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EAN : 9782221156476
378 pages
Robert Laffont (15/01/2015)
3.75/5   6 notes
Résumé :
« C'était un de ces mardis après-midi d'été où on se demande si la terre n'a pas cessé de tourner. Sur mon bureau, le téléphone avait la mine du zinzin qui se sait observer. Dans la rue, sous la fenêtre couverte de poussière de mon bureau, les voitures circulaient au compte-gouttes et quelques dignes citoyens de notre bonne vieille cité, des hommes en chapeau pour la plupart, arpentaient tranquillement le trottoir sans but précis. À l'intersection de Cahuenga et Hol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  20 juillet 2017
Ça commence comme un cliché de film en noir et blanc américain : années 50 , Los Angeles : un détective privé entend claquer des talons , apparition de LA femme ....
Elle est jeune , elle est blonde , sublime, riche et elle a besoin de lui pour retrouver son amant ...
Lui , c'est Philip Marlowe, LE Philip Marlowe de Raymond Chandler revisité par Benjamin Black, alias John Banville qui nous propose une suite quelques décennies plus tard . Mais son Philip n'a pas pris une ride , et est assez fidèle à l'original ( pour ce que j'en connais, mais je ne suis pas une spécialiste ...)
C'est un roman noir , légèrement caustique, qui séduit par le ton , plus que par l'intrigue .
Marlowe a un peu d'épaisseur comme personnage , les autres pas trop , et les femmes , (dont La blonde aux yeux noirs ) sont assez stéréotypées . C'est l'époque (années 50 ) qui veut ça , mais c'est écrit en 2014, alors j'aurai aimé une héroïne un peu plus... perchée ou futée.
Ou un peu moins ...passive .
C'est Chandler qui avait trouvé ce titre et l'avait mis de coté.
Le roman est vintage , léger et agréable mais j''aimerais bien savoir ce que penseraient des" lecteurs mâles", d'un roman intitulé : " le Blond aux yeux noirs "...
- " Ah , mais ça s'appellerait de la chick-lit policière , de la "littérature pour poulettes" !
- Oui, mais là , pour Benjamin ( "le Man in ) Black ", on dit que c'est de la Littérature , du Roman Noir, alors que c'est pareil ...
- Sois pas relou Iris . Là , tu fais ta féministe , débranche !...
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koalas
  13 mars 2015
Mr Benjamin Black dans la peau de Philip Marlowe...
Le privé - d'Outre-tombe - Philip Marlowe déprime sec et tourne en rond comme un fauve dans son bureau fantôme...
Jusqu'à ce mardi après midi d'été où le clic-clac des talons hauts sur le plancher (pas des vaches) d'une "grande blonde aux yeux noirs avec une bouche mémorable" le ramène à la vie... pas la langue pendante comme le loup de Tex Avery, ce n'est pas son genre à Phil. du sang froid, un dur à cuire. Sa cliente, la séduisante Clare Cavendish, une fille aux mœurs libérés, progéniture d'une famille fortunée au parfum Langrishe, lui demande d'enquêter sur la disparition de son amant., Nico Peterson, un soit disant imprésario, yoyo. La fille le trouble...L'affaire est concluante. le début des ennuis pour notre privé désabusé...
Le cadre Bay City- blues- en Californie, début des années 50, sa voiture, une flamboyante Oldsmobile de l'époque. Dans le rôle des méchants et des gentils - A vous de faire le tri - des mexicains louches Gomez et Lopez experts en couteaux et en bobos, un fils à papa qui papote, des revenants, Bernie Ohls, copain comme cochon mais très ronchon, un joueur de polo cocu, Canning le patron d'une famille dégénérée, Hanson la cloche qui tinte et une valise qui se promène presque toute seule.
Que du beau linge que notre privé expert en volutes légères va devoir se dépatouiller pour conclure son affaire en privé...
Le tout arrosé de bourbon sec
et d'une partie d'échec
et l'affaire est dans le sac
Benjamin Black, pseudonyme de John Banville auteur irlandais, passionné de romans noirs américains des années 50 a réussi son pari haut la plume de ressusciter le personnage de Philip Marlowe de Raymond Chandler. le titre, La blonde aux yeux noirs, Black ne l'a pas inventé, il figurait sur une liste de titres de futur romans à paraître dans les archives à Chandler
Mr. Black redonne vie au Philip Marlowe d'antan. Un peu vieilli certes, la quarantaine pas bedonnante, fume clopes sur clopes à toutes les pages, plus essoufflé mais qui sait encore reconnaître les coups tordus et rendre les coups aux filous et escrocs de bas et hauts étages . Son point faible comme toujours, les femmes fatales.. qu'il sait décrire mieux que personne. Toujours l'œil vif sous son feutre , la classe à la Humphrey, la répartie au tac au tac et le ton cynique qui fait sa particularité. Une vision désenchantée et désabusée sur la ville de Los Angeles, les mœurs, la corruption. Les fils à papa gâtés pourris et les petites filles capricieuses, il les flaire à cent lieux.
L'univers et le style de Chandler est respecté, on retrouve des personnages de Chandler tel Bernie Ohls, le pote de Philip Marlowe.
Comme les livres du maître, l'histoire n'est pas inoubliable, en revanche le style l'est !
Chapeau Mr Black , ton rêve de fan s'est réalisé, Mr King l'a adoré et moi itou.
Lu dans le cadre de Masse Critique. Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont.



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Mome35
  11 novembre 2015
S'attaquer à des mythes littéraires tels que Ian Fleming (James Bond), Robert Ludlum (Jason Bourne) ou Raymond Chandler (Philip Marlowe), n'est pas à la portée de tout le monde. Pour ce dernier, Benjamin Black alia John Banville a osé. Il l'a fait. Et sans affirmer que l'élève a dépassé le maître, il l'a, à notre avis, égalé. On retrouve cette même gouaille du héros Marlowe, cette même construction narrative, une écriture orale, populaire sortie de l'esprit de Chandler par (pour) la voix de Marlowe. Cette même atmosphère enfumée et alcoolisée des années cinquante, le feutre sur le chef, le costume croisé, la vieille et imposante Oldsmobile. Marlowe n'a pas pris une ride. On peut même dire qu'il a rajeuni, malgré cette propension très américaine du milieu du siècle dernier (B.B. est pourtant anglais et très contemporain) à l'absortion massive de toutes sortes d'alcools divers (cocktails, bourbon, bières) et son addiction au tabac.
Avec les cigarettes, le whisky, il y a, bien sûr, les petites pépées. L'une d'entre elles « la blonde aux yeux noirs » est omniprésente. Elle entre un jour dans le bureau de Marlowe. Il est sous le charme. Elle l'envoute. Elle tombe dans son lit, pure tactique féminine. Elle veut que Marlowe retrouve son amant disparu accidentellement, mais ressuscité, car elle l'a aperçu à San Fransisco alors qu'il est sensé avoir été incinéré à L.A. L'intrigue, comme souvent chez Chandler paraît banale. Marlowe, ne peut refuser l'enquête. Mais il n'est pas le seul à s'intéresser à ce Nico, sorte de gigolo. Toute une faune de personnes mal intentionnées veut aussi le retrouver. Dès lors, s'enchaînent bagarres où Marlowe n'a pas toujours le dessus, interrogatoires et victimes (co)latérales. Marlowe arrivera à ses fins, comme toujours avec le sentiment de s'être fait mener en bateau mais aussi d'avoir accompli son devoir de détective. Il est pourtant plus que cela, un philosophe matiné philanthrope au grand coeur (de quoi vit-il ? Il se fait payer rarement ses prestations). Plus qu'un polar également, ce livre est un divertissement. Benjamin Black a dû le prendre comme tel en l'écrivant.
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collectifpolar
  13 octobre 2020

Début des années 1950, dans la ville californienne de Bad City. le détective Philip Marlowe est engagé par une séduisante jeune femme pour retrouver son premier amour, Nico Peterson, disparu dans un accident de voiture avec délit de fuite deux mois plus tôt. le début de ses ennuis commence
Une toute nouvelle enquête du célèbre détective privé Philip Marlowe, héros légendaire créé par Raymond Chandler, sous la plume de Benjamin Black alias John Banville.
Banville lit Chandler depuis son adolescence, et éprouve pour lui une véritable admiration, puisqu'il considère que c'est lui qui a fait entrer le roman noir dans la "vraie" littérature. Aussi quoi de plus normal pour notre écrivain de reprendre à son compte le privé le plus connu du hard-boiled américain. Son Marlowe diffère peu de celui de Chandler mais Black s'est glissé à l'intérieur de la voix de Chandler et visiblement ça a été plus facile qu'il ne le pensait car il a parfaitement réussi à recréer et le personnage et l'ambiance de ses grands romans noirs. Et même la blonde aux yeux noirs est un vrai cliché de personnage féminin de l'immédiate après guerre.

Lien : https://collectifpolar.com/
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noryane
  12 avril 2015
Verdict : Je ne connaissais pas le but de ce livre : rendre hommage à un auteur disparu en faisant réapparaitre le détective Marlowe. Je suis donc partie à l'aventure les yeux neufs. Marlowe est le privé exactement comme on l'imagine à l'époque, du moins comme je me l'imagine. Petites affaires mais plus sympa que celles traitées dans la police. Surtout quand "ce" genre de cliente débarque dans son bureau. La bellle cherche quelqu'un, affaire qui peut paraitre banale...mais de là tout bascule; car ce n'est pas si facile que cela. Les cadavres commencent à s'empiler, la belle blonde en sait plus qu'elle ne le dit. Bref Marlowe est dans de sales draps finalement!!
Une affaire menée avec calme et patience par l'inspecteur; j'ai bien aimé l'intrigue mais j'ai été déçue par le dénouement; j'attendais plus d'action mais ce n'est pas vraiment le style de l'histoire il faut le reconnaitre. Un bon livre un bon moment.
Lien : http://noryane.canalblog.com..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   20 juillet 2017
" Nico avait dû tout organiser lui-même, finit-il par lâcher. L'accident, la voiture qui a pris la fuite, la crémation. C'est évident, non ?
- Il lui aura fallu de l'aide. Et un cadavre en plus. J'imagine mal qu'il ait trouvé un volontaire - personne n'a d'amis aussi compréhensifs."
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iris29iris29   19 juillet 2017
Je l'ai déjà dit et je sais que je vais avoir des raisons de me répéter : quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, les femmes ne vous rapportent que des emmerdes .
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iris29iris29   20 juillet 2017
Terry était un salopard , mais je l'aimais bien quand même . C'était un salopard qui avait du style, et le style , moi j'apprécie.
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iris29iris29   20 juillet 2017
" Vous avez une mine épouvantable, me lança-t-elle.
- Et vous, vous avez la mine florissante du solde bancaire de votre maman."
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collectifpolarcollectifpolar   13 octobre 2020
Je sortais tout juste d’une période de vaches maigres. J’avais passé une semaine à jouer les gardes du corps pour un gars venu de New York par le clipper. Il avait la mâchoire bleue, un bracelet-montre en or et, au petit doigt, un rubis de la taille d’une mûre. Il m’avait dit qu’il était dans les affaires et j’avais décidé de le croire. Il était nerveux et transpirait abondamment, mais en fin de compte, il n’y avait pas eu de problème et j’avais touché mon dû.
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Videos de John Banville (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Banville
Bande annonce de la série Quirke, adaptation des romans de John Banville (écrit sous le pseudonyme de Benjamin Black).
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