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EAN : 9782207137666
432 pages
Denoël (05/04/2018)
3.82/5   11 notes
Résumé :
Corrado De Angelis et Roberto Palmieri sont deux écrivains que tout oppose.
Le premier, neurochirurgien, doit son succès à la qualité de ses textes qui ont su redonner au roman policier ses lettres de noblesse. Palmieri est quant à lui un auteur vedette qui ne rate pas une occasion de faire le buzz et passe son temps sur les plateaux de télévision pour le plus grand plaisir de ses milliers de fans, et ce malgré la piètre qualité de ses romans.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
En un mot : excellent ! En deux : vraiment excellent ! Dans la catégorie thriller italien, je connaissais Donato Carrisi, maintenant je connais Paola Barbato et je vais essayer de retenir son nom.
L'histoire commence lorsque Corrado de Angelis et Roberto Palmieri sont invités sur un plateau de télévision. Ce qui les réunit : leur profession. Ce qui les oppose : tout le reste. Tous deux sont écrivains, les écrivains les plus en vue du moment pour être exacte, mais des écrivains dont les personnalités et les écrits ont pris des routes complètement opposées. Corrado de Angelis est un neurochirurgien qui use de sa plume comme d'un bistouri, avec une précision et un talent reconnus de tous, lecteurs comme critiques. Il s'est spécialisé dans les romans policiers et doit son succès à son personnage récurrent sourd et muet, Allen Guazi. Roberto Palmieri, quant à lui, a tout de l'écrivain à succès qui plaît surtout par sa gouaille et son physique, il a beau vendre des millions de livres, ces derniers sont de piètre qualité. Aussi, la présence de ces deux écrivains dans la même émission télé pourrait surprendre. Il s'agit en fait d'un coup de pub des deux maisons d'édition : devant les millions de téléspectateurs présents devant leurs écrans, les deux écrivains s'apprêtent à signer un contrat stipulant qu'ils sortiront le même jour à la même heure leur nouveau roman. Il s'agira de voir, chiffres à l'appui, qui est le meilleur. le compte à rebours et lancé mais tout ne se déroule pas exactement comme prévu…
Bon à tuer regorge de qualités. La première, celle qui m'a véritablement enthousiasmée, c'est que c'est un roman qui parle de l'écriture et de l'univers de l'édition et qui le fait incroyablement bien. Mais il n'y a pas que cela : la mise en abyme, dont je ne peux vous parler ici sans trop en révéler, est une belle surprise et elle est maîtrisée jusqu'au bout du roman. La deuxième qualité, c'est que le suspense est habilement mené et ce, dès le début, même si la présence de nombreux personnages peut entraver la compréhension initiale de l'intrigue. Il y a notamment un retournement de situation que je n'ai pas vu venir et que j'ai trouvé savoureux. La troisième qualité indéniable, c'est le catalogue de personnages offert par l'auteure. Ils ont parfois un côté stéréotypé qui, loin d'être gênant, donne son charme au roman, certains d'ailleurs ne sont pas très loin de la caricature, mais tous ont une utilité et leur psychologie n'est pas laissée de côté, il n'y a pas de personnage-prétexte, tous servent l'histoire.
Je vous recommande donc chaleureusement ce roman que je n'ai pour l'instant pas vu passer sur les réseaux sociaux…

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Je ne reproche rien à l'écriture de Paola Barbato, à la narration détaillée et intense, riche en vocabulaire, mais plutôt au fond de l'histoire, à sa construction et surtout au manque d'ardeur et de vivacité ressenties lors de la lecture de ses deux précédents romans. L'auteur nous plonge dans un milieu qui est le sien, celui du livre, dans les méandres de ces acteurs : écrivains, éditeurs, lecteurs, fanatiques et de ceux qui restent dans l'ombre. Un détour dans les coulisses de ce monde oú se déroulent des événements insoupçonnables, mais voilà, beaucoup de personnages, beaucoup de points de vue, beaucoup de pensées se mêlent dans chaque chapitre et ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver et de suivre le fil. Je n'ai pas réussi à m'adapter à la tournure du roman, à pleinement apprécier les protagonistes et il m'a manqué ce côté "choc", l'efficacité et la singularité qui se dégageaient de "À mains nues" et "Le fil rouge". Dommage, vivement le prochain !
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Dans le monde du polar italien, deux auteurs s'affrontent. le premier Corrado de Angelis, est neurochirurgien et est catégorisé d'intello. le second, Roberto Palmieri, est plutôt un auteur à succès populaire, aimant faire le buzz à la moindre occasion. Ces deux hommes s'apprêtent à participer à la fameuse émission télé le Duel. Mais à la suite d'une dispute en direct, Corrado de Angelis part et disparaît. Immédiatement les soupçons pèsent sur son rival Palmieri !
J'avais eu un gros coup de coeur pour son premier roman traduit en français : "A mains nues". J'avais également lu "Le fil rouge" même si j'avoue ne plus me souvenir de l'histoire aujourd'hui... J'ai donc sauté sur l'occasion pour découvrir son dernier roman en espérant retrouver mon coup de coeur. Malheureusement ce ne fut pas le cas ici ...
Je dois dire que placer l'histoire au coeur d'une rivalité entre deux auteurs de polar m'a tout de suite attiré et j'avais hâte de faire plus ample connaissance avec ces deux personnages. Mais j'ai eu beaucoup de mal à m'y attacher car l'auteur place un grand nombre de personnages différents si bien qu'on s'y perd un peu.
J'ajoute à cela le fait qu'il existe plusieurs narrateurs et que l'on passe de l'un à l'autre sans réellement de distinction. du coup, cela m'a énormément gêné dans ma lecture. D'habitude, le changement de narrateur se fait via un changement de chapitre ou par un signe distinctif (exemple : un astérisque) pour passer d'un paragraphe à un autre. Ce n'est pas le cas ici, les chapitres correspondent eux à une journée entière.
L'histoire en elle même est bien trouvée et originale, mais il me manquait un je ne sais quoi qui aurait pu me donner envie de revenir plus souvent à ma lecture. Résultat, j'ai mis deux semaines à le lire, ce qui est très rare pour moi.
Bref, une lecture un peu longue malgré une histoire originale. Petite déception pour ma part !
Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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A première vue tout pour séduire dans ce polar. Deux écrivains que tout oppose vont s'affronter dans un duel peu ordinaire. En effet les maisons d'édition ont conclu un accord. Les deux auteurs sortiront un polar le même jour et un prix sera décerné à celui qui vendra le plus de livres. Mais naturellement rien ne se passe comme prévu, un des deux écrivains disparait, l'autre est soupçonné. le côté original de ce livre relève du fait que tous les crimes commis sont l'exacte réplique de meurtres décrits dans le livre d'un des finalistes. L'idée est intéressante mais j'ai très vite été dérangée par le nombre de personnages et surtout par le manque de structures claires. Les chapitres ne sont pas bien délimités et il faut toujours un moment pour se resituer dans le temps et l'espace. Très dommage. GB
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Assurément Paola Barbato fait dans le roman noir déconcertant. Elle a sa manière propre pour narrer des histoires avec des personnages glauques et hors du commun.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Un écrivain n’est personne. Ses mots sont plus grands que lui : ils se fixent dans les mémoires et occultent son nom, son visage, tout. Un écrivain dispose de deux moyens pour devenir plus célèbre que ce qu’il a créé : écrire puis mourir de façon éclatante, ou bien tuer de façon éclatante puis écrire.
La troisième voie est rare.
C’est un saut dans le vide, une métamorphose extrême.
La transformation d’un auteur en personnage.
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— Ce n’est pas le quoi, c’est le comment. Comment peut-on dire une chose pareille ? Ils ne… Ils ne sont pas prêts. Ils ne sont pas préparés. Ça n’arrive que dans les romans, ces choses-là, ils ne peuvent pas changer de niveau de perception.

— Dionisi, grands dieux, n’employez pas les mêmes mots qu’eux ! s’exclama le directeur général.

L’inspecteur perdit la concentration qui, depuis vingt minutes, lui permettait de garder le visage immobile. Il regarda le directeur général.

— Qui ça, eux ?

Soudain, ils se retrouvèrent face à ce qui avait toujours été là mais qu’ils auraient voulu continuer d’ignorer.
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Les journalistes n’attendraient pas longtemps, il fallait dire quelque chose. Il aurait aimé pouvoir compter sur le policier qui se tenait à ses côtés, mais il avait rarement rencontré un individu si peu loquace. Il sentait que cet homme se cachait sous sa carapace de dur à cuire, il supposait même qu’il se sentait coupable de ce qui était arrivé. Ce n’était la faute de personne, bien sûr, pourtant c’était la faute de tout le monde. Son portable vibra dans sa poche, et le fit sursauter. Il ne répondit pas, mais c’était la dernière fois qu’il pouvait se le permettre.
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Le travail d’édition avait été long et déchirant : l’enjeu était de donner de la consistance à une écriture certes mignonne, mais totalement vide. Le livre En sautant dans les flaques d’eau était sorti en même temps qu’un colosse de la maison d’édition adverse : Le Poids de la mort, de Corrado De Angelis, troisième aventure d’Allen Guazzi, technicien de morgue sourd-muet. Les deux livres s’étaient disputé la mise. Le vétéran De Angelis l’avait emporté en termes de ventes, mais de justesse. Tout ceci avait un goût de trop peu pour lui. Les deux auteurs avaient été invités dans une émission du dimanche et les saynètes « attaques cultivées contre petite gueule attendrissante » avaient tellement plu au public que d’autres émissions s’étaient battues pour avoir Palmieri et De Angelis ensemble (souvent un en studio et l’autre à distance). Le sérieux, l’expérience, la sagesse antique et le calme seigneurial s’opposaient à la légèreté, l’exubérance et la blague facile. Le troisième livre de Palmieri sortit un peu avant le cinquième de De Angelis, et fut lancé par une campagne médiatique massive.
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Un écrivain n’est personne. Ses mots sont plus grands que lui : ils se fixent dans les mémoires et occultent son nom, son visage, tout. Un écrivain dispose de deux moyens pour devenir plus célèbre que ce qu’il a créé : écrire puis mourir de façon éclatante, ou bien tuer de façon éclatante puis écrire.

La troisième voie est rare.

C’est un saut dans le vide, une métamorphose extrême.

La transformation d’un auteur en personnage.
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