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ISBN : 2253164658
Éditeur : Le Livre de Poche (12/09/2012)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Trames, de Iain M. Banks, est le nouvel opus du "Cycle de la Culture" qui paraîtra en deux volumes (janvier et avril 2009). Sursamen : une immense planète artificielle composée de plusieurs mondes superposés où règne le désordre. Les agents de la Culture y oeuvrent, non sans mal, pour la paix et le progrès. Parviendront-ils à sauver la planète du danger de disparition qui la menace ? Mais quelle est la réelle puissance de la Culture, quel est son avenir ? Autres tit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Riduidel
  14 mars 2020
Dire de ce roman qu'il est foisonnant est un euphémisme.Essayons toutefois de résumer.On retrouve dans ce roman La Culture, et ses personnages typiques : drones (aussi intelligents qu'un humain "moyen" de la Culture), mentaux de vaisseaux spatiaux et, évidement, humains de la Culture (ce qui signifie des gens très nettement améliorés avec leurs lacis neuraux, leurs glandes pilotées consciement, et autres équipements plus proches de James Bond que d'autre chose). Mais, contrairement, aux précédents romans de la Culture, celle-ci n'est plus cette fois la civilisation "dominante" (je mets le terme entre guillements par respect pour la politique non hégémoniste de la Culture : celle-ci tente de respecter les civilisations moins développées). On découvre donc avec stupeur que la Galaxie est peuplée d'innombrables espèces intelligentes, dont au moins une, les Morthanveldes, est aussi avancée technologiquement, culturellement et philosophiquement que la Culture. Ces Morthanveldes, comme la Culture, ont pris sous leur aile des espèces "clientes" au sens moyen-âgeux, qui a leur tour ont leurs propres clients. On trouve donc des espèces de féodalités d'espèces clients, un peu comme dans les bouquins de [a:David Brin|14078|David Brin|http://d.gr-assets.com/authors/1352956147p2/14078.jpg] (le cycle d'Elévation) mais d'une manière beaucoup, beaucoup plus profonde (les espèces sont nettement plus intelligentes que chez Brin, et quelques lignes de Banks suffisent parfois à nous apporter des détails complètement dingues sur ces extra-terrestres). Parmi ces clients, on trouve en particulier les nariscènes qui ont à leur tour comme clients les octes. Ces octes se prétendent héritiers d'une espèce disparue qui a construit à travers toute la galaxie des mondes gigognes.Ce roman va prendre comme décor principal l'un d'entre eux, Sursamen. Un monde gigogne, comme son nom l'indique, est une espèce de planète à étages, chaque étage disposant d'un faux système stellaire, d'une athmosphère spécifique et même d'une couche de vide entre le haut de cette athmosphère et le plafond. Ce monde (qui m'a rappelé certaines discussions entendues jadis sur les terres creuses, chères à [a:Joseph Altairac|360019|Joseph Altairac|http://www.goodreads.com/assets/nophoto/nophoto-U-50x66-251a730d696018971ef4a443cdeaae05.jpg]), comprend une dizaine de niveaux, dont deux au moins sont peuplés d'humains : le huitième, et le neuvième. or ces humains sont affiliés à deux sphères d'influence différentes, d'après ce que j'en ai compris : les octes d'un côté et ... une autre espèce pour le camp d'en face. Forcément, c'est la guerre.Une guerre d'autant plus violente qu'elle sert de spectacle à bon nombre de sociétés plus évoluées, qui trouvent la guerre répugnante chez elles mais ne dédaignent pas un petit massacre de primitifs (suivez mon regard ...).Nous allons donc suivre, lors de cette guerre, le destin de deux princes de la famille régnante et de leur soeujr princesse "offerte" à la Culture en gage d'amitié.En lisant ces premiers paragraphes, vous vous dites que je vous ai révélé des pans entiers de l'intrigue ? Vous vous trompez on ne peut plus lourdement. Rien de ce que j'ai écrit ci-dessus n'a d'incidence sur l'intrigue. il s'agit en fait simplement de vous offrir une vue d'ensemble sur cette histoire, qui démarre en fait dans le sens contraire : Iain M Banks nous parle d'abord des princes, puis de la nature de Sursamen, puis encore après de ces histoires d'espèces clientes avant de nous faire comprendre que la Culture peut y être mêlée ... Vertigineux ... dans les deux sens, en fait. Et ca n'est vraiment pas tout.Chacun des personnages va évoluer dans sa trame narrative avant de rejoindre sa fratrie pour un final aux dimensions astronomiques. Et chacune de ces trames narratives, bien qu'indépendante, va nous éclairer sur toute la famille, son histoire, ses valeurs. Un premier prince va par exemple partir en voyage au-dela de Sursamen (qu'il n'avait jamais quitté) à la recherche d'une aide qui arrivera assez providentiellement au fin fond d'un habitat morthanvelde (une idée très jolie, même si encore plus irréaliste que les orbitales de la Culture). le second va peu à peu découvrir qu'il baigne dans des complots et tenter de s'en sortir tout en découvrant des artefacts pré-humains (ce qui, avouons-le, a toujours été une activité risquée). La dernière va devoir choisir entre la Culture et Sursamen, ce qu'elle fera avec un style digne de la Culture et une détermination de Macho Woman With Guns ...Est-ce que vous commencez à voir où ce roman veut en venir ?Non ?Pourtant, ça devrait être assez évident maintenant, non ?Bon. Je vais vous donnez mon idée ..Avec ce tome, [a:Iain M. Banks|5807106|Iain M. Banks|http://d.gr-assets.com/authors/1352410520p2/5807106.jpg] s'est à mon sens demandé si il avait en lui la capacité à faire le roman de space-opera total. C'est-à-dire celui marriant le plus de thèmes SF avec la plus grande virtuosité. D'habitude, ça donne un genre de purée presque indigeste (comme ce que fait [a:Alastair Reynolds|51204|Alastair Reynolds|http://d.gr-assets.com/authors/1244781695p2/51204.jpg] par exemple) parce que trop épais, trop rempli d'intrigues apparement dissonantes reliées par des liens apparement trop faibles. Ou alors ça donne les romans de [a:China Miéville|33918|China Miéville|http://d.gr-assets.com/authors/1243988363p2/33918.jpg], indéniablement meilleurs, mais malgré tout aux limites de ce que mon esprit peut digérer. Là, c'est ... différent. Si [a:Iain M. Banks|5807106|Iain M. Banks|http://d.gr-assets.com/authors/1352410520p2/5807106.jpg] arrive à marrier ces différentes intrigues avec plus de facilité que Reynolds, et si l'objectif global est plus lisible que chez Miéville, ça ne fait qu'une chose : révéler que la plupart des intrigues, décors, mobiles qu'il a tiré du fin fond des armoires de la SF d'antan ne sont pas vraiment du meilleur accabit. Cela dit, ça reste extrêmement dépaysant et chacune des pages de ce livre réveille mon imaginaire, ce qui est déja plus que bien des auteurs ne peuvent en promettre. Malheureusement, ça ne suffit pas à rendre ce roman aussi bon que d'autres de la Culture. Dommage, en quelque sorte.Toutefois, deux choses viennent sauver cette publication : d'abord la parution en français des quelques notes sur la Culture (la version originale peut par exemple se trouver là : http://www.vavatch.co.uk/books/banks/cultnote.htm), qui expliquent d'une façon incroyablement claire les tenants et aboutissants de cette civilisation pan-galactique, ce qui est une espèce de méta-lecture que j'ai trouvé remonter très largement le niveau du roman, et une bibliographie des oeuvres de Iain M. Banks, le genre de choses que j'ai de plus en plus de mal à trouver utile dans des livres quand noosfere, Goodreads et autres fournissent des bibliographies toujours plus à jour ...Bon, je fais la fine bouche avec ce roman, mais ça reste la Culture, qui est à peu près ce qui se fait de mieux en space-op intelligent, donc lisez-le quand même, hein.
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Beatson
  16 avril 2016
Ian Banks voit loin et large;
On sait tous ce qu'est une pépinière d'entreprises; Hé bien, les péripéties de ce roman concernent une pépinière de civilisations.
Banks nous offre tout et son contraire.
La Culture : une société galactique anarchiste où les concepts d'argent, de gouvernement .... n'existent plus et où la technologie est au service de l'homme (et non son contraire); et puis sur une des nombreuses planètes Gigognes de la galaxie (les pépinières), composées de 16 strates sphériques, une civilisation humaine organisée de manière féodale et où toutes les bassesses humaines possibles peuvent s'exprimer. Entre ces 2 civilisations, Ian Banks place d'autres civilisations à différents stades de l'évolution.
Bon il faut être clair, ce genre de roman est un exposé d'idées politiques au sens large même si c'est sur un fond de crise entre pays, peuples et espèces tout cela avec des technologies militaires, d'espionnage, de déplacement, ..... très très avancées. Si on considère les concepts anarchistes qu'il place dans la Culture, on peut considérer que Banks est un grand optimiste; par contre les remarques qu'il fait sur l'humanité mettent en évidence un regard assez sarcastique sur notre espèce et sur le monde dans lequel il a vécu.
Par moment le côté romanesque est de qualité relativement moyenne en particulier pour les scènes où l'action devient prenante.
Mais comme je suis assez en phase avec ses idées politiques, j'ai vraiment apprécié cette lecture.
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roi_juju
  14 juin 2019
Bon pour commencer je déconseille fortement de commencer la culture par ce texte, premièrement car il n'explique pas les bases de la culture et qu'elle n est pas très présente en plus. Ce roman est centré sur un personnage victime d'un complot et qui cherche à avoir sa justice. Il y a aussi une autre intrigue ou ont suit le régent sur le "monde" en question. Banks dans ce livre va inventer un véritable petit univers avec un glossaire pas forcement nécessaire. L'univers développé est plutôt intéressant même si je lui reproche de ne pas donner assez d'information [avec ces fameux destructeurs de gigognes ou même les autres races présentes]. Il n est pas son meilleur livre à cause de 2 defaults principalement, les longueurs et la tension qui est par exemple meilleur dans Excession et ou le rythme est bien plus bon. Il y a aussi quelque thématique intéressante introduit par certains personnages ou même par les nations en question. le dénouement et la plupart du roman ou on retrouve des scènes épiques ou même incroyables comme la description de certains mondes. Au final, je ne peux que recommander ce livre presque parfait si vous êtes déjà familier avec cette univers.
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guile
  23 avril 2009
Un bon Banks, pas un chez d'oeuvre comme pouvait l'être L'homme des jeux ou le sens du vent, mais un bon Banks, c'est toujours un excellent moment de lecture. Intelligence, maestria, encore faut-il pour en apprécier toutes les saveurs avoir quelques repères sur son univers de la Culture.
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lehibook
  12 décembre 2019
Ce volet du Cycle de la culture n'est pas vraiment un space-opera , la Culture n'y est que la toile de fond d'une aventure en vase clos : la planète Sursamen ,artefact conçu par une civilisation disparue, et qui contient des mondes gigognes colonisé au fil du temps par différentes espèces , à des niveaux technologiques différents. Un conflit entre deux de ces niveaux (des sociétés médiévales) met en jeu le destin des trois enfants d'un roi assassiné , l'une étant un agent de Circonstances Spéciales ( les James Bond de la Culture) .
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critiques presse (1)
Telerama   29 février 2012
Tout l'art de Banks est de mêler l'imagination débordante et l'humour au second degré politique et à l'ironie lucide.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   26 septembre 2012
Dans son expérience , il était possible de décrypter les propos tangentiels de l'ambassadeur pour leur donner une sorte de signification tordue , à condition d'y réfléchir suffisamment longtemps - et de préférence après les avoir notés sur un papier - , mais cette fois-ci il n'avait pas vraiment le temps .
- merci pour vos paroles réconfortantes , balbutia-t-il , en saluant l'octe et en reculant vers l'escalier .
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BeatsonBeatson   16 avril 2016
La plupart des soi-disant « supérieurs » qu’il avait connus étaient d’une vénalité on ne peut moins honorable, et plus ils amassaient, plus ces salopards cupides en voulaient. Quant à ceux qui n’étaient pas comme ça, s’ils se comportaient mieux, c’était simplement parce que, en général, ils en avaient les moyens.
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BeatsonBeatson   16 avril 2016
Le démon familier de Djan Seriy, ce drone qui s’appelait Turminder Xuss, avait été Déplacé lui aussi, fixé à une cuisse de sa combinaison : encore une autre bosse en forme de losange. Il s’était éloigné en flottant dès qu’ils avaient été Déplacés dans l’élévaisseau, et continuait de flotter au-dessus d’eux maintenant que l’eau s’était retirée, examinant apparemment en détail l’intérieur humide de la cabine. Holse semblait fasciné par la petite machine qu’il ne quittait pas des yeux. Le drone descendit devant lui.
— Puis-je vous aider, monsieur Holse ?
— Il y a une question que je voulais vous poser depuis longtemps. Comment les choses comme vous peuvent-elles flotter comme ça dans l’air ?
— Ma foi, avec une grande facilité, répondit le drone qui remonta pour poursuivre son inspection.
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BeatsonBeatson   16 avril 2016
Comme pour toutes choses, le père de Ferbin avait eu une approche pragmatique de la religion. À ses yeux, seuls les gens très pauvres et les opprimés en avaient réellement besoin, pour que leur existence soit un peu plus supportable. Les gens souhaitaient ardemment avoir de l’importance, ils voulaient s’entendre dire qu’ils comptaient en tant qu’individus, qu’ils ne faisaient pas simplement partie de la masse ou d’un quelconque processus historique. Ils avaient besoin qu’on leur garantisse que même si leur existence était dure, amère et ingrate, une récompense les attendait après la mort. Heureusement pour la classe dirigeante, une religion bien constituée empêchait également les gens d’essayer d’obtenir leur récompense tout de suite, sans attendre, par la rébellion, l’insurrection ou la révolution. Un temple valait dix casernes. Un milicien avec un fusil ne pouvait dominer une petite foule sans armes que tant qu’il était là, alors qu’un seul prêtre pouvait mettre pour toujours un policier dans la tête de chacune de ses ouailles.
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BeatsonBeatson   16 avril 2016
— Nous sommes à quatorze cents kilomètres au-dessus de la province deldeyne de Sull, lui dit Anaplian. Nous allons sauter en ambiant, sans nous servir d’AG, à travers mille kilomètres de vide avant de pénétrer dans l’atmosphère. Ensuite, ce sera un vol plané assisté jusqu’au Hyeng-zhar, toujours sans activer l’antigrav de nos combinaisons, qui risquerait d’être repérée. (Elle regarda les deux Sarles.) Vous n’aurez rien de spécial à faire : vos combinaisons se chargeront de tout. Contentez-vous d’admirer la vue. Nous resterons en silence radio, mais n’oubliez pas que vous pouvez toujours poser des questions à votre combi si vous voulez savoir ce qui se passe.
D’accord ? Allons-y.
Tandis que sa sœur ouvrait l’autre porte, Ferbin se fit la réflexion qu’il n’y avait pas eu suffisamment de place entre le « D’accord ? » et le « Allons-y » pour pouvoir dire grand-chose.
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Interview dans l’émission The Book Show sur la chaîne Sky Arts (en anglais)
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