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ISBN : B0049FFAI4
Éditeur : CLARTE (01/01/1921)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
(édition numérique)

On est en 1921. La première guerre mondiale finie, le monde s'ébroue, et ça concerne aussi bien la politique ques les arts, et la façon de vivre ensemble. Dada et le surréalisme ont éclaté. Ceux qui ont survécu à l'horreur la portent dans leurs phrases.

Dans ce contexte de chaos et d'éveil, dans cette fatalité de la violence et de la domination, quelle responsabilité pour les artistes, et notamment les écrivains et p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gill
  29 juin 2012
Dans cet essai, Henri Barbusse s'adresse aux intellectuels de son époque.
Il semble leur indiquer leur vrai rôle, il pose devant eux le devoir qu'ils ont de faire un choix et de ne pas confondre le progrès moral et le progrès social.
Paru en 1920, ce livre a été très controversé, pour les uns c'est le cri le plus formidable pour rassembler les hommes de l'avenir, mais pour les autres c'est le dernier pas de Barbusse, glorieux pacifiste, vers une inféodation au parti communiste.
C'est en tous cas un ouvrage, qui près de cent ans après sa parution, laisse perplexe et affirme en cela sa vigueur restée intacte.
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brigetoun
  02 janvier 2012
Pour les premiers chapitres : diagnostic éternellement vrai, désespérément éternellement vrai.
La théorie prônée, elle, n'est sans doute pas, on l'a vu, la bonne, qui consiste à renoncer à toute pensée hors de celle du parti qui, à l'époque, pouvait représenter l'espoir, hors du système qui, pour lui, était le seul à résulter de l'examen scientifique des solutions envisageables. Mais la leçon qui veut qu'une indignation, un besoin de supprimer les inégalités aberrantes et l'asservissement soient insuffisants, et qu'il faut s'engager, reste sans doute à prendre en compte. (handicapés nous sommes, cependant, par la perte de l'innocence)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   02 janvier 2012
À mesure que le perfectionnement de la vie collective entraînait la division du travail et la multiplication de l’échange, l’argent a perdu ses attaches avec l’effort créateur. Il est devenu une sorte de talisman, une force autonome qui s’augmente par elle-même, règne par elle-même, par suite d’opérations artificielles indépendantes de la production et qui, non seulement sont en marge de l’intérêt collectif d’où l’argent tirait sa seule raison d’être mais qui lui sont le plus souvent contraires, car l’argent-spéculation diminue la valeur de l’argent-travail et écrase la force productrice.
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brigetounbrigetoun   02 janvier 2012
Il faut vouloir la révolution puisque c’est un bien, et que d’ailleurs le régime social actuel n’est plus viable. Elle se préparera par la diffusion des idées justes, par la vulgarisation des faits réels, par l’explication, par la vérité. Elle naîtra dans les choses comme sa nécessité est déjà née dans les pensées claires. Elle s’imposera pour toujours, non pas quand nous le voudrons, mais quand nous l’aurons voulu. Mais, latente ou réalisée, elle n’a été et ne sera jamais que le cri et que la puissance de la pensée.
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brigetounbrigetoun   02 janvier 2012
La vraie doctrine révolutionnaire est celle qui supprime vraiment le privilège, ce pouvoir fantôme, si étrangement appuyé sur lui-même et sur d’autres fantômes, et qui pourtant meurtrit la vie immense dans le temps et l’espace. C’est celle qui remet le pouvoir à sa place normale, c’est-à-dire dans chaque être vivant.
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brigetounbrigetoun   02 janvier 2012
Faire de la politique, c’est passer du rêve aux choses, de l’abstrait au concret. La politique c’est le travail effectif de la pensée sociale, la politique, c’est la vie. Admettre une solution de continuité entre la théorie et la pratique, laisser à leurs seuls efforts, même avec une aimable neutralité, les réalisateurs, et dire «nous ne connaissons pas ces hommes-là», c’est abandonner la cause humaine.
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brigetounbrigetoun   02 janvier 2012
Pourtant, la Révolution française n’a pas été, elle non plus, jusqu’aux causes et, pour cela, elle a avorté. Elle n’a fait que rendre plus vagues des antagonismes fondamentaux ; elle a effacé plus de mots que de choses.
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Video de Henri Barbusse (2) Voir plusAjouter une vidéo

Henri Barbusse : Lettres à sa femme 1914 1917
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Xavier HOUSSIN sur le livre d'Henri BARBUSSE "Lettres à sa femme 1914-1917". Il s'agit de la correspondance de guerre de 1914 à 1917 d'H. BARBUSSE pour sa femme, où l'auteur relate son quotidien au front.
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