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ISBN : 2757863649
Éditeur : Points (09/03/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 101 notes)
Résumé :
À Kaboul, le Qomaandaan Kandar, ancien sniper de Massoud et patron de la brigade criminelle, enquête sur des meurtres d’enfant.

À Paris, la commissaire Nicole Laguna, chef de la Brigade nationale de Recherche des Fugitifs, est sur la trace de l’inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.
Deux flics qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant…

Sélection Prix du meilleur polar des lecteurs de Points
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Critiques, Analyses & Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
11 mai 2016
Je remercie Babelio, les éditions Robert Laffont et surtout Cédric Bannel de m'avoir ouvert les yeux sur un pays que je ne connaissais guère : l'Afghanistan.
Objectivement... on tient ici un très bon recit, doublé de deux intrigues policières (celle des fillettes violentées et assassinées à Kaboul et celle franco-italienne -si j'ose dire- sur la mafia et le trafic ô combien "profitable" des stupéfiants)... qui, inévitablement, convergent... en Afghanistan, pays aussi légendaire que funèbre, principal et véritable sujet du livre.
Dans sa préface, l'auteur dit être un voyageur et résident régulier des régions afghanes. Il remercie également, en fin du livre, ses contacts là-bas, non-nommés... et après lecture de ce livre, on comprend aisément pourquoi. Ceci pour souligner que le texte de C. Bannel est indéniablement bien documenté. On le suit sans hésiter, mais avec effarement, dans ces exposés sur la géopolitique, les prises de pouvoirs corruptibles consécutives et les convictions religieuses coraniques (fanatiques comme modérées) des multiples clans, ethnies et factions qui parfois se rejoignent, souvent s'éloignent les uns des autres et qui sont les causes principales et directes d'une société économiquement affaiblie, n'ayant connu une x-ième guerre que pour en entrer dans une autre...
Subjectivement... j'étais indignée et révoltée par les faits ! Je n'ai pas pu lire ce livre d'un trait et je me suis souvent arrêtée pour "digérer". C'est peut-être parce que je suis une femme ...? Dans ce pays où les hommes sont rois et maîtres, la femme n'est rien, au mieux un objet auquel on s'attache.
Les hommes (les djihadistes en particulier) sont presque tous manipulateurs, fourbes, malhonnêtes, corrompus, méchants... en un mot : ils sont Baad !
Les hommes moralement droits et fiables, au moins autant qu'ils puissent l'être dans un pays où l'argent (et son pouvoir) est devenu un deuxième dieu, sont à compter sur les doigt d'une main.
Il est possible que je n'aurai pas terminé ma lecture sans la très riche présence d'Oussama Kandar, chef de la criminelle à Kaboul, ancien combattant et sniper au côté de Massoud, qui veut attraper avec tous les pauvres moyens dont il dispose (et même avec les moyens dont il ne dispose pas) le tueur pervers des petites filles...
L'enquête parallèle sur le réseau d'une nouvelle drogue est menée par la "flic" française Nicole Laguna qui, par un argument de pression effroyable, est obligée par la mafia italienne d'aller jusqu'au bout... coûte que coûte...
Et bien, oui, c'est une femme (et mère !), or je n'ai ressenti que peu de sympathie pour elle. Soit, parce que l'auteur a développé son caractère trop sommairement dans le strict cadre de son histoire, soit, plus probable, parce qu'Oussama Kandar éclipse les autres par sa forte personnalité.
C'est un homme croyant, physiquement imposant, d'une cinquantaine d'années, qui essaie de rester tel qu'il a toujours été : juste et intègre. Et j'ai particulièrement aimé les rares instants d'intimité complice entre lui et sa femme Malalai qu'il aime par-dessus sa vie... dans ce pays où on joue avec la mort comme d'autres s'amusent avec des pions sur un échiquier.
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Dixie39
09 mai 2016
Il y a 40 ans, à Kaboul, On pouvait voir des femmes se promener en jean's ou mini-jupes, s'asseoir sur les bancs de l'université ou travailler pendant que leurs filles allaient à l'école en rêvant du métier qu'elles pourraient faire plus tard.
Ces femmes n'étaient pas légion, mais encourageaient, celles qui étaient toujours sous le joug des traditions, à y croire... "Les lendemains des Afghanes chanteront, au siècle prochain !", croyait-on du haut de nos tours d'ivoire occidentales. Elles ont à vrai dire, toutes ces femmes, rapidement déchanté. Et la situation de 2016 est bien loin derrière ce passé. Même si l'on voit dans les rues de Kaboul de plus en plus de hidjabs, les burqas sont toujours là. Et sur le papier, me direz-vous, les choses avancent ? Non. Mais les mères et les filles continuent de se battre pour obtenir le premier de tous les droits (la reconnaissance de leur humanité), et d'espérer. Elles ne sont pas les seules.
"Dans le classement mondial Win-Gallup de l'optimisme, les Afghans arrivaient en 2015 dans les tout premiers, avec soixante et onze pour cent de ses habitants qui se déclaraient confiants en l'avenir."
C'est surprenant, n'est-ce pas, pour nous qui nous plaignons tout le temps et voyons toujours tout en noir ? - D'ailleurs à ce propos, nous sommes l'un des pays les plus pessimistes au monde, à en croire le même sondage - Peut-être est-ce le sentiment d'avoir touché le fond et que, quoiqu'il arrive, les Afghans pensent ne pouvoir que "remonter" ? Est-ce la ferveur religieuse ou une fierté à toute épreuve, même celle des faits ?
Enfin, me direz-vous quel rapport les droits des femmes afghanes avec BAAD de Cédric Bannel, si ce n'est cette tradition pachtoune qui porte son nom et permet de régler conflits, dettes d'argent ou d'honneur, par le "don" de jeunes femmes de 4 à 14 ans, mariées de force comme 60 à 80 % des femmes de ce pays, pour servir d'esclaves et de souffre-douleurs et, accessoirement, assurer ainsi la paix au sein des clans et des familles ? Depuis 1976 en Afghanistan, le Baad est une infraction pénale... Réjouissons-nous ! Quand il concerne une femme de plus de 18 ans... Pleurs et grincements de dents !
Je vous l'accorde, c'est une bien longue introduction. Mais elle est loin d'être hors sujet, tant ce livre nous plonge dans un Afghanistan réaliste, aussi beau que violent, miné par la corruption, la drogue, l'intégrisme religieux... et nous fait approcher avec beaucoup de justesse et de lucidité mais aussi de respect pour ce peuple, à tout ce qui le gangrène et finira bien un jour par avoir sa peau, nonobstant l'espoir, l'accueil extraordinaire de ces âmes guerrières et la beauté de ses territoires à couper le souffle. BAAD, sur fond de thriller et d'enquête policière, c'est tout cela réunit. Et c'est ce qui fait que je l'ai adoré, malgré le thème (ces petites filles de 10 ans violées, torturées et jetées mortes sur le bord des routes par un serial killer, (encore un !) poursuivi, de France à Kaboul, par une ex-flic d'élite, Nicole Laguna, prête à tout pour sauver sa famille, et le qomaandaan Kandar, mojahid ayant lutté au côté de Massoud... qui a les talibans et tous les extrémistes en horreur, autant que les tueurs d'enfants.
Cédric Bannel nous offre de très beaux personnages, qui donnent vraiment cette impression d'être au plus près des hommes et femmes qui vivent là-bas.
Les pires, comme les meilleurs, mais également les "petites gens" dont le seul but est d'arriver à gagner quelques afghanis pour pouvoir simplement se nourrir et nourrir leur famille. Kandar est le personnage central de ce récit, homme fort et attachant, on le quitte à regret. L'auteur mêle la petite et la grande histoire et esquisse les liens entre tous les protagonistes de son roman, pour certains, les mêmes que dans la vraie vie : les chefs de clan, les talibans, les religieux modérés et extrémistes, l'ombre de DAESH qui plane et s'immisce dans les montagnes afghanes... Et cela, sans donner de leçons. (Ce que je craignais un peu à la lecture du curriculum vitae de l'auteur, sorti de l'ENA avec une carrière déjà longue comme mon bras à pas 40 ans, mais non... Il est bien en retrait, à tenir fermement les rênes de son récit pour nous mener où il veut, sans nous faire accroire).
Inch'Allah, pourrait être sa conclusion...
La mienne sera pour remercier Babelio de m'avoir permis de découvrir et le livre et l'auteur, ainsi que les éditions Robert Laffont pour ce partenariat Masse Critique qui, à en croire les premiers retours, n'a pas ravi que moi !
Lien : http://page39.eklablog.com/b..
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carre
27 mai 2016
Afghanistan. Difficile de mener une enquête sans risquer sa peau dans ce pays gangréné par la violence, la corruption, les trafics en tous genres, la mort rode quotidiennement. le « quomaandaan » Kandar et son équipe sont sur les traces d'un « barge » qui assassine, après une macabre cérémonie, de jeunes fillettes arrachées à leurs parents. Mais l'enquête dévoile un autre pan, un réseau de drogue à grande échelle. A Paris, Nicole, une ex flic s'intéresse elle aussi, sans le savoir à la même affaire. Pour elle, l'enjeu est vital, la mafia détient mari et enfants, et elle doit mettre la main sur un trafiquant qui fait de l'ombre aux ritals si elle veut retrouver le cocon familial.
Voilà un polar aussi original que passionnant. Cédric Bannel nous dévoile un Afghanistan qui tente par certaines bonnes volontés de redevenir un pays respirable, mais la route est bien longue et l'air souvent irrespirable. Il faut un sacré tempérament pour ne pas céder au découragement. L'intrigue centrée en grande partie à Kaboul nous tient facilement en haleine. Celle à Paris, un peu moins tenue. Mais ça tient solidement la route quand même. Un polar qui porte mal son titre « Baad », pour moi c'est plutôt « Good ».
Un grand merci aux Editions Robert Laffont (et cette collection « La bête noire » et à Babelio bien évidemment.
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ATOS
16 mai 2016
Doit-on ajouter de l'horreur à l'horreur ? Ajouter de la nuit à la nuit ?
le néant au néant ?

Pourquoi ai-je choisi ce livre ? Moi, qui ne lis jamais de roman policier,
de thriller, moi, qui n'aime pas que l'on prenne prétexte de meurtres
pour commettre tous les crimes.

Baad c'est un peu l'air irrespirable de notre temps. Une certaine idée
phénoménale. Une remise gracieuse d'un ordre que l'on voudrait moral.
Un happy-end qui se voudrait fondamental. Une utopie peut être.

Alors pourquoi avoir choisi ce livre ?
Parce que le coeur de son histoire bat en Afghanistan.
Parce qu'il décrit l'enfer que traversent des femmes , des filles,
tous ces enfants, tous ces peuples, ces villages.
Parce qu'il me rappelle également la beauté de ce pays, malgré tout,
malgré ces innombrables guerres, le carnage, malgré le trafic de
drogue, l'esclavage des corps, malgré l'horreur fanatique engendrée
par une pseudo secte politico-religieuse de mafieux.

Non il n'était pas nécessaire d'ajouter de l'horreur à l'horreur.
Mais j'aime croire que Jehol reviendra.
Qu'il n'est pas mort, qu'il est là-bas, quelque part sur ces montagnes.
Qu'il veille sur l'esprit du Lion du Pandjchir.
Alors voilà pourquoi ce titre a retenu mon attention.
Voilà pourquoi je l'ai choisi.
Même si parfois l'action est par trop véloce, par trop évidente ,
les ficelles un peu grosses.

On voudrait croire que tout est possible. Que les méchants seront bien
les perdants. Que l'horreur s'arrêtera.
Mais est- ce là le rôle de la littérature ? Mettre de l'ordre ?
Il y a eu ,déjà, tellement, tellement de fois.
Est-ce que je demande trop ? Peut on écrire sans littérature ?
Est ce bien sur ce terrain que mes propos doivent rejoindre le propos de
ce livre ?

Ces sales guerres ne finiront qu'en décompte de faits.
Une longue, si longue liste de crimes, d'abominables méfaits.
Il fait tellement nuit qu'on ne distingue plus l'immensité du mal.

Bien sur il faudra du courage, de l'obstination, beaucoup d'espoir pour
que l'horreur s'arrête. Bien sur. Certainement.
Mais il faudrait surtout l'innocence, l'innocence de le croire.
Pour cela il faudra qu'il nous en reste, encore, ne serait ce même
qu'un peu.
Opération Masse critique, mai 2016, Babelio.

« I call. You're stone.
One day you'll look and find I'm gone. »

Landay.

http://www.poetryfoundation.org/media/landays.html
Astrid Shriqui Garain
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Renod
07 mai 2016
« Quand l'heure a sonné, il n'est plus ni de beauté ni de dignité. Il ne reste que le tranchant de la mort dans son obscène crudité. » Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul, examine le cadavre dénudé d'une fillette. C'est la troisième petite victime découverte ces derniers jours. Kandar découvre qu'il existe un intervalle de dix jours entre chaque meurtre. Il ne lui reste donc que dix jours pour identifier le tueur sans quoi la série macabre continuera.
Mais en Afghanistan rien n'est simple, la police judiciaire a peu de moyens, la médecine légale est balbutiante, le pouvoir et la justice sont largement corrompus et la population est soumise aux traditions tribales et aux préceptes religieux.
Kandar est surnommé 'qomaandaan' du fait de ses faits d'armes glorieux. Son passé de mojahid au côté de Massoud lui vaut beaucoup de respect mais aussi de nombreux ennemis. L'enquête s'annonce compliquée mais ce combattant vertueux est prêt à faire front avec son équipe. le décompte est lancé. Dix jours…
Au même moment, à Paris, Nicole Laguna est kidnappée. Ancien cadre du bureau action de la DGSE, elle s'est spécialisée dans la traque et la capture des grands criminels. Elle découvre qu'elle est entre les mains de la Cupola, une organisation qui chapeaute les mafias italiennes.
Ses ravisseurs lui apprennent que son mari et ses deux enfants ont également été enlevés. le chef suprême de la mafia, Alfredo Vipere, lui ordonne de retrouver Franck X, un chimiste qui a mis au point une nouvelle drogue, « la neige », qui ne rend pas dépendant. « La neige devrait rapidement inonder les rues occidentales et la mafia risque de perdre le monopole mondial de la drogue. L'homme est introuvable. Nicole, qui est une pointure en matière de recherche de grands criminels, doit absolument retrouver ce chimiste sans quoi, sa famille sera massacrée…
Le Baad, c'est le mal, la part noire de l'âme faite de cruauté et de violence. le Baad est également une coutume afghane qui fait froid dans le dos : elle consiste à sceller la réconciliation de deux clans par l'offrande, de la part de l'offenseur à l'un des hommes de l'autre clan d'une petite ou jeune fille de sa famille. L'esclave devient alors objet de « punitions » pouvant entraîner sa mort ou des mutilations, sans que son ou ses tortionnaires soient inquiétés.
J'étais assez sceptique en débutant cette lecture. J'avais en tête l'excellent « Pukhtu : Primo » de DOA, la marche était donc assez haute. Je craignais également de retrouver les stéréotypes du thriller simplement exportés dans un contexte exotique. Mais ces réticences se sont vite dissipées. le récit est entraînant, je n'ai ressenti aucune lassitude. le roman mérite d'être qualifié de « page-turner ».
Et en plus d'être un thriller efficace, « Baad » permet de parcourir l'Afghanistan, d'une capitale, Kaboul, écartelée entre la modernité et le poids des traditions, aux zones montagneuses isolées où règnent des djihadistes et des narcotrafiquants. L'auteur rend hommage à la richesse multiculturelle du pays. Il parvient également à dépeindre les sublimes paysages.
Allez, vous aussi, rendez vous dans l'Afghanistan de Cédric Bannel, vous n'en reviendrez pas.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture.
+ Lire la suite
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Les critiques presse (2)
LeMonde07 juin 2016
Ancien énarque passé par le ministère des Finances (...) cet alerte quinquagénaire s’avère dans « Baad » un romancier roué, que le monde du renseignement ne paraît pas laisser indifférent.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress06 juin 2016
Violence et corruption, mollahs dépravés et talibans vicieux, rivalités tribales, femmes asservies, trafic de drogue, mais également loyauté, solidarité (...) : la fiction imaginée par Cédric Bannel colle à la réalité.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Domi_VDomi_V03 mai 2016
Chez les campagnards les moins évolués, une femme qui ne donnait pas d'héritier mâle à son mari devenait presque toujours la cible de moqueries dans tout le cercle familial. Un ventre fertile de bonne qualité devait produire des garçons pour pérenniser le clan, c'était ainsi. Ne pas avoir engendré de Male etait le signe d'une faiblesse de constitution. Ou, plus grave, d'une punition d'Allah.
Les belles-mères de telles femmes leur faisaient subir mille tourments, de même que l'entourage et les voisins. S'il arrivait, néanmoins et par malheur, que les maris soient eux-mêmes ridiculisé pour la pauvreté supposée de leur semence, inapte à produire un héritier, la situation était encore pire : ils se vengeaient parfois en assassinant leur épouse à l'occasion d'"accidents" domestiques. Un peu d'alcool à brûler sur la burqa, une allumette, et le problème de ventre mal reproducteur disparaissait dans un grand brasier.
Plusieurs milliers de femmes mouraient ainsi en Afghanistan. Chaque année.
+ Lire la suite
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Dixie39Dixie3905 mai 2016
Dessous, dans l'obscurité, accroupies dans les immondices, plusieurs centaines de silhouettes, deux ou trois cents peut être, se terraient, serrées les unes contre les autres, recroquevillées comme une meute grouillante. Il semblait n'y avoir pas un centimètre carré de libre, juste cette masse d'êtres recroquevillés dans le noir en train de planer, de s'injecter, ou de fumer de l'héroïne.
Les rats de pont.
Les flammes des briquets embrasant les cristaux d'héroïne brillaient ici ou là, dévoilant par intermittences les silhouettes accroupies. Le bruit de la fumée avalée goulûment par les drogués résonnait. Chuiiiiit chuiiiiit chuiiiiit. Une sorte de bruissement parcourait la masse par moments, comme une onde invisible.
+ Lire la suite
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Dixie39Dixie3903 mai 2016
Les talibans refusaient ainsi les rasoirs et le papier toilette car le Coran n'en faisait mention nulle part, mais ils utilisaient sans vergogne explosifs, fusils d'assaut et missiles modernes. Ils critiquaient la liberté d'expression tout en inondant Internet de leurs vidéos afin de diffuser le plus largement possible leur propagande anti-occidentale. C'était kafkaïen et incompréhensible.
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Dixie39Dixie3907 mai 2016
De ce passé riche et multiculturel, les talibans avaient voulu faire table rase. Ils avaient échoués : de tout le pays, des volontaires venaient aider à la reconstruction du site - Pachtouns, Tadjiks, Ouzbeks, Baloutches... un même peuple, toutes les ethnies confondues, uni dans la volonté de reconstruire ce précieux morceau de culture issu de leur passé commun. Un morceau de culture qui symbolisait la paix, le respect, tout ce que le pays voulait redevenir.
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MarilireMarilire31 mai 2016
Après l'excellent "L'Homme de Kaboul ", Cédric Bannel nous ramène chez le Quomaandaan Oussama.
Dans "BAAD", trois fillettes de 10 ans en tenue d'apparat sont retrouvées assassinées et gisant au milieu des bidonvilles de Kaboul.
Chaque meurtre s'étalant à intervalle de 10 jours , le Quomaandaan et son équipe ont donc très peu de temps pour arrêter le serial killer...
A Paris, Nicole Laguna, ancienne de la DGSE , spécialiste de la capture de criminels de guerre et ex cadre importante de la Police, se fait kidnapper et se voit proposer un marché par le Chef de toutes les mafias italiennes. Si elle ne retrouve pas un certain Franck X ,seul spécialiste au monde à fabriquer de l'héroïne pure à 98%, son mari et ses enfants ,otages des mafieux, seront soumis à d'horribles tortures.
Ce roman,sous couvert de thriller est une mine de connaissances sur l'Afghanistan , que l'auteur désigne comme un narco-etat mais aussi sur sa société vis à vis de la condition féminine et sur la peur des médicaments engendrées par les campagnes hostiles des Talibans.

Un roman riche d'action, d'intelligence dans le regard posé sur ce pays ,bref une envie réelle de retrouver tous les personnages dans un troisième opus.😉
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Videos de Cédric Bannel (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cédric Bannel
Entretien avec Cédric Bannel à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 24 avril 2017 pour son roman Kaboul Express, publié chez Robert Laffont, ainsi qu'à l'occasion de la sortie en poche de son roman Baad, chez Points.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Bannel-Kaboul-Express/928858
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