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Critique de verobleue


verobleue
  29 août 2017
Avec « L'effet Domino », François Baranger nous a concocté un thriller historique dans le Paris de la Belle Époque. Un mystérieux « tueur à répétition » prend pour cible l'entourage de célébrités et les policiers chargés de l'enquête. Il sème derrière lui de curieux symboles ésotériques et, dans la gorge de ses victimes, un domino double. La presse accuse « Double Six », un ancien bagnard au torse tatoué, dont la rumeur dit qu'il aurait plusieurs vies.
Une grande tension s'abat sur la capiltale et sa population que la violence de ces meurtres effraient.
Le préfet Lépine confie l'affaire à l'inspecteur Lacinière, monté de Rennes, sans attaches ni famille que le tueur pourrait cibler. C'est un policier renommé, cynique et désabusé qui s'attire aisément l'antipathie de son entourage. Celui-ci s'entoure d' Albertine, une jeune féministe noble, de Thomas, un jeune agent puis s'ajoute un journaliste de droite Saint-Alexis qui leur ouvre bien des portes.
L'intrigue prend du temps à se mettre en place et le roman souffre de quelques longueurs. Il y a de longs passages narratifs qui cassent un peu le rythme. Pas de chapitre mais des jours et des heures qui passent et qui ajoutent à l'attente. D'un autre côté, l'auteur nous invite à une immersion totale dans cette époque à l'ambiance particulière avec le début des automobiles, le bruit des fers à cheval sur les pavés, les vêtements, costumes chez les hommes, robes longues chez les femmes, la pauvreté et la saleté de certains quartiers, l'arrivée de l'électricité, le début du métro. L'auteur nous instruit également en parlant des différentes personnalités vivants à cette époque, des ballades dans Montmartre, des conditions de la femme à cette époque…
François Baranger réussit quand même à étonner par un coup de théâtre avant que l'histoire ne reprenne son cours et se termine. Une longue enquête mais je ne me suis pas pas ennuyée.
L'équipe policière ainsi constituée, avec son logement indépendant et ses avantages en logistique forme les prémices des Brigades du Tigre, formées en 1907 par Clémenceau, surnommé « le Tigre », en raison de sa manière brutale de traiter ses adversaires politiques. Implantées dans les principales villes de province, elles était dirigées par un commissaire divisionnaire, assisté de 3 commissaires de police et commandant 15 à 20 inspecteurs qui effectuaient leur travail 24h/24 en se relayant par groupes de 5. Ce corps de police spécial est aussi le premier du monde à mettre en pratique les ressources de la science moderne. Ils bénéficiaient des dernières méthodes d'investigations techniques et de la modernisation du fichage des criminels (fiches anthropométriques avec empreintes digitales). Cette nouvelle police d'élite disposait de moyens modernes: télégraphes, téléphones et bientôt automobiles. Ainsi, leur activité continue dans leurs enquêtes, surveillances et filatures optimisaient l'efficacité de leur mission et maintenaient une pression constante sur le banditisme.

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