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ISBN : 2266291300
Éditeur : Pocket (28/03/2019)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Périls et mystères en mer d'Iroise... Trois cadavres en trois lieux de crime, et le commissaire Dupin est sur le pont ! Le premier corps est retrouvé au petit matin dans un local à filets de la criée de Douarnenez ; la victime est une pêcheuse professionnelle. Sur l'île de Sein, le corps sans vie d'une jeune chercheuse spécialiste des dauphins gît dans le cimetière dit " des cholériques ". Le troisième cadavre, enfin, sur la presqu'île de Crozon, est celui d'un prof... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Srafina
  21 avril 2018
Quand j'ai postulé pour « Péril en mer d'Iroise » lors de la dernière masse critique je me suis dit, tient un nouvel auteur breton, avec un nom pareil Bannalec, il ne pouvait en être autrement pour moi. Et bien non, Jean-Luc Bannalec alias Jörg Gong est allemand, il a pris comme pseudonyme un nom à parfaite consonance bretonne.
Il a déjà écrit quatre autres romans avec comme personnage récurrent le commissaire Dupin :
- Un été à Pont-Aven
- Étrange Printemps aux Glénan
- Les Marais sanglants de Guérande 
- L'Inconnu de Port Bélon
Me voici donc partie à la découverte de la pointe Finistère, qui porte bien son nom, de bout du continent.
Je découvre le commissaire Dupin et ses adjoints le Ber et Labat à la recherche du coupable de trois meurtres, l'un de Cécile Kerckrom, jeune femme pêcheuse professionnelle, l'autre de Laetitia Darot spécialiste des dauphins, ainsi qu'un professeur en virologie en retraite, Philippe Lapointe. Qu'est ce qui peut relier ces trois personnes.
C'est ce que vont chercher à comprendre le commissaire et ses deux acolytes.
Cette enquête est fort intéressante non seulement pour son caractère crapuleux, mais surtout pour tout ce qu'elle soulève de malversations, de trafic, de pollution des mers, d'écologie, de protection des systèmes marins. Les trois victimes oeuvraient à la protection de l'environnement, de la flore et de la faune à moins qu'ils ne soient à la recherche de quelques trésors enfouis.
J'ai trouvé amusant au fil de l'enquête, de suivre accessoirement un périple touristique à la pointe bretonne avec les légendes que racontent avec passion le Ber, passionné de sa région et de son patrimoine.
On navigue à travers les îles de Sein, de Molène, d'Ouessant, de l'île Tristan.
De Douarnenez à Audierne.
On sent que l'auteur aime passionnément cette région, il la décrit avec passion et parfois lyrisme !!! Il décrit les odeurs d'iode, de goémon , la mer à l'étal ou en furie avec justesse, on se retrouve pris dans les tourmentes de la mer comme si on était.
Il pointe aussi les derniers événements et manifestations de la région, ainsi que des problèmes socio-économiques liés à la pêche et à la baisse dramatique de la ressource de l'océan.
L'écriture est agréable, simple, fluide, les personnages principaux attachants.
J'ai passé un bon moment en leur compagnie. Un bon livre à lire cet été sur les plages bretonnes bien ensoleillées ;-) !!! Et oui car il ne pleut pas tout le temps en Bretagne...
Merci à Babelio et aux Éditions Presse de la cité pour ce partage qui m'a plongé dans ma Bretagne natale.
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sld09
  13 juin 2018
Péril en Mer d'Iroise n'est pas une lecture désagréable, mais elle ne m'a pas enthousiasmée non plus.
En effet, aucune surprise avec ce nouvel opus du commissaire Dupin : du pittoresque avec la Bretagne en premier plan et une enquête qui semble parfois secondaire.
L'image donnée de la Bretagne est tellement idéalisée (avec des personnages passionnés, mais qui parlent comme des guides sur n'importe quel sujet pourvu que cela concerne la Bretagne) que je ne l'ai pas reconnue. Personne ne se lance dans de tels exposés sur la culture, l'économie, l'écologie aussi bien que sur la politique ou l'histoire à la moindre occasion.
Concernant l'enquête, je suis restée dans le flou jusqu'au bout, d'autant que pour maintenir une part de mystère, l'assassin n'a pas l'occasion de s'exprimer après avoir été démasqué. On ne sait donc pas exactement ce qui l'a poussé à tuer trois personnes, ni même ce qui liait vraiment les trois victimes. C'est assez frustrant.
Pas sûre que je lise le prochain tome...
Lien : http://lecturesdestephanie.b..
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beatriceferon
  27 avril 2019
Alban Hefin, la fête celte du solstice d'été. Dupin et Claire en ont bien profité et n'ont pas quitté l'Amiral avant deux heures du matin. Alors, quatre heures quarante-neuf, ce n'est pas le bon moment pour tirer notre commissaire du lit, surtout pour aller voir un cadavre jeté dans une benne à ordures pleine de « déchets de poissons, entrailles, estomacs, intestins » dégageant une odeur pestilentielle. Pourquoi avoir réservé ce sort affreux à une pêcheuse sans histoire de l'île de Sein ? Et ce n'est pas fini. D'autres corps attendent notre policier.
Voilà un bout de temps que je l'attendais, ce nouvel épisode d'un de mes personnages préférés (je les achète en format poche).
L'histoire commence mal, évidemment, et pas seulement parce qu'on découvre le corps d'une jolie jeune femme, égorgée et jetée comme un déchet parmi les restes de poissons, dont on a l'impression de sentir l'affreuse odeur, mais parce que le pauvre Dupin n'a presque pas dormi. Il n'est pas au mieux de sa forme pour investiguer.
Ce solstice d' été est une fête celte qui place d'emblée l'aventure sous le signe des sortilèges et maléfices. L'épigraphe : « Le diable... ou un miracle ? » pose la question qui perturbe le lecteur (et les personnages) tout au long d'une enquête qui, une fois n'est pas coutume, sera bouclée en deux jours seulement. Eh oui, ce pauvre Dupin, comme d'habitude, il est harcelé. Mais, pour une fois, ce n'est pas par l'horrible préfet. Retenu, celui-ci n'est pas pressé de voir se dénouer l'affaire : « D'ici lundi matin, je ne pourrai donc donner aucune conférence de presse pour annoncer l'issue victorieuse de l'enquête. », ce qui donne envie de l'assommer, comme tous ces supérieurs qui ne font rien et, selon la tournure des événements, soit s'attribuent à eux seuls les lauriers d'une réussite, soit font retomber les reproches d'un échec sur le dos de leurs subordonnés. Je fulmine, car une telle attitude est loin d'être une simple fiction !
Non, cette fois, c'est Madame Dupin qui sature de messages le téléphone de son fils. Depuis un an, elle prépare une cérémonie pour son anniversaire, et, telle une Louis XIV en jupons, elle ne veut pas entendre parler de problèmes ou de boulot. Aucune considération pour le travail de Dupin, qui, le jour J, présidera la fête à ses côtés, même si, pendant ce temps, la terre est en train d'exploser.
Est-il étonnant que notre commissaire, dans un état semi-comateux, flotte entre rêve et réalité ? Ces quarante-huit heures vont être terriblement éprouvantes pour lui qui n'a pu bénéficier que d'un sommeil réduit.Aussi ne saurons-nous pas s'il est dans le fantasme ou la réalité, lorsque, par exemple, il croit compter sept tombes au lieu de six dans le cimetière des cholériques, au grand effroi de le Ber et de Madame Coquil qui y voient un sombre présage.
A cette étrange atmosphère de contes et légendes, Jean-Luc Bannalec a mêlé de graves problèmes bien réels et d'actualité : le réchauffement climatique : « Prenez le cabillaud, ce poisson si apprécié : la température a tellement augmenté que les poissons doivent se déplacer toujours plus loin vers le nord pour y déposer leurs oeufs, car ils pondent dans les eaux froides. Mais ils n'y trouvent pas assez de nourriture, si bien qu'ils meurent aussitôt après l'éclosion. ». La surpêche ou celle d'espèces protégées, l'utilisation de filets qui emprisonnent et noient les dauphins, la contrebande, notamment de cigarettes.
L'auteur ne manque pas de nous instruire en nous racontant des épisodes historiques, tels la création de la première conserverie (Connétable), encouragée par Napoléon Ier, ou des anecdotes surprenantes comme celles des dauphins qui se droguent en « avalant le poison d'un poisson-lune. Ils se le passaient comme si c'était un joint. »
Bien sûr, il nous régale aussi de nombreuses légendes : celle du roi Gradlon et de sa fille Dahut, celle de Merlin et Arthur, où le roi blessé est sauvé par « Velléda, la druidesse (…) [qui] le fit revenir à la vie sans que même Merlin sût comment. », celle de la tombe de Tristan et Iseut, et, partout, le monde magique d'Ys, la cité engloutie.
Pour se tenir éveillé, Dupin a, plus que jamais, besoin de café fort, et on apprend que les autochtones utilisent divers noms pour ce breuvage : « un vrai café de nonne (…) en parlant d'une lavasse. le café fort, lui, s'appelait le torré. Pour désigner un café vraiment imbuvable, les Bretons avaient des expressions plus corsées : pisse de bardot ou Kafe sac'h, qu'on pouvait traduire par "jus de chaussette" »
Au fil de cette enquête, Dupin sillonne en tous sens la cité de Douarnenez, où on a découvert le premier corps. Il nous en décrit la criée avec des accents à la Zola, dans « Le ventre de Paris » : « D'énormes lottes aux gueules grandes ouvertes semblant sortir de la nuit des temps, des maquereaux scintillant dans la lumière, des homards bleus prêts au combat, des calamars gris foncé entremêlés, d'innombrables langoustines, toutes sortes de poissons plats, de magnifiques bars (…) des rougets succulents, des araignées de mer géantes, des crabes énormes au regard sombre. »
Est-il utile de préciser que j'ai adoré cette cinquième aventure ?
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Rosalia94
  03 avril 2018
Qui pourrait penser que Jean-Luc BANNALEC qui écrit un roman se déroulant en Bretagne comme s'il en était natif, est le pseudonyme d'un auteur allemand ?
Et pourtant, l'écriture, le style et la narration sont ceux d'un écrivain ayant adopté la Bretagne puisqu'il y séjourne plusieurs mois par an.
Rien de trash, de gore ou de crimes commis par un psychopathe dans le roman policier « Péril en mer d'Iroise ». Ici nous sommes dans une enquête à la Colombo ou à la Maigret. Un commissaire qui prends son temps et travaille à l'ancienne. le rythme est lent, loin de celui citadin, Parisien.
L'enquête concerne deux meurtres de jeune femme, pêcheur pour l'une, et delphinologue pour l'autre, ainsi que celui d'un ancien virologue réputé. Quel est le lien entre ces trois personnages ?
Les dialogues détaillés permettent de décortiquer le suspens à l'envi.
Le commissaire et son équipe se retrouvent au bistrot pour boire un café, ou déguster le plat du jour composé de merveilleux poissons (cf. citation p. 415) pêchés du jour dans les fameuses eaux contenant le mystère des meurtres.
C'est un roman maritime, qui nous plonge au coeur de la Bretagne du Finistère. Les descriptions sont à couper le souffle à l'instar de la beauté des paysages. Nous nous retrouvons dans un environnement magnifique, à Douarnenez, à la pointe de Crozon et à l'île de sein. Un hommage à cette île incomparable, un clin d'oeil indirect aux Sénans, avec la participation dans l'enquête du médecin-maire-adjoint que existe vraiment, ainsi qu'un jeune couple ostréiculteur.
C'est un roman policier pour ceux qui ont envie d'un bon bol d'air, de vivre les roulis sur les bateaux pendant la tempête, ou se laisser griser le long du littoral sous le soleil matinal, les narines imprégnées d'iode …
Au fil de l'histoire, on est également plongé dans de nombreux contes et légendes bretons grâce à des policiers locaux ainsi que plus contemporainement dans des sujets d'actualité, écologiques et de la protection de la flore et de la faune.
Un roman à déguster, confortablement installé à une terrasse de café au soleil par exemple...
Je remercie Babélio de m'avoir permise , de participer à Masse Critique, ainsi que les éditions Presses de la Cité de m'avoir envoyé le livre de Jean-Luc Bannalec.
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Sallyrose
  10 juin 2018

Les aventures du commissaire Dupin l'emmènent sur la baie de Dournenez et la magnifique Ile de Sein.
Tout commence un matin très tôt. le corps d'une jeune femme égorgée est retrouvé dans une benne à ordures près de la criée qui bat son plein.
Beaucoup de descriptions très digestes de la région qui la mettent en valeur et ne donnent qu'une envie : aller y passer ses prochaines vacances.
Beaucoup de mythes et légendes qui agacent le commissaire parisien muté depuis peu et dont les lieutenants ne cessent de vouloir l'immerger dans le folklore régional.
Un humour sympathique et une intrigue bien ficelée : un bon roman écrit par un auteur allemand amoureux du Finistère sud. On ne peut que succomber à ses côtés.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Rosalia94Rosalia94   03 avril 2018
p. 117 : Le silence particulier qui régnait sur l'île frappait également le visiteur. La rumeur que l'on entendait partout n'existait pas ici : pas de voiture, de camion-poubelle, de train ni de machine. L'Atlantique semblait absorber doucement les quelques sons existants qui, une fois disparue, amplifiaient le silence. Beaucoup de choses étaient différentes, cela sautait aux yeux dès qu'on mettait le pied sur l'île, mais il fallait du temps avant de comprendre ce qui rendait ce monde si singulier.
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Rosalia94Rosalia94   03 avril 2018
p. 415 : Le ragoût se prépare dans un gros faitout. Coupez le homard partiellement décortiqué en petits morceaux. Ajoutez des oignons rosés de Roscoff, du céleri, des graines de fenouil, des moules fumées, faites revenir le tout dans de l'huile de noix chaude, puis mouillez avec de l'eau-de-vie de cidre et trois ou quatre verres de vin blanc. Accompagnez-le de pomme de terre Amandine, qui sont uniques, d'une cuillerée de crème fraîche, de piment d'Espelette ; ajoutez du gros sel et, en guise de bouquet final, un bon morceau de beurre salé. puis faites mijoter à feu doux.
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MelleFifiMelleFifi   15 avril 2018
De mauvaises langues ont même affirmé que les insulaires s'étaient opposés à la construction du premier phare sous prétexte qu'il aurait empêché les naufrages. Car on n'obtenait du vin que quand les bateaux échoués en transportaient...
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Rosalia94Rosalia94   03 avril 2018
p. 220 : - Les jeunes gens ne comprennent pas encore comment marche le monde. Ils sont nécessairement naïfs. Je l'étais moi aussi. Le monde est compliqué. La vie est compliquée. Mais eux croient que tout est simple....
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