AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782259208567
592 pages
Éditeur : Plon (22/09/2012)
4/5   13 notes
Résumé :
Je sais aujourd’hui qu’un jardin n’est pas uniquement un agencement d’arbres, d’arbustes et de fleurs, il est le passé et l’avenir d’une région, d’un pays, d’une religion, d’une civilisation.
Du jardin de l’Eden à celui que modestement j’entretiens, ce Dictionnaire amoureux rend hommage aux auteurs tels que Hugo, Chateaubriand, Garcia Lorca et Prévert, qui ont su domestiquer et magnifier cette nature reconstituée et ce faisant aux peintres qui s’en sont inspi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
clude_stas
  23 juillet 2014
J'ai déjà, brièvement, évoqué cette excellente collection des « Dictionnaires amoureux » chez Plon, permettant à des experts de laisser libre cours à leur érudition sur près de six cents pages (voire plus). Mais des dictionnaires sur les jardins, il y en a pléthore, me direz-vous. Et vous n'avez absolument pas tort. Donc, qu'est-ce qui fait la différence entre tous ceux-là et celui-ci ?
Tout d'abord, ce n'est pas un lexique des termes du jardinage, aride et rébarbatif. Nous ne sommes pas dans une séquence de « Silence, ça pousse ! » sur France 5. Bien au contraire, c'est un véritable voyage dans la constellation des espaces verts, de leurs occupants, de leurs particularités. le périple se fait promenade, du Jardin d'Acclimatation de Paris à Villandry, en passant par Saint-Cloud, Ermenonville, Chantilly, Giverny et Saint-Pétersbourg. Là, au milieu des troènes et des cyprès, tout en cueillant des zinnias, vous rencontrerez le Nôtre, Jacques Boyceau de la Baraudière, Roberto Burle-Marx ou les Wirth, selon votre sensibilité. Sans oublier des figures historiques hautes en couleurs : les rois de France, avec une place centrale pour Louis XIV, mais également Napoléon I, Napoléon III, François Mitterrand et Jacques Chirac. Ainsi vous apprenez l'existence du Jardin de Pamplemousses, sur l'île Maurice.
Ensuite, un autre atout de ce dictionnaire, réside en la personnalité de son auteur : Alain Baraton. Né en 1957, ce jardinier français est responsable du Domaine national de Trianon et du grand parc du château de Versailles depuis 1982. Il est donc bien un expert en la matière (et ne fait pas la part belle au grand « jardin » dont il s'occupe). Mais au-delà de la somme de connaissances, il y a la découverte d'un véritable auteur, au style « fleuri » (je n'ai pas pu ‘en empêcher), émaillé de métaphores, de références littéraires (les citations poétiques vont De Lamartine à Théophile Gautier, avec des extraits de chansons. Jacques Dutronc, par exemple) et d'anecdotes personnelles. le pari me semble réussi : à la lecture de ce dictionnaire, nous apprenons tant de choses, sans aucun ennui, en riant bien souvent, en râlant parfois devant l'inanité des pouvoirs publics face à la nature. Il y a donc bien un goût pour l'écriture chez les amateurs (et les professionnels) de jardins.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
lehibook
  07 avril 2020
Ce dictionnaire s'appuie sur le savoir d'un homme qui gère les jardins de Versailles , du Trianon et de Marly mais aussi sur l'humour et la faconde du chroniqueur radiophonique. Amoureux des jardins ,j'y ai butiné et fait mon miel.
Commenter  J’apprécie          10
patrickmaillocheau
  11 mai 2014
c'est a mon avis :de la pedagogie sur la nature alain baraton est un homme qui raconte magnifiquement la vie des jardins
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
SepoSepo   22 avril 2014
Introduction du marronnier en France:

Ce dernier est aujourd'hui présent dans les parcs et jardins de France. Il est devenu si ordinaire qu'il semble avoir toujours orné nos paysages.
L'histoire du marronnier commence débute en 1581. Charles de L'Ecluse, le directeur des jardins impériaux de Vienne, découvre cette plante alors inconnue et en fait une description très précise. Persuadé que l'arbre est originaire des Indes, il le nomme naturellement marronnier d'Inde. En 1615, François Bachelier, un botaniste passionné par toutes les raretés végétales, en plante un dans le jardin de son hôtel particuliers du Marais, à Paris. Notre végétal apprécie l'air de la capitale et vivra plus de deux siècles. Il faut attendre 1650 pour qu'un deuxième pied soit installé dans le Jardin du Roy, toujours à Paris. Il devient une curiosité et draine sous sa frondaison des centaines de curieux. La folie du marronnier est née, et tous les propriétaires de parcs veulent en planter sous leurs fenêtres. Mais cela a un coût, 100 sous, la somme à débourser pour acquérir un simple marron. Converti, le montant avoisinerait les 350 euros. Ce n'est pas rien. Un arbre aussi cher se doit bien évidemment d'être présent, et en nombre, dans les domaines royaux. Louis XIV ordonne que soient créés des alignements et des bosquets de marronniers dans le jardin des Tuileries et bien sûr à Versailles.

(...)

Excités par le prix exorbitant des marrons, quelques petits malins décident de partir en Inde chercher les précieux arbres. Ils n'ont trouveront pas et pour cause: le marronnier commun est une plante originaire de Grèce et d'Albanie.

Producteur de fruits dangereux lorsqu’ils vous tombent sur la tête, victime d'un papillon ravageur, sujet à quantité de champignons et maladies, le marronnier est un arbre qui, en outre, vieillit mal. Il n'existe plus aujourd'hui de jeunes alignements excepté dans les domaines historiques et dans de rares propriétés privées. Ironie de l'histoire, le marronnier redevient ce qu'il fut autrefois, un arbre rare."p27/29
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SepoSepo   20 avril 2014
"François Ier est né deux après la découverte des Amériques. En 1540, il a quarante-six ans, il est toujours fasciné par ce continent lointain, aussi impressionné que nous pouvions l'être après que l'homme eut marché sur la Lune. Aussi, lorsqu’il apprend qu'une expédition désire lui offrir un végétal d'outre-Atlantique, il ne se fait pas prier.. La plante est un thuya et elle est découverte en 1534 par Jacques Cartier, sur les rives du Saint-Laurent. Les Indiens le nomment "arbre de vie" pour son feuillage qui reste vert toute l'année et semble ainsi être immortel. Jacques Cartier est persuadé qu'il est ainsi appelé pour ses propriétés médicinales et que la consommation de ses feuilles permettra de lutter contre le scorbut, une maladie qui affecte gravement les marins. Mais il n'en n'est rien. Pire, les feuilles sont toxiques. Hormis quelques téméraires bientôt décédés, les marins n'y touchent pas et l'arbre arrive intact en France. Pour les botanistes, il est hors de question de jeter par-dessus bord un arbre qui a résisté à une traversée de l'Océan. Il est alors offert à François Ier qui s'empresse de la planter dans les jardins de Fontainebleau. Le roi est admiratif devant le petit conifère né sur des terres inconnues et lointaines et qui a tenu bon durant ces longues semaines passées en mer. Il pense qu'il mérite bien son surnom d' "arbre de vie" et à son tour le nomme ainsi.

Le thuya est un conifère si employé de nos jours que certains n'hésitent pas à le qualifier de béton vert. Il est même devenu de bon ton de le dénigrer, ce qui est injuste. En port libre, il atteint 30 mètres de hauteur et peut vivre trois cent ans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
museumdetoulousemuseumdetoulouse   12 avril 2014
Les nymphéas sont les fleurs de l'été. Elles marquent l'été qui ne trahira plus. Quand la fleur apparaît sur l'étang, les jardiniers prudents sortent les orangers de la serre.
Commenter  J’apprécie          50
museumdetoulousemuseumdetoulouse   12 avril 2014
Arcimboldo est un artiste d'exception qui pratique l'humour avec talent. Un de ses tableaux représente un plat qui déborde d'oignons, de carottes, de champignons et autres aliments. Il est nécessaire de retourner la toile si l'on veut comprendre pourquoi l'œuvre s'appelle L'Homme potager.
Commenter  J’apprécie          20
museumdetoulousemuseumdetoulouse   12 avril 2014
Les nymphéas sont les fleurs de l'été. Elles marquent l'été qui ne trahira plus. Quand la fleur apparaît sur l'étang, les jardiniers prudents sortent les orangers de la serre.
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Alain Baraton (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Baraton
Retrouvez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/alain-baraton-dictionnaire-amoureux-des-arbres-52712.html
Si je vous parle de Versailles et de ses jardins, la plupart d'entre vous répondront André le Nôtre, c'est bien ! Mais si j'évoque le jardinier de Versailles, là, immanquablement, vous me répondrez Alain Baraton. Et vous aurez raison !
Depuis des années maintenant, c'est à ce surnom que répond Alain Baraton qui, depuis 1981, a non seulement su entretenir et embellir le parc royal mais a aussi eu la volonté de valoriser son métier et inciter des vocations.
Rien ne prédestinait Alain Baraton à vivre les mains dans la terre mais il faut parfois répondre aux injonctions paternelles, surtout quand les résultats scolaires ne sont pas à la hauteur. Et voilà le jeune Baraton dans un lycée horticole où il découvre un monde insoupçonné. Puis, le destin faisant bien les choses, un job d'été lui permet d'intégrer l'équipe des jardiniers du château de Versailles. Depuis, Alain Baraton n'a jamais quitté ce lieu prestigieux même si son quotidien est aujourd'hui davantage dans un bureau à gérer une cinquantaine de personnes que dans les massifs à planter des bulbes ou tailler des buis. Mais le plaisir et l'amour de la nature est toujours bien là. Une passion qu'il partage depuis plusieurs années avec des chroniques régulières en radio et en télévision et en publiant régulièrement des ouvrages. Parmi une vingtaine de titres, citons « le jardinier de Versailles » en 2006, « Je plante donc je suis » en 2010, « L'amour au jardin » en 2010 et aujourd'hui, ce « Dictionnaire amoureux des arbres ».
Dans cette belle et originale collection des éditions Plon, Alain Baraton laisse libre cours à son attachement aux arbres et à la nature en général et déploie son goût de l'écriture. Avec près de 200 entrées, parfois inattendues, il nous raconte les arbres mais partage aussi des anecdotes, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule.
Un livre non dénué de charme et de poésie à feuilleter sous les branches d'un arbre centenaire en écoutant bruisser les feuilles.
« le Dictionnaire amoureux des arbres » d'Alain Baraton est publié aux éditions Plon.
+ Lire la suite
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Pas de sciences sans savoir (quiz complètement loufoque)

Présent - 1ère personne du pluriel :

Nous savons.
Nous savonnons (surtout à Marseille).

10 questions
343 lecteurs ont répondu
Thèmes : science , savoir , conjugaison , humourCréer un quiz sur ce livre