est une activité noble et très médiatisée. Jernau Gurgeh en est le maître en la matière. Il est pratiquement imbattable et c'est un personnage très respecté sur sa planète.
Cette planète est d'ailleurs déroutante. On y côtoie des êtres humains mais également des drones dotés d'une intelligence artificielle très développée. Ces drones ont chacun une personnalité, ils sont les amis des humains et sont indépendants. Bien entendu, comme ce sont des machines, ils ont leurs propres capacités et manière d'évoluer. Ce monde mixte est très intéressant à découvrir.
Gurgeh, pour différentes raisons que vous découvrirez dans le livre, va accepter de relever un énorme défi. Il ira affronter dans le jeu une autre civilisation, les Azad.
Mais sur cette planète, le jeu a une connotation tout autre, ici le jeu est lié à la catégorie sociale. Les meilleurs joueurs obtiennent les meilleurs postes gouvernementaux. le pire serait qu'un étranger puisse battre les cadors de l'empire. Quel déshonneur !
Pourtant Gurgeh va se laisser prendre au jeu. Ce qui contera pour lui sera avant tout de vaincre. Il ne s'intéresse pas à tous ces "à côtés politiques", ces manipulations, ces complots, ces tentatives de l'évincer, lui ce qu'il veux c'est gagner !
Une lecture passionnante très pointue et très exaltante.
(Chaque tome du cycle de la Culture étant une histoire unique avec des personnages uniques, les romans peuvent se lire dans n'importe quel ordre.)
Wiitoo Takatoulire
Note 5,5/6
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Millencolin
  18 septembre 2018
Et voilà un classique de la SF de plus. Il vaut bien ses 4 étoiles à mon sens.
La toile de fond est riche et extrêmement intéressante, avec la mise en opposition de deux modes de gouvernement totalement différents, à savoir d'un côté un régime anarchique utopique dans lequel il n'y a que paix, liberté totale, ouverture d'esprit, etc... , et de l'autre côté un régime monarchique / dictatorial qui fait dans la censure, le cloisonnement social et la manipulation. Ce dernier voit l'intégralité de son fonctionnement, et donc de sa cohésion, reposant sur le fameux jeu de l'Azad, jeu qui constitue le coeur même du roman.
Alors je dis oui pour la création des univers, leur description, l'invention des races, des genres, de leur caractère. On voyage avec le héros et on goûte à l'exotisme, parfois magique, parfois atroce, du monde qu'il visite. C'est plaisant et parfaitement visuel.
Mais alors que tout semblait réuni pour constituer un bouquin digne de l'âge d'or de la SF dans son histoire, et dans son apparente légèreté quant à la présentation des enjeux qui en découlent, tout en étant plus moderne, ce livre finit par pêcher sur quelques points.
Tout d'abord, c'est parfois trop long. On a le droit au descriptif de chacune de ses parties, ce qui est tout à fait normal, mais j'avais espoir qu'il se passe davantage d'événements dignes d'intérêt en parallèle, peut-être même quelques intrigues secondaires.
Ensuite, les passages narrant les parties disputées peuvent paraitre redondantes par moments. Surtout que l'auteur n'a pas choisit d'inventer réellement un jeu avec ses règles, ce que je peux comprendre, mais alors ne passe-t-il tout de même pas trop de temps à en parler ?
Et enfin, le dénouement final qui est satisfaisant d'un point de vue cheminement logique de l'histoire dans sa globalité, mais qui manque une fois de plus de surprises, d'éléments même, de retournements de situation. le héros semble être trop passif, trop spectateur. Mais bon je n'en dirai pas plus.
Pour conclure, je tiens à préciser qu'il s'agit là d'une très bonne lecture, qui ouvre les portes d'un univers fascinant offrant des débouchés et des possibilités multiples et divers. Mais que le tout aurait gagné, soit à être plus court, soit à contenir davantage de points d'intérêt au sein de l'intrigue et de son déroulement.
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finitysend
  27 janvier 2016
Des jeux vous avez dit ?
Quand ce bouquin est sorti il semble qu'il a été comme un évènement de SF un peu « Una revolution « !
J'en suis évidemment à la relecture mais je me souviens parfaitement de ma première impression des premières pages ... :
Un agent de la culture se lève et sort de chez lui très vite il rencontre des robots qui sont très sympathiques ou butés ..
Souvent sympas ou d'humeur badine et plus ou moins dotés d'humour mais surtout et d'abord : citoyens - encore que pas tous -) de cette fabuleuse société :
la Culture , et cela m'avait fait un choc et tellement enthousiasmé !
La Culture est un univers exquis et chaque tome possède un cachet particulier à lire dans l'ordre que vous voulez .
La prose de l'auteur s'évertue à chaque roman de ce cycle à mettre en avant tel ou tel aspect de cette civilisation :
qui est en soit une véritable thématique principale avec ses thématiques dérivées ...
L'auteur exploite le plus souvent l'émergence de l'autre extérieur à cette civilisation pour développer un sujet particulier .
Le style est top ! on s'y croit ... on y est et on en oublie que la culture n'existe pas car l'auteur ne se prend jamais les pieds dans le tapi .
Dans ce tome le contexte est un des moins high-tech de ce cycle à cause du niveau de développement de la société contactée .
D'un côté nous avons une immense société vouée au bonheur de ses ressortissants humains et autres qui ne risquent rien de pire que de s'ennuyer .
Et de l'autre un empire expansionniste qui vous persuadera sans doute que le bonheur n'est pas de ce monde -sourires- ...
Simpliste comme opposition ? pas du tout ! et en prime une ballade dans univers de SF de derrière les fagots : de l'ampleur et de l'envergure .
Pas simpliste DU TOUT car la Culture n'est pas toujours un voisin idéal !
Pourquoi ? et bien parce que : elle veut votre bien voyez-vous …
L'aspect « jeu « de ce roman est aussi soigné que pas prise de texte et le membre de circonstances spéciales dépêché sur Azad est tellement réel que vous avez l'impression qu'il était au coin de votre rue il y a une dizaine de minutes ..
Alors sinon juste pour vous informer ces humanoïdes ont trois sexes : c'est fou non ?
Je le signale juste pour vous dire de ne pas avoir peur car l'auteur possède un style de qualité et ce ne sera pas la moindre mouche qu'il vous fera gober ..
Ce sera seulement la première !
Sinon perso j'ai lu tout ce cycle dans désordre mais cela ne m'a pas empêché d'être gagnant !
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jmb33320
  27 mai 2020
« La cité tout entière était en proie à la fièvre du jeu qui s'emparait régulièrement d'elle, tous les six ans ; à Groasnachek se pressaient les joueurs et leur suite, les conseillers et mentors de collège, les relations et amis, les attachés de presse et journalistes impériaux, sans compter les diverses délégations des colonies et territoires venues voir l'avenir de l'Empire se décider sous leurs yeux. »
Jernau Gurgeh est ce qui se rapproche le plus d'un joueur professionnel dans un univers, celui de la Culture, ou ni l'argent ni les possessions n'ont la moindre importance, puisque tous ses membres disposent de tout ce dont ils ont besoin. le seul problème majeur de Gurgeh au début du roman c'est de ressentir un certain ennui…
Si la Culture associe sans façons une large palette de créature diverses et variées, organiques ou artificielles, comme les drones, elle a tout de même une sorte de réseau d'espionnage pour protéger ses intérêts et surveiller ses environs.
Celui de l'Empire d'Azad, bien loin des valeurs de la Culture, a pour particularité de baser son entière hiérarchie sur les résultats d'un jeu, terriblement complexe, qui donne son nom à l'empire tout entier. A l'inverse de celui de la Culture, il repose sur l'annexion pure et simple d'autres planètes, parfois même le massacre de populations entières. Bref, des pourris de première catégorie.
Contact, la branche secrète de la Culture va proposer à Jernau Gurgeh de se familiariser avec ce jeu durant les longs mois de voyage nécessaires pour parvenir sur ce monde, afin d'y participer, sans en attendre forcément de grands résultats. Il sera accompagné par un drone, Flère-Imsaho, qui n'est pas sans ressources même si les Azadiens le prennent trop souvent pour une boîte de conserve améliorée !
Je m'attendais à encore plus de subtilité, d'originalité (et à une difficulté de lecture plus grande) en abordant ce premier volume du cycle de la Culture. Mais je n'ai pas été déçu pour autant. Les trouvailles et inventions sont nombreuses, le rythme du roman suffisamment enlevé pour ne jamais être ennuyeux. Je lirai volontiers la suite.
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PostTenebrasLire
  02 juin 2014
C'est un livre monde : un livre qui vous immerge dans un autre monde, une autre civilisation.
De là en découlent des qualités et des défauts.
Pour ses qualités...
C'est un univers cohérent malgré la distance qui nous en sépare. La culture est une sorte d'humanité idéale.
Ni racisme, ni d'opposant au mariage gay (on change de sexe plusieurs fois durant sa vie), ni de maladie, ni de guerre, ni d'argent, ni d'armée... Les citoyens de la culture vivent une longue vie en se consacrant à la créativité (le jeu, la formation de sortes de colonies). La Culture s'est même détachée des planètes et construit ses espaces de vies dans l'espace sur des sortes de Terres idéales recrées, réinventées.
Le jeu en général, et le Jeu d'Azad en particulier, sont très bien décrit. Les règles sont à peine évoquées et ne brouillent pas le roman. Mais Iain Banks arrive à nous transmettre la tension parfois phénoménale qui se dégage des confrontations.
L'Empire d'Azad est en comparaison une société immonde, raciste, xénophobe, qui pratique la torture, qui aime l'humiliation. Hélas, il faut bien l'avouer, l'Empire d'Azad nous ressemble beaucoup trop.
Je constate le récit, parfois difficile à saisir quand il parle de la Culture, devient beaucoup plus limpide une fois plongé dans la dictature d'Azad.
Le roman va crescendo et amène au fur et à mesure plus de richesse, plus d'imbrications et beaucoup plus de suspens et d'enjeu. le jeu pratiqué dans la Culture n'est somme toute qu'un loisir. Même s'il est pratiqué par des champions admirés, perdre porte peu à conséquence.
Il y a dans ce roman de grandes questions qui sont posées :
À quoi pourrait ressembler une humanité qui aurait perdu sa part de haine et d'ombre ?
Qui est le barbare ?
Qu'est-ce que la barbarie ?
Y a-t-il une issue pour une société telle que l'Empire ?
Quel enjeu ? Quel but se fixer dans une Culture si apaisée ?
C'est un univers fascinant. Iain Banks a fait de riches trouvailles. le décor du final est tout simplement réussi et fascinant.
Pour ses défauts...
L'intrigue met un temps fou à s'installer. On arrive dans l'Empire d'Azad au bout de 200 pages pour un livre qui en comporte 400. Les descriptions sont parfois un peu longues.
Par sa richesse, ce roman est difficile à appréhender. Entre les hommes / femmes, les robots autonomes, les vaisseaux, les personnes du Contact, on se perd un peu.
L'opposition entre la Culture et l'Empire d'Azad est un peu extrême. J'aurais aimé qu'il y ai des positions intermédiaires plus nuancées (un peuple médiateur aurais trouvé sa place dans le récit).
En conclusion.
Très justement, le roman souligne que le jeu d'Azad ne prend sa valeur qu'une fois immergé dans son monde natal. Pareillement, le roman ne devient vraiment captivant qu'une fois arrivé sur cette planète.
Alors, accrochez-vous pour les 200 premières pages !
La Culture me semble une bonne base pour les romans suivants. Espérons que l'auteur arrive à l'exploiter dans un récit plus condensé.
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   03 avril 2014
« Vous allez absorber leurs mets et leurs boissons, et il y a chez eux de fameux chimistes et exobiologistes. Tandis que si vous portez une de ces bagues à chaque main – de préférence à l'index –, vous serez normalement protégé contre les tentatives d'empoisonnement. Si vous ressentez un unique élancement, c'est qu'il s'agit d'une drogue non mortelle, par exemple un hallucinogène ; trois élancements, c'est qu'on tente de se débarrasser de vous.
— Que signifient deux élancements ?
— Je n'en sais rien ! Sans doute une panne. Alors, vous les mettez ?
— Elles ne me vont vraiment pas.
— Et un linceul ? Ça vous irait un linceul ? »
+ Lire la suite
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WalktapusWalktapus   08 juin 2013
Hamin avait manifestement beaucoup de mal à croire que la Culture réussissait réellement à se passer d’argent.
« Mais si je désirais vraiment quelque chose de déraisonnable, comment devrais-je m’y prendre ?
« Quoi, par exemple ?
« Eh bien… mettons, ma propre planète, répondit Hamin avec un rire sifflant.
« Comment voulez-vous posséder une planète ? fit Gurgeh en secouant la tête.
« Supposons que ce soit cela que je veuille.
« Eh bien, à condition d’en trouver une inoccupée où vous pourriez vous poser sans que cela dérange personne… cela marcherait peut-être. Mais comment feriez-vous pour empêcher d’autres gens de venir s’y poser aussi ?
« Je ne pourrais pas acquérir une flotte de guerre ?
« Tous nos vaisseaux sont de type conscient. Vous pourriez toujours essayer de leur donner des ordres… mais je crois que vous n’iriez pas très loin.
« Vos vaisseaux se croient intelligents et conscients ! gloussa Hamin.
« C’est aussi une erreur assez communément répandue parmi certains de nos compatriotes humains. »
+ Lire la suite
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WiitooWiitoo   21 octobre 2014
Enfin, vous pouvez leur parler des callosités qui se forment sans ampoules, ce genre de choses. Ce n’est pas cela qui compte, bien entendu. Mais une chose aussi sommaire que la réorganisation de vos organes génitaux provoquerait une véritable révolution s’ils venaient à l’apprendre.
« Vraiment ? » fit Gurgeh.
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WiitooWiitoo   25 octobre 2014
Cette cinglée a eu de la chance de s’en tirer avec une expulsion ; si elle avait été d’ici, ils lui auraient collé des sangsues corrosives dans tous les orifices avant que la porte de la prison ne se referme sur elle. Rien que d’y penser, je ne peux pas m’empêcher de serrer les jambes.
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WiitooWiitoo   22 octobre 2014
Pourtant, on a passé des moments formidables !
On s’est saoulés, drogués, on s’est… enfin, l’un de nous deux s’est envoyé en
l’air, et vous, vous n’en êtes pas passé loin… On s’est bagarrés et on a
gagné, nom de nom ! Et là-dessus, on a réussi à s’enfuir… Bordel de
merde, mais qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?
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