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ISBN : 2258135117
Éditeur : Les Presses De La Cite (06/04/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 33 notes)
Résumé :
1875. Amedeo, enfant trouvé, grandit dans un orphelinat de Florence sous la protection du Dr Esposito. Devenu médecin à son tour, il s'installe à Castellamare, une petite île bordée au nord par les lumières de Syracuse et, au sud, par la mer à perte de vue. Amedeo gagne très vite la confiance des habitants grâce à la finesse de ses diagnostics et à ses bons soins. Il entame une liaison avec Carmela, la femme du comte de l'île et maire du village. La Première Guerre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  14 avril 2017
Voici une saga familiale sur trois générations : le docteur Amadéo, né en 1875, orphelin adopté et parrainé par le docteur Esposito.
Jeune médecin, il débarque sur l'île de Castellamare pour y exercer son métier, un caillou perdu au large de la Sicile, une île oubliée de tous, oú ses habitants vivaient péniblement de l"élevage de chèvres et de la production d'olives.
Une île qui portait la poisse, une malédiction s'y était abattue autrefois, une épidémie de sanglots.....
Ses habitants descendaient à la fois des grecs, des normands, des arabes, des byzantins, des phéniciens, des hispaniques et des romains......
Pina, l'institutrice dévoile cette épopée pleine d'invasions, d'exils, d'éruptions volcaniques, de sanglots fantomatiques, de lamentations désincarnées et de grottes où cliquetaient des os blanchissants.....
Vous l'aurez compris : cette saga regorge de contes et de légendes, les mythes de l'île et surtout les miracles de Sant'Agata.......
Le docteur Amadéo y mène le combat contre l'insalubrité .
Il devient le dépositaire des récits de ses patients, l'homme des contes, le collectionneur d'histoires qu'il collecte sur son éternel carnet de cuir rouge.
Sa bonté, son don pour le bonheur et sa faiblesse d'homme le conduiront à se partager entre deux femmes, n'en disons pas plus.....
Il traversera la grande guerre, sera libéré à l'âge de 44 ans, épousera Pina, devenue veuve qui lui donnera trois garçons et une fille rescapée, Maria - Grazia , l'héroïne principale sans oublier la belle Carmela, le père Ignacio, Vincenzo le peintre, Flavio, les fermiers Mazzu et Rizzu, Robert, l'homme surgi des flots, parachutiste pendant la 2éme guerre, futur époux de Maria - Grazia , après maints épreuves , Concetta, il Conte et son fils Andrea ........
Entre les scandales, les miracles de Sant'Agata, sur fond de guerre ou de paix, la découverte d'une cité des morts et le renouvellement des générations l'auteur décrit 100 ans de souffrances, d'amours, de drames, de passions, de ragots , d'intrigues et de manigances......
J'ai préféré de loin les deux dernières parties (1954_1989) (1990_ 2009) qui recèlent moins de miracles et déclinent les progrès fantastiques qui modernisent l'île de Castellamare, dotée de nombreuses curiosités étrangères telles la télévision, des vitrines réfrigérées, une machine à glaces dernier cri dans le café des Esposito Robert et Maria - Grazia, et même une banque......
Tout cela dans un monde en proie des changements profonds grâce aux touristes visitant l'île !
Je remercie Babelio et Masse critique pour l'envoi de cet ouvrage coloré et chaleureux, riche des senteurs enivrantes des tapis de fleurs de bougainvillées , de la chaleur brûlante du soleil , de l'odeur familière de la poussière chaude, sans oublier les grands vaisseaux gris hauts comme des églises, qui projetaient sur les rives de l'île des vagues pareilles à des raz- de - marée!
Une oeuvre romanesque truffée de miracles et de prodiges, pétrie de déchirements , du linceul gris de deux guerres, de trahisons et de crises financières, de scandales et de revirements , de reniements et de bonheurs , de progrès avérés .......sous le regard énamouré de la Sainte Patronne Locale , Sant'Agata, la faiseuse de miracles !
Ma critique est trop longue, que mes lecteurs futurs veuillent bien m'excuser !
L'ouvrage compte 509 pages !
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Commenter  J’apprécie          400
paroles
  26 avril 2017
Je le dis d'emblée, j'ai bien aimé cette saga. J'ai bien aimé les personnages et aussi l'île de Castellamare qui est à elle seule un des personnages. Et moi, la non-croyante, l'athée, la mécréante, j'ai bien aimé aussi Santa Agata et tous les miracles qu'on veut bien lui prêter.
Tout commence en 1914 quand Amadeo Esposito, l'orphelin devenu médecin, quitte Florence pour s'établir sur une île perdue située au large de Syracuse, un caillou quasi-désert... Ce qui va le faire aimer des habitants de l'île, toujours un peu hostiles aux étrangers, c'est le don de l'écoute. Amadeo écoute les histoires des habitants et les retranscrit dans son petit carnet rouge, il devient le dépositaire de toutes les légendes de l'île. Il soigne les corps mais aussi les âmes.
Mais voilà que par sa faute (et je ne vous révélerai pas laquelle, à vous de la découvrir), il est démis de ses fonctions de médecin par le podesta de l'île. Ne voulant pas quitter l'île à laquelle il est maintenant attaché, il décide de réouvrir l'ancien café sur la place " La maison au bord de la nuit"...
Bien sûr la vie continue... Et l'imagination et l'art du conte de Catherine Banner vous invitent à tourner les pages de cet album de famille au cours duquel vous croiserez tous les événements importants de l'histoire jusqu'à nous jours, et leurs impacts sur les habitants et sur Castellamare. Vous y apprendrez aussi toutes les coutumes attachées à ce petit coin de terre.
Parce que, je le répète, cette île est le personnage central de cette histoire, ce caillou jeté au milieu de la Méditerranée, retiré du monde. On y respire le parfum des bougainvilliers, des lauriers-roses, des dentelaires du Cap et des trompettes de Virginie.
Mais on y respire aussi un parfum de magie, de légendes et de croyance grâce à la protection de la sainte patronne de l'île, Santa Agata.
J'ai eu grand plaisir à traverser ces années en compagnie de la famille Esposito. Je me suis laissée prendre au piège des contes d'Amadeo qui parsèment la saga. Et même si parfois quelques petits éléments m'ont ennuyée, je ne les relèverai pas pour conserver intacte l'odeur de cette île qui m'a enchantée.
Je remercie infiniment Babelio et les éditions Presses de là Côté pour ce voyage italien à travers le temps.
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Chouchane
  16 avril 2017
Imaginez une île au large de la Sicile : la mer bleue Méditerranée, le soleil, des chèvres qui courent sur les coteaux, des fleurs à foison, des grottes fraîches. Vous êtes à Castellamare où les seuls bruits sont ceux du ressac et des oiseaux car nous sommes en 1914 et sur cette terre ni voiture, ni électricité ne troublent la géophonie des lieux.

La maison au bord de la nuit est une saga familiale. Celle de la famille d'Amadéo, le médecin et de sa femme Pina, qui suit les méandres de la grande histoire. Elevé dans un orphelinat de Florence, Amadéo se passionne pour les contes, les légendes et les mythes qu'il consigne dans un carnet rouge. Après avoir traversé la sanglante guerre de 14, il débarque sur l'île de Castellamare à la demande du conseil municipal pour y soigner les habitants mais aussi les bêtes. Il y découvre un monde où légendes et réalité s'entremêlent étroitement. Les histoires fantastiques que les habitants lui content relatent les mystères propres de cette île : les pierres pleurent, la terre respire, dans les grottes des ossements blanchissent et la sainte Agata protège les habitants. Tout sera consigné sur son fameux carnet.
Pour ce sans famille, l'île devient sa terre d'adoption
Le récit démarre vraiment la nuit où naissent deux garçons comme des jumeaux. Tillio le premier fils d'Amadéo le médecin et Pina et Andréa l'unique fils du Comte et de la Comtesse Carmela. La destinée de ces garçons suivra 90 ans de l'histoire de l'Europe : la montée du fascisme, la guerre, le capitalisme, les crises financières. Mais dans cette île isolée (protégée, devrais-je dire) de la folie du monde, les ondes de chocs mettent un certain temps à se faire sentir. Elle vit à son rythme, jolie comme une crèche de santons, tout est à la taille d'un humain à pied. Les ruelles débouchent sur la place du village, les rochers sont des plongeoir vers la mer transparente, les petits métiers font vivre une communauté solidaire ; le pêcheur, la fleuriste, l'épicier, le maire, le tenancier du café, le médecin, la vieille sage femme aveugle, la sauvageonne qui saute entre les buissons... Personne n'a jamais faim, personne n'est vraiment pauvre, ni vraiment riche. Mais ce temps là ne durera pas.
Le comte un fasciste patenté va interdire à Amadéo l'exercice de son métier, la médecine. Ce qui conduira se dernier à racheter le bar abandonné du village "le café au bord de la nuit" ! c'est entre ses murs que se déroulera l'essentiel du récit. Avec Pina, Amadéo apportera à ce café une seconde vie. Ses 3 fils et sa fille Maria Grazia y passeront leur enfance avant que la guerre n'avale les hommes. Mais dans sa monstruosité, cette guerre rejettera sur les rivages de l'île un soldat anglais blessé, Robert qui influera à sa façon l'avenir de l'île.
Entre ceux qui partent et ceux qui arrivent l'île va voir débarquer la modernité, les voitures, l'électricité, des néons, un hôtel, une navette pour touristes et même une banque... On est saisi de tristesse quand on voit disparaître un monde simple et sincère sous les billets de banque. Pourtant rien n'était vraiment idéal avant l'intrusion de ce progrès mais la solidarité ne se négociait pas en euro.
On suit ces générations d'insulaires avec une pointe de nostalgie. On comprends ceux qui veulent absolument quitter cet univers clos et ceux qui ne pourront jamais s'arracher aux rivages lumineux de leur bout de terre. le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit est qu'entre deux drames, on retrouve des héros sans complexité, des relations humaines assez lisses mais ceci reste compensé par la dimension mythologique qui autorise les possibles même les plus improbables.
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SabiSab28
  07 mai 2017
La maison au bord de la nuit m'a été proposée lors d'une masse critique et je ne suis pas déçue : j'ai passé de bons moments sur l'île Castellamare, avec tous ces habitants que l'on suit pendant près d'un siècle. Alors, forcément on s'attache, à eux, à leurs enfants, petits-enfants, à l'île qui n'a rien d'une île paradisiaque mais où chacun semble y trouver sa place pour peu qu'on veuille en avant une.
Catherine Banner nous permet de changer notre point de vue : des livres sur la 1ère, la 2nde guerre mondiale, sur l'apport de la modernité, le XXIème siècle on en a tous lu, de notre point de vue de français (ou autres grands pays) mais ce qui est intéressant est de se mettre dans un peau d'un petit insulaire éloigné du continent européen mais dont tout ce qui se passe déteint sur l'île.
Où se trouve la limite entre garder ses traditions, croyances, sa culture îlienne et aller vers le continent, la modernité, le capitalisme ?
La lecture est plaisante, bien construite, agréable. Ce choix de saga a l'avantage d'une saga : s'attacher aux personnages mais a également son défaut, une impression de va-vite, de parcourir le temps sans prendre le temps de savourer, de se perdre.
Merci à Babélio et aux Presses de la Cité pour cette découverte, vers laquelle je n'aurai pas forcément été.
Très bon choix de couverture !
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BellesLecturesLesGens
  24 avril 2017
Que ce soit clair, je ne vais pas vous raconter le livre, je déteste lire ça ds les critiques ! Je vais juste essayer de vous faire ressentir l'ambiance, vous faire sentir les odeurs, admirer la vue, vivre dans la maison au bord de la nuit ...
Moi qui ai envie de vacances, j'ai été servie !
Voici une vraie saga familiale, sur trois générations et qui traverse l'Italie du XXème siècle. Plus précisément, Castellamare, minuscule rocher au large de la Sicile. Un vrai voyage dans le temps et qui sent bon le Sud.
Trois générations de la famille Esposito nous baladent à travers L Histoire au travers de leur histoire et de leurs histoires (et moi j'aime bien ce procédé !).
Je me suis donc laissée embarquer par toutes ces histoires. Parce que c'est bien de cela qu'il est question ici, d'histoires. Des histoires de famille, d'amour, de miracle, d'amitié, de la grand Histoire, de contes populaires ... Toutes imbriquées les unes dans les autres et qui regorgent de couleurs, d'odeurs, de cris, de vie et de mort.
Alors oui, c'est vrai qu'on pourrait se dire "Purée, les gros clichés sur L'Italie" !! Tout y est ! Les vieilles veuves bigotes, les joueurs de scopa, le café, la place, les glaces, les bougainvilliers, la Sainte qui nous fait un petit miracle de temps à autres pourvu qu'on la promène à travers l'île chaque année avec sa couronne de fleurs, ... Mais en même temps, c'est ça aussi l'Italie, l'Italie profonde avec ses couleurs et ses odeurs.
Et pour moi c'est ça qui fait son charme. A l'Italie et au livre ;) ! J'y étais, je voyais Castellamare, je la respirais. J'étais avec Amedeo, Pina, Maria-Grazia, Lena et tous les autres (et il étaient nombreux !)
Et pour avoir visiter la Sicile de haut en bas, de fond en comble, je peux vous assurer que des villages comme ça, il en existe encore là-bas !
J'ai donc passé un bon moment avec la famille Esposito, un vrai dépaysement et je ne lui en demandais pas plus.
P.S : Je vous avoue m'être décidée pour ce livre à cause de sa photo de couverture. J'ai eu l'impression d'y voir mes grands-parents, mes grandes-tantes, ma maman, ... Et chez nous aussi, il y a des histoires à raconter ;)
Grand merci à Babelio et aux Editions Presse de la Cité de m'avoir proposer cette petite escapade. La prochaine fois, merci de glisser ds le livre, le billet d'avion/train/bateau qui va avec ;)
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   14 avril 2017
"Léna reviendrait fouler les mêmes sentiers de chèvres qu'autrefois son grand-père, sa sacoche d'instruments dans une main et des histoires plein la tête -son grand- pére l'orphelin devenu fondateur, le draineur de marais, le soigneur de maux, le dévoué protecteur de ces lieux..!"
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RebkaRebka   15 avril 2017
C'était le genre d'endroit qu'on ne pouvait aimer qu'au prix d'un certain effort, et pourtant, comprenait-elle à présent, c'était le seul endroit sur terre qu'elle pût aimer vraiment.
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RebkaRebka   11 avril 2017
Il lui semblait enfin avoir commencé à accrocher la vie, à l'habiter pour de vrai.
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RebkaRebka   15 avril 2017
Il suffit que le monde ait des ennuis pour que les gens s'intéressent de nouveau aux miracles.
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LibrincantoLibrincanto   13 avril 2017
Mais Flavio ne rentra jamais complètement dans les bonnes grâces des habitants de Castellamare. La rumeur lui avait laissé une souillure, indéfinissable mais indélébile.
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Video de Catherine Banner (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Banner
Une île, un siècle d?amours, de drames, de petits prodiges et de grands miracles. En savoir plus sur le roman "La Maison au bord de la nuit" de Catherine Banner : http://bit.ly/2oMOTPt
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