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EAN : 9782072732256
288 pages
Éditeur : Gallimard (07/06/2018)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Les IA du Bloc 17, de la Transamérique et de l'Eurocentre avaient pour consigne de ne pas mettre en péril la race humaine... Mais que peuvent bien signifier les termes "race" et "péril" pour des intelligences artificielles comme Guerre et Paix ou Petit Poucet ?
C'est ce que va découvrir Jack Ebner, miraculé de la guerre ultime qui a ravagé la planète, en sillonnant une Terre mutante où l'Homme n'a guère plus d'avenir qu'un souvenir.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Deidre
  01 septembre 2019
Mondocane, pour moi, c'est avant tout le film éponyme (quoique en deux mots), le "shockumentaire" de Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi et les ersatz qui ont suivi dans la mouvance du courant d'exploitation "Mondo". Je me rappelle d'ailleurs d'un "Face à la mort" (le 2, le 3?) particulièrement crasseux, maté au milieu d'une bande d'ados décérébrés afin de satisfaire un goût du voyeurisme malsain et d'une transgression au final bien sage, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans ! Comment présenter Mondocane ? Il s'agit manifestement d'un ensemble de nouvelles dont le contenu a été enrichi pour cette édition. Mondocane... "Monde chien", putain de monde... Je m'attendais à un post-apo classique, peut-être un peu trashouille... Rien ne me préparait au monde déchiré décrit par Barbéri... Véritable sculpteur de cauchemar, il nous présente un univers ravagé, grossier, halluciné, peuplé de créatures mutantes, véritable précis de tératologie. Au milieu de ce monde vicié, son héros, Jack doit apprendre à survivre tout en faisant le deuil de son ancienne vie. Des nouvelles règles de subsistance, des nouvelles valeurs à intégrer, mais aussi quelques nouveaux amis pour le guider... Véritable coup de poing, cette lecture m'a fortement marquée. Par la puissance évocatrice de l'écriture de Barbéri, par son univers torturé, par la fascination malsaine des corps mutilés, mutés, enchevêtrés, fusionnés.... Un body horror poussé à l'extrême, dont la seule limite est l'imagination du lecteur... Une lecture telle que j'en attendais une, sans le savoir, que j'ai dévorée avec appétit et que je n'oublierais pas de sitôt...
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Le_chien_critique
  23 septembre 2016
Il est rare qu'une présentation d'éditeur reflète parfaitement l'essence d'un texte. Les éditions de la Volte y sont parvenues avec excellence.
Il s'agit d'un texte publié initialement dans le numéro 8 de la revue Inculte, en 2007, puis dans le recueil le landau du rat (La Volte, 2010). Cette nouvelle est à l'origine du roman Guerre de rien paru en 1990, réécrit et augmenté pour sa parution en 2016 chez les éditions de la Volte sous le titre Mondocane.
En quelques paragraphes, Jacques Barberi parvient à nous faire pénétrer dans son univers poétique et surréaliste, un monde post-apocalyptique où les corps sont atrophiés, monstrueux et baroques.
Le style m'a fait penser à Antoine Volodine et son Terminus radieux. J'ai découvert par la suite que ces deux comparses avaient fondé le groupe Limite, à la fin des années 1980. Une nouvelle très littéraire, à l'opposé de ce qui se fait généralement dans la science-fiction.
Pour ma part j'ai apprécié la vision et l'expérience littéraire dans ce format court, mais je ne suis pas prêt à tenter l'expérience sur 330 pages.
Téléchargeable gratuitement auprès de vos libraires numériques
ou dans les archives gratuites de la revue Inculte
http://www.inculte.fr/dans-les-archives-de-la-revue-inculte-2-jacques-barberi-et-son-mondo-cane/
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arzak
  27 mars 2019
En théorie, c'est à dire à la lecture de son quatrième de couverture, ce livre avait tout pour me plaire. La parenté affichée avec Cronenberg, Ballard et Lynch aiguisait ma curiosité. Après un premier tiers de roman un peu fastidieux à lire, car il faut entrer dans un délire technologique dont il est difficile de cerner les tenants et aboutissants, j'ai pris mon pied sur le deuxième tiers, celui qui raconte le réveil du héros, sept ans après la fin de la guerre et son accueil dans une famille de mutants assez attachants. Quelques images sordides et poétiques puissantes m'ont bien plu. Et puis j'ai déchanté sur le dernier tiers du roman, trop de personnages inutiles ont fait leur apparition, trop de délires un peu difficile à avaler... J'ai lu poliment jusqu'au bout mais je n'y croyais plus depuis quelques dizaines de pages. Ce n'est que mon humble opinion, il est indéniable que Barberi a un style et une imagination puissante, mais dans le genre, il y a au moins une vingtaine de romans de Serge Brussolo que je conseillerais avant celui-ci.
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eterlutisse
  02 octobre 2016
Le rythme de l'intrigue file à toute vitesse tout en gardant le lecteur dans une stase de curiosite jamais rassasiee.
Jacques Barberi construit un univers sublime avec des ingredients qui dans tout autre contexte paraitraient repugnants.
Je suis fascinee par ce monde postapocalyptique très organique et grouillant de vie. Les paysages sont totalement fous, la mise en images doit etre incroyablement différente d'un lecteur à l'autre tant les lieux et les personnages sont alienes.
Le roman brasse des univers multiples : films de GI, desert vivant a la Mad Max, faune insectoide a la Alien, personnages cauchemardes par le Petit Peuple, gamins plus dejantes que dans un Jean-Pierre Jeunet,... composent un nouveau monde plein d'optimisme.
Il m'interroge sur l'attitude a avoir quant aux changements que l'Homme provoque dans l'ecosysteme dont il fait partie et dont-il pretend a l'heure actuel pouvoir deduire, induire, metamorphoser le cours. Fatalisme, oportunisme, lassitude, reenchantement, ..?
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baladin
  30 décembre 2019
Voici un livre qui ne m'a pas enthousiasmé ! En lisant le quatrième de couverture, je pensais découvrir un roman prometteur où des intelligences artificielles se mènent une guerre sans merci. Ce scénario est bien suivi dans le premier tiers de l'ouvrage, où les IA commandent chacune des brigades de militaires humains dont le cerveau est sous leur emprise directe. le héros parvient à s'échapper de cette guerre hors norme en se cryogénisant en dernier recours. Il se réveille sept années plus tard dans un monde totalement métamorphosé par les IA et l'histoire devient une sorte d'Alice au Pays des Merveilles en version bien plus trash : les personnages loufoques et les scènes irréalistes s'y succèdent à un rythme effréné ! Je comprends que ce type d'ouvrage puisse trouver son lectorat, mais je pense que je n'en ferai jamais partie !
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critiques presse (1)
Actualitte   15 novembre 2016
On aime ici retrouver la douce incertitude qui plane dans le roman Ravage de Barjavel. Mais autant le livre paru en 43 était un summum soft, autant le livre de Barbéri décolle la rétine.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
baladinbaladin   30 décembre 2019
Le glisseur se rapprochait lentement de la montagne de corps. Cette dernière oblitéra bientôt l'horizon. Jack pouvait distinguer de plus en plus facilement les détails sordides de cette étrange sculpture. Les crânes, les jambes, les torses amalgamés.
Lorsque le glisseur s'immobilisa à quelques mètres de la base, il perçut le bruit.
La montagne entière gémissait.
En s'approchant des premiers corps, précédé par Maxton, Jack vit des centaines d'yeux se tourner vers lui. Il tituba, se sentit défaillir.
- C'est incroyable, murmura-t-il.
Maxton le soutint par les épaules.
- Surprenant, n'est-ce pas ? Mais on finit par s'y habituer, comme pour tout le reste... La montagne est vivante. Tous les corps sont vivants. Ils ne parlent pas. Jamais. La montagne se contente d'émettre une longue plainte, ses milliers de bouches actionnées à l'unisson. Une marque de reconnaissance, de reproche... Difficile de savoir. Suis-moi.
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EmniaEmnia   04 avril 2020
- Des hommes se sont retrouvés attirés par de grands malades, tractés par une force mystérieuse, traînés comme des chiens le long des rues poussiéreuses. Ils se sont engouffrés, désarticulés, dans les couloirs des cliniques, des hôpitaux, pour terminer leur course dans les salles d'opération, collés aux corps des mourants. De gigantesques pyramides se sont alors formées, faisant éclater les murs des édifices, des bâtiments poreux... De nouvelles montagnes ont envahi la géographie changeante du globe.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 septembre 2016
La fin de la guerre vit la naissance des hommes-bouteilles et des ruches à homoncules. La guerre avait laissé derrière elle la Terre saignante et boursouflée. Les plaies se remplissaient au fil des années d’eau et de sable, transformant les villes en déserts et les continents en îlots.
Ce qui s’était vraiment passé, personne ne le savait. Un glissement de forces, une haine incontrôlable…
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 septembre 2016
Pour fuir la montée des eaux, hommes et animaux se virent contraints d’escalader les montagnes de corps et, dans l’atmosphère raréfiée des sommets, ils se sont endormis, épuisés, le sommeil bercé par le ressac des vagues se brisant contre les crânes, les jambes, les torses amalgamés, les cauchemars sculptés par les gémissements des corps encore vivants perdus dans la masse.
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baladinbaladin   30 décembre 2019
L'ennemi vient d'attaquer. Premières bombes géoclimatiques lâchées. Cinq mille soldats actuellement parachutés au point 500. Tous équipés de modulateurs d'adaptation physiologique permettant d'absorber sans problème une variation de température comprise entre moins quatre-vingts et plus quatre-vingt degrés. Il convient donc de lancer le plan Ivan Illitch !
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Videos de Jacques Barbéri (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Barbéri
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Jacques Barbéri autour de son ouvrage "L'enfer des masques" aux éditions La Volte.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2159002/jacques-barberi-l-enfer-des-masques
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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