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Jacques Petit (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070100499
Éditeur : Gallimard (15/09/2003)

Note moyenne : 4.55/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Ce volume contient

Les Diaboliques - Une Histoire sans nom - Une page d'histoire - Ce qui ne meurt pas - Du Dandysme et de George Brummel - Memoranda - Poèmes - Pensées détachées.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   10 novembre 2017
Il ne fut cependant sympathique ni à l'une ni à l’autre de ces dames de Ferjol. Elles estimèrent qu'il manquait de la simplicité et de la rondeur qu'elles avaient rencontrées chez d'autres prédicateurs de Carême, logés chez elles les années précédentes. Lui, il imposait et presque indisposait. Pourquoi ne se sentait-on pas à l'aise en sa présence ?... Il était impossible de s'en rendre compte ; mais il y avait dans le regard hardi de cet homme et surtout dans l'arc de sa bouche, sous la moustache de sa barbe courte, une incroyable et inquiétante audace... Il semblait un de ces hommes dot on peut dire : "Il était capable de tout." Ce fut en le regardant, un soir, sous l'abat-jour de la lampe, après souper, quand une espèce de familiarité se fut établie entre lui et les femme dont il était le commensal, que Mme de Ferjol lui dit pensivement ; "Quand on vous regarde, mon Père, on est presque tenté de se demander ce que vous auriez été si vous n'aviez été un saint homme." Il ne fut point choqué de cette observation. Il en sourit. Mais de quel sourire... Mme de Ferjol n'oublia jamais ce sourire, qui, quelques temps après, devait enfoncer dans son âme une si épouvantable conviction.

Une histoire sans nom
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MusardiseMusardise   07 août 2015
Qu'on fasse manger, - dit-il - le cœur de ce traître à ces chiens ! - Oh ! à cela, je ne sais quoi se redressa en moi :
Allons donc, venge-toi mieux ! - lui dis-je. - C'est à moi qu'il faut le faire manger !
Il resta comme épouvanté de mon idée... Tu l'aimes donc furieusement ? - reprit-il. - Ah ! je l'aimais d'un amour qu'il venait d'exaspérer. Je l'aimais à n'avoir ni peur ni dégoût de ce cœur saignant, plein de moi, chaud de moi encore, et j'aurais voulu le mettre dans le mien, ce cœur... Je le demandai à genoux, les mains jointes ! Je voulais épargner, à ce noble cœur adoré, cette profanation impie, sacrilège... J'aurais communié avec ce cœur, comme avec une hostie. N'était-il pas mon Dieu ?... La pensée de Gabrielle de Vergy, dont nous avions lu, Esteban et moi, tant de fois l'histoire ensemble, avait surgi en moi. Je l'enviais !... Je la trouvais heureuse d'avoir fait de sa poitrine un tombeau vivant à l'homme qu'elle avait aimé. Mais la vue d'un amour pareil rendit le duc atrocement implacable. Ses chiens dévorèrent le cœur d'Esteban devant moi. Je le leur disputai ; je me battis avec ces chiens. Je ne pus le leur arracher. Ils me couvrirent d'affreuses morsures, et traînèrent et essuyèrent à mes vêtements leurs gueules sanglantes.

La vengeance d'une femme
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MusardiseMusardise   31 juillet 2015
"Je ne passe pas par ici souvent, - continua donc, très tranquillement, le vicomte de Brassard, - et même j'évite d'y passer. Mais il est des choses qu'on n'oublie point. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a. J'en connais trois : le premier uniforme qu'on a mis, la première bataille où l'on a donné, et la première femme qu'on a eue. Et bien ! pour moi, cette fenêtre est la quatre chose que je ne puisse pas oublier."

Les diaboliques - Le rideau cramoisi
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MusardiseMusardise   21 mai 2015
Mais je me figure que l'enfer, vu par un soupirail, devrait être plus effrayant que si, d'un seul et planant regard, on pouvait l'embrasser tout entier.

Les diaboliques - Le dessous de cartes d'une partie de whist
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Gribouille_91Gribouille_91   22 novembre 2016
Le plus grand penseur serait la Mort, si elle pouvait juger la Vie.
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Jules BARBEY D’AUREVILLY– Les Diaboliques, Œuvre intégrale (FR)
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