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Elisabeth Lemirre (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782490501083
188 pages
Éditeur : Editions du Typhon (11/03/2020)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre.

Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde, qui l'entraînera dans un château rempli de noirceur.

Pensé à la fois comme une relecture de Barbe Bleue, une réponse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Stelphique
  30 mai 2020
Ce que j'ai ressenti:
Il était une fois…
"Il était une fois un conte né des profondeurs caverneuses de l'humanité. Engendré d'un mythe dévoyé à la force du songe.(…) Il attendait les premières lueurs d'un matin pâle qui chuchotent à l'oreille du rêveur: le cauchemar n'est que le prolongement de ton âme."
Il n'y aurait pas eu autant de « Il était une fois… », s'il n'y avait pas eu autant de fois, toutes sortes d'injustices éhontées, de tyrannies sombres, de libertés bafouées…C'est parce qu'il y a eu de terribles actes dans l'Histoire des hommes, (et peut être plus encore dans l'Histoire des femmes), que le conte s'est fait lumière dans la société pour exorciser le Mal sous toutes ses formes…Et ce fameux « Il était une fois.. » est devenu alors, formule magique…Pour la rêveuse que je suis, ce genre particulier de lecture, m'attire irrésistiblement…Imaginez un peu ma joie de découvrir un conte gothique avec cet univers intense de Noir…Une onde de choc entre sublime et peurs viscérales, entre beauté envoûtante et effroi ancestral, c'est tout le charme du Noir qui opère en ces pages… Je n'ai pas hésité une seconde à faire rentrer le chien noir dans mon monde féerique et c'est une adoption réussie!
J'ai été happée. Encore plus efficacement qu'un trou noir aurait pu m'absorber, Lucie Baratte avec cette revisite audacieuse et profonde, m'a happée dans les lignes noires de son livre. Une fantastique aspiration…Le chien noir reprend tous les codes du conte et quelques brides sauvages de ces meilleures légendes pour en faire une histoire troublante…Entre magie et ténèbres, le noir s'immisce en nos intérieurs…Le chien noir, c'est une princesse en détresse qui devra suivre un cheminement très sombre entre rêves et cauchemars, pour trouver la lumière en cet univers cruel et sans pitié…C'est tout un symbolisme fascinant où la part sombre des hommes se dessine en relief sur les murs, la bête dans un recoin attend son heure et le Mal plus mauvais que jamais, s'habille d'une couronne…Et cette princesse, Eugenie, apprendra de leur noirceur pour s'en faire lumière, non sans peine…
Il était plusieurs fois la nuit, les larmes et l'entrave aux libertés, il serait peut-être temps qu'il y est plusieurs fois le temps des princesses révoltées…Lucie Baratte ouvre la voie à ce temps de princesses émancipées et ses chemins de volutes noires sont beaux autant que fascinants…Dans une plume superbe en mixant les influences rétro et modernes, elle nous offre un conte magnifique. Intensément fort. Un petit joyau de noir.
Il était une fois, une fée qui avait eu un tel coup de coeur pour un conte gothique qu'elle en retranscrit sur les parois de son imaginaire des pans entiers de ses mots, qu'elle en apprit des fragments qu'elle colla sur ses lèvres, et par on ne sait quelle magie, elle eu une tache de noir qui apparut sur sa joue…La fée la chérit avec une tendresse infinie…Et quiconque venait en son royaume de féerie, pouvait voir gambader le Chien Noir

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.
Lien : https://fairystelphique.word..
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JIEMDE
  14 mai 2020
D'abord se laisser glisser dans la douce atmosphère créée par les codes du conte et replonger des années en arrière avec la sensation sécurisante de se retrouver en terrain connu, un peu comme si tu retrouvais adulte un doudou oublié. le roi, la jeune et belle princesse enfermée et à marier, un prétendant, un long voyage, une île, un château…
Ensuite, commencer à trembler quand le conte vire au drame, au fantastique puis au gothique et s'aventurer dans un univers certes éloigné de mes habitudes, mais pas désagréable à découvrir. Un chien sauvage abandonné, des voix, une pièce interdite, un serviteur-gnome, un tableau qui suinte, un tatouage qui s'anime et j'en passe…
Enfin gratter un peu de l'autre côté du texte, et découvrir le deuxième effet kiss-cool du conte, celui qui mêle les références du genre – clin d'oeil appuyé de Barbiche à Barbe Bleue – à des thématiques plus contemporaines : les violences faites aux femmes et la difficulté de s'en échapper, l'émancipation, l'épanouissement ou les limites de l'interdit.
Avec le chien noir, Lucie Baratte nous offre un conte oscillant constamment entre nostalgie et modernité engagée, dont on regrettera juste que la fin – choix assumé - soit trop respectueuse des convenances du genre. Faussement légère, l'écriture de l'auteure est aussi furieuse que ses « pages d'ombres » qui terminent ce livre remarquablement édité, complété d'un site Internet à l'accès verrouillé dont je vous donne l'adresse (serstoidelaclef.com) mais pas la clé d'entrée, cachée au coeur du livre…
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EvlyneLeraut
  16 mai 2020
Ouvrir ce livre à l'instar d'un cadeau rare. Etonnant, passionnant, il bouscule les diktats littéraires. Accorde une chance à un genre, l'Imaginaire et le Fantastique. Original et précieux tant sa beauté gonfle les lignes dans le sombre d'un antre hors de l'espace et du temps. « Le chien noir » est captivant. Les pages tournent à allure folle. On veut savoir, de suite, vite, dans cette impatience enthousiaste ce qui advient de l'intrigue. On traverse cette haute littérature dans un labyrinthe où le charme se situe dans la magistrale écriture de Lucie Baratte. Malgré les courants d'air glacé cette impression majeure d'être au coeur d'un conte qui casse les codes. Une plongée dans l'ancestral d'un gothique confirmé. « Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre. » Le style doux, ciselé, aérien chuchote cette histoire qui tel le fil d'Ariane emmène le lecteur bien au-delà de la visibilité. Ce conte de choralité vêtue est un aimant. On écoute Lucie Baratte. Et là, la nuit surpasse le jour. Mais on est bien. « Eugénie » est une jeune princesse vivant dans un château avec son père « Cruel ». Un homme vil, autoritaire qui emblématise certaines têtes connues. Il broie ses sujets à l'instar d'un rideau baissé à la vue de la liberté pour « Eugénie ». Jeune fille aimant un Page et dont « Cruel » le fera décapiter. (Suivez mon regard). N'ayez pas de crainte. Cette litanie est d'une couleur qui enrobe et apaise. Les sons de l'histoire sont de loin les plus belles attentes. La lecture est envoûtante. Que va-t-il se passer dans cette traversée du miroir ? « Eugénie » va être soumise à un homme. Pas n'importe lequel. Se marier de force avec « lui » « le roi Barbiche ». Nous sommes nos choix. Pas elle. Et pourtant, « Eugénie » cherche à percer les mystères sombres de sa vie. « Ecoutez moi attentivement, vous n'avez rien à craindre… Voyez-vous, en dépit de mon apparence de robuste quadragénaire, j'aurai bientôt mille ans d'âge… » Cette voix qui attire « Eugénie », lui annonce les prémices d'une vie douce. Est-elle sincère ? Le conte ouvre ses tiroirs. Ses passages secrets dans un tunnel où chaque pas prononcé signe l'histoire des fables insistantes. Il y a la teneur de « Edgar Allan Poe » et « Ses histoires extraordinaires ». L'emblème tenace des contes tels que « Peau d'Ane » « Barbe-Bleue ». Le rôle puissant d'une trame renommée dès sa première annonce car unique. Ici, règne le majeur. La glaise des légendes et bien au-delà des évènements, « Le chien noir » fait une entrée fracassante et parabolique. Il est là. Chien recueilli par « Eugénie » en route pour un voyage sans retour avec « le roi Barbiche » vers une île perdue à mille-mille dans les ténèbres des angoisses immortelles. On aime la subtilité de Lucie Baratte, ses signaux, ce qui renvoie à notre contemporanéité en filigrane. « Danses endiablées jusqu'au bout de la nuit, valse, twist, cha-cha-cha et fox-trot, jeux de société pour tous les goûts, du bridge au Monopoly en passant par le tric-trac et le nain-jaune. » Ce chien noir adopté par « Eugénie » qui est-il ? Lisez, je ne vous dirai rien. Juste ce relationnel entre « Eugénie » et lui. Cette osmose qui détourne le conventionnel. La ligne jaune n'est jamais franchie. La pudeur gracieuse de l'écriture remporte la palme d'un conte pour grandes personnes mais que les enfants adoreraient « Que vais-je faire toute seule sur une île déserte ? » « Eugénie » va franchir les frontières des interdits. « Le roi Barbiche » est parti pour un an. Lui laissant en main, ce qui est scellé et dont elle ne peut percer le secret. le Fantastique rentre en scène dans un jeu de lumières. le Sésame parabolique des mystères engloutis dans les souterrains. Et là, les amis ; « Le chien noir » est puissance, métaphore, magie d'outre-tombe. La dualité est actée. « On y entendait des cognements, et les flûtes des cavernes, des sonates de Chopin et la pop mélodique de Kate Bush… » « Le chien noir » oeuvre dans la grotte abyssale. Les tiroirs se referment. Le conte s'achève. Rien ne sera plus comme avant la première majuscule de ce temps qui accroche les histoires aux murailles d'éternité. Envoûtée, bousculée, étonnamment enrichie par cette matrice littéraire hors norme, je referme « Le chien noir » et je sais que ce conte est déjà culte. A noter : Une postface par Elisabeth Lemirre spécialiste du conte littéraire. Perfectionniste, en conférence d'une conclusion à ce merveilleux déployé, dévoile que Pascal Quignard notait « Les contes forment un genre presque inhumain ». Elisabeth Lemirre ajoute : « Humanisant l'Homme qui l'écoute ou qui le lit. » Publié par les majeures Editions du Typhon.
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Zarps
  26 avril 2020
Il était une fois un grand confinement qui n'en finissait plus. La consigne était simple, il fallait rester chez-soi. Comme Raiponce dans sa tour. Comme Belle dans le château de la Bête. Je n'avais jamais été aussi proche d'une princesse recluse de conte de fées.
Il était une fois un éditeur qui au détour d'une rencontre en mode zoom nous parle d'un conte, le chien noir, premier roman d'une auteure française, Lucie Baratte. Quelques clics plus tard, me voici traversant la place Saint-Sauveur vide, si étrangement vide, pour un vendredi de printemps.
Il était une fois, la fille du roi Cruel, forcée de se marier avec un homme riche, puissant et troublant. Barbiche, Barbe Bleue au tatouage de serpent, qui l'emmène dans un royaume froid et violent. Comment Eugénie pourra-t-elle se libérer de ce joug oppressant ? Comment cette jeune fille trouvera-t-elle le courage de relever la tête ? Et si la clé, c'était ce petit chien noir, qu'elle a recueilli par une nuit d'orage ?
Pas besoin d'en savoir beaucoup plus. Les codes du conte sont là, on se retrouve en territoire connu. le style reste très contemporain, fluide. Pas de crainte, si elle est influencée par l'écriture des précieuses du XVIIe, l'auteure ne livre pas un texte ampoulé. Quel plaisir de lecture ! Ce plaisir de partager une histoire intemporelle, qui nous parle pourtant à nous, rien qu'à nous, une histoire qui fait frémir. Ce plaisir d'enfant de jouer à avoir peur. Cette frêle princesse va se confronter tour à tour aux monstres, au désir, à la liberté, à la vérité. Parce que le conte depuis toujours est un récit initiatique.
Coup de coeur sans réserve pour ce texte. Idéal pour quelqu'un qui comme moi a aimé La Belle et la Bête et ses multiples versions, le roman gothique, les jeux littéraires et les personnages féminins qui ont du chien.
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Manonlitetvadrouilleaussi
  24 juin 2020
Prologue
Il était une fois un petit renard,
qui nous proposa un rencard,
un certain mercredi soir.
« Venez amis lecteurs, venez découvrir le chien noir. »
Parés de nos plus beaux habits,
nous découvrîmes alors l'auteure Lucie.
Devant tous ces yeux ébahis,
elle nous conta l'histoire d'Eugénie.
Et c'est ainsi que l'aventure commença,
entre le chien noir et les booksta.
Depuis nous n'avons plus qu'une envie,
C'est de vous la partager à vous aussi ....
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Chapitre 1
Il était une fois dans un pays lointain une jeune princesse Eugénie. Son père, le Roi Cruel, un passionné de décrets, la maria de force au mystérieux roi Barbiche. Ce dernier l'emmena alors dans son château fort fort loin. Un long voyage durant lequel elle rencontra un animal blessé, un certain chien noir...
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Quelle lecture! Un roman singulier qui sort du lot dans ces dernières parutions et nous replonge dans les histoires de notre enfance mais version adulte tout de même 😆!
Ici nous sommes à la frontière entre le conte et le roman gothique.
Conte car nous n'observons ni unité de temps ou de lieu et la réalité est exprimée par le biais du fantastique, du merveilleux. Sans oublier l'emploi à chaque chapitre du légendaire « il était une fois » .
Gothique, pour ce décor noir, lugubre et angoissant qu'est le château de Barbiche.
Barbiche, cet homme si charmant promettant à Eugénie amour et protection ... Trop beau pour être vrai? D'ailleurs, ce nom ne vous rappelle rien ? Un certain Barbe bleue peut-être ?!
.
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Dans ce premier roman, Lucie Baratte s'empare donc du conte pour traiter de la violence ( physique,sexuelle...), de la colère, de l'émancipation, du féminisme mais également de l'horreur et de la noirceur du monde. « Noir c'est Noir »
Par ce récit l'auteure a voulu rendre hommage à deux conteuses qu'elle affectionne : la baronne d'Aulnoy et Angela Carter
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Je serai certainement passée à côté sans cette rencontre pour le #VLEEL! Donc merci au 🦊. Et vous alors ? Il vous tente ?
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P.S: En fin de lecture, un site web vous invitera à rentrer dans l'univers mystique du chien noir ...
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   12 mai 2020
Les étagères se prolongeaient vers l'arrière, créant un labyrinthe de panneaux et d'alcôves tapissés d'ouvrages protéiformes, du livre illustré au manuscrit ancien, du volume au codex, de l'in-duodecimo au double-éléphant-folio, enfin, sur le côté, des escaliers en colimaçon menaient aux rayonnages supérieurs qui perdaient le regard du spectateur dans la foule des dos de cuir.
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StelphiqueStelphique   28 mai 2020
Il était une fois un conte né des profondeurs caverneuses de l’humanité. Engendré d’un mythe dévoyé à la force du songe.
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Video de Lucie Baratte (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucie Baratte
Portrait de graphiste freelance: Lucie Baratte au Mutualab à Lille
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