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EAN : 9782221199329
342 pages
Robert Laffont (06/04/2017)
3.67/5   6 notes
Résumé :
Victor Delahaye, patron d'une très prospère société dublinoise, emmène le fils de son associé faire un tour en mer. Une fois au large, le jeune Davy Clancy assiste, impuissant, au suicide de Delahaye, qui se tire une balle dans le coeur.
Ce drame attire l'attention de l'inspecteur Hackett et de son ami, le médecin légiste Quirke. Les Delahaye et les Clancy sont rivaux depuis des générations et, lorsque tombe une seconde victime, Quirke ne doute plus que de te... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Crazynath
  24 avril 2020
J'ai repoussé plusieurs fois la lecture de ce cinquième tome des aventures du médecin légiste Quirke, héros créé par Benjamin Black alias John Banville.
Non pas par « manque d'envie » de replonger dans les aventures de ce héros si attachant, mais tout simplement parce que je savais qu'en tournant la dernière page je serais frustrée car pour l'instant, il s'agit du dernier tome traduit en français… Aux dernières nouvelles, la série en compte au moins six….
Retrouver Quirke a donc été un véritable plaisir car oui, on ne peut qu'aimer ce médecin légiste un peu trop porté sur le whisky, et qui ne peut s'empêcher d'épauler son ami l'inspecteur Hackett dans ses enquêtes.
Cette fois ci, nous n'allons pas rester cantonnés à Dublin, mais aussi nous diriger vers le sud de l'Irlande dans la région de Cork. Cette fois ci, nous allons même prendre la mer
Oui, dès le début de l'histoire, John Banville nous invite à embarquer car, sur un voilier se produit l'inimaginable : un homme se suicide, laissant son coéquipier (et fils de son associé) livré à lui-même car ne sachant pas naviguer….Ainsi commence cette histoire où Hackett secondé de Quirke devra essayer de démêler les fils d'une histoire où les différents protagonistes resteront bien trop muets…
En réalité, l'enquête et l'intrigue passent presque au second plan tant l'ambiance de ce roman noir à souhait prend le dessus (bon, ce n'est pas le plus sombre de la série )…Banville est excellent dans l'art de restituer l'ambiance qui régnait dans l'Irlande des années 50…et j'y plonge à chaque fois avec délices…
Il ne s'agit peut-être pas de l'épisode le plus « marquant » de la série Quirke, mais le plaisir de la lecture est bien là.
Entre temps, ma PAL s'est enrichie de plusieurs oeuvres de cet écrivain car j'avoue être vraiment tombée sous le charme de sa plume et j'ai bien l'intention de continuer à me faire plaisir en lisant ses livres, peu importe le sujet ou le thème….
Petit clin d'oeil : ma lecture précédente était une aventure de soeur Fidelma : j'avoue avoir eu le sourire aux lèvres quand Quirke, sur la route de Cork, fait une petite escale à Cashel….
Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge Séries 2020
Challenge A travers l'Histoire 2020
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maevedefrance
  22 juillet 2017
Traduit par Michèle Albaret-Maatsch
Un jour Victor Delahaye, riche patron d'une société dublinoise, emmène le fils de son associé Jack Clancy faire un tour en bateau. Pourtant, le jeune Davy n'a pas le pied marin et n'aime pas la mer. Mais il se laisse embarquer. Pour ajouter à sa frayeur, voilà qu'après un étrange monologue, Victor Delahaye sort un flingue et se tire une balle dans la poitrine, laissant Davy dans une panique effroyable, un cadavre sur les bras. Coup de chance, il s'en sort avec une insolation.
Les Clancy et les Delahaye font partie du paysage dublinois depuis longtemps : "Les Clancy et les Delahaye étaient proches depuis aussi longtemps qu'on pouvait se le rappeler. Au début du siècle, Samuel Delahaye et Philipp Clancy s'étaient associés pour affréter des vraquiers chargés de charbon du Pays de Galles; un peu plus tard, Samuel Delahaye avait perçu le potentiel de l'automobile et les deux partenaires avaient ouvert un des premiers grands garages du pays en embauchant des mécaniciens d'Angleterre, de France et d'Italie. Les affaires avaient prospéré. Mais si les deux entrepreneurs étaient censés être de même poids, tout le monde avait su d'emblée que Samuel Delahaye était le patron et Phil Clancy son administrateur." La mort de Victor Delahaye plonge les deux familles de la bourgeoisie irlandaise dans les interrogations et les introspections. L' inspecteur Hackett est chargé de l'enquête, avec son médecin légiste préféré, notre bon vieil ami Quirke, qui est enfin de retour pour ce cinquième tome, après 3 ans d'absence en France !
Hackett est toujours vêtu de "son sempiternel costume bleu brillant plus que jamais au niveau des coudes et des genoux", remarque Quirke, qui "préfèr[e] ne pas songer à l'aspect du fond de son pantalon". :) J'ai adoré retrouvé l'humour pince sans rire des deux compères, qui observe la société qui les entoure avec suspicions, jusque dans le contenu de leur assiette : "Passez-moi la moutarde, là-bas, demanda Hackett, car, je l'affirme devant Dieu, ce machin a le goût de deux bouts de carton fourrés avec une tranche de lino moisi." Miam !
L'enquête de Hackett s'annonce coton car fouiller dans les secrets de famille de la grande bourgeoisie nécessite de les prendre avec des pincettes. Un roman noir qui donne l'occasion à Benjamin Black de nous faire pénétrer dans une big house au coeur des années 50. Les personnages sont tous étranges, semblent jouer des rôles. Il y a même deux frères jumeaux, Jonas et James, à l'allure inquiétante, voire maléfique qui se ressemblent tellement qu'on ne les distingue que par la bague portée par l'un. Il y a une veuve dans le rôle de la ravissante idiote, une soeur déprimée et une belle amante.
Benjamin Black met un peu son héros en arrière plan dans ce volume pour focaliser l'histoire sur l'ambiance entre ces deux familles où l'orgueil rivalise avec la peur et le doute quand une deuxième cadavre apparaît. Il y a du Agatha Christie dans cette histoire. Quelque cousin de l'arsenic aussi pour faire peur aux trop curieux (une fois encore, Phoebe, la fille de Quirke, va payer la curiosité de son père...).
Pourtant, quand Quirke entre en scène, il ne fait pas les choses à moitié. C'est un personnage complexe et contradictoire. Il ne rate jamais une bêtise parce qu'il est faible, a conscience de sa faiblesse et de l'erreur qu'il commet au moment même où il agit. Un tombeur de dames ? A moins que ce ne soit l'inverse, avec de jolies femmes qui font ce qu'elles veulent de lui. Hackett lui en veut de toujours avoir le don de se mettre dans le pétrin tout seul ! Il y a à plusieurs reprises une allusion au liseron, qui a quelque chose à voir avec ces femmes fatales....
Un roman noir qui fait la part belle à l'ambiance. le genre de roman qui plaira à ceux qui aiment les belles tenues, les ambiances enfumées et les femmes fatales des années cinquante. Et Agatha Christie. Subtile mélange.
L'ambiance prend le dessus sur l'intrigue, dont le dénouement a finalement peu d'importance. le tout saupoudré d'une touche d'humour noir irlandais. J'ai passé un bon moment.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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florigny
  08 mai 2022
Que se passe-t-il à la tête de la prestigieuse entreprise Delahaye & Clancy limited ? C'est d'abord Victor Delahaye, qui victime d'un coup de mou se suicide en pleine mer lors d'une promenade en voilier, sous les yeux du fils de son associé. Puis c'est Jack Clancy, le second patron, victime également d'une noyade en eau trouble. Décidément chez John Banville, La mer est dangereuse. Dans ce cinquième opus, moins encore que dans les précédents, l'éclaircissement de cette sombre histoire de vengeance n'est pas essentielle. Ce qui compte, c'est l'atmosphère dans laquelle baigne le roman : les années 50, Cork, ses pubs où la bière et le whisky coulent à flots ; le charme discret de la bourgeoisie - veuves joyeuses, maris adultères et jumeaux inquiétants - vérolée par la vanité, la jalousie, l'hypocrisie, les faux-semblants et les vraies trahisons ; c'est le style limpide, les dialogues savoureux, l'humour élégant des personnages de Benjamin Black.

Quelle joie de les retrouver : le docteur Quirke traîne son passé comme un boulet et noie son mal-être dans le Jameson. En beau ténébreux qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas, et parfois pas davantage à celles qu'on lui pose, il séduit les femmes. Il a une préférence pour Isabel mais ne dédaigne pas une occasion supplémentaire. L'inspecteur Hackett exagère volontairement son apparence vestimentaire et son accent de plouc mal dégrossi, sous lesquels il cache ses compétences et son esprit aiguisé. Phoebe, la toute récente fille de Quirke continue à ruminer son enfance mensongère, et s'interroge sur son avenir avec Sinclair, l'assistant légiste de son père... Ils sont venus, ils sont tous là, personnages attachants, denses, riches auxquels il faut ajouter dans Vengeance, Bella.

Elle est la femme de l'ombre, celle qui attend le bon vouloir d'un homme qu'elle aime et connait mieux que ne l'aime et connaît sa propre épouse. Pourtant, elle n'est rien, ni légitime, ni officielle, ne sort de son angle mort que pour se rendre anonymement aux obsèques de son amant. J'ai éprouvé une tendresse particulière pour Bella. Et pour tous les autres.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath   23 mai 2020
En revanche, le vertige de la première gorgée, ce vertige là, représentait dans sa vie quelque chose dont il ne voulait pas se priver, quel que soit l'état de son foie ou de son cerveau.
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CrazynathCrazynath   26 mai 2020
Les choses lui paraissaient biaisées, déséquilibrées; même la lumière du jour avait une acidité qu'elle ne lui avait encore jamais remarquée.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2017
Le vernis de la civilisation était très mince et très fragile. Dans sa jeunesse, il avait connu la guerre d'indépendance, puis la guerre civile et avait été témoin d'actes – jeunes hommes massacrés, grandes demeures réduites en cendres, terres dévastées – défiant l'enseignement des prêtres et les valeurs des générations précédentes. Aujourd'hui la paix régnait dans le pays, or par une belle journée d'été deux hommes étaient partis faire une sortie en mer, et l'un d'eux avait été ramené mort, une balle dans la poitrine et baignant dans son propre sang. Une bien vilaine affaire.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2017
Ces choses, le charme, le danger, la beauté satanique, cet humour corrosif, malicieux surtout, tout ça, elle le voyait à présent, constituait les qualités mêmes qui auraient dû l'éloigner de lui.
Elle le dépassait de cinq à huit centimètres environ. Jack n'avait jamais paru y prêter attention, s'était contenté de plaisanter sur la question. Elle était en revanche très consciente de cette disparité, pas pour elle-même mais pour lui, si bien que, durant les premiers mois de leur relation, elle avait essayé, à ses côtés, de garder le menton baissé et de rejeter la jambe gauche un peu en arrière tout en pliant légèrement le genou droit, ce qui ne réduisait pas sensiblement sa taille, mais proclamait du moins qu'elle avait bien conscience d'être celle qui aurait dû rétablir l'équilibre et subir l'humiliation de ne pas y parvenir. Ce n'était pas que Jack était trop petit, c'était qu'elle était trop grande.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2017
Elle était au courant des infidélités de son mari. Elle souffrait, bien sûr, chaque fois qu'elle en découvrait une nouvelle – et celles qu'elle connaissait ne représentaient sans doute qu'une fraction de la réalité –, mais elle en était arrivée à accepter ces liaisons comme faisant partie intrinsèque de sa vie, aussi inéluctables que son perpétuel mal de dos. Elle supposait que c'était à cause de son dos que Jack avait commencé à la tromper. Ç'avait dû être difficile pour lui, d'être marié à une femme qui tressaillait et retenait son souffle chaque fois qu'il l'enlaçait. Comment lui reprocher d'aller chercher réconfort et soulagement ailleurs ? Pourtant, elle lui en voulait, réellement – elle acceptait, mais elle lui en voulait ; c'était plus fort qu'elle.
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Vidéo de John Banville
Bande annonce de la série Quirke, adaptation des romans de John Banville (écrit sous le pseudonyme de Benjamin Black).
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