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ISBN : 2258102367
Éditeur : Les Presses De La Cite (03/04/2014)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Pont-Aven. Pierre-Louis Pennec, propriétaire du Central, l'un des hôtels imposants du centre-ville, a été retrouvé assassiné dans son établissement.

Le commissaire Georges Dupin, muté dans le Finistère quelques années auparavant, et très attaché à sa région d’adoption, est chargé de l’enquête.

A première vue, les témoignages de tous convergent, lisses, sans faille. Pourtant, Dupin flaire une piste lorsqu'il apprend que Pennec savait s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  28 avril 2014
Un grand merci à Babelio pour ce bain de soleil avant l'heure...
Voilà maintenant plus de deux ans que le commissaire Dupin a quitté Paris et sa grisaille pour rejoindre Concarneau. Il a pris ses marques même s'il est toujours considéré comme un étranger pour les gens du pays. Comme tous les matins, il se rend au café du coin pour boire un petit café chez Lily. Un coup de fil inattendu de la part de sa secrétaire Nolwenn lui annonce une bien mauvaise nouvelle. En effet, le corps sans vie de Jean-Louis Pennec, le patron du Central à Pont-Aven, a été retrouvé baignant dans son sang par une employée, Francine Lajoux. Là-bas, il retrouve son collègue le Ber qui a mis en quarantaine la pièce et déjà ordonné aux personnes de ne pas quitter les lieux et de venir rendre compte de leur emploi du temps. Très vite, l'entourage de Pennec, cet homme imposant au caractère fort, est passé au crible. Beaucoup semblent, en effet, cacher certaines choses, Pennec le premier. Un été qui commence plutôt mal pour ce petit coin de paradis qui s'apprêtait à recevoir ses vacanciers sous un beau soleil.
Ah, cette belle Bretagne... ses rues pittoresques, ses festivals, ses petits bistrots, la cité des peintres.. bref, un calme légendaire pour qui aime flâner et prendre du bon temps. Qui plus est, le soleil ne semble plus vouloir laisser sa place... Ici, foin de courses-poursuites, de rythmes effrénés, de fest-noz endiablés et de galette party! Tout est tranquille dans cette bourgade excepté le meurtre perpétré de sang-froid sur ce vieil homme de plus de 90 ans. Nom d'un biniou en bois, qui peut en vouloir à cet homme énigmatique?! Tout le monde, évidemment, sinon c'eût été trop simple pour ce cher commissaire. On n'est pas loin de la carte postale tellement les descriptions foisonnent et l'enquête progresse gentiment. L'auteur prend son temps pour résoudre cette énigme dans un cadre agréable, à savoir la cité des peintres, un bien joli cadre pour ceux qui ne connaissent pas. Ce roman policier au charme désuet, à l'écriture baladeuse et aux personnages atypiques et attachants se déguste tel une crêpe sucrée au retour de plage.
Un été à Pont-Aven... préparez vos valises!
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canel
  21 avril 2014
Quelle est l'origine géographique d'un auteur qui s'appelle Bannalec, qui situe son intrigue dans le Finistère sud, qui met en scène des Nolwenn, Marie Morgane, Loïc, des Guillou, Salou, Guenneugues, des Le- , des -ec, voire des le -ec... ? Allemande, pardi !
Jean-Luc Bannalec est "le pseudonyme d'un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud". On espère que c'est à cause de cet oeil étranger que l'auteur aligne les stéréotypes sur la Bretagne et ses autochtones. Bon, ces clichés sont plus souvent sympathiques que désobligeants. Certes les Bretons sont taiseux, bougons, têtus, mais pas si mauvais bougres, au fond, et leur folklore est tellement formidable. Certes il pleut souvent, mais il fait beau aussi, "plusieurs fois par jour" selon la formule consacrée, et les paysages sont somptueux - sur la côte, dans les terres et grâce au ciel aux couleurs changeantes. Et Pont-Aven, cette 'Cité des peintres' (qui a accueilli quelques artistes célèbres au XIXe, dont Gauguin) est absolument charmante.
Dans ce polar "à la papa", il y aura bien sûr un meurtre. Totalement inexplicable puisque le vieux monsieur était un patriarche vénéré, une figure du coin.
Heureusement, l'intrigue est prétexte à évoquer la région et L'Ecole de Pont-Aven. Dans ce registre "parlons d'un grand peintre", j'avais préféré de loin 'Nymphéas noirs' de Michel Bussi, mais bon...
Il m'a fallu cent pages pour ne plus m'ennuyer aux côtés de ce Dupin plutôt antipathique, m'intéresser d'un oeil à l'ouvrage, non pour le suspense ni pour les personnages ni pour les dialogues (creux) mais pour le cadre.
Désagréable et persistante impression de lire/voir un Maigret poussiéreux (tant qu'à faire, autant s'attaquer au vrai Simenon) et de suivre une intrigue simpliste dont l'intérêt se limite strictement au contexte, aux paysages qui fleurent bon les hortensias, l'air iodé (et le beurre, les galettes et les crêpes si on laisse divaguer son imagination).
/!\ Gare à la quatrième de couverture qui spoile effrontément.
--- Merci à Babelio et aux Presses de la Cité.
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isabelleisapure
  11 avril 2014
Oh ! qu'elle est belle ma Bretagne !
Sous son ciel gris, il faut la voir.
Avez-vous admiré son océan qui gronde ?
Ses falaises, ses bois, ses bruyère en fleurs,
Ses longs genêts dorés dans la gorge profonde,
Quand l'humide matin les baigne de ses pleurs ?
Comme le poète, Jean-Luc Bannalec en est tombé amoureux au point d'en oublier son patronyme Allemand, pour un pseudo qu'aucun Breton ne renierait.
Son héros, le commissaire Dupin a lui aussi succombé aux charmes de la Belle.
Pourtant, Parisien pur jus, se retrouver à Concarneau était en quelque sorte une mise au placard, il avait en effet soi-disant manqué de respect au Maire de Paris devenu peu après Président de la République.
Une vie calme donc pour notre commissaire, quelques problèmes avec les touristes, ivresse sur la voie publique et autres excès de vitesse, rien de bien sérieux.
En ce début d'été, tout est prête pour accueillir les touristes dans la petite station de Pont Aven même le soleil et la chaleur sont au rendez-vous.
Mais stupeur, le patron du plus grand hôtel est retrouvé assassiné.
Dépêché sur les lieux le commissaire Dupin va se livrer à une enquête minutieuse, mais il n'est pas au bout de ses surprises.
Rien d'un thriller palpitant dans ce roman mais une enquête digne de Maigret qui ravira les amateurs dont je fais partie.
Au-delà de l'intrigue on se régale à contempler le vol des mouettes, on savoure les descriptions dont Jean-Luc Bannalec émaille son récit avec poésie et amour pour cette terre Bretonne qui l'a adopté.
Y aura-il d'autres enquêtes du commissaire Dupin ? personnellement, j'aimerais bien !
Un grand merci à Babelio et aux Presse de la Cité pour ce beau cadeau.
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tynn
  09 avril 2014
Gast*!
La saison touristique commence à peine à Pont-Aven quand un meurtre bouscule la tranquillité de la cité des peintres. Un propriétaire d'hôtel renommé est retrouvé poignardé dans son établissement et le commissaire Dupin va devoir démêler les noeuds bien serrés d'une sinistre affaire d'héritage. L'occasion pour l'enquêteur parisien de se familiariser avec le patrimoine artistique et historique de la petite ville sur l'Aven et avec l'identité bretonne.
Comment un allemand va-t-il savoir parler de la Bretagne, se donnant la peine de brouiller les pistes avec un nom d'emprunt? Ma curiosité a été piquée d'emblée!
Car ce n'est pas un natif qui se cache derrière ce pseudo très "beurre salé", mais bien un auteur germanique tombé amoureux du Finistère.
Il se devait donc d'être crédible!
Et force est de constater qu'il a bien travaillé son sujet, que les paysages, les autochtones, les coutumes et la météo sont pris en compte avec une application de sociologue. C'est parfois un tantinet scolaire, on sent qu'il ne veut rien oublier pour enrober sa narration d'authenticité.
En dépit de quelques incohérences, se rajoute un savoir-faire dans le déroulé d'une enquête sur quatre jours, énergique et bien troussée, un classicisme "vieux polar" en trame et personnages bien construits.
Un article du Télégramme de Brest évoque une nouvelle vague de tourisme allemand depuis le succès d'édition outre-Rhin depuis trois ans. Il faut dire que cette région aux ciels "gris de payne" est bien belle, que les galettes y sont gouteuses, le cidre pétillant et le breton de Cornouaille moins taiseux que le Léonard.
Sympathique lecture grâce à Masse Critique et aux Editions Presse de la Cité, que je remercie.
*Gast: juron breton (putain, punaise, fichtre, sapristi...)
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ibon
  13 avril 2014
Le guide Machin dirait "vaut le détour". Pour Pont-Aven bien sûr! Bourg d'à peine 3000 âmes, surnommée la cité des peintres grâce à la présence à la fin du XIX ème d'une colonie de peintres dont le plus connu: Gauguin.
Quant à l'enquête du commissaire Dupin, (nom que Bannalec a emprunté à EdgarPoe) elle peine à démarrer. Je me suis même demandé jusqu'à la page 180 quand est-ce qu'elle allait sortir de la présentation façon carte postale du lieu et ce qui est pire, de personnages sans intérêt, dont le commissaire lui-même. Si j'ajoute que l'écriture ne relève pas cet ensemble... autant lire le guide Machin.
Cependant l'auteur parvient à éviter le désastre en accélérant un peu le récit avec la venue incongrue d'une étudiante en histoire de l'art. La deuxième moitié du roman est heureusement plus dynamique.
Le succès outre-Rhin de Bannalec a risqué des producteurs de télévision a commettre quelques tournages sur le commissaire Dupin, dans cette région, l'été dernier. "Vaudra sûrement le détour" pour Pont-Aven et ses peintres évidemment.
Merci à Babelio et aux Presses de la cité, pour m'avoir rappelé le port de Pont-Aven et des promenades romantiques dans le bois d'Amour.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   20 avril 2014
Son élégance, son style irréprochable et son intelligence aiguë lui valaient admiration et respect. "Une vraie Parisienne", aurait-on été tenté de dire si elle n'avait pas passé la quasi-totalité de sa vie à Pont-Aven. Elle avait bien étudié quelques années dans la capitale mais elle en était revenue peu impressionnée. (p. 104)
[!?!? - la Bretagne et ses autochtones vus par un auteur Allemand]
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ladesiderienneladesiderienne   17 avril 2018
Nombreux étaient les attraits qui avaient motivé l'arrivée des artistes à Pont-Aven, dans le vieux pays celtique de la Bretagne - l'Armorique, "le pays du bord de mer", comme les Gaulois avaient coutume de le nommer. Il y avait les paysages magiques, témoins de l'époque mystérieuse des menhirs et des dolmens, des druides et des grandes légendes, mais aussi l'exemple de Monet, qui travaillait déjà depuis un moment sur Groix, une île invisible à l’œil nu depuis l'estuaire de l'Aven. Peut-être aussi cherchaient-ils alors une authenticité, une simplicité, quelque chose de brut qu'ils trouvèrent dans la nature campagnarde des gens du coin, dans les vieilles coutumes et fêtes de la région.
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ladesiderienneladesiderienne   17 avril 2018
Dupin se souvenait très bien de la première fois qu'il était venu ici, depuis Concarneau. Quand il s'était garé place Gauguin, tout lui avait semblé bien différent de ce qu'il connaissait. A commencer par l'air. Concarneau sentait le sel, l'iode, les algues et les coquillages, l'immensité infinie de l'océan dont la clarté et la lumière étaient comme distillées dans l'atmosphère. Pont-Aven en revanche sentait le fleuve, la terre lourde et humide, le foin, les arbres, les forêts, la vallée et les ombres, le brouillard mélancolique - la terre ferme. Pour reprendre les termes celtes d'origine, c'était l'Armor et l'Argoat : la Bretagne littorale et la Bretagne boisée.
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yv1yv1   18 avril 2014
On y était. Dupin connaissait ce point précis où tout basculait dans une enquête, peu importait laquelle. Ce fameux moment où la vraie version des faits apparaissait au grand jour. Jusque-là, tout le monde s'était efforcé de ne montrer de soi-même qu'une surface lisse et opaque, de ne surtout rien révéler des véritables dessous de l'histoire. Et chacun, pas seulement les coupables, avait toujours de bonnes raisons de le faire. (p. 246)
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EwylynEwylyn   30 mars 2014
Ce 7 juillet promettait d'être une magnifique journée d'été. L'une de ces belles percées de soleil typiques de l'Atlantique, qui avaient le don de rendre le commissaire Dupin parfaitement heureux.
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