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Christophe Barbier (Autre)
EAN : 9782213718330
342 pages
Fayard (20/01/2021)
2.79/5   7 notes
Résumé :
Que s’est-il passé ? Pourquoi avons-nous immolé aussi vite nos libertés, au nom de la lutte contre le virus ? Nous avons renoncé à nous déplacer, à manifester, à nous exprimer, à nous cultiver, à travailler même. Nous avons placé la santé au-dessus de tout, et percevons aujourd’hui le prix à payer. Nous avons sacrifié à la vie biologique toutes les autres vies – économique, sociale, culturelle, sportive, amicale… – et découvrons désormais l’étendue des dégâts. Aband... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Aela
  26 janvier 2021
Le livre de Christophe Barbier, qui vient de sortir, dresse un bilan des mesures prises face à cette grave crise sanitaire que nous vivons.
Selon lui, le pire n'est peut-être pas le nombre de morts, 70 000, à comparer avec les 150 000 personnes mourant du cancer chaque année, mais les conséquences liées aux politiques qui ont été menées. Politiques qui avaient un but louable, certes, de sauver des vies humaines et on peut dire effectivement que des vies ont été sauvées mais ce qui interroge ici, c'est la place qui va être laissée aux libertés et aux autres aspects de la vie humaine qui comptent: vie sociale, affective, culturelle à un moment où le soin de la vie biologique a pris le pas, semble-t-il sur les autres considérations.
Et pourtant il y a des bonnes nouvelles: l'affirmation d'un dessein européen, avec l'acceptation d'une dette commune européenne et l'achat pour l'Union européenne de vaccins, le taux de létalité réel (Infection Fatality Rate) a été estimé récemment à 1,15% par les chercheurs de l'Imperial College de Londres qui ont collectionné près de 200 études menées à travers le monde). Même pour les malheureux patients qui se trouvent en réanimation, le taux de mortalité est passé de 42 à 25% entre les deux vagues. Et surtout l'arrivée de différents vaccins, même si la distribution est encore problématique, éclaircit l'horizon.
Les progrès ont donc été réels ces derniers mois mais de nouvelles inquiétudes surgissent avec l'émergence de nouveaux variants dont on parle beaucoup.
Pour autant, Christophe Barbier regrette qu'aucun débat n'ait encore réellement eu lieu sur les conséquences de ces différentes mesures de confinement: à savoir l'arrêt même momentané de la vie collective ou productive conduit infailliblement à plus de chômeurs demain, plus de morts "économiques" (peut-être moins visibles dans l'immédiat que le nombre de morts du Covid annoncés chaque jour et moins sanctionnables certainement par un corps électoral marqué par une abstention non négligeable des jeunes...) et demain plus de dépressions... Se pose de manière cruciale le problème de l'avenir des jeunes qui devront faire une bonne partie de leurs études en "distanciel" avec toutes les conséquences que cela implique...
Il apparaît donc plus que nécessaire selon le journaliste, qu'un débat ait réellement lieu, à un moment où la vie politique semble prendre un tournant étrange avec un Conseil de Défense omniprésent et un Conseil Scientifique à qui on demande "l'aval" et non plus "l'avis", il est vrai que la peur des "risques juridiques", risques de poursuites, grandit aussi.
Babier pose la question crûment: Ne sommes-nous pas en train de sacrifier le futur, et notamment la jeunesse?
Il rappelle les prises de position courageuses du philosophe André Comte-Sponville qui déclare régulièrement se faire beaucoup plus de soucis pour l'avenir de ses enfants et petits-enfants que pour sa santé de presque septuagénaire.
Ce livre interroge beaucoup. Il n'a pas vocation à donner des solutions. Certes l'équilibre à trouver est plus que périlleux, entre l'économique et le biologique. Les tenants et les aboutissants sont complexes. Il convient selon l'auteur de ne pas raisonner seulement en termes de nombre de décès mais resituer les problèmes dans leur ensemble.
Et la place des jeunes et de leur avenir est une donnée à ne pas négliger.
Seront-ils prêts à travailler deux fois plus pour soutenir une économie endettée par les aides pendant les périodes d'inactivité forcée? Rien n'est moins sûr.... dans un contexte de mondialisation, ils pourront être tentés de partir travailler ailleurs..
J'ai beaucoup aimé ce livre, bien documenté, qui n'a pas la prétention de donner des conseils mais qui pose les problèmes et montre les conséquences de tel ou tel choix.
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Blok
  25 janvier 2021
Monsieur Barbier est un homme habile et a décidé de surfer sur le "négationnisme viral" à la mode dans le prêt à penser politiquement correct pour intellectuels bien pensants. Compte de la sa notoriété, son livre remportera un succès honnête.
La thèse est connue : en gros, on sacrifie les libertés à la vie biologique (comme si la liberté de vivre n'était pas la première, sans laquelle il n'est pas possible d'exercer routes les autres), la classe égoïste des baby bloomers, (chargés comme c'est la mode de tous les péchés,) sacrifie la jeunesse à ses intérêts égoïstes comme si les premières victimes n'étaient pas les grands vieillards auxquels l'auteur témoigne une sollicitude ambiguë, s'interrogeant à demi-mot sur la valeur de leur vie et la nécessité d'y sacrifier quelque chose, par exemple la liberté de faire la fête, premier besoin de l'homme. le regretté Philippe Muray a bien consacré un livre à la mutation d'homo sapiens en homo festivus.
Évidemment Monsieur Barbier ne dit pas cela crûment, il le sous-entend simplement.
Et il mobilise les philosophes, de préférence ceux qui sont morts et ne peuvent pas se défendre, notamment Camus, à qui il fait tout dire ; un seul exemple : il exploite indûment" La Peste"; oh bien sûr, il ne nie pas que la peste n'est qu'une métaphore, puis il cite le pauvre philosophe comme s'il était avait voulu faire oeuvre d'épidémiologie. Il est vrai qu'epidemiologiste, tout le monde l'est ces temps ci, sauf cependant les médecins , qui selon Monsieur Barbier, veulent nous asservir en émules du Dr Knock, avec la complicité du gouvernement, qui a le tort de leur demander leur avis.
Si j'avais eu le courage de lire cet opus avec un papier et un crayon, j'aurais en outre pu relever quelques dizaines de contradiction s internes : ainsi il affirme que les pays autoritaires n'ont pas su gérer la pandémie, et plus loin que la Chine l'a éradiqué.
Enfin il n'a pas de critiques trop dures pour le gouvernement français. Je n'ai pas voté pour Monsieur Macron, mais je constate seulement que la situation est meilleure chez nous que dans les autres pays européens. Sa gestion n'a donc pas été si mauvaise.
Bref un livre inutile. Heureusement il il se lit vite.
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CVolland
  08 août 2022
Demain on rase gratis et c'est un peu ce qui inquiète Christophe Barbier. On le retrouve tel qu'on le connait dans cet essai, c'est à dire cynique, légèrement libertarien qui n'assume qu'à moitié. Son gout pour les prophéties et petites provocations est là.
Avec le recul on peu dire qu'il s'est relativement peu trompé encore qu'il tablait sur une vaccination qui marche et mettrait fin à la pandémie ce qui ne fut pas le cas...
Grâce aux nombreuses citations d'autres essais on peut se faire une idée globale de l'opinion de l'intelligentsia sans avoir à lire tout les bouquins. On remercie Christophe Barbier pour cela et aussi pour avoir su écrire un livre qui se lit vite car on aurait pas passé plus de temps avec une personnalité aussi antipathique que la sienne.
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Manchec
  07 juillet 2021
Un livre qui m'a aidé à y voir plus clair et m'a apporté quelques reponses à certaines de mes questions, ce livre est facile et simple on connaît Christophe Barbier par le journalisme je le connais par son talent de acteur au théâtre et c,'est pour moi une grande référence son roman je l'ai lu avec confiance et je suis convaincu que tous les éléments de ces textes dont fondés et réfléchis c'est avec plaisir que je vous recommande son roman même di pour vous parler de pandémie vous semble encore difficile..
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