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EAN : 9782370490100
384 pages
La Volte (04/06/2015)
4.1/5   5 notes
Résumé :
Le stathouder Arec est chargé par la PSI (Protection Surveillance Intervention) du bunker d’éliminer Anjelina Séléné contaminée par les «autres». Il efface comme à chaque fois, en bon professionnel, sa cible, mais l’image de cette femme hante régulièrement ses pensées. Aurait-il exceptionnellement des remords? Une fois sa mission effectuée, il réintègre le bunker, bâtiment souterrain où travaillent et sont logés les membres de la PSI. Il emprunte des chemins détourn... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BlackWolf
  08 décembre 2015
J'avoue qu'avant de me lancer dans la lecture de ce roman je ne connaissais rien des auteurs. J'ai bien un livre de Jacques Barbéri qui traine dans ma PAL depuis quelques temps, mais dont je n'ai pas encore fait la découverte. Par conséquent quand j'ai vu le résumé de ce livre sur le masse critique de Babelio j'ai décidé de me laisser tenter à la découverte et j'ai eu la chance d'être sélectionné. Je remercie dons Babelio ainsi que les éditions de la Volte pour m'avoir permis de lire ce livre. il est à noter qu'il s'agit d'un roman écrit à quatre mains, suite à la disparition d'Emmanuel Jouanne dont le manuscrit a été repris et complété par Jacques Barbéri qui a bien connu l'auteur et avait déjà collaboré avec lui.
Dès les premières pages on plonge ainsi dans le quotidien d'Arec dont la mission est d'effacer Anjelina Séléné, mission qu'il va réussir à la perfection comme il le fait toujours. Sauf que voilà, à partir de là tout va déraper et pour des raisons nébuleuses il va devoir s'échapper, traquer par son employeur. Il va ainsi se lancer dans une course-poursuite avec comme compagnon de fuite un ange, une artiste de rue et une chicherie, une chimère croisement entre une chauve-souris et un porc. Barré? oui complètement et le roman l'assume pleinement ce qui est finalement l'un de ses grands avantages. On est ainsi assez facilement happé par ce roman d'aventure et de science-fiction surréaliste qui parait partir dans tous les sens, mais qui pourtant possède un rythme qui se révèle efficace et percutant. Alors certes il faut apprécier ce genre de récit, où la réalité et la logique dépendent un peu des envies des auteurs, mais si c'est le cas alors il pourrait plaire, surtout que l'ensemble arrive clairement à obtenir une cohérence porté par des explications efficaces et qui collent parfaitement à l'univers. Les auteurs jouent ainsi assez facilement et de façon convaincante avec les rebondissements et les révélations ce qui fait qu'on tourne les pages, même si, il est vrai, l'ensemble se révèle tout de même assez linéaire dans son évolution et son avancée. Une intrigue bien amenée aussi par une ambiance assez ambigüe et nébuleuse, jouant avec l'imagination du lecteur.
L'univers futuriste présenté dans ce roman ne manque pas non plus d'attrait et se révèle lui aussi assez coloré et barré, même si, je l'avoue, il m'a paru tout de même manquer un peu d'informations, de profondeur. On y trouve ainsi une critique que je trouve assez intéressante de notre combat inutile et perdu d'avance face à la nature, d'un monde qu'on a laissé sombrer et qui d'une certaine façon se rebelle devant ce qui parait être les Autres. On note aussi un parallèle efficace entre l'organisme qui emploie Arec qui tend vers le contrôle et la surveillance absolue et la soit disant contamination des autres plus « organique » et désorganisée. Arec va ainsi, de façon certes un peu convenu et déjà-vu, démontrer qu'au fil des pages qu'il est un peu le lien entre les deux ; c'est son évolution, ses questionnements et son acceptation qui vont démontrer que la guerre n'est peut-être pas toujours la solution. Sauf que voilà j'ai tout de même trouvé que l'univers en soit, manquait de complexité, que ce soit par exemple sur les autres dont on ne sait finalement que peu de choses voir même autant le dire quasiment rien, ou encore sur la Tête dont les actes restent finalement très nébuleux et un peu caricaturaux, ce qui est légèrement frustrant car ils sont quand même les deux grands axes de ce monde. On constatera par contre une réutilisation des contes, légendes, mythologies détournés de façon assez déroutant et surprenante à travers les aventures de nos héros, qui, je trouve, apporte un certain plus à l'ensemble.
Concernant les personnages je me suis finalement laissé assez facilement porté par les aventures du héros et de ses compagnons. Alors certes cela manque un peu de profondeur pour faire qu'on s'accroche complètement à lui ou aux autres personnages, mais là n'est pas le but recherché du récit, mais plus de nous offrir des aventures délirantes qui portent le lecteur. Ils sont ainsi plus là pour faire avancer l'histoire et apporter une dose de fun, d'humour et de punch par des dialogues qui se révèlent percutants, bien portés par jeux de mots, humour et calembours efficaces. Les personnages secondaires sont dans le même état d'esprit, permettant de faire avancer l'intrigue par leurs révélations et leurs actions. Sauf que voilà, j'ai trouvé que ce manque de profondeur se révélait aussi légèrement frustrant, cela empêche le personnage principal de vraiment gagner une dimension supplémentaire et fait que certaines interactions entre les protagonistes manquent d'explications et par conséquent d'attraits, même si rien de non plus vraiment bloquant. J'émettrai aussi quelques réserves sur le changement de narration au fil des chapitres entre Arec et Kô qui paraissent parfois un peu servir de remplissage.
Au final je dirai que pour se laisser porter par ce récit il faut deux choses. Premièrement, accepter le genre d'histoire bien barré, surréaliste qui reprend des thèmes et des contes déjà connus pour nous offre une histoire sorte de Dorothy qui remonte le chemin du monde d'Alice avec ces équipiers pour découvrir la menace (je caricature bien entendu et mes références sont un peu pourries, mais c'est un peu l'impression que j'avais) le tout de façon potache et amusante. Même si bon, parfois, j'ai trouvé que certaine blagues étaient un peu lourdes. L'autre point est qu'il faut aussi accepter que ce roman n'est rien de plus qu'un divertissement, il ne cherche pas à être plus que cela et, finalement, remplit plutôt bien ce rôle. Un roman sans prise de tête, qui se lit facilement, mais qui est loin d'être non plus le plus marquant qui soit. le fait que le roman soit écrit à quatre mains ne se ressent même pas tant l'ensemble se révèle finalement fluide. Bon il ne me reste plus qu'à découvrir la plume de Barbéri seul qui m'attend dans ma PAL et pourquoi pas un jour trouver un roman de Jouanne.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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malecturotheque
  11 janvier 2016
[...]Ce roman à quatre mains est une petite merveille, et même s'il ne s'agit pas d'un coup de coeur, il s'en approche.
Tout commence sur une plage. Arec est un effaceur : son métier est de supprimer ceux qui sont contaminés par les autres. Aujourd'hui, il doit éliminer Anjelina, mission qu'il accomplit avec succès. Seulement, une fois qu'il est de retour au bunker, il ne cesse de penser à la jeune femme. En rentrant, il évite les contrôles de sécurité – comme à son habitude – et c'est là que tout va déraper et que notre héros va bien malgré lui se retrouver à devoir fuir le bunker… Mais cette fuite va prendre un tournant assez inattendu.
Jouanne et Barbéri nous font alors suivre les aventures d'Arec, mais aussi celles de Kô, son ami, ainsi que d'autres protagonistes qui se rejoignent et se quittent au fil du récit. Toutefois, je vous rassure, nous n'avons pas affaire ici à une foule innombrable de personnages, et on s'y retrouve donc très bien. D'ailleurs, le groupe qui va se former petit à petit va s'avérer assez drôle, bien malgré lui : ses membres s'envoient régulièrement de bonnes répliques, tantôt ironiques, tantôt pour signifier que l'autre à tort, etc., ce qui donne lieu à des dialogues très appréciables, et amusants. Et s'ils ne s'avèrent pas tous très attachants au premier abord, on se prend vite d'affection pour les personnages principaux, à commencer par Arec, dont j'ai apprécié l'évolution, Ismaël et son flegme, Lia et sa fraîcheur, etc.
Quant à l'univers, plus on tourne les pages, plus on en apprend. Je vais vous le présenter brièvement, sans en dire trop pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte : l'histoire se déroule durant le troisième millénaire, et les autres contaminent peu à peu la Terre. Heureusement, les effaceurs sont là pour veiller au grain (de sable) et s'assurer que l'expansion des autres soit la moins importante possible. Et donc, à chaque page que je tournais, j'en apprenais un peu plus sur les autres, sur les chimères, sur l'organisation du bunker et de la Girouette. Et en approchant de la fin, le résumé de Mémoires de sable a pris tout son sens ! J'aime ce genre de livre ou le résumé ne nous en dit pas trop ; plus je lisais le roman, et plus j'oubliais le résumé, jusqu'au moment où on nous parle de la Bête. A partir de ce moment-là, mon cerveau a fait « tilt! », et j'ai relu le résumé – c'était un peu comme une révélation pour moi.
Au final, les auteurs ont laissé quelques points en suspens, mais c'est le genre de roman où cela ne dérange pas du tout : on ne sait pas tout, mais on l'accepte sans problème, tellement l'intrigue principale est bonne.
A noter que contrairement à certains livres écrits à plusieurs mains, ici, on ne ressent pas le changement d'auteur : ils se connaissaient, et l'écriture reste alors fluide, similaire, ce qui est très agréable quand on est plongé dans un récit.
Au final, Mémoires de sable, c'est un très bon livre de SF, avec des personnages vraiment sympathiques, un univers très intriguant qui se dévoile peu à peu mais pas trop, une écriture très agréable, et je vous conseille donc vivement de le lire.
Lien : https://malecturotheque.word..
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eterlutisse
  17 décembre 2015
Mémoires de sable nous plonge dans un univers SF dépaysant, éloigné de la hardSF. On peut y croiser d'étranges véhicules animalomorphes, un quartier moyen-âgeux, des fonctionnaires débiles, des souterrains labyrinthiques,...
La psychologie des personnages est brossée à large coups d'archétypes, d'emploi et contre-emploi : une galerie de clowns surprenants et drôles.
J'ai beaucoup aimé la dérive lente d'un monde quasi-cyberpunk à un univers totalement onirique. Un roman surprenant où la technologie délite le réel.
Je ne connais pas du tout l'oeuvre d'Emanuel Jouanne mais on reconnaît bien la patte de Jacques Barbéri -, ce roman ravira ses fans-.


Lien : http://baobabcity.over-blog...
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Charybde2
  06 février 2016
Un fou road novel carrollien, légitimement survolté, aux accents de rocaille et de rage joueuse.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2016/02/06/note-de-lecture-memoires-de-sable-emmanuel-jouanne-jacques-barberi/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   06 février 2016
Il avait d’abord été un peu étonné ; d’après son sens de l’orientation, plutôt fiable, ils prenaient la direction du centre au lieu de s’en écarter. Comme leur but consistait à quitter le bunker au plus vite, Kô ne comprenait pas pourquoi Véga ne se contentait pas de les conduire presque à la verticale de leur position, et empruntait ce qui ressemblait fort à une promenade.
– Ça va plus vite par là, avait répondu Véga à la question que Kô s’était décidé à poser. Si on essayait de monter tout de suite, on trouverait des tas de sas et de postes de contrôle.
Au fond, Kô savait qu’il ne devait pas être surpris : la ligne droite ne faisait plus recette depuis des décennies, dans cette civilisation du tordu pour les tordus… Et « passe-droit » signifiait très souvent « contournement ». Tu veux grimper ? Passe par-dessous. Tu comptes sortir ? Entre, on va en discuter. La logique en avait pris un sérieux coup dans l’aile, et les évidences. Pourtant, il n’arrivait parfois pas à se faire à ce qui aurait dû le réjouir – cette démolition sournoise et universelle du prêt-à-concevoir. Et c’est avec une certaine mauvaise humeur qu’il suivait l’autre.
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Charybde2Charybde2   06 février 2016
– Ca sent le roussi, dit Vesper.
– Appréciation timide. Je dirais plutôt le cramé.
Lorsque le monstre émergea de la forêt en une explosion d’arbres et de guerriers de bois, l’appréciation d’Arec s’avéra elle aussi plutôt faible.
Les contours de la Bête étaient légèrement flous, comme si elle naviguait entre deux mondes et qu’une partie de son corps était invisible. Elle avait un thorax, un abdomen, des pattes et une tête, mais il était nécessaire de faire appel à une nouvelle terminologie pour qualifier le reste. Elle était couleur de rocaille. Dragon au cœur de pierre. Couleur d’ivoire et en avait le tranchant. Ses contours étaient d’Apocalypse et son rugissement nucléaire.
– C’est par où, la sortie ? couina Vesper.
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eterlutisseeterlutisse   08 décembre 2015
- Voilà, approuva-t-elle au contraire. C'est profond. La surface, je veux dire.
- La surface ? C'est profond ?
Arec, en fait, suivait de moins en moins.
- C'est la seule profondeur qui compte, oui. La seule vraie.
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eterlutisseeterlutisse   08 décembre 2015
-Et alors ? Ça te gêne ? Qu'est-ce que ça peut te faire ? Et puis d'accord, mes désirs sont des réalités, peut-être, mais pour moi. Tu entends ? Pour moi !
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Vidéo de Jacques Barbéri
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Jacques Barbéri autour de son ouvrage "L'enfer des masques" aux éditions La Volte.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2159002/jacques-barberi-l-enfer-des-masques
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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