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Jean-Luc Defromont (Traducteur)
EAN : 978B0BG5PF7Z2
223 pages
Liana Lévi (06/10/2022)
3.82/5   39 notes
Résumé :
Mardi 11 juillet 1972, ouverture du championnat du monde d’échecs. En arrière-plan la guerre froide qui oppose Union soviétique et États-Unis. Les caméras du monde entier sont braquées sur l’Islande, où auront lieu en mondovision les rencontres entre les deux compétiteurs: le Russe Boris Spassky, champion en titre depuis 1964, et l’Américain Bobby Fischer. Ce dernier est un être qui vit enfermé dans sa bulle, s’exerce seul à ce jeu depuis l’âge de sept a... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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musemania
  27 octobre 2022
Après avoir lu « le mage du Kremlin » de Giuliano da Empoli chez Gallimard, qui est en lice dans la dernière sélection pour le Prix Goncourt 2022, j'ai décidé de rester en Russie en quelque sorte mais avec un saut dans le passé et plus particulièrement, durant la Guerre Froide, début des années septante (et oui, je suis belge ;).
Le milieu des échecs n'est pas un monde que je connais particulièrement. Oui, j'en connais les règles de base ayant fait partie d'un club durant mes études secondaires mais je n'ai jamais été accroc au point d'en lire des manuels par exemple ou même d'avoir suivi des séries comme « le jeu de la dame » qui a eu son succès il y a 2 ans de cela.
Pourtant, en lisant le résumé, j'ai eu envie de découvrir ce bouquin alliant une époque historique dont mes connaissances me semblent parfois un peu limitée (la Guerre Froide), l'ayant que trop peu étudiée à l'école. Alors maintenant, j'essaie d'en apprendre plus dessus, notamment en la conjuguant à ma plus grande passion qu'est la littérature.
C'est ainsi qu'on plonge en 1972 pour le championnat du monde d'échecs qui a lieu en Islande entre Bobby Fischer, joueur américain de moins de 30 ans dont le talent n'est pas moins égal à ses originalités et le Russe Boris Spassky, détenteur du titre depuis près de 8 ans.
L'auteur italien, Alessandro Barbaglia, confronte cette folle rencontre à « l'Iliade » d'Homère avec, en point d'orgue, les deux héros que sont Achille et Ulysse. Bien que n'ayant que de vagues souvenirs de celle-ci, réminiscences lointaines de mes cours de latin, j'ai apprécié cette comparaison étonnante et pourtant juste à plus d'un titre.
Hormis ces deux sujets originaux finement vulgarisés pour n'importe quel quidam, Alessandro Barbaglia offre également un chapitre intime de son histoire personnelle au travers du récit d'épisodes de sa relation avec son père, décédé très tôt d'un cancer. Émouvante à bien des égards, cette plongée intimiste m'a particulièrement touchée.
Ce livre mérite à bien des égards d'être découvert que ce soient pour ses sujets pittoresques que pour l'auteur qui dévoile un brin de son vécu. Agrémentées d'une plume élégante et fluide, au final, ce sont trois histoires imbriquées intelligemment que j'ai découvertes et qui m'ont passionnées de la première à la dernière page.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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ChristianDecroze
  11 novembre 2022
Chers collègues babeliotes,
N'ayant pas été sélectionné pour recevoir ce livre dans le cadre de la Masse Critique, j'ai payé cet ouvrage de mes propres deniers. Rien ne m'oblige par conséquent à publier une critique. Mais je ne suis pas rancunier et j'aime bien Babelio. Alors voilà, je m'y colle. Non non, ne roulez pas des yeux, rassurez-vous, je serai bref.
Tout le monde a soit suivi en direct (les vioques) soit entendu parler (les autres) du fameux Championnat du Monde d'Échecs de 1972, disputé à Reykjavík. Ah bon, pas tout le monde ? Que ceux qui n'en ont jamais entendu parler lèvent le doigt ... Ouhlàlà ! Tout ça ? Ben heureusement que je suis là pour vous faire le pitch, bande de veinards.
A ma gauche (c'est le cas de le dire), nous avons le Champion du Monde en titre, Boris Spassky. Un pur produit de l'Ecole soviétique. A ma droite (c'est le cas de le dire) le challenger, l'américain Bobby Fischer. Un pur produit des bas-fonds de Brooklyn, et qui n'est presque jamais allé à l'école, même pas soviétique.
En 1972, pour les Russkoffs, le Championnat du Monde d'Échecs, c'est chasse gardée depuis des décennies. Ça se déroulait plan-plan entre gens bien, genre russo-russe et ça leur permettait de clamer haut et fort que l'Homo Sovieticus est plus intelligent que les autres.
Alors, qu'est-ce que ce sale impérialiste amerloque dégénéré vient foutre ici sur notre pré carré, en plus en pleine guerre froide ? Il nous nargue ? Camarade Boris, tu vas nous faire le plaisir de virer ce petit con vite fait bien fait.
Bon, je ne dévoilerais pas un bien grand mystère en révélant que c'est finalement #@*$&%/ qui est devenu champion du monde d'échecs, mais je ne veux pas spoiler. Je voulais juste planter le décor.
Venons-en maintenant au livre. Il est bien mignon, le petit Alessandrino à son papa, il a fait ce qu'il a pu mais franchement, si j'étais Prof des Ecoles (wink wink, salut Lucie, ça va ?) je noterais : « Intéressant, mais peut mieux faire ».
Bien qu'ayant lu des centaines de pages et vu plusieurs films librement inspirés de cette rencontre, j'avoue que le coup du Bobby/Achille contre Boris/Ulysse (tiens, ça rime Maxime), on ne nous l'avait jamais servi.
L'Alessandrino, il a trouvé une idée et il s'y cramponne mordicus. Il cherche des trucs invraisemblablement capillotractés pour nous convaincre que les deux joueurs sont des héros mythologiques.
On a souvent l'impression de regarder un bambin qui veut absolument faire entrer la pièce ronde dans le trou carré. Genre : la mère de Bobby s'appelait Regina (la Reine). Or, la Reine (Dame en français) est la plus puissante pièce du jeu. Haha, le gros clin d'oeil psychanalytique téléphoné, t'as compris, Sigmund ? Bobby aime les échecs car sa mère ne l'a pas aimé.
De plus, quand il nous apprend que Thetis, la mère d'Achille/Bobby était une Reine, l'Alessandrinou prend son pied. Bref, ça ne vole pas très haut. Mais au moins, ça ne nous coûte pas 500 € la consultation.
Quant au père de l'auteur, psychiatre qui s'intéressait au Cas Fischer, c'est sans intérêt. Des milliers de psychiatres se sont intéressés au Cas Fischer sans jamais résoudre l'énigme.
Je passerai avec bienveillance sur le style ampoulé, grandiloquent, verbeux, théâtral, redondant. Au moindre coup de pion, on a droit à toute la mythologie grecque mâtinée de catastrophe nucléaire qui se déchaîne et nous tombe sur la tête. On a beau aimer les échecs, c'est fatigant à la longue de se trimballer d'océans apocalyptiques en cieux enflammés.
Au final, on n'apprend rigoureusement rien de cet événement qu'on ne sache déjà. L'auteur ne nous sert que du réchauffé. Les coups de téléphone d'Henry Kissinger, la mouche dans le fauteuil, la partie dans le placard à balais, le décès de Bobby à 64 ans, comme les 64 cases d'un échiquier, on connaît tout ça par coeur. Fallait-il vraiment écrire un livre de plus sur cet OVNI ?
En plus, quand on écrit un livre sur les échecs, il faudrait au moins avoir quelques notions du jeu et savoir par exemple que Champion international d'échecs n'a aucun sens : on est soit Maître International, soit Grand Maître International, basta. Et, comme l'a judicieusement relevé Hapo, dont j'ai adoré la critique, quand on a l'ambition d'écrire un livre sur les échecs, le minimum serait de connaître les règles, en l'occurrence la différence entre un Pat et une Nulle. Tous deux aboutissent au même résultat (1/2 point partout) mais par des chemins complètement différents. Jamais Fischer et Spassky n'ont fini une partie sur un Pat, qui n'est qu'un piège grossier pour les pousse-bois inattentifs.
N'est pas Nabokov ou Zweig qui veut. Merci quand même, Alessandrinou. La prochaine fois, essaie de nous parler d'un truc que tu connais et moins rabâché, ça pourrait être sympa.
Pour conclure, je ne conseille ce livre à personne. Les joueurs d'échecs n'apprendront rien et les autres vont s'ennuyer à mort.
Bon, deux étoiles babéliesques parce qu'il fait beau et que je suis de bonne humeur car le Champion du Monde sans interruption depuis 2013 (Magnus Carlsen un jeune Norvégien), envoie régulièrement péter tous les Russkoffs qui ont la mauvaise idée de s'asseoir en face de lui. Oui Camarades Popoff, c'est super humiliant et vous êtes vénères, je peux comprendre. Mais c'est quand même pas une raison pour passer vos nerfs sur les Ukrainiens, merde !
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motspourmots
  06 octobre 2022
Vous faisiez quoi le 11 juillet 1972 ? (Si vous n'étiez pas né, surtout ne partez pas) Ce jour-là, un peu partout dans le monde, des milliers d'individus qui ne connaissaient pas forcément grand-chose aux échecs avaient les yeux rivés sur un écran de télévision pour suivre le coup d'envoi du championnat du monde. En pleine guerre froide, un petit génie américain, Bobby Fisher allait affronter le champion en titre depuis 1964, Boris Spassky, héritier d'une longue tradition russe. La rencontre va s'étaler sur deux mois, en Islande. Les images sont de piètre qualité mais l'événement hypnotise les foules, autant pour ce qui se joue sur l'échiquier qu'autour. J'avoue que les noms m'évoquaient quelque chose mais, au moment d'ouvrir ce livre je ne me souvenais même pas qui avait gagné (tant mieux pour le suspense) et, à part le nom des pièces et leurs couleurs ou le terme échec et mat, je ne savais rien d'une partie d'échec. Pourtant, ce récit m'a captivée, et émue.
Enfant, l'auteur avait l'habitude de se glisser sous la table du jardin familial pour jouer tout en écoutant les conversations des adultes. C'est ainsi que le nom de Bobby Fisher, objet d'un échange passionné entre son père et un ami est devenu un souvenir d'autant plus obsédant à la mort du père, survenue peu de temps après. Il n'a de cesse de tenter de comprendre ce qui pouvait à ce point forcer l'admiration de son père, psychologue réputé. Et le voilà refaisant le match, explorant la personnalité singulière de Fisher (vraiment pas sympathique le monsieur), enfermé dans un échiquier depuis son plus jeune âge et retraçant, partie après partie, les péripéties de la rencontre et la guerre que vont se livrer les deux champions. La guerre, oui. C'est le mot employé par l'auteur qui ose un parallèle fascinant avec la guerre de Troie et convoque l'Illiade, Ulysse et Achille. le récit devient épique, brillant et totalement addictif.
Si l'aventure de ce championnat et de ses acteurs est passionnante grâce au regard, à l'humour et au sens du rythme de l'auteur qui sublime la dramaturgie de la rencontre, elle est aussi au service d'un autre récit, plus intime, celui du lien père-fils et de la souffrance lorsqu'il vient à se rompre. L'auteur le fait affleurer avec dextérité dans le tissage de l'intrigue et une pudeur qui laisse peu à peu filtrer l'émotion. Aucun élément n'est là par hasard, tout prend sens. Je suis passée par un tas de sentiments pendant ma lecture, j'ai souri, j'ai admiré les stratégies et les parti-pris de l'auteur, j'ai eu envie d'applaudir et ma gorge s'est finalement serrée. Complètement cueillie, convaincue et admirative. Bref, j'ai adoré.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Josephine2
  13 janvier 2023
Alessandro BARBAGLIA se remémore l'histoire qu'il a entendu dans son enfance, alors qu'il était caché sous la table du jardin. Son père, éminent psychiatre et ses confrères et amis, se penchaient sur le cas de Bobby FISCHER.
Bobby FISCHER, encore aujourd'hui, est une énigme. Alessandro compare le parcours de cet admirable joueur d'échecs, mais intransigeant, raciste et inadapté, à Achille et Boris SPASSKY, son adversaire, à Ulysse. Il trouve des similitudes entre ces joueurs et l'Illiade.
Au fil de l'eau, les souvenirs d'Alessandro BARBAGLIA remontent à la surface, surtout son enfance et sa relation avec son père qui est décédé tôt.
C'est très intelligent, prenant. Alessandro BARBAGLIA m'a captivée avec cette histoire ou plutôt ces 3 histoires : la partie d'échec mythique entre FISCHER et SPASSKY, en pleine guerre froide, l'Illiade, notamment la guerre de Troie et sa propre histoire.
Pas besoin de savoir jouer aux échecs pour apprécier ce livre. Pour ma part, je ne sais pas y jouer.
J'ai découvert ce roman grâce à Daniel PENNAC qui, lors d'une interview sur France Inter pour nous parler du dernier volet des « Malaussène, a parlé de ce livre et m'a donné envie de le découvrir.
PS : Oui, oui, le dernier MALAUSSÈNE m'attend. mais je savoure pour le moment. J'attends qu'il me dise : « Ca va maintenant, tu as assez salivé, il est temps de me déguster »… Là rien ne presse…
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Lexx54000
  28 octobre 2022
Lors de son enfance, le narrateur était fasciné par les discussions, en particulier quand son père recevait des psychanalystes du monde entier. Un jour, les adultes parlent d'un certain Bobby Fisher. Mais qui est donc ce Bobby Fisher qui anime tant la conversation des adultes ?
Remontons le temps, jusqu'au 11 juillet 1972 où a lieu l'ouverture du championnat du monde d'échecs, avec en arrière-plan la Guerre Froide qui oppose les Etats-Unis et l'Union Soviétique. La rencontre entre Bobby Fisher et le russe Boris Spassky met le monde en ébullition.
Bobby Fisher est un fou furieux, qui vit dans sa bulle, qui vit uniquement pour les échecs depuis sa petite enfance. le narrateur qui est Alessandro Barbaglia voit en ce combat d'échec un parallèle avec Achille et Ulysse. L'américain colérique, à la personnalité hors du commun et tumultueuse serait Achille, et le russe, en grand stratège serait Ulysse.
Alessandro Barbaglia lie avec brio les liens entre cette rencontre entre les deux meilleurs joueurs d'échecs au monde, ; l'histoire des héros grecs mais aussi sa propre histoire ou la figure paternelle, psychanalyste reconnu, refait surface car lui aussi s'est mesuré à la folie.
Coup de coeur pour ce formidable roman absolument addictif, où l'épique est lié à l'intime, ce qui donne un récit original. Tel un échiquier géant, l'auteur jongle entre les pièces, entre les souvenirs d'un père parti beaucoup trop tôt, l'Iliade et le match mondial Fisher-Spassky, ce qui fait de ce roman un vrai pageturner, que l'on lit d'une traite tellement ce récit est bon, avec un brin d'humour incroyable.
Une plume fluide, élégante, un auteur italien (qui est aussi libraire) à suivre de très près. Ce roman est un véritable coup de maitre, complètement passionnant, brillant et admiratif de tant de talents en un seul roman !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   13 novembre 2022
j'étais coincé dans les embouteillages, il dit.
En Islande. En 1972. Il doit y avoir deux cents voitures dans toute l’île. Et l’hôtel est tout près du palais des sports. S'il y avait eu même un seul cycliste au milieu de la route, la CIA l'aurait pulvérisé au lance-flammes pour te laisser passer, Bobby ! Mais c'est quoi cette excuse.
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motspourmotsmotspourmots   06 octobre 2022
Parfois, la vie est une danse qu'on interprète mieux en endossant les vêtements fluides d'Ulysse, plutôt que l'implacable et rigide armure du divin Achille. C'est la voie humaine du compromis. De la survie. Elle ne fait pas de vaincus car elle ne fait pas de vainqueurs.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   22 octobre 2022
Il y a une chose qu'on disait à propos des excitantes parties d'échecs avec Bobby Fischer. « Quand vous jouez avec Bobby, le problème, ce n'est pas de gagner ou de perdre. Le problème, c'est de survivre. »
Et qui disait ça ?
Boris Spassky. (p. 37)
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PrisPris   04 janvier 2023
« Les journalistes », Fischer pense en sirotant un autre verre de lait Holland, une cochonnerie américaine qui ne coûte que quelques cents, un mauvais lait pour enfants bourré de sucre qu’il avale depuis sa naissance.

– Les journalistes, il continue à voix haute, toujours le même ramassis de connards.

Parfois, Bobby est très vulgaire.

– Putain, comment ils font pour dire que personne ne sait où se trouve Bobby Fischer ? Moi, je sais très bien où je suis : je suis ici !

Et il vide son verre d’un trait.

C’est vrai maintenant et c’est vrai à tout moment : le seul à savoir où se trouve Bobby Fischer, c’est toujours et seulement Bobby Fischer.
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PrisPris   04 janvier 2023
Si l'histoire de Bobby Fischer peut sembler bizarre, incohérente, illogique, incompréhensible, c'est parce que ce n'est pas une histoire : c'est un mythe. Et les mythes sont chaos, merveille, métamorphoses; ils n'ont rien à voir avec la logique.
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