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ISBN : 2258133998
Éditeur : Les Presses De La Cite (13/04/2017)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Port Bélon, perle de Bretagne, célèbre dans le monde entier pour ses huîtres... Et théâtre de nouveaux mystères pour le commissaire Dupin appelé à la rescousse après la découverte d'un corps, inerte, ensanglanté. Aussitôt signalé, celui-ci a disparu. Volatilisé ? Dans les monts d'Arrée, on trouve un second cadavre Il s'agirait d'un Ecossais, modeste pêcheur et saisonnier dans les parcs à huîtres. Sur son bras gauche était gravé le Tribann, symbole d'une association ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  09 novembre 2017
Deux cadavres d'Écossais sur les bras, dont un mystérieusement disparu, une tentative de meurtre, des trafics d'huitres, du sable volé, des cérémonies druidiques, notre commissaire Dupin, récemment nommé à Concarneau, a fort à faire. D'autant que la Bretagne et la culture celte ont beaucoup de choses à lui apprendre…Car les Bretons ont tendance à s'approprier de nombreuses paternités, et même la sienne ! Heureusement que sa fidèle Nolwenn et toute son équipe sont à ses côtés.
Une enquête menée au coeur de la Bretagne, dans les paysages de rêve du Finistère, parmi les éleveurs d'huîtres de la région et chez leurs cousins celtes D'Écosse. Une contrée dont l'auteur Jean-Luc Bannalec, d'origine allemande, est tombé amoureux et tient à nous faire partager son admiration pour la beauté magique du lieu, l'amour de ses racines culturelles et ses légendes. Degemer mat e Breizh ! Et bonne dégustation car on se met souvent à table…
Quelques longueurs malgré tout et un style un peu lourd, peut-être dû à la traduction. Un bon policier, quelques pages intéressantes sur la culture celte et les gardiens de ces traditions vieilles de plusieurs siècles, l'envie d'aller gouter quelques fruits de mer au bord d'un fleuve salé, du suspense, mais pas un roman inoubliable. Merci à Babelio et aux éditions des Presses de la Cité pour cette plongée dans le renouveau celtique !
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Aela
  06 juillet 2017
Nous retrouvons ici, pour la quatrième fois, le fameux commissaire Georges Dupin, Parisien d'origine jurassienne, qui est en poste à Concarneau depuis tout juste cinq ans. Entre son adjoint le Ber et Nolwenn, la secrétaire du commissariat, Dupin a pu s'initier à l'Histoire et aux coutumes bretonnes. Son autre adjoint, Labat, va avoir ici de gros problèmes car il a enquêté officieusement sur des vols de sable commis sur les plages de la région.
Alors que la compagne de Dupin, Claire, vient d'obtenir un poste de chef de service en cardiologie pour le rejoindre en Bretagne-Sud, une nouvelle enquête démarre. Un cadavre a été repéré sur le parking de Port Bélon, par une octogénaire. Cette dame n'est autre que Sophie Bandol, ancienne star de cinéma que Dupin admirait. le corps ayant entre-temps disparu, l'enquête s'avère difficile.
Dès le lendemain, la découverte d'un autre corps va entraîner Dupin loin de la ria du Bélon, vers le sommet des Monts d'Arrée (384 mètres).
Grâce à des tatouages, dont l'un fait référence aux Shelter Houses (les équivalents des Abris du Marin), le cadavre des Monts d'Arrée est bientôt identifié. Il s'agit d'un ostréiculteur écossais, qui a voyagé depuis chez lui avec un compatriote, Seamus Smith. Un second tatouage représente un Tribann, symbole druidique (à ne pas confondre avec le Triskell) cher aux populations celtes.
En Écosse, la police n'obtient guère de renseignements utiles expliquant le voyage de l'ostréiculteur, ni sur ses rapports exacts avec Seamus Smith.
L'enquête va être l'occasion pour Dupin, d'approfondir ses connaissances sur la culture celtique et de découvrir le monde de l'élevage de l'huître. A cet égard le roman est très bien documenté: on découvre les tenants et les aboutissants de ce marché porteur, l'huître ayant été un plat très recherché depuis la nuit des temps : déjà Jules César appréciait ce plat et Henri IV avait l'habitude, paraît-il, d'en consommer 400 avant de se consacrer au reste du repas!!
On découvre aussi que l'Irlande est le deuxième plus gros producteur d'huîtres après la France; des huîtres qui ne restent pas forcément sur place avant d'être commercialisées puisque l'affinage d'huîtres représente aussi un marché important.
Ce roman est encore l'occasion pour Jean-Luc Bannalec, qui n'est pas Celte mais Allemand, de son vrai nom Jörg Bong, de s'étendre longuement sur les aspects touristiques, de décrire la région, de développer les racines de certains us et coutumes bretons et plus précisément celtes en concordance avec les puristes qui ne reconnaissent que six régions celtiques, c'est à dire, l'Ecosse, l'Irlande, le Pays de Galle, l'île de Man, la Cornouaille et la Bretagne.
Ce roman, très bien documenté, témoigne de l'amour de l'auteur pour cette région du Finistère Sud, où il réside trois mois par an ( à Névez) aux fins de faire ses repérages pour ses futurs romans. La série a été adaptée par la télévision allemande (qu'attend-on pour les diffuser en France?) adaptation très réussie, paraît-il.
En tombant, à 23 ans, raide dingue de la Bretagne, l'auteur et éditeur allemand Jörg Bong a réussi à prolonger les récits des grands écrivains comme Georges Simenon, maître dans l'art de dépeindre l'atmosphère unique de la région et, plus particulièrement, de Concarneau. « J'ai choisi le patronyme de Bannalec parce que je connaissais ce village du Finistère et que sa sonorité est selon moi typiquement bretonne » dit-il.
Pour prolonger l'ambiance culinaire de ses romans, l'auteur a voulu écrire avec ses amis du café-restaurant L'Amiral, Arnaud et Catherine Lebossé, un ouvrage intitulé « La cuisine bretonne du commissaire Dupin ». Un mélange de recettes, de photographies, dédié à la cuisine de Bretagne. Livre qui rencontre aussi beaucoup de succès.
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beatriceferon
  01 février 2019
Le commissaire Dupin profite d'un moment de détente bien mérité. Il observe les manoeuvres des manchots à l'Océanopolis de Brest. Dans quelques minutes commencera un ennuyeux séminaire auquel sa présence est requise. Et le voilà sauvé, non par le gong, mais par un coup de fil de ses inspecteurs. Dans le parking de Port-Bélon, une vieille dame a signalé la présence d'un cadavre. Malgré la pluie diluvienne, Dupin se hâte vers la scène de crime... qui n'en est plus une. A son arrivée, le corps a disparu. Plus la moindre goutte de sang. Faut-il taxer le témoin de démence sénile ? Il s'agit de Sophie Bandol,une ancienne actrice dont le commissaire a vu tous les films. Et elle lui paraît en pleine possession de ses moyens.
L'affaire se complique lorsqu'un autre corps est découvert à quelques kilomètres de là. Y a-t-il un lien entre les deux hommes ?
« L'inconnu de Port-Bélon » est la dernière enquête de Dupin parue en format poche. Je vais donc en profiter puisque je devrai quitter mon cher commissaire pendant un bon moment.
Ce qui me plaît tout particulièrement, c'est que l'auteur décrit son pays d'adoption avec tant de coeur et de brio qu'on a envie de boucler sa valise et de partir découvrir les lieux toutes affaires cessantes.
Lorsqu'on entame cette lecture, on a l'impression de s'être trompé d'histoire. Et quoi ? Notre policier aurait-il été muté dans le grand nord ? Et-il exilé sur la banquise ? Il y observe un manchot royal confronté à un groupe de manchots papous. Certes, il adore ces bestioles, mais au point de partir loin de sa Bretagne bien aimée ? Notre rebelle s'octroie une pause dans un parc océanographique, car, à l'idée de devoir suivre des discours pédants, il bâille déjà.Une nouvelle enquête l'en dispense, heureusement, et elle s'annonce ardue puisqu'il s'agit d'un meurtre sans cadavre.
Ce quatrième épisode de la série est très touffu. On a l'impression que Dupin erre dans tous les sens, sans bien savoir ce qu'il cherche précisément. Il interroge des ostréiculteurs, puis des entrepreneurs véreux et sans scrupules. Ici, il croise une étrange troupe de druides, là une actrice jadis célèbre et à présent octogénaire. Face à cette femme à laquelle il voue un véritable culte, Dupin est perplexe. Ne le mène-t-elle pas en bateau ? Quand elle ne lui avoue pas qu'elle est, en réalité, la jumelle de Sophie, elle prétend retrouver des détails importants pour l'enquête dans ses rêves . Dupin est embarrassé. Ne s'agit-il pas, comme le suggèrent ses collaborateurs, d'une originale, un peu sénile, qui profite de l'affaire pour retrouver les faveurs de la presse ?
Ce roman met en scène un autre Dupin, celui qui est vulnérable. Il souffre de terribles maux d'estomac et son médecin lui interdit son carburant fétiche, celui sans lequel il ne peut faire fonctionner ses petites cellules grises, j'ai nommé le café fort.
Je me sens de tout coeur avec lui, car, si je peux me passer de bien des choses, il n'est pas question, pour moi non plus, de me priver de café !
Dans ses autres aventures, on le voit courir à gauche et à droite, tandis que Nolwenn, sa fidèle assistante, lui rappelle sans cesse de téléphoner à Claire, qui se morfond loin de lui, puisque son métier de chirurgienne cardiaque la retient à Paris. Ici, Claire va prendre une place beaucoup plus importante.
Le Ber, son inspecteur préféré, prépare un examen de culture celtique. Il évoque, pour notre plus grand plaisir, une foule de détails et anecdotes ésotériques et curieux. Quant à Labat, l'autre inspecteur, qui n'a pas son pareil pour faire sortir son supérieur de ses gonds, il s'est fourré dans un sale pétrin. Il s'est mis en tête de découvrir seul, en secret, quel gang de malfaiteurs détruit les plages du pays en volant du sable. C'est un comble : Dupin, pour le sauver, est obligé de le couvrir et se trouve bientôt lui-même en fâcheuse posture.
Dans les romans de Donna Leon, que j'affectionne, Brunetti est confronté à un chef borné et imbu de sa personne. Dans ceux de Camilla Läckberg, Patrick Hedström doit suppléer aux carences de Mellberg, qui se prend pourtant pour un génie. Mais ces deux imbéciles ont, malgré tout, quelques côtés sympathiques ou amusants. Ce n'est pas le cas du préfet Guenneugues, dont Dupin n'arrive même pas à prononcer le nom, et qui semble tout mettre en oeuvre pour saborder ses enquêtes. C'est un idiot odieux et infatué de lui-même qui, après lui avoir mis des bâtons dans les roues, retourne la situation de manière à pouvoir se glorifier lui-même et ceindre les lauriers qui reviennent à son subordonné : « Ah, j'ai vraiment eu une inspiration de génie ! Enfin, vous vous êtes bien débrouillé, vous aussi, il faut le souligner. » Il me rappelle certains chefs d'établissement que j'ai eu à supporter au cours de ma carrière, et auxquels j'aurais volontiers tordu le cou.
Le pauvre Dupin est donc un peu perturbé pendant cette difficile enquête. La météo est à l'image de son humeur : « La Bretagne compte deux saisons : la brève saison des averses continues et la longue saison des courtes pluies. »
Pour se consoler, Dupin va manger de bons repas dans ses lieux de prédilection et Jean-Luc Bannalec fait saliver son lecteur en expliquant l'une ou l'autre recette. On n'a qu'une envie : courir chez un écailler et acheter des huîtres, même si Dupin, lui, les a en horreur.
Au détour d'un bois, « un homme coiffé d'un bandeau doré rehaussé de branches de gui, déclamait quelques mots d'une voix puissante et solennelle. » « Avant et après le coucher du soleil, des âmes impures erraient (…) dans l'espoir insensé de trouver une rédemption » et « l'Ankou, sombre créature armée d'une faux » rôde à tous les carrefours. Tout cela crée une atmosphère un peu angoissante, un peu lourde, à l'image de cette enquête qui mène notre héros jusqu'en Écosse, mais qu'il parviendra à dénouer au bout de trois jours, qui semblent durer trois semaines, et le laissera un peu triste, un peu amer.
Nous avions déjà croisé Skippy, un kangourou incongru, qui se plaisait dans un paysage proche de son Australie natale. Ici, c'est Kiki, un grand requin pèlerin, qui a l'air fort effrayant et n'est pourtant qu'un paisible mangeur de plancton.
Cette aventure m'a énormément plu et j'attends la suivante avec impatience.
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yv1
  24 mai 2017
Quatrième enquête du commissaire Georges Dupin depuis cinq ans en Bretagne, en provenance directe de Paris. Après le très bon Un été à Pont-Aven, le Étrange printemps aux Glénan de même niveau et le un peu moins bon Les marais sanglants de Guérande, Dupin revient pour un bon cru. Si la Bretagne cherche un laudateur, un amoureux fou de cette région capable d'en faire une publicité très élogieuse, qu'elle ne cherche plus Jean-Luc Bannalec (écrivain allemand) est là. En bon chauvin (bon d'accord, je suis Nantais, mais quand même Breton), je suis évidemment tout à fait en accord avec tout ce qu'il écrit sur la région, sur les paysages à couper le souffle, sur la gastronomie -qui ne se limite pas aux galettes de sarrasin-, sur les Bretons gens étranges aux caractères bien trempés que semble bien aimer l'auteur : "Un point, cependant, était décisif : en règle générale, les Bretons étaient indifférents à l'eau du ciel. Une conduite très sage, selon Dupin. Ils n'étaient pas pour autant habitués à la pluie. Cette attitude reposait sur deux raisons essentielles : d'une part, il ne s'agissait tout de même que de météo. Il existait des choses plus importantes : la vie par exemple. Il ne serait venu à l'esprit de personne, ici, d'annuler l'une ou l'autre des nombreuses festivités traditionnelles à cause de quelques gouttes. D'autres part, les Bretons détestaient se laisser dicter quoi que ce soit par un élément extérieur, qu'il s'agisse du temps ou de mesures prises par un gouvernement centralisé. Une réplique était très populaire, quand on se plaignait du climat : "En Bretagne, il ne pleut que sur les cons."" (p.22). On frise parfois le dithyrambe, mais comme c'est dit par un non-Breton -qui mériterait d'être naturalisé ou au moins fait citoyen d'honneur- il faut le croire sur parole. le contexte étant placé et formidablement décrit, qui prend une place très importante dans les romans de JL Bannalec, intéressons-nous aux personnages et à l'enquête. Georges Dupin est omniprésent et sa vie privée qui change est assez largement décrite. C'est bien, j'aime lorsqu'une série policière dresse des portraits assez forts et minutieux des personnages récurrents. On pourrait attendre un peu plus sur les collègues du commissaire, mais peut-être dans d'autres épisodes.
Pour l'enquête, elle avance doucement, toutes les pistes sont minutieusement suivies jusqu'à ce qu'elles débouchent sur des informations ou qu'elles soient abandonnées. Quatre jours d'enquête pour Dupin et son équipe dont sa fidèle et précieuse collaboratrice, puits de science bretonne, Nolwenn. Son adjoint le Ber est assez calé également, et l'on apprend plein de choses sur les huitres, l'élevage, l'affinage, les différences entre les plates et les creuses, les différentes crises parfois très graves lorsque les exploitants sont vraiment menacés à cause d'une bactérie qui tue les mollusques. Vous ressortirez de ce roman en en sachant beaucoup plus sur l'ostréiculture et surtout avec l'envie de manger des huitres de Bretagne -mais pas que, il y a aussi tous les fruits de mer et toutes les spécialités qui font le bonheur des protagonistes. Finalement, ma seule -très relative- déception vient de la résolution de l'intrigue qui ressemble un peu à des choses déjà vues ou lues -ou alors c'est l'habitude de lire des polars et donc d'être moins surpris-, mais comme elle arrive en toute fin et que tout le reste est très bien, j'aurais tendance à pardonner au romancier. Néanmoins, s'il pouvait trouver des énigmes un peu plus pêchues, mon plaisir serait décuplé.
Un petit voyage en Bretagne vous tente ? Laissez-vous faire, Jean-Luc Bannalec et Georges Dupin vous guident.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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Biancabiblio
  09 mai 2017
Port Bélon, petite merveille nichée au coeur du Finistère, bien connue pour ses huitres incomparables, est le théâtre d'un meurtre. Un homme a été découvert gisant près d'un parking. Une vieille dame charmante, par ailleurs ancienne gloire du grande écran, fait la macabre découverte et appelle la gendarmerie.
Mais lorsque la maréchaussée débarque, le corps a disparu. le commissaire Dupin et son équipe du commissariat de Concarneau sont envoyés sur place afin d'enquêter sur la scène de crime, vierge de tout cadavre.
C'est alors qu'un second cadavre fait son apparition, toujours à Port Bélon. Deux meurtres pour un aussi petit village, ça fait beaucoup, d'autant que surgit une histoire de vol de sable sur laquelle enquêtait en douce l'inspecteur Labat, l'insupportable adjoint de Dupin, soupçonné par le préfet de prendre part au trafic.
Heureusement, notre commissaire peut toujours compter sur son efficace assistante Nolwenn et sur le fidèle le Ber pour démasquer l'assassin d'autant que son médecin lui a interdit toute consommation de café, lui l'accro à la caféine, va-t-il garder son calme ?
La fine équipe découvre alors que les défunts sont écossais et ostréiculteurs et qu'ils ont pris part à un hold-up quarante ans plus tôt…
J'avais découvert le commissaire Dupin dans sa première enquête publiée il y a trois ans déjà Un été à Pont-Aven, et depuis je retrouve avec grand plaisir Dupin à chaque printemps : Étrange printemps aux Glénan, Les marais sanglants de Guérande. le voici donc de retour dans une quatrième enquête, L'inconnu de Port Bélon.
Cette série policière classique ne brille pas par un suspens de fou, mais l'auteur allemand Jörg Bong qui a pris pour nom de plume Jean Luc Bannalec, se révèle être un formidable conteur de la Bretagne et il a l'art de nous tricoter des intrigues policières qui tiennent la route et rien que pour ça, ils valent la peine d'être lus.
Lire une enquête du commissaire Dupin, c'est avant tout lire la Bretagne, Bannalec n'a pas son pareil pour raconter la Bretagne et ses légendes ainsi que ses spécialités gastronomiques, Dupin était un épicurien et fin gourmet dans l'âme, pour moi c'est à chaque fois un réel bonheur de mettre mes pas dans ceux de ce commissaire breton d'adoption (comme moi).
Comme je le disais plus haut, c'est un polar tranquille, l'important est ailleurs, dans l'atmosphère, dans la galerie de personnages, dans les dialogues toujours savoureux avec une pointe d'humour bien dosée. On ne s'ennuie jamais avec Dupin et au contraire ses intrigues se révèlent plutôt passionnantes.
L'auteur se documente très bien sur chaque coin de Bretagne qui sert de décor à l'enquête et nous fait pénétrer ici dans l'univers des ostréiculteurs et de ce point de vue c'est réussi et diablement intéressant même lorsque l'on ne mange pas d'huitres comme moi.
Quant à l'intrigue policière, elle est de qualité même si elle est comme toujours très classique, ce qui pour moi n'est pas péjoratif, bien au contraire. En bref, si vous aimez les policiers classiques et la Bretagne, précipitez-vous sur les enquêtes du commissaire Georges Dupin !
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   07 novembre 2017
Pour Dupin, le mot qui décrivait le mieux ces paysages était « surnaturel ». Le Finistère marquait la limite du monde réel, de notre monde. Des contrées perdues où un brouillard épais se disputait avec les vents impitoyables et les tempêtes rageuses. Phénomène encore plus dépaysant : il n’y avait pas d’arbres. Ils ne poussaient pas, comme si c’était trop haut. Les vents et les orages charriaient des particules d’écume chargée du sel de l’Atlantique furibond. Elle se posait sur les montagnes, interdisant toute végétation élaborée. C’était là, tout au moins, l’explication scientifique du phénomène. Il existait une légende à ce sujet – sans doute la plus improbable que Dupin ait jamais entendue : à la naissance de Jésus, le ciel avait envoyé les arbres du mont d’Arrée à Bethléem pour y saluer le Messie. Comme ils refusaient catégoriquement de se plier à cet ordre (en bons Bretons qu’ils étaient), ils furent condamnés à dépérir pour ne jamais renaître.
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AelaAela   06 juillet 2017
- Savez-vous à quel point la Bretagne et l'Ecosse se ressemblent? La monarchie écossaise a été fondée en 843, le premier royaume breton en 851.
L'annexion brutale de l'Ecosse par l'Angleterre a eu lieu en 1603, celle de la Bretagne par la France en 1532. La Bretagne compte quatre millions et demi de Bretons, l'Ecosse cinq millions cent mille Ecossais.
Mais surtout: nous partageons avec ce pays et toutes les nations celtiques la présence à la fois rude et merveilleuse des flots furieux de l'Atlantique. Cette vie-là forme le caractère!
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SharonSharon   03 novembre 2017
Dupin en avait l'habitude : quand une enquête était difficile, il arrivait que l'envie de chercher la vérité s'émousse. L'intérêt de découvrir le pot aux roses diminuait, puis se tarissait comme sous l'effet d'un épuisement général. A un moment donné - indépendant de la durée de l'enquête, il relevait d'une dynamique interne - on finissait par se contenter d'un scénario plausible. La priorité était donnée à la clôture de l'enquête, il ne s'agissait plus que de choisir le fin mot de l'histoire, d'y mettre un terme, peu importait qu'elle comporte encore des lacunes, parfois énormes. On trouvait un dénominateur commun susceptible d'expliquer l'ensemble, dans les grandes lignes, sans chercher à approfondir. En général, toutes les personnes mêlées à l'enquête éprouvaient alors un véritable soulagement - et oubliaient bien volontiers leur mauvaise conscience.
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sld09sld09   30 août 2017
Quand Dupin vivait encore à Paris, le mot "pluie" ne désignait rien de plus qu'une averse. C'était en Bretagne qu'il avait découvert toute l'amplitude du phénomène : la vraie pluie. Il en était de même d'ailleurs pour les autres manifestations météorologiques : les nuages le ciel, la lumière. Pour tous les éléments - et pour tous les sens. A l'instar des Bretons, il avait appris à reconnaître les différents types de pluie, comme les Esquimaux la neige.
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AelaAela   06 juillet 2017
Digor est une fête populaire, les non-druides eux-mêmes sont conviés. L'un des rituels est consacré à l'épée du roi Arthur, brisée en six morceaux correspondant aux six pays membres.
C'est aussi un rappel du serment qu'il a fait peu avant sa mort: revenir un jour, rassembler et souder les fragments de son épée, et annoncer le règne de la justice, de la fraternité et de la paix.
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