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EAN : 9782848102276
100 pages
Éditeur : Emmanuel Proust (05/03/2009)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Femme altière se prostituant dans les rues de Paris ou joueuse de whist au regard lointain, les héroïnes méphistophéliques de ces deux nouvelles sont aussi malfaisantes qu’envoûtantes. "Le tuer, pour tout cela? Non! c’était trop doux et trop rapide! Il fallait quelque chose de plus lent et de plus cruel…"
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
PiertyM
  09 mars 2017
Pour une vengeance noire, une BD en noir et blanc fait vraiment l'affaire, avec des scènes érotiques, on voit cette femme comme une assoiffée de la chair plutôt comme une vengeresse de la chair...en tout cas, l'atmosphère dans la BD est moins sombre que dans la nouvelle originale de Jules Barbey d'Aurevilly bien que les images soient en noir et blanc
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Laureneb
  22 juillet 2019
Une critique uniquement sur la nouvelle "La Vengeance d'une femme".
Ce court texte montre les tréfonds de l'âme humaine... Les premières pages sont une théorie sur la littérature et la vérité : non, les écrivains n'inventent pas quand ils présentent des horreurs immorales, crimes, incestes, viols... Tout est déjà dans la société, les monstres littéraires ne sont que des copies de Messaline, Lucrèce Borgia...
Et ici, c'est une femme le monstre - mais l'est-elle vraiment ? Surtout par rapport à ce que lui ont fait les hommes, ses proches comme ceux qu'elle rencontre. Sa vengeance se fait après tout sans verser le sang, et elle souffre autant que celui qu'elle hait. Je ne vais pas l'expliquer, mais la force du texte vient du contraste entre la vanité et la futilité du dandy qui nous est d'abord présenté face à la force d'âme héroïque de la femme décrite. Autre contraste qui sert le texte, la différence entre la sensualité voire l'érotisme du début, et la violence glauque du récit de l'héroïne.
Un court texte donc, mais marquant.
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ManouParis
  03 juillet 2013
La Vengeance d'une femme est à l'origine une nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly, extraite du recueil Les Diaboliques paru en 1874. Elle est ici adaptée en BD par le dessinateur Lilao, la parution datant de 2009.
Un soir, dans le quartier mal fâmé de la rue Basse-du-Rempart à Paris, durant le règne de Louis-Philippe (début XIXe, pour ceux qui ont du mal avec les dates) se promène un dandy du nom de Robert de Tressignies. Il suit une jeune prostituée dont le visage lui rappelle celui d'une autre femme aperçue quelques années plus tôt. La suivant dans ses appartements, il est totalement ébloui par la grâce et l'entrain qu'elle met aux choses de l'amour. Mais très vite, il remarque qu'elle est absorbée par le bracelet qu'elle porte au poignet, un médaillon avec le portrait d'un homme. Questionnée sur celui-ci, , elle lui confie alors son identité : elle est la duchesse d'Archos de Sierra Leone, épouse d'un grand seigneur espagnol.
Quelques années plus tôt, elle vivait en souveraine, comme une jeune et docile demoiselle de son temps, malheureuse dans son mariage, mais pieuse et soumise. Jusqu'à sa rencontre avec le cousin du duc, dont elle tomba éperdumment amoureuse. Cet amour réciproque et chaste rendit fou de rage son mari, qui tua son amant. Elle entreprit donc de se prostituer à Paris, afin de se venger, souillant à jamais la réputation de celui qui causa sa perte et son chagrin.
Les dessins, tous en noir et blanc, sont d'une grande qualité. L'insertion du texte est admirablement faite, et on peut le retrouver dans sa totalité à la fin, permettant ainsi de mieux saisir le travail d'adaptation effectué par Lilao. L'atmosphère à la fois libertine et vengeresse se ressent très bien, et malgré les nombreuses planches de nus, je n'y ai trouvé aucune vulgarité. Les émotions des personnages sont mises en valeur par la finesse et la précision des traits. J'ai été totalement conquise !
http://manoulivres.canalblog.com/archives/2013/06/27/27512174.html
Lien : http://manoulivres.canalblog..
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Erik_
  31 août 2020
J'ai bien aimé la vengeance d'une femme par le moyen non conventionnel utilisé pour arriver à ses fins. J'avoue avoir été intrigué par la phrase suivante au dos: "en libertinage, le mauvais goût est une puissance"...
La couverture est très suggestive. Pourtant, il ne sera point question de scènes vraiment osées dans le corps de l'histoire entre ce jeune aristocrate et cette belle prostituée. C'est un peu dommage car cela risque de faire fuir le lecteur timide ou de décevoir un lectorat plus téméraire.
L'esthétique de l'objet m'a tout de suite attiré. Les cases sont immenses et l'histoire se lit avec aisance. le graphisme avec cette imagerie très XIXème siècle colle parfaitement à l'atmosphère de cette histoire tragique. C'est noir, mélancolique et sombre. Tout ce que j'aime dans le romantisme !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LaurenebLaureneb   21 juillet 2019
Et nulle autre différence que celles-ci : c’est que l’un (le Roman) met ses moeurs sous le couvert de personnages d’invention, et que l’autre (l’Histoire) donne les noms et les adresses. Seulement, le Roman creuse bien plus avant que l’Histoire. Il a un idéal, et l’Histoire n’en a pas : elle est bridée par la réalité.
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LaurenebLaureneb   21 juillet 2019
J’ai souvent entendu parler de la hardiesse de la littérature moderne ; mais je n’ai, pour mon compte, jamais cru à cette hardiesse-là. Ce reproche n’est qu’une forfanterie… de moralité. La littérature, qu’on a dit si longtemps l’expression de la société, ne l’exprime pas du tout, – au contraire ; et, quand quelqu’un de plus crâne que les autres a tenté d’être plus hardi, Dieu sait quels cris il a fait pousser ! Certainement, si on veut bien y regarder, la littérature n’exprime pas la moitié des crimes que la société commet mystérieusement et impunément tous les jours, avec une fréquence et une facilité charmantes.
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Erik_Erik_   07 octobre 2020
La victoire, pour moi, n'est rien sans la vengeance.
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Videos de Jules Barbey d'Aurevilly (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly
Jules Barbey d’Aurevilly 4/4 : Une lecture historienne de Barbey (France Culture / La compagnie des auteurs). Photographie de Jules Barbey d'Aurevilly vers 1860 • Crédits : Photo by Hulton Archive/Getty Images - Getty. Une émission produite par Matthieu Garrigou-Lagrange et réalisée par Laurence Millet. Diffusion sur France Culture le 18 avril 2019. “La vengeance d'une femme”, l'une des “Diaboliques” de Barbey, fait l'objet d'une lecture historienne qui nous apprend sur les pratiques de lecture et les usages sociaux de l'auteur et de la société de son époque. Judith Lyon-Caen, directrice d'études et maître de conférences à l'EHESS, spécialiste des liens entre littérature et histoire, éditrice des “Romans” de Barbey dans la collection “Quarto” en 2013, a fait paraître chez Gallimard en 2019, “La griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature”. Elle s'intéresse en particulier à une nouvelle issue des “Diaboliques” de Barbey : “La vengeance d'une femme”. Dans cette nouvelle, qui raconte l'histoire de la femme d'un grand d'Espagne qui veut se venger après la terrible mort de son amant sous ses yeux, les couleurs tirent vers le rouge, l'ocre, le jaune. Notre invitée entend montrer “ce que l'histoire peut dire de la littérature”, en soulignant que le texte de Barbey offre un fin feuilletage temporel, et dit quelque chose d'un passé qui parvient jusqu'à nous. Ce passé, c'est celui des pratiques sociales et des usages en vigueur à l'époque de Barbey, notamment en ce qui concerne l'histoire de la prostitution. On assiste à la création d'un topos littéraire, depuis “La Fille aux yeux d'or” de Balzac, présente en creux dans le texte aurevillien, jusqu'à la “Nana” de Zola. La complexité de la temporalité à l’œuvre chez Barbey se cristallise dans l'image d'un mystérieux bronze ancien, qui rappelle également l'histoire des images licencieuses... Il faut aussi garder en tête le vers baudelairien, qui nous dit dans le poème “Le Cygne”, au détour d'une promenade parisienne, que :
« Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) »
La géographie parisienne porte l'empreinte silencieuse, le coup de “griffe” des grands travaux haussmanniens et la construction en creux d'une mémoire. À travers “La vengeance d'une femme”, l'on perçoit ainsi la construction d'une écriture romanesque lue au prisme des bouleversements historiques que connaît Barbey lui-même.
Jacques Bonnaffé termine cette semaine par un écho à Du Bellay, avec le recueil “Sans adresse” de Pierre Vinclair, qui propose des sonnets autour de l'exil du poète.
MUSIQUE GÉNÉRIQUE : “Panama”, de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal”, de Holy Stays (Something in Construction)
MUSIQUE CHRONIQUE : “Self portrait” de Chilly Gonzales (Gentle threat)
Source : France Culture
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