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EAN : 9782228911498
232 pages
Payot et Rivages (15/10/2014)
3.88/5   29 notes
Résumé :
D'Alger à La Mecque, de Bagdad à Belgrade, l'Empire ottoman s'étendait au plus fort de son apogée sur un territoire immense. Ses glorieux sultans s'appelaient Bayezid, qui anéantit les chrétiens à Nicopolis en 1396, Mehmed le Conquérant, qui s'empara de Constantinople en 1453, ou Soliman le Magnifique, qui assiégea Vienne en 1529. Son régime tyrannique était dirigé par un conseil, le "divan", tenu assis ou à cheval, présidé par le sultan. Fondé par un peuple nomade... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Superbe abrégé d'histoire bourré d'anecdotes sur l'Empire Ottoman.

Saviez-vous que l'Empire Ottoman allait d'Alger à la Mecque et de Bagdad à Belgrade et razziait les jeunes Chrétiens des Balcans pour les convertir a l'Islam modéré et en faire des soldats ? le saviez-vous : le Conseil de l'Empire Ottoman appelé le Divan, appelé exceptionnellement pour une décision importante du grand vizir, pouvait se réunir à cheval. Tous les Janissaires étaient alignés sur une grande esplanade et les ministres attendaient en selle l'empereur qui passait à cheval d'un vizir à l'autre, et c'était en selle, comme s'ils étaient prêts à partir, que se prenaient les décisions.

Lecture très intéressante sur cet empire qui effraya longtemps ses voisins. Bravo à Alessandro Barbero pour cette "vulgarisation" de l'histoire de "l'homme malade de l'Europe" l'Empire Ottoman.
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Alessandro Barbero signe avec « le Divan d'Istanbul », une histoire concise des aspects majeurs de l'Empire Ottoman. Une singularité qui a pu faire de cet ensemble multiethnique et multi-religieux, l'une des puissances majeures en Europe et au Moyen Orient du XVème au XVIIème siècle. le récit est parsemé d'anecdotes qui enrichissent considérablement l'aperçu que l'on peut avoir des Ottomans. Loin des clichés, une synthèse agréable qui nous amènent à réfléchir sur la place de la Turquie à l'heure actuelle, à mi-chemin entre les deux continents, entre deux civilisations, vaste débat que l'auteur et moi-même ne trancheront pas, vous laissant libre d'imaginer, de penser ce qui serait bon ou pas. A découvrir.
Lien : https://thedude524.com/2014/..
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Livre agréable et facile à lire, la légèreté du ton pouvant cependant parfois faire penser à un manque de rigueur historique dans le récit.
Ce n'est pourtant pas le cas, les grandes étapes de l'histoire de l'Empire ottoman sont là et, en à peine 200 pages, on en a appris l'essentiel sans jamais se perdre ou s'ennuyer.
Tout juste regrettera-t-on l'absence de cartes et de photographies (ce que permettrait difficilement le format du livre), et de références bibliographiques.
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Il d'agit ici d'un livre négationniste du genocide des arméniens. Dans son texte, l'auteur justifie le genocide perpétré en 1915 par les ottomans envers les arméniens comme d'une réaction naturelle provoquées par les actes présupposés terroristes de ces derniers. Il fait l'impasse sur les tueries, massacres, enlèvements, viols, infanticides, féminicides et autres abominations commises par les ottomans sur les arméniens dès la fin du XIXe siècle. En bref, un roman mensonger et faisant le jeu de la propagande turque actuelle qui ne devrait pas être accessible aussi facilement. À vomir
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J'avoue mon ignorance par rapport à l'histoire de la Turquie et de l'empire Ottoman. Ce livre est venu en grande part la combler. le récit est vivant, fort intéressant. On sent parfois cependant l'auteur un peu frileux par rapport à la relation de l'histoire plus récente de la Turquie.
Dommage qu'il ne poursuive pas sur la Turquie moderne. Mais c'est déjà une gageure et un grand pan que j'ai découvert.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Pour tenir les Turcs à distance, on recourt en outre à un vieux stéréotype, dont nous avons nous autres occidentaux, hérité des Grecs : il y a d’un côté nous, de l’autre, les barbares, et les barbares ne peuvent jouir des droits afférents aux hommes et des règles de la vie en société. Dans la correspondance des ambassadeurs à Constantinople, qui pourtant voient sous leurs yeux, l’extraordinaire degré de civilisation de cet empire, les merveilles des mosquées, la complexité d’une société multi-ethnique, le stéréotype perdure malgré tout. Leur vocabulaire les contraint toujours, et encore à déclarer : ce sont des barbares, ils ne sont pas comme nous, leur langue est une langue barbare, leur pouvoir est un pouvoir barbare. Telle est la manière dont, depuis les temps anciens des Grecs, les occidentaux ont bâti leur identité et alimenté leur sentiment de supériorité, en se fondant sur l’idée que toute civilisation différente de la leur est par définition, non une civilisation, mais une barbarie.
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Un autre de ces retards technologiques qui étonnent les Occidentaux, et qui de fait reste assez inexplicable, est la relation médiocre qu'entretiennent les Ottomans avec les instruments de mesure du temps. Les horloges ne sont point interdites, nul ne les redoute pour des motifs religieux, aussi lorsque les Ottomans s'aperçoivent qu'en Occident, on fabrique des horloges mécaniques, ils mettent à en acheter et à les importer avec enthousiasme. Des horlogers occidentaux viennent même s'installer à Constantinople pour ouvrir boutique dans la capitale. Pourtant, dans l'empire des XVIe et XVIIe siècles, il ne se crée aucune école autour de ces science, et on ne diffuse pas même les connaissances techniques qui y sont liées. Au début du XVIIIe siècle, pour une raison ou l'autre, ces boutiques ferment, et au coeur de ce siècle qui est précisément en Occident celui des Lumières, de l'Encyclopédie, de la révolution industrielle, l'Empire Ottoman doit encore importer tous les instruments de mesure du temps. Les Occidentaux observent, stupéfaits, ces Turcs qui ne savent pas fabriquer d'horloges, mais, plus encore, ne savent pas même réparer celles qui sont parvenues jusqu'à eu et doivent toujours s'en remettre aux connaissances des artisans étrangers. Et c'est ici que nous commençons à saisir les raisons pour lesquelles les Occidentaux se sont peu à peu convaincus que les Orientaux étaient une race inférieure.
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L'idée que l'Empire Ottoman aurait traversé une phase de décadence qui se serait prolongée pendant plusieurs siècles apparaît un peu ridicule en elle-même. En revanche, il est intéressant d'essayer de comprendre comment, à la longue, cet empire, qui pendant si longtemps était resté l'égal de ses rivaux occidentaux, glissa bel et bien vers une situation de grand retard, en particulier sur le plan technologique. Un aspect sur lequel il convient par exemple de se pencher est le mauvais rapport que le monde ottoman entretient avec l'imprimerie. Même si c'est là une chose banale, il convient de le répéter: l'imprimerie est une invention extraordinaire qui a transformé la société européenne, car en Europe, à partir du début du XVIe siècle, on assiste par son entremise à la formation d'une opinion publique mieux informée, grâce à une masse toujours croissante d'informations qi se trouvent mises à la disposition des peuples et à une production importante des livres qui change radicalement le visage de la société européenne. Or, dans le monde ottoman, non seulement en Asie mineure, mais dans tout le Proche-Orient, dans le Maghreb et les Balkans, rien de tout cela ne se produit. L'imprimerie reste interdite. En 1515, le sultan Selim le Terrible émet un décret qui punit de mort toute personne s'occupant d'imprimerie. Cette interdiction naît principalement de raisons religieuses. La caste des religieux, qui sont aussi, rappelons-le, les juristes de cet empire, craint qu'il n'arrive quelque catastrophe si l'on commence à imprimer le Livre par excellence, autrement dit le Coran. Le Coran se doit d'être recopié à la main et l'idée de confier l'acte de le reproduire à des machines, plutôt qu'à des êtres humains, a tout l'air d'un blasphème.
Comme toutes ces interdictions, celle-là aussi, au bout d'un certain temps, commence à montrer ses limites: des entrepreneurs grecs ou arméniens demandant à pouvoir ouvrir des imprimeries pour imprimer dans leur langue, et cela leur est accordé, mais l'on n'imprime toujours pas en turc, ce qui signifie que pour la population qui ne connaît que la langue turque, les livres restent une denrée rare, tels qu'ils l'étaient chez nous au Moyen Âge, au lieu de se multiplier par centaines ainsi qu'ils le font en Occident. Il n'existe pas non plus de journaux, de bulletins, de gazettes, comme ceux qui, en Europe, informent et façonnent déjà l'opinion publique depuis le XVIe siècle.
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La desctruction de la flotte ottomane à la bataille de Lépante a tout de suite été perçue en Occident comme un événement exceptionnel, et, en l'espace de quelques mois, l'Europe voit se multiplier les livres, ces "instant books" écrits et imprimés à la va-vite, puis journaux, gazettes, feuilles volantes et poèmes qui racontent la bataille; il n'y a pas un prédicateur qui n'y va pas de sa prédication, puis la fait imprimer pour que l'éditeur le plus proche la mette en vente; il n'ya pas une ville d'Europe où ne circulent dans les rues, sur les marchés, les livres, les feuilles, les bulletins imprimés qui relatent le combat, en citant même les noms des commandants des galères et en fournissant le schéma du combat. Ce sont là des témoignages très importants du pouvoir de l'imprimerie dans l'Europe de la Renaissance et il est d'autant plus impressionnant si l'on pense que l'imprimerie n'existait pas dans l'empire Ottoman.
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Ce que, en bons Européens, et euro-centristes, nous avons tendance à oublier est que les chrétiens se livraient aux mêmes occupations sur les côtes de l’Empire ottoman et du Maghreb, quoiqu’à une échelle plus modeste: il existait bel et bien une guerre de course chrétienne, financée par les roie et le pape. Les plus grands protagonistes de cette piraterie chrétienne étaient les chevaliers de Malte.
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Videos de Alessandro Barbero (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alessandro Barbero
Avec Alessandro Barbero & Diego Marani Rencontre animée par Fabio Gambaro
Italissimo ce sera début juillet et – toute l'équipe du festival croise les doigts – en présence du fidèle public de la manifestation. Dans cette attente, le festival adresse un signe à ses spectateurs : une journée de rencontres et de lectures construites autour Dante et Goliarda Sapienza, deux piliers de la culture italienne, que réunit un pont de cinq siècles.

De Dante Alighieri, le « père de la langue italienne », cette année marque le 700e anniversaire de la mort. Sa Divine Comédie, chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, célèbre en trois chants, de l'Enfer au Paradis, en passant par le Purgatoire, la représentation du monde catholique au Moyen-Âge. le texte est devenu une référence incontournable de la culture occidentale, son influence est incommensurable.

L'historien médiéviste et romancier Alessandro Barbero publie une biographie trépidante du héraut des lettres italiennes. Un portrait vivant qui révèle l'homme de son temps, loin de la sacralisation du Poète à laquelle se livrent bien des commentateurs ! « Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d'un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l'école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s'engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l'un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre. »

Avec le soutien de l'Ambassade d'Italie en France et du Consulat italien
À lire – Alessandro Barbero, Dante, trad. de l'italien par Sophie Royère, Flammarion, 2021.
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